15 ANS APRES : LA RATIFICATION PAR LA FRANCE DU TRAITE DE MAASTRICHT.

septembre 20th, 2007

Les résultats du référendum du 20 septembre 1992 ont abouti à la ratification par la France, du traité de Maastricht, signé le 7 février 1992. Il entrera en vigueur le 1er novembre 1993, une fois la procédure de ratification par les 12 pays membres de la CEE achevée.

Le score faible obtenu par le oui à ce référendum (51,04%) a montré durant la campagne référendaire l’aprêté et la passion des débats politiques entre la Gauche et la Droite comme ont peut le remarquer lors de celui organisé par France 2 entre Alain Juppé, Secrétaire Général du RPR et Jean-Pierre Chevènement, responsable du Parti socialiste. (cliquer sur ok dans la cartouche « Le traité de Maastricht » puis choisir la 5 ème vidéo).

Le traité sur l’Union européenne fait franchir un saut qualitatif à la Communauté Economique Européene issue du Traité de Rome du 25 mars 1957.

Ses apports peuvent être résumé en 5 points et on en trouvera une version exhaustive sur le site de la Commission européenne.

1) Il institue l’Union européenne qui repose sur trois piliers : la Communauté Européenne (nouveau nom de la Communauté Economique Européenne), la PESC (Politique Extérieure et de Sécurité Commune) et JAI (Justice, Affaires Intérieures).

2) Il fait passer de nouvelles matières du vote à l’unanimité au vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil, ce qui permet d’adopter plus facilement des décisions. La procédure de vote à la majorité qualifiée s’applique désormais, à la recherche et développement, à l’environnement et à la protection sociale.

3) Il crée l’UEM (l’Union Economique et Monétaire) qui prévoie une coopération entre ses membres et préfigure le lancement de l’euro, 10 ans plus tard (fin de la période de convertibilité de la monnaie française le 28 févrer 2002) qui s’appelle encore l’ECU (European Currency Unit), le terme d’Euro n’apparaissant que lors du Conseil européen de Madrid de 1995 (choix d’un terme qui se dise dans toutes les langues sans heurter des sensiblités nationales).

Au centre du dispositif monétaire est prévu la création de la Banque Centrale Européenne qui siègera à Francfort et aura comme premier Président le Hollandais, Willem F. Duisenberg (1998-2003) avant que le Gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet lui succcède le 20 juin 2003.

En tant qu’organe indépendant des Etats et des pressions économiques, la BCE doit maintenir le taux d’inflation à un seuil inférieur à 2% par an et par conséquent garantir la stabilité des prix, comme l’enseigne aux enfants cette vidéo.

4) Il a instauré la PESC (Politique Etrangère et de Sécurité Commune) qui vise à permetre à l’Union européenne de se doter d’une politique étrangère commune et à parler d’une seul voix sur la scène internationale.

5) Il définit la notion de cioyenneté européenne qui a un contenu économique (le principe de liberté de circulation des personnes), électoral (droit de vote des ressortissants communautaires aux élections européennes et muncicipales) et administratif (droit de saisine du Médiateur européen et droit de pétition devant le Parlement européen).

Cette citoyenneté européenne signifie que le citoyen européen bénéficie de la protection diplomatique de son Etat mais aussi de celle de l’Union européenne, comme le souligne, Robert Badinter, ancien Ministre de la Justice de François Mitterand, à propos du traitement inflgé par le colonel Khadafi, dans cette vidéo.

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Les Européennes du goût ? Aurillac du 6 au 8 juillet 2007.

juin 18th, 2007

La troisième édition de ce festival gastronomique et culturel? a pour thème cette année : « la cuisine et internet« .

Serez-vous plus nombreux que les 25000 visiteurs qui se sont rendus ? cette manifestation? en 2006 ?

Nul doute que les blogs culinaires rencontrent un certain succès comme les émissions? animées? par des chefs toqués ? ? la télévision? comme? les livres de recettes qui s’adressent ? un public masculin croissant.

Les gourmets en herbe seront initiés par leurs parents qui sont invités ? suivre des principes alimentaires qui sont décris par une blogueuse de ce site.

1. Quelques recettes européennes.

La crème anglaise qui vient napper les gâteaux possède une origine controversée, mais ce n’est sans doute pas le plus important pour les gourmets.?

Préférez7 -vous la cuisine italienne ?

Que diriez-vous de regarder cette vidéo consacrée ? la recette de la? panacotta au basilic et au? caramel ?

Allez-vous épatez vos amis en leur présentant une recette de la cuisine slovène ? Si vous vous rendez en Slovénie vous pourrez payer en Euros (la Slovénie est membre de la zone euro depuis le 1er janvier 2007 et membre de l’UE depuis le 1er mai 2004).

2. Souvenirs d’enfance gourmande.

Le sujet du Bac 2007 qui portait sur « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen fait référence aux souvenirs culinaires de l’enfance et « aux gâteaux de maman » comme Proust et sa madeleine.

Et si la chimie moléculaire, chère ? Hervé, This était impuissante ? expliquer notre sensations gustatives, conduisant ? considérer les travaux du CNRS comme un simple champ d’expérimentation pour décrire des phénomènes physiques ?

Hervé This reconnaît lui même que notre mémoire gastronomique est ? l’origine de notre perception des aliments et qu’elle se nomme amour…

Paris-Bratislava : un TGV peut en cacher un autre.

juin 14th, 2007

En ce dimanche 10 juin 2007, nombreux étaient ceux qui guettaient le départ du TGV Est de Paris dont le premier tronçon était mis en service.

1. Paris -Strasbourg en 2 h30.

 Les voyageurs qui, pour diverses raisons, raison ont effectués ce trajet inaugural on éprouvé la sensation de la vitesse commerciale à 320 kilomètres sur le trajet Paris-Metz, l’ancienne ville de garnison étant à 1h30 de la capitale.

2. Un TGV vers l’Allemagne.

 La carte, comportant les temps de parcours, éditée par RFF, qui construit la ligne du TGV, s’arrête à Munich  (cliquez sur l’horloge), la capitale bavaroise devenant désormais distante de 6 heures de la Capitale .

Mais, en réalité, le parcours Paris-Gare de Lorraine qui est effectué à grande vitesse, s’inscrit dans le cadre du Réseau Transeuropéen de Transports (RTE) mis en place lors du Conseil européen d’Essen en 1994 (cliquer sur télécharger le document) qui comporte 30 parcous. Aussi, il n’est que le premier maillon du du TGV Est qui doit aller jusqu’à Brastislava, la capitale de la Slovaquie.

L’Allemagne n’est pas seulement une destination mais par l’intermédiaire de la Deutsche Bahn elle est le futur concurent de la SNCF, lors de l’ouverture du marché ferroviaire à la concurrence, s’agissant du transport de voyageurs en 2010 (le fret est déjà libéralisé depuis 2003). Précisément, comme l’explique un excellent article du Figaro, elle commence à fourbir ses armes en proposant des tarifs plus compétifs aux usagers qui empruntent le réseau TER et voient leur temps de trajet augmenter, car ils sont obligés, aux heures de travail, d’emprunter le réseau TGV ou bien ceux dont le prix du billet est en forte hausse suite à la mise en place de la nouvelle tarification … par la SNCF.

C’est que c’est Alleo, une filiale de la Deutsche Bahn qui assure le trajet Francfort-Paris en mettant en place des ICE qui sont plus confortables pour une clientèle d’affaires que nos TGV….

3. Et vers l’Autriche et la Slovaquie.

Depuis le 15 mars 2007, les décisions politiques au niveau européen et au niveau national ont été prises sous la direction de Jacques Barrot, Commissaire européen, chargé des transports pour que la LGV (Ligne à Grande Vitesse) relie Paris à Strasbourg en 1 h 50. Une fois le second tronçon réalisé, il achèvera sa course à Bratislava, qui voit son reflet dans le Danube.

Ce jour là, l’adhésion des 4 PECO (*) (Pologne, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie) au 1er mai 2004 prendra tout son sens en unifiant le continent européen dans le domaine des transports.

L’histoire dira si l’inauguration de la LGV est-européenne au départ de Brastilava, vers 2015,  donnera lieu ou non aux magnifiques  feux d’artifices pour saluer la conquête de nouveaux espaces…

* PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale).

Quand la recherche européenne tient salon…

mai 31st, 2007

Le salon européen de la recherche se tient, à Paris, à la Porte de Versailles du 7 au 9 juin 2007, en partenariat avec Radio-classique.

1. Un objectif européen.

 C’est l’occasion de se souvenir que, dans le cadre du processus de Lisbonne qui concourt de l’émergence de la société de la connaissance, le Conseil européen de Barcelone, en mars 2002,  a réaffirmé que l’UE devait accomplir un effort financier en la matière pour atteindre le seuil de 3% de leurs PIB en 2010; contre 1,9% en 2004.  Le Sénat dans un rapport en 2004 s’est interrogé sur les conséquences macroéconomiques que comporterait le fait pour l’Union européenne à atteindre ce seuil de 3% en 2030.

 L’Union européenne a mis en place le 7ème PCRD (Programme Commun de Recherche et Développement)  qui couvre la période 2007-2013, doté de milliards d’€.

2. Le retard français.

Au moment où Valérie Pécresse, la benjamine du Gouvernement de François Fillon, prend ses fonctiions de Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la France connait un retard par rapport à ses propres concurrents qui ne tient pas seulement au budget qu’elle y consacre, mais aussi au nombre de publications scientifiques et à la pyramide des âges.

 3. Quelques pistes de réflexion.

1) Il s’agit d’attirer les étudiants étrangers en plus grand nombre en France au moyen de bourses et de perspectives de carrière, comme en a pris conscience le Gouvernement qui en 2005 a adopté une série de mesures en ce sens.

2) Créer des pôles de compétences comme lors de la naissance de cancéropoles en 2004.

3) Des mesures fiscales à l’égard des entreprises comme le Crédit d’Impôt Recherche.

4) Investir dans des secteurs nouveaux, comme celui de l’éco-innovation, sur la base du document publicé par la Commission européenne en mai 2007.

5) Favorer une culture de l’évaluation qui permette aux chercheurs français de se comparer facilement avec leurs homologues européens et internationaux. La mise en place de l’AERES, en mars 2007, comme l’explique le quotidien le Figaro,  va dans ce sens.

6) Accroitre le nombre de chercheuses en incitant les femmes, sur les traces de Marie Curie, à aller vers les carrières scientifiques.

4. Le rôle pilote du CNRS.

Le CNRS contribue à cet effort de la recherche en menant à bien des projets qui répondent aux besoins de la société en mêlant recherche fondamentale et recherche appliquée. Au demeurant, cette dichotomie tend à s’effacer au profit du terme plus gobal de recherche et développement.

 Parmi ses recherches, citons celle concernant ces véhicules individuels publics qui, selon la vidéo ci-dessous, évoluent place de Jaude, à Clermont-Ferrand et allient mobilité urbaine et développement durable.

Méfiez vous des amis de 30 ans … ou la nomination de Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat aux affaires européennes.

mai 30th, 2007

En politique, il faut se méfier de ses amis de 30 ans. Jacques Chirac, candidat à la Présidence de la République en 1994 en a fait l’amère expérience, lorsque Edouard Balladur, Premier Ministre de 1993 à 1995, s’est porté candidat à la présidence de la République, contrairement à son engagement envers, Jacques, son ami de 30 ans. Jacques Chirac était persuadé que le grand Vizir ne pouvait imaginer devenir Calife à la place du Calife. Comme disait; Jacques Toubon, lorsqu’il était Ministre, « it’s no good » (jeu de mots à propos du nom du héros de la Bande dessinée Iznogoud et de tout bon qui se traduit par all good en anglais et dont le contraire serait ce n’est pas (tout) bon).

1. Une amitié qui ne résistera pas à la perspective de servir Nicolas Sarkozy.

La Droite n’a donc pas le monopole des amis de 30 ans, comme le montre la nomination de Jean-Pierre Jouyet, au poste de Secrétaire d’Etat aux affaires européennes, dans le Gouvernement de François Fillon, Premier Ministre,  alors même qu’il a fait sa carrière politico-administrative sous l’étiquette du Parti Socialiste et qu’il est un ami de 30 ans de François Hollande, Premier Secrétaire du PS.

Ce ralliement paraît moins surprenant si l’on sait que Jean-Pierre Jouyet est un homme de réseaux, aux relations éclectiques, gui se définti comme un gaulliste social et qui dans son parcours professionnel a été apprécié par des responsables de droite et entretient des relations dans le milieu patronal.

2. Jean-Pierre Jouyet, sorti de l’ombre des cabinets, entame t-il une carrière politique ?

Cette amitié avec François Hollande n’était pas politique si l’on en croit Jean-Pierre Jouyet, dans son interview à RTL au cours duquel il se refusera à indiquer pour qui il a voté lors du second tour des élections présidentielles et s’il se prononce contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, comme le Président de la République, préférant se contenter de faire savoir qu’il est partisan d’explorer de nouvelles voies. Diplomatie oblige …

Les premiers pas officiels, à Bruxelles,  du nouveau Sécretaire d’Etat ont été marqués par le maniement de la langue de bois et le sentiment que le nouveau Président de la République n’avait pas encore tranché la question de savoir si la France s’opposerait à l’overture des 2 ou 3 prochains chapitre de l’acquis communautaire dans le cadre des négociations d’adhésion avec la Turquie.

L’ancien Directeur de Cabinet de Jacques Delors qui connait bien les rouages bruxellois, et avoue préférer conseiller qu’exercer le pouvoir, maintenant dans la lumière, travaille sous l’autorité de Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères, un autre tranfuge du PS.

Faut il parler d’ouverture pour former un pôle de gauche, comme le souhaite le Président de la République, Nicolas Sarkozy, ou de trahison avec ses idéaux et sa famille politique, comme le dit François Hollande qui fait savoir que les Ministres qui acceptent les portefeuilles ministériels proposés par Nicolas Sarkozy  deviendront des « Ministres de droite«  ?

Endossant petit à petit les habits de l’homme politique et non plus seulement ceux de l’expert lors de la campagne présidentielle, l’auteur de « N’enterrez pas la France » a ferraillé avec François Bayrou, sur la plateau de France-Europe Express, mais,  il est vrai, a fleuret moucheté…

 C’était l’époque où Jean-Pierre Jouyet,  en tant que fondateur des Gracques, cherchait au moyen de ce club de réflexion composé de représentants influents de la société civile et de l’entreprise cherchait jeter des ponts entre Ségolène Royal et François Bayrou.

C’était avant de franchir le pas et de rejoindre le Président de la République. L’avenir dira si le brillant, avocat et haut fonctionnaire, qui a été directeur du cabinet de Lionel Jospin sera en mesure de revêtir durablement les habits de lumière de la politique ou s’il s’agira d’un simple aller et retour sur la planète de Nicolas Sarkozy, Président de la République…

Alain Juppé, nouveau membre du gouvernement Sarkozy : une conversion tardive aux implications d’un véritable développement durable.

mai 19th, 2007

L’annonce sur le perron de l’Elysée de la composition du Gouvernement de Nicolas Sarkozy, par le Secrétaire Général de l’Elysée, Claude Guéant, le 18 mai 2007, conduit Alain Juppé à occuper la première place protocolairement en tant que ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables. La création d’un ministre d’Etat chargé du Développement durable et non d’un Vice-Premier Ministre, comme le proposait Nicolas Hulot dans son pacte écologique, avait été annoncée par le candidat de l’UMP lors de son allocution à l’occasion de la cérémonie de signature dudit pacte par les candidats à l’élection présidentielle.

A travers cette nouvelle fonction, Alain Juppé rebondit après ses déboires judiciaires et son exil doré au Québec, poursuivant une carrière politique commencée, en 1975, en tant que plume de Jacques Chirac.

1. Un oubli freudien : l’Europe de l’environnement.

Sur son blog, on trouve trace de cet engagement écologique à travers sa lettre à ses petits enfants (blog du 5 novembre 2006), et un article au Figaro le 17 janvier 2007 sous le titre « Citoyens de la Terre », (blog du 18 janvier 2007), mais, étrangement, l’article sous le titre « 50 ans. Berlin et après » (blog du 24 mars 2007) qui traite du 50ème anniversaire du Traité de Rome n’aborde pas la prise en compte du développement durable, alors que l’on pouvait retracer 35 ans de protection de l’environnement en partant de la mise en place de la politique européenne en de l’environnement en 1972. Notons que depuis 2001, l’UE à 15 a mis en place une stratégie européenne de développement durable.

2. Un Premier Ministre (1995-1997) refusant de mettre en oeuvre les directives Natura 2000.

Si la droite peut naturellement mener des actions politiques en faveur de l’environnement comme le montre le blog d’un citoyen engagé, il s’avère que cet article fait l’impasse sur la décision de la France en 1996 de refuser de transmettre à la Commission européenne le zonage retenu pour le programme de conservation des espèces végétales et animales, comme les Chauves-souris, qui, en Chine, portent bonheur, au titre des directives Oiseaux (1979) et Habitats (1992). En pratique, au lieu qu’une première liste de sites soit transmises à la Commission européenne au plus tard au 31 décembre 1995, le Gouvernement de Mr Alain Juppé préparera une transmission à partir de septembre 1997, qu’il n’aura pas le temps de mettre en oeuvre en raison de la dissolution de l’Assemblée Nationale , en juin 1997, provoquant des élections législatives anticipées.

Cette transmission tardive et incomplète tient à la levée de boucliers de la part du monde agricole qui n’a pas obtenu les éclaircissements nécessaires de la part des Pouvoirs Publics. Les agriculteurs ont pû considérer que la conservation des espèces protégées signifiait le gel de tout développement alors qu’il s’agit de procéder à une gestion dynamique des espèces zonées.

3. Le déblocage de la situation par Dominique Voynet (1997-2002).

En traçant son bilan Dominqiue Voynet rappelle la situation dans laquelle elle a trouvé le dossier Natura 2000 et son action permettant de remettre Natura 2000 sur les rails pour éviter les sanctions financières de l’UE.

4 Quatre jugements de la Cour de Justice qui sanctionnent la France.

La France est condamnée à 4 reprises : le 6 avril 2000, le 7 décembre 2000, le 11 septembre 2001 et le 26 novembre 2002 sur la base des conclusions de l’avocat général du 27 juin 2002. Dans tous les cas, la Cour de Justice sanctionne la France pour ne pas avoir rempli ses obligations communautaires, soit en tant qu’Etat, soit au nom d’un manquement au droit communautaire commis par une collectivité locale, en application du principe selon lequel en droit européen un Etat membre est responsable des agissements de ses « démembrements », quitte à l’Etat à se retourner ultérieurement contre la collectivité territoriale défaillante, après avoir eté condamné par la Cour de Justice de l’Union européenne.

5. Une prise de conscience tardive.

Est-ce le séjour effectué au Québec, en 2005, pour professer un cours sur la mondialisation, ou la découverte des actions menées au Canada et particulièrement à Montréal qui fit prendre conscience à Alain Juppé, ou la fréquentation de Jacques Chirac, Président de la République, qui lançait un cri d’alarme lors du Sommet de Johannesbourg en 2002, ou encore le rôle de Natura 2000 dans l’aménagement de l’estuaire de la Gironde qui est à l’origine de l’engagement de l’ancien Premier Ministre en faveur du développement durable à l’échelle de la planète ?

Dans cette vidéo, le 5 février 2007, en tant que Président d’honneur du Comité sur l’Environnement, Alain Juppé dresse un diagnostic sur l’état inquiétant de la planète, confrontée, entre autres, au réchauffement climatique.

6. Un bilan écologique à améliorer.

La question demeure posée, au delà des discours et des intentions de permettre à la France de se doter d’industries écologiques innovantes et créatrices d’emplois et de faire progresser l’éducation des citoyens dès le plus jeune âge, tout en les associant effectivement aux décisions majeures, comme le montre le débat suivant entre un représentant de la FNE (Fédération Nature et Environnement) et du Comité 21.

7. Quelle politique de développement durable ?

Avec Alain Juppé, la France saura -t-elle combler son retard en matière d’énergies renouvelables, d’agriculture biologique ou encore de biocarburants, par exemple ?

Alain Juppé saura -t-il s’imposer dans ses nouvelles fonctions, et ce, en dépit de la faiblesse des moyens budgétaires de l’ancien MEDD (Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable), disposant  des portefeuilles, des transports, de l’habitat, de l’aménagement du territoire, dont les logiques peuvent s’avérer antinomiques en terme de développement durable. Sera -t-il en mesure de faire le poids face au Ministère de l’Industrie, lors des arbitrages rendus par François Fillon, Premier Ministre ?

Le Ministre saura t-il faire prévaloir l’intérêt général écologique lorsqu’il s’agira de se prononcer sur le grand contournement de Bordeaux qui est contesté par de nombreuses associations environnementales et par le Député-Maire de Bègles, Noël Mamère. Bordeaux saura-t-elle devenir une vitrine écologique de la France …et de l’Europe ?

Nicolas Sarkozy. Les habits européens du nouveau Président de la République.

mai 12th, 2007

Nicolas Sarkozy (voir la vidéo) en tant que vainqueur de l’élection présidentielle du 6 mai 2007 dans son premier discours, salle Gaveau, reprenant une partie de son programme électoral a lancé un appel aux Européens.

« 

« La France est de retour en Europe »

1.1. Une affirmation néoconservatrice atlantiste ?

Ce slogan fait penser à celui de Ronald Reagan, ancien Président des Etats-Unis (1981-1988) qui avait proclamé durant la campagne électorale de 1980 « America is back« . Faut-il y voir la marque de l’atlantisme de Nicolas Sarkozy qui avait confié son admiration pour les Etats-Unis lors de son dernier voyage officiel, en septembre 2006, tenant à figurer sur la photo officielle serrant la main du Président G.W. Bush, qui, au demeurant, sera le premier Chef d’Etat à le féliciter, le 6 mai 2007, en lui téléphonant sur son portable, à 20 heures 3 minutes.

1.2. Des relations franco-américaines franches et amicales.

Cette fascination pour les Etats-Unis où tout homme qui a du courage peut réussir, ne signifie pas pour autant que le nouveau Chef de l’Etat entend s’aligner sur les positions de Washington. Si Nicolas Sarkozy s’est désolidarisé de Jacques Chirac à propos du refus d’engager la France dans la guerre en Irak, dans ce premier discours, il considère qu’au nom de l’amitié franco-américaine, un ami comme la France « peut penser différemment« .

A ce titre, selon lui, « .. une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire de prendre la tête de ce combat, parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité toute entière. La France fera de ce combat son premier combat« .

Pour autant, les Etats-Unis sont conscients de devoir lutter contre le réchauffement climatique, mais en recours aux solutions technologiques plutôt qu’aux mesures réglementaires préconisées par l’Union européenne qui fixent des quotas de gaz à effet de serre. Cette vidéo traite des politiques mises en oeuvre par les Etats-Unis depuis une trentaine d’années qui sont présentées par un chercheur américain à l’aide d’une série de transparents.

Cette France de retour en Europe a pour but de se faire entendre de ses partenaires européens auxquels elle lance un appel. Elle vise à faire prendre en compte les positions européennes du candidat à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy, qui sont résumées dans cette vidéo par le conseiller politique, Michel Barnier, ancien Commissaire européen, chargé de la politique régionale (2000-2004).

2. L’appel de la France à l’Union européenne.

2.1.Vers un néo-protectionnisme européen ?

Dans cette première allocution, le nouveau Président de la République déclare : » Je conjure nos partenaires européens d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés« .

Si l’idée que l’Europe ne doit pas être une passoire et se protéger des importations qui menaçent ses emplois (voir l’affaire du textile chinois en janvier 2006) et sont à l’origine de délocalisations, cette idée d’un protectionnisme européen défendue par le nouveau Président de la République apparaît très française. Elle est théorisée par Emmanuel Todd, dans cette vidéo où il présente sa contribution aux réformes économiques, à la demande du Premier Ministre, Dominique de Villepin, lors d’une réunion à Matignon.

C’est peu dire, que celle-ci n’est pas partagée par nos partenaires européens, attachés au libre-échange, comme les pays nordiques et la Grande-Bretagne, ou encore la déclaration du Président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, lors du Conseil européen, de mars 2007, consacré aux réformes économiques.

2.2. Une mondialisation envahissante.

Dans ce même discours, Nicolas Sarkozy s’adressant aux autres Etats européens les conjure également de « ne pas rester sourds à la colère des peuples qui conçoivent l’Union européenne non comme une protection, mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde« .

La mondialisation est perçue comme une menace comme l’affirme le candidat, Nicolas Sarkozy, dans son discours de Saint-Etienne. Loin de la mondialisation heureuse chère à Alain Minc, Nicolas Sarkozy, tout en reconnaissant les mérites de la mondialisation, dénonce ses effets négatifs tels que le changement climatique, les délocalisations, la pauvreté, l’exploitation des salariés ou encore la résurgence des fanatismes et des nationalismes qui érigent « des murs entre les peuples« .

3. Le Conseil européen du 21 juin 2007.

Ce sera le premier Conseil européen qui réunit les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union européenne à 27, où Nicolas Sarkozy sera présent non plus comme Ministre de l’Intérieur ou des Finances, mais comme Chef d’Etat. Il faut s’attendre à des négociations pied à pied avec des partenaires européens réservés sur les idées du nouveau Président de la République française. Si Nicolas Sarkozy sait faire accepter ses idées, alors il ne sera plus seulement un européen convaincu, mais un européen convaincant ! Ainsi, le Président de la République deviendra, Nicolas Sarkozy, l’Européen, s’il sait marquer de la considération à l’égard de l’Europe en ne déclarant pas s’ennuyer aux réunions communautaires et en relayant son message européen de façon cohérente au niveau français et rassurer ses partenaires communautaires qui s’inquiètent de certaines déclarations de campagne. Tel est le cas de la Turquie qui se voit fermer la porte de l’adhésion à l’Union européenne par la France.

Comme il l’a indiqué lors de son discours de Strasbourg du 21 février 2007 (voir la vidéo N.B. Faire défiler les discours de Nicolas Sarkozy pour obtenir celui de Strasbourg à la date indiquée), la France est doit être prête à revenir à la table du Conseil européen pour « débloquer l’Europe institutionnellement » en adoptant un mini-Traité soumis à ratification parlementaire.

Nous rendrons compte de ses premiers pas parmi ses pairs.

La citoyenneté européenne.

mai 10th, 2007

La citoyenneté européenne apparaît avec le Traité de Maastricht, signé le 7 février 1992, entré en application le 1er novembre 1993. Elle ne s’oppose pas à la nationalité du pays mais s’y ajoute en conférant aux Européens un ensemble de droits tels que :

1. Des droits disparates.

– des droits politiques (par exemple, le droit de vote aux élections municipales au sein du pays d’accueil et lors de la désignation des membres français du Parlement européen. Le droit de pétition auprès du Parlement européen et le droit d’initiative populaire qui est prévu par la Constitution européenne, mais qui n’est pas entrée en vigueur).

-des droits économiques (Par exemple, le droit de circuler librement dans l’Union européenne à des fins professionnelles, touristiques ou en tant qu’étudiant et élève).

On pourra regarder la présentation de Martine Fragé-Berlet qui est très détaillée.

Cette notion demeure abstraite pour le plus grand nombre de nos concitoyens, dont une partie, seulement, profite de ces libertés en étant mobile au sein de l’Union européenne à 27.

La citoyenneté européenne repose sur la nationalité de façon à créer un sentiment commun d’appartenance à l’Europe. Mais pour certains il faudrait faire émerger le concept de citoyenneté de résidence. Un colloque est organisé sur ce thème le 15 mai 2007 afin de déterminer si cela peut devenir un sujet de revendication à l’occasion des élections parlementaires de juin 2009.

2. Se sentir citoyen européen.

Cette Europe décrite le plus souvent comme technocratique et lointaine ne semble pas s’adresser directement aux citoyens. C’est pourquoi, la Commission européenne, le 10 mai 2007, a mis en place un programme pour que l’Europe concerne les citoyens et réponde à leurs préoccupations.

Etes-vous fiers d’être Européens ?

Le concept de citoyenneté

Une réponse a été apportée par les Etats-Généraux de l’Europe qui se sont tenus à Lille le 17 mars 2007 sur le thème de « la fierté européenne« .

Les défis de l’Europe élargie (1).

mai 9th, 2007

 Présentation par l’auteur de son ouvrage « l’Europe des 30 en marche » publié chez Gualino éditeur dont on trouvera une analyse sur le site de touteleurope.fr

Les défis de l’Europe élargie (2).

mai 9th, 2007

La gestion des frontières extérieures de l’UE à 27, connue sous le nom de politique européenne de voisinage (PEV).

On peut se reporter à l’interview de Philippe Deloire, sur France-culture, du 9 mai 2007, à l’occasion de la Journée de l’Europe, dans l’émission « les enjeux internationaux« , animée par Thierry GARCIN.

On trouvera des informations détaillées sur le site de la Commission européenne.

Pour une synthèse de cette question on peut se reporter au site de Pierre Verluise.

La problématique posée par la politique européenne de voisinage fait l’objet d’un dossier de la Documentation française.

La proposition de la Commission européenne du 31 janvier 2007 vise à renforcer la coopération dans le domaine des transports avec les pays voisins.

La politque européenne de voisinage en mai 2004 a été étendue aux pays du Caucase du Sud, notamment suite à la révolution des roses en Géorgie en 2003.