L’enquête de Wilson

C’était le 15 janvier 1744, je m’en souviens car c’était le jour de mon mariage. J’entendis tambouriner à la porte de mon appartement, je me levai, sortis de ma torpeur et regardai l’heure que Big-Ben m’indiquait. J’ouvris la porte et me retrouvai nez-à-nez avec un agent de Scotland Yard qui me dit d’un air pressé :

-Lieutenant, le Commissaire veut vous voir de toutes urgences, suivez-moi !! Je suivis donc l’agent de police qui me conduisit au commissariat où je trouvai le commissaire blême, venant de vomir. Je ne l’avais jamais vu dans cet état-là. Il me dit avec grande peine:

-Lieutenant, si vous résolvez cette affaire, vous serez proclamé commissaire, lorsque je partirai à la retraite. Je l’incitai à m’en dire davantage :

-Commissaire, parlez-moi de cette affaire.

-Très bien mon cher Wilson. Les employés de la boucherie de River Street nous ont alerté au sujet d’un homicide assez sanglant : l’employé a été dépecé à la manière d’un boucher… Sa voix s’étouffa dans une nausée. Je lui tendis un récipient qu’il saisit brusquement. Un agent entra subitement dans la pièce en disant:

-Un boucher a été enlevé près de Regent’s Park !

Le Commissaire me regarda et me dit :

-Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Oui, je savais ce que j’avais à faire. J’allais donc interroger le voisinage des boucheries : ce carnage et cet enlèvement devaient forcément faire du bruit. J’entendis des témoignages surprenant : une silhouette avait été aperçue. Certaines personnes prétendaient avoir vu un fantôme… Je ne m’y attardais pas car certaines autres, plus réalistes, disaient avoir perçu un homme de grande taille possédant un hachoir ensanglanté. Cette version me parut la plus raisonnable, mais celle du fantôme avait été confirmée par plusieurs personnes pourtant crédibles.

Le doute régnait donc. Pour me remettre les idées en place je sortis à l’extérieur du bâtiment. Lorsque que je fus dehors, j’allumai ma pipe et je remarquai des traces de sang qui se dirigeaient vers l’entrepôt de la boucherie. Je m’y dirigeai. J’hésitai à entrer, je me dis qu’il valait mieux demander à un ou deux agents de m’accompagner. Je ne suis pas peureux mais cet endroit ne me disait rien qui vaille. Je retournai donc dans le commissariat et je demandai à deux agents de me suivre. Ils obéirent et me suivirent. Nous nous dirigeâmes vers la Tamise, puis vers la boucherie. J’essayai d’apercevoir les traces de sang mais je ne les retrouvai pas : elles avaient disparu. Les agents de Scotland Yard me regardaient d’un air soupçonneux, et me demandèrent si tout allait bien, je leur répondis que c’était sûrement la fatigue. Je rentrai donc me coucher.

Le lendemain, matin je me réveillai avec une terrible migraine. Je sortis de mon appartement et me dirigeai vers le commissariat. Je retrouvai les traces de sang de la veille : je n’avais pas rêvé ! Je partis dans la direction des traces de sang et me retrouvai dans une ruelle sombre. Les tâches se dirigeaient dans les profondeurs obscurs d’un escalier. Je m’y engageai et me retrouvai dans le noir d’une cave à charbon abandonnée. Je tournai vers la gauche lorsque qu’une odeur agressa mon nez, je me trouvai devant une scène macabre : tous les corps des disparus s’y trouvaient, mais il y avait beaucoup plus de cadavres que je m’y attendais. Une ombre bougea, je sorti mon arme de service et je tirai sur la forme qui cria si fort que mes oreilles bourdonnèrent pendant un long moment. Je m’enfuis à toute vitesse de cette cave qui était pour moi un enfer. Je retournai au commissariat pour faire mon rapport au Commissaire puis rentrai chez moi car j’avais besoin d’être en paix : le Commissaire m’avait assuré que l’individu mourrait d’une infection, mais en arrivant je vis une écriture rouge sur la porte. En m’approchant je me rendis comte que c’était du sang! Il était écrit :

JE ME VENGERAI

Sébstien R. et Vincent D. – 4ème E

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