Guernica

17 05 2012

Guernica
by Norman Rosten

In Guernica the dead children
Were laid out in order upon the sidewalk,
In their white starched dresses,
In their pitiful white dresses.
On their foreheads and breasts
Are the little holes where death came in
As thunder, while they were playing
Their important summer games.
Do not weep for them, madre.
They are gone forever, the little ones,
Straight to heaven to the saints,
and God will fill the bullet-holes with candy

 

Norman Rosten (January 1, 1913 New York City – March 7, 1995) was an American poet, playwright, and novelist.

He grew up in Hurleyville, New York and was graduated from Brooklyn College and New York University, and the University of Michigan.

He wrote the libretto for Ezra Laderman‘s opera « Marilyn ». He also wrote the screenplay for the Sidney Lumet‘s film Vu du Pont, adapting Miller’s « A View from the Bridge. » 

 

Guernica
par Norman Rosten

Dans Guernica les enfants morts
Ont été bien rangés sur le trottoir,
Dans leurs robes blanches amidonnées,
Dans leurs robes blanches misérables.
Sur leurs fronts et leurs poitrines
Les petits trous par lesquels la mort est venue
Comme le tonnerre, alors qu’ils jouaient
Leurs jeux d’été importants.
Ne pleurez pas pour eux, madre.
Ils sont partis pour toujours, les tout petits,
Droit au paradis près des saints,
et Dieu comblera les trous de balles avec des bonbons.




At Terezin

17 05 2012

At Terezin1

When a new child comes
Everything seems strange to him.
What, on the ground I have to lie?
Eat black potatoes? No! Not I!
I’ve got to stay? It’s dirty here!
The floor- why, look, it’s dirt, I fear!
And I’m supposed to sleep on it?
I’ll get all dirty!

Here the sound of shouting, cries,
And oh, so many flies.
Everyone knows flies carry disease.
Oooh, something bit me! Wasn’t that a bedbug?
Here in Terezin, life is hell
And when I’ll go home again, I can’t yet tell.

« Teddy »      1943
Written in
Terezin Concentration Camp by a child

1. Terezin Concentration Camp (Theresienstadt), located near Prague, « served as a kind of a way station to Oswiecim (Auschwitz) and other extermination centers, it was meant to be a model camp which foreigners could be shown and it was actually called a ghetto. Yet every one of its inhabitants was condemned in advance to die. » (I never saw another butterfly.) Fifteen thousand children younger than age 15 lived at Terezin at some point during the war, and out of those 15,000, only 100 survived. (I never saw another butterfly.) Read « At Terez?n « , « Birdsong« , and « On a Sunny Evening« , and remember that these children died a week, a month, maybe a year or two after they wrote these poems. These poems are all that are left of these children, read them well.

 

 

At Terezin

 Quand un nouvel enfant arrive

Tout lu paraît étrange

Quoi, je dois me coucher par terre ?

Manger des patates noires ? Non ! Pas moi !

Je dois rester ? C’est sale ici !

Le sol – regarde, c’est de la saleté je crois !

Et je suis sensé y dormir ?

Je vais me salir !

 

Et là  des cris et des pleurs

Et, oh, tant de mouches.

Tout le monde sait qu’elles transportent des maladies.

Oooh, quelque chose m’a piqué ! Une punaise ?

Ici à Terezin la vie est un enfer

Et à la maison quand je rentrerai, je ne sais pas encore

 

TEREZIN

Le 24 novembre 1941, les Allemands créèrent un ghetto juif dans la ville fortifiée de Terezin, en Tchécoslovaquie. Désigné sous son nom allemand Theresienstadt jusqu’à sa libération, le 8 mai 1945, il fit fonction de ghetto et de camp de transit sur le chemin menant à Auschwitz. La plupart des personnes déportées étaient des Juifs allemands, tchèques, néerlandais et danois ; des Juifs âgés et célèbres qui pouvaient servir d’otages et des anciens combattants de la Première Guerre mondiale y furent également envoyés.

VIE CULTURELLE À TEREZIN
En dépit des effroyables conditions de vie et de la menace constante de la déportation, une vie culturelle de grande qualité s’était organisée à Terezin. D’éminents artistes juifs, originaires principalement de Tchécoslovaquie, d’Autriche et d’Allemagne, produisirent dessins et tableaux dont certains, réalisés clandestinement, représentent la dure réalité du ghetto. Écrivains, professeurs, musiciens et acteurs donnaient des conférences, des concerts et des pièces de théâtre. Le ghetto entretenait une bibliothèque de prêt riche de 60 000 volumes.

Quinze mille enfants passèrent par Terezin. Malgré les interdictions, ils furent scolarisés. Ils dessinaient, écrivaient des poèmes et tentaient de conserver un reste de normalité. Près de 90% d’entre eux périrent dans les camps de la mort

http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=175




shoa

12 05 2012

Shoa

wandering jew,damned jew

and no words on them are forbidden

suspected of crimes and treason

they have been put in jail

they have been tortured and murdered

in the name of an insane idea

and now – more than ever –

who is next, please ?

Jan Theuninck

http://www.holocaust-lestweforget.com/jan-theuninck.html

« Shoa »

juif errant, juif maudit
et nul mot sur eux est interdit
traités de crimes et de trahisons
ils ont été mis en prison

on les a torturés et tués
au nom d’une infâme idée
et maintenant plus que jamais
a qui le tour s’il vous plaît?

http://www.moosburg.org/info/stalag/stalag10b.html

Jan Theuninck  was born in Belgium in 1954 where he lives and works as painter and poet; autodidact, he is an abstract artist, active in different substyles; painted in acrylic on canvas, most of his work is based on his social and political convictions (polsoc art); e.g. « white niggers » / « homo multiculturalisT. » / « beyond the limit »/ The Holocaust….

 

HOLOCAUST 2003 by Jan Theuninck

http://www.holocaust-lestweforget.com/jan-theuninck.html




In Flanders Fields

12 05 2012

 IN FLANDERS FIELDS

 

A poppy

In Flanders Fields

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fieldsA poppy

John Alexander McCRAE


                   

John McCrae was a Canadian poet who served as a medical officer in the Boer War and World War I.  This poem honours and commemorates the men who died in the horrific battles in Flanders. It is said that he was inspired to write this poem after seeing the blood red poppies grow on the graves of his friends around Flanders. The poppy has since become a symbol of veterans worldwide.  This poem was published in December 1915.

http://www.bel-memorial.org/in_flanders_fields/in_flanders_fields.htm

Traduction officielle:

Au champ d’honneur

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici
Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

Adaptation signée Jean Pariseau, CM, CD, D. ès L. (histoire).
(Ministère des Anciens combattants du Canada
http://www.vac-acc.gc.ca/ )

Une traduction plus littérale:

Dans les champs de Flandre

Dans les champs de Flandre, les coquelicots ondulent
Entre les croix rang après rang
Qui marquent notre place et dans le ciel
Les alouettes bravement chantent encore et volent
À peine audibles dans le bruit des canons

Nous sommes les morts
Il y a quelques jours, nous vivions encore
Nous sentions la douceur de l’aube
Nous regardions l’embrasement du soleil couchant
Nous aimions et nous étions aimés
Maintenant, nos corps sont étendus
Dans les champs de Flandres

Poursuivez votre combat avec l’adversaire
Nous vous lançons le flambeau de nos mains défaillantes
Afin qu’il soit vôtre et que vous le teniez haut
Si vous manquez de parole à nous qui mourons
Nous ne pourrons pas dormir bien que les coquelicots poussent
Dans les champs de Flandre

(Source: http://www.taillevent.com/ )

Le poème Au champ d’honneur est la version française du poème In Flanders Fields, écrit le 3 mai 1915 par le lieutenant-colonel John McCrae. La traduction officielle du gouvernement canadien fut effectuée par le Major Jean Pariseau CM, CD, M.A., D.ès L. Jean Pariseau était un historien militaire et religieux, écrivain et généalogiste canadien1.

Au Canada, In Flanders Fields a acquis une réputation mythique : la plupart des écoliers anglophones l’apprennent, certains de ses vers se retrouvent sur les billets de 10 $CDN et le club de hockey le Canadien de Montréal en utilise quelques lignes comme devise. Chaque année, à peu près deux semaines avant le Jour du souvenir, d’anciens combattants vendent des coquelicots en plastique ou en papier au Canada.

Ce poème rend hommage aux individus, tant civils que militaires, qui sont morts lors de la Première Guerre mondiale. Dans les pays du Commonwealth britannique, c’est une partie importante des célébrations entourant le Jour du souvenir (fixé au 11 novembre au Canada).

[Ce jour s’appelle Veterans’Day ou Remembrance Day Ou Poppy Day. En France le symbole de ce jour est le bleuet qui lui aussi poussait sur les terres ravagées des Flandres]