Environnement
Un blog sur la géo-environnement

« Tara » met les voiles pour comprendre les océans.

Bonjour,

Tara change de bannière et entame une circumnavigation autour du globe. Après une dérive dans la banquise arctique, 2006-2008, la goélette laboratoire, devenue Tara Océans, part samedi de Lorient pour un voyage de trois ans. Habitée d’océanographes, de biologistes, ou de climatologues, Tara devrait parcourir 150.000 kilomètres pour interroger les profondeurs de l’Atlantique, de l’Océan indien, ou du Pacifique. La mission doit étudier les planctons et d’autres micro-organismes pour comprendre leur évolution dans un contexte de réchauffement climatique, et de pollution des océans. L’équipe doit constituer un catalogue de cette vie  silencieuse, et encore mystérieuse. Elle doit encore esquisser une cartographie générale des écosystèmes marins. Cette mission scientifique, qui s’intéressera aux virus, aux bactéries, aux larves de poissons, aux méduses, aux algues, ou aux coraux, a également mission pédagogique. Il s’agit d’informer sur le rôle crucial des océans, acteurs du climat, et victimes de son évolution. « Les océans produisent la moitié de l’oxygène que nous respirons…Si les forêts sont un poumon de notre planète, les océans constituent le second. », justifient ces nouveaux explorateurs. Bon voyage…

M.J


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Publié le 4 septembre 2009 par marlene dans Actualité,Climat,Comprendre,Ecosystèmes.
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Tara, bateau de mauvais augure.

©tara arctic

Bonjour,

Avec quelques mois d’avance sur son carnet de route initial, la goélette Tara est arrivée, jeudi soir, au large des côtes du Spitzberg. Un retour prématuré, porteur de mauvaises nouvelles…

Après 500 jours de dérive au gré des glaces de l’Arctique, le navire scientifique Tara a retrouvé les eaux libres. C’est avec six mois d’avance que la goélette touche les côtes du Spitsberg, l’île principale de l’archipel norvégien du Svalbard, à 500 kilomètres à l’Est du Groenland. La dérive de Tara a été deux fois plus rapide que prévu, preuve tangible d’une fonte des glaces accélérée, et signe d’une modification climatique. Tara a bouclé en seize mois un voyage que le Fram, le navire de l’explorateur norvégien Nansen, avait mis près de trois années a accomplir en 1896.

Ce gros voilier en aluminium de 190 tonnes, qui a servi l’expédition Antartica de Jean Louis Etienne, avant de devenir le Seamaster de Sir Peter Blake, est devenu Tara, sous la direction d’Etienne Bourgois. L’expédition Tara, lancée dans le cadre de la quatrième année polaire (2007-2008), était chargée d’étudier l’impact du réchauffement climatique, dans le cadre du programme scientifique européen Damocles. Si toutes les conclusions scientifiques ne sont par encore connues, le CNRS révèle un quelques « faits remarquables », relatifs à l’évolution de l’Océan glacial Arctique. D’abord et surtout, un « recul spectaculaire » des glaces. Le point de départ de la dérive transpolaire de Tara, qui se trouve en pleine banquise en septembre 2006, est repéré un an plus tard à plus de 400 kilomètres des premières glaces. Entre septembre 2005 et septembre 2007, la banquise aurait perdu plus d’un million de km2. La disparition de la banquise arctique, prévue pour le milieu du siècle, pourrait bien se produire dans une dizaine d’années.

Tara, qui est passé à 160 kilomètres du Pôle Nord géographique, position la plus « nord » jamais atteinte, est aussi une aventure humaine. L’équipe d’une dizaine de personnes, embarquée au début de cette croisière glacée, a été relayée par une quinzaine de scientifiques, de nationalités et d’horizons différents. Grant Redvers, le jeune chef de l’expédition, est le seul a ne pas avoir quitté le navire depuis le départ. Une page du journal de bord, datée du 24 janvier dernier, raconte le retour à la terre ferme. Quand les conditions météo seront plus clémentes, au printemps prochain, Tara fera route vers Lorient…

Petite animation géographique….

M.J.


Publié le 27 janvier 2008 par marlene dans Climat
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