L’affaire maudite

Pendant un repas entre anciens inspecteurs, un soir d’Halloween, dans les montagnes écossaises Hightlands, on racontait nos enquêtes les plus mystérieuses. On était tous réunis autour d’une table ronde en bois de chêne près de l’âtre du feu. Ce fut au tour de l’inspecteur connu de tout le Royaume-Unis, Oxward de raconter son histoire. Ce qu’il nous raconta nous fit tous frissonner. Il dit :

« Ce que je vais vous relater dépasse les limites du réel. C’était un soir d’Halloween de 1959. Après avoir soupé au « Bûcher flamboyant », un restaurant renommé du Vatican, le Pape fut assassiné avec toute son escorte, un de ses compagnons excepté. Je fus averti au plus vite. Sur les lieux, je vis les corps calcinés sur le sol. Le seul survivant était recroquevillé dans l’angle d’un mur. Il marmonnait quelques paroles incompréhensibles. Je m’approchai pour mieux entendre :

« – Il est là… il est de retour…

-Qui ça?l e questionnai-je

-Le… le Malin… il… a fait… son apparition… dans… dans un déluge de flammes ! »

Je partis, laissant le pauvre dans sa folie, quand soudain, je me sentis épié. Je regardai de tout côté. J’entendis des bruits de pas lourds qui s’éloignaient. Cela provenait de la ruelle opposée. Je m’empressai d’y aller au plus vite. Le coupable n’était pas loin. Sans doute quelqu’un de peu endurant. Je m’approchai de plus en plus… Je vis une ombre colossale se déposer sur un des murs de la ruelle sombre, seulement éclairée par la pleine lune. Je courus de plus en plus vite, mais le proscrit s’éloignait avec une facilité déconcertante. Je sentis une odeur de brûlé. J’avais peur. Je tremblais de tous mes membres. Cette atmosphère était insupportable. Le meurtrier allait m’échapper. Puis plus de bruits. Je continuai, personne… Je cherchai de tous côtés, personne… Je revins en arrière, personne… On chercha pendant plusieurs jours des suspects, des témoins oculaires ou des indices, mais rien, nous n’avions aucune piste…

Je fis mon rapport d’enquête en écrivant qu’il s’agissait sûrement d’un attentat, que le meurtrier s’était déguisé pour ne pas être reconnu, et qu’en aucun cas le Diable n’avait assassiné le Pape. L’effet que j’avais cependant ressenti dans les ruelles m’oppressait, il y avait là une ambiance malsaine, funeste. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui encore le doute subsiste toujours et encore en moi.

Voici la fin de mon récit. »

Cette histoire nous fit tous peur. Soudain, des murmures incompréhensibles se firent entendre. Tous le monde cherchait d’où cela provenait. Ces chuchotements semblaient venir du foyer. Mais celui-ci s’agitait, grossissait ! Le feu se propagea dans toute la pièce, brûlant toutes choses sur son passage. Dans la panique tout le monde se précipita vers la sortie. Le chalet se consumait peu a peu. On remarqua qu’il manquait une personne à l’appel : Oxward.

Soudainement, je vis une ombre sortir du chalet. Je me précipitai en croyant que Oxward avait survécu. Arrivé à l’endroit où j’avais vu l’ombre, je ne vis personne. Je sentis seulement cette odeur de brûlé. Je suffoquai, et je fus pris dans un tourbillon de flammes. Je vis défiler des images, beaucoup d’images sanguinaires : j’étais dans la peau du diable. Je me vis assassiner le Pape, tuer mon ami Oxward. Je revins a la réalité, je réintégrai mon corps grâce à un de mes amis qui me sortit de cet enfer en me secouant. Je n’oublierai jamais l’horreur de cette nuit là…


Rémi L et Adrien B. 4ème E

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