Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Histoire de la bouteille d’eau….

Bonjour,

Bouteille d’eau ou eau du robinet ? Eclairage.

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Publié le 17 septembre 2010 par marlene dans Développement durable,eau
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L’UNEP veut épurer les océans.

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Bonjour,

L’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’Environnement ) lance une campagne contre les objets flottants qui empoisonnent la vie des mers. Dans un rapport intitulé «Déchets marins: un défi mondial» (1), le PNUE et Ocean Conservancy révèlent les principales sources de pollution marine, assortie d’une géographie des mers souillées par les rejets de notre civilisation. Principale accusée par l’ONU, la poche plastique : « Les sacs en plastique qui étranglent la vie marine, devraient être interdits ou éliminés rapidement partout dans le monde. Il y a justification « zéro » pour continuer à les fabriquer, où que ce soit », a martelé Achim Steiner, directeur du Programme d’Environnement de l’ONU. (2)

Plastique et cigarettes.

Les plastiques, sacs et bouteilles de boissons, représentent plus de 80% des déchets collectés sur l’espace maritime balayé par le rapport du PNUE. (3) Avec des conséquences sur la vie marine. Les débris plastique, qui se fragmentent en cours de voyage, sont consommés par des espèces situées au bas de la chaîne alimentaire. Le plastique collecte des composants toxiques, aborbés par d’autres organismes. Des mammifères marins, des oiseaux, des poissons et des tortues le confondent souvent avec leur nourriture. Et il n’est pas rare qu’une tortue marine prenne une poche flottante pour une méduse. En Mer du Nord, une enquête menée sur cinq ans a montré que 95% des oiseaux marins avaient du plastique dans l’estomac. En Atlantique du Nord-Est, d’autres études, ont mis en évidence des bouts de plastique, datés des années 60, dans le plancton marin. Sansparler des apports plus récents. Une partie de la production mondiale de plastique, estimée à 225 millions de tonnes par an, continue sa vie dans les mers et les océans de la planète. Les plastiques partagent la palme de la pollution marine avec les déchets liés aux cigarettes. Filtres, paquets de cigarettes, et bouts de cigares, la Méditerranée est devenue un bureau de tabac flottant, 40% des déchets marins. En Equateur, c’est pire, les fumeurs occasionnent plus de la moitié de la pollution côtière.

Tourisme et courants marins.

Le rapport du PNUE épingle encore le tourisme, responsable de plus de 75% de la pollution estivale en Méditerranée. En Mer baltique, au Japon et en Corée, les activités récréatives occasionnent environ la moitié des déchets marins. En Jordanie, elles provoquent plus des deux tiers des déchets littoraux, contre 30% pour la navigation et l’économie portuaire, et seulement 3¨% pour l’industrie de la pêche. En Thaïlande, les plages sales nuisent à un tourisme qui compte beaucoup pour le pays. Le rapport souligne que les déchets échoués sur le rivage ne sont pas une fatalité. Maurice et les Seychelles, destinations très touristiques bien gérées, offrent des plages propres. Mais, il reste difficile de se battre contre les courants marins qui font voyager les détritus. La côte Est de l’île de Mahé, aux Seychelles, n’a pas été épargnée par une arrivée de déchets emmenés par la mousson du Sud-Est. De même que les ordures mises à l’eau sur la côte Ouest de l’Australie dérivent fréquemment juqu’à la côte Est de l’Afrique du Sud.

Questions de coûts.

Urbanisation galopante, boom industriel et portuaire, récupération de navires bons pour la casse, ou navigation irrespectueuse, la mer souffre des activités humaines. En Australie, les villes seraient responsables d’une grande partie des détritus échoués sur la plage. En Asie du Sud-Est, près d’un milliard d’individus vit près des côtes, et y laisse des traces durables. Les rivages de la mer Caspienne portent les stigmates de l’industrie pétrolière et de l’immobilier, notamment en Iran et en Azerbaïdjan. Dans le Sud asiatique, le démantèlement des gros navires multiplie les débris et les fragments de métaux sur l’espace littoral. En Inde, dans la région de Gujarat, la casse des navires s’étend sur 10 kilomètres de plage. Les eaux y recueillent de gros éclats de peinture, des bouts d’acier, et tout un tas de rejets non dégradables, tous prêts pour une croisière en mer. Le trafic maritime contribue à cette pollution généralisée des mers. Il est moins coûteux de se débarrasser des déchets en mer que de payer les services d’une décharge aménagée sur la terre ferme. Pour éviter cette pollution au large, certains ports de la Baltique offrent la prise en charge des poubelles des navires. Un calcul intéressant, pour l’environnement marin, et pour le budget des territoires côtiers. La municipalité de Ventanillas, au Pérou, a calculé que le nettoyage de sa frange côtière lui coûterait deux fois le budget annuel destiné à l’entretien des places publiques et des jardins. Effet dissuasif, en 1993, le navire de croisière Regal Princess , qui naviguait dans les eaux américaines, a pris une amende de 500.000 US $ pour avoir jeté par-dessus bord vingt sacs d’ordures….

Bannir le plastique et recycler.

Pour Achim Steiner, «Les détritus marins sont symptomatiques d’un plus grand malaise : le gaspillage et la mauvaise gestion des ressources naturelles. Les sacs plastique, les bouteilles, et les autres débris qui s’accumulent dans les océans et les mers pourraient presque disparaître par la réduction des déchets, ou le recyclage. » (4) La Chine et l’Irlande agissent pour freiner l’usage des sacs plastique. Aux Etats-Unis, San Francisco les a bannis. Los Angeles s’y prépare. Washington propose de les taxer, quand New-York et Philadelphie s’y refusent.(2) Les Philippines, qui ont entendu l’appel de l’UNEP, se disent prêts à troquer les sacs plastiques contre des solutions plus écologiques.(5) En Afrique de l’Est, on choisit le recyclage, qui crée quelques emplois….

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M.j

(1)Rapport UNEP/ PDF : http://www.unep.org/regionalseas/marinelitter/publications/docs/Marine_Litter_A_Global_Challenge.pdf

(2) « U.N. environmental chief urges global ban on plastic bags, Grace Chung”, Miami Herald / associated Press, 08-06-09http://www.miamiherald.com/news/politics/AP/story/1088116.html

(3) Mer Baltique, Mer Caspienne, Mer Noire, Mer Méditerranée, Caraïbes, Atlantique Nord, littoraux asiatiques, Est et Sud, Afrique de l’Est, Golfe d’Aden, Océan Indien, Pacifique, Nord-Ouest et Sud.

(4) Dossier de presse : http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=589&ArticleID=6214&l=en

(5)” Green group urges ban on use of plastic bags – Echoes UN call to reverse marine pollution”, Alcuin Papa, Philippine Daily Inquirer, 06-11-2009 http://newsinfo.inquirer.net/breakingnews/nation/view/20090611-209895/Green-group-urges-ban-on-use-of-plastic-bags


Publié le 16 juin 2009 par marlene dans Actualité,Préjudice écologique
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