LE FEU

On était au café à Lyon. L’ambiance était tranquille. Je lisais un journal. La cloche de l’Église sonna quatre fois.

Je commandais un jus de tomates lorsqu’un vieillard s’approcha. Il portait une longue barbe, une courte chevelure blanche et sa peau était très plissée. Je le situai autour de quatre-vingt ans. Quand j’eus terminé la lecture de mon article de journal sur la première crise économique du vingt et unième siècle, j’abaissai mon journal et j’engageai une discussion avec lui. Nous discutâmes sur la période d’après-guerre. Il m’inspirait confiance. Il me raconta ensuite une histoire incroyable de sa voix calme et réfléchie. Je le laissais terminer sans l’interrompre même si quelques questions me brûlaient la langue.

« Il m’est arrivé une surprenante aventure. J’en suis encore très marqué. L’histoire est fort étrange. Certains la qualifient d’incroyable. D’autres de fantastique. Elle est simplement réelle.

J’étais encore bien jeune et irréfléchi. J’avais vingt-trois ans à l’époque et  j’étais étudiant à Grenoble. Ma carrière était jusque là brillante.

Le 9 juin 1952 était un beau dimanche d’été. L’atmosphère était joyeuse. J’avais décidé,  avec Marc, Michel et Jean, des amis étudiants comme moi, de faire une pique-nique. Il était dix-sept heures environ et nous arrivâmes sur une colline boisée et clôturée. Un long chemin venant de la campagne la traversait. Au centre, il y avait une clairière assez vaste, couverte de hautes herbes. Nous entendions le gazuillement des oiseaux. Nous nous sommes installés au centre de la clairière.

Nous avons déposé nos sacs. Nous avons ensuite fait un cercle de pierres en-dessous d’un gril assez lourd au centre de la clairière. Nous avons éssayé de faire un feu. J’ai allumé une première allumette. Elle s’est éteinte. Le bois que nous avions amassé devrait être trop humide.

« N’essayez pas, n’essayez surtout pas d’allumer un feu ici ! m’a apostrophé un étrange paysan passant sur le chemin de campagne.

-Pourquoi donc ? ai-je demandé.

-Si tu savais, si tu savais seulement ce qui s’est passé ici, tu t’interrogerais plusieurs fois avant d’allumer un feu ! a-t-il répliqué.

-Il parait que vous avec perdu la tête ! ai-je répondu, énervé.

-Vous verrez bien. » dit-il.

Le paysan s’est éloigné, fuieux, sans se retourner. Ah ! Si seulement j’avais suivi son conseil !

Nous avons ensuite cherché du bois plus sec. Plusieurs fois, nous avons tenté d’allumer le feu mais à chaque fois, comme par hasard, un coup de vent violent l’a éteint. Il y avait beaucoup de nuages qui bougeaient rapidement.

-Ces maudites allumettes ! s’est exclamé Michel, qui était encore une fois allé chercher du bois puis il a sorti un briquet.

Finalement, le feu s’est allumé. Nous avons mis des saucisses et de la viande sur le grill. Régulièrement, un de nous est allé chercher du bois. Nous les avons ensuite mangées. Un délice. Aussi nous avons bu de la bière, deux bouteilles chacun. Nous avons bavardé pendant au moins une heure. J’ai lu un peu. Puis nous avons fait une sieste, chacun sur ses vêtements.

Étrangement, nous n’avons vu plus aucun oiseau ni vu aucun animal. Peu à peu, la soirée s’est approchée. La température a baissé. Les ombres de la forêt se sont allongées. Elle est devenue de plus en plus sombre et lugubre. Nous ne nous en sommes pas préoccupés. Je me suis épanoui dans un silence absolu, le dos très prés du feu pour me réchauffer.

Soudain, j’ai percu un tremblement. Une vache courait dans la clairière ! J’ai éssayé de me rendormir. Quelle bizarre apparition ! Avais-je rêvé ?

Ensuite, je ne sais aussi pas si c’était un rêve, j’ai cru que j’étais devenu fou.

Oui, j’ai vu, … j’ai vu une boule de flammes se détacher comme par enchantement du foyer ! Elle est réstée en suspension au-dessus du feu. Ensuite, en accélération lente mais continue, elle s’est dirigée dans ma direction. Elle paraissait téléguidée. D’abord, ma voix est restée coincée dans ma gorge puis j’ai hurlé comme un halluciné. J’avais très mal au dos. Je me suis relevé et j’ai couru, couru, couru. La boule de flammes a encore accéléré. Je suis sorti de la forêt.

Qu’étaient devenus Marc, de Michel, de Jean ? Étaient-ils en danger ? Étaient-ils en train de me suivre ? Qu’était-il devenu du feu ? Pourquoi cette boule de flammes ?

J’ai vu un étang et je m’y suis jeté. Pendant un moment, j’ai pensé que j’étais en sécurité. Mais, comble du malheur, tout l’étang s’est évaporé en quelques secondes. J’ai senti une chaleur dans le dos. J’ai continué de courir et je suis entré dans une deuxième forêt. Je me suis retourné. La boule de feu m’a alors rattrapée. J’ai senti une horrible douleur. Je me suis évanoui. …

Bien plus tard, je me suis réveillé. Après un examen minutieux de ma chambre, je me suis rendu compte que j’étais dans un hôpital. Mes idées se sont ordonnées peu à peu : Le beau dimanche, la colline, le feu, le grill, la sieste, la boule de feu, mes blessures…J’ai senti une douleur dans mon dos. J’ai vu un médecin à mon chevet.

« Heureusement, votre cas s’est enfin amélioré. Vous avez de graves brûlures dans votre dos. Vous devrez rester ici pendant encore au moins un mois m’a-t-il dit.

-Comment suis-je venu ici ? Que m’est-il arrivé ?

-Demandez leur ! »

Je me suis retourné. Marc s’est avancé, la tête baissée.

« Que m’est-il arrivé ?“ ai-je répété. Il avait du mal à commencer.

-Nous étions profondément endormis . Soudain, nous t’avons entendu crier. Je me suis réveillé. Tu es parti en courant. Je me suis demandé ce que tu faisais. Michel est parti en premier. Nous l’avons suivi en laissant tout, c’est-à-dire nos bagages, notre feu et le grill. Tu as disparu de notre vue. Nous avons suivi tes traces. Très troublant, elles se terminaient dans un étang asséché mais heureusement tu avais couru tellement vite qu’elles étaient assez profondes pour te retrouver. Nous t’avons finalement trouvé dans un massif épais de ronces sur une pierre.

Quel horrible spectacle ! Tu saignais abondamment. Tes vêtements étaient brûlés et tu étais noir de suie. Il y avait une racine sur laquelle tu étais tombé. Ta chute s’est terminée tout droit sur la pierre au milieu des ronces où tu t’étais évanoui. Nous n’avons pas pu te réanimer, m’ a-t-il expliqué.

-Finalement, nous t’avons amené ici mais nous avons du arrêter un camion pour te transporter et nous avons perdu nos bagages, le grill et tout ce que nous avions emporté. Tu es resté ici pendant cinq jours. Il est onze heures. Nous ne savons pas pourquoi ceci s’est passé. Nous cherchons toujours la raison et je n’en sais pas plus jusqu’à maintenant. » a poursuivi Jean.

Finalement, j’ai dû passer deux mois douloureux à l’hopital.

Je suis encore très troublé par cette histoire. Je n’ ai jamais rien appris de plus. Ce mystère me hantera pendant toute ma vie.

-Ceci est bien bizarre. » répondis-je.

Nous continuâmes de discuter sur plusieurs sujets.

Il me quitta. Après un quart d’heure de réflexions sur cette aventure, je réglai mon adition et je partis, moi aussi.

Je le revis un an plus tard. Surpris, il me dit rapidement bonjour, et, me disant qu’il devait se rendre à la gare, s’enfuit. Je le suivis de loin mais je le perdis rapidement dans la foule. Plusieurs fois, il me sembla le reconnaître mais je me trompais à chaque fois. Je le vis finalement près de la gare. Il ne m’avait pas menti. Au moment de le rattraper, le train était déjà en marche. Ce fut ma dernière rencontre avec lui.

Eduard E 4ème A

L’étrange poupée

9 mai

Aujourd’hui j’ai passé une journée remarquable , j’étais dans la maison de ma grand mère qui est morte il y a bientôt un an ! Je suis montée dans son grenier .

C’était un grenier rempli de belles choses anciennes (vaisselles,jouets,vêtements…).

J’ai aperçu au fond un petit coffre qui était très sombre et avait l’air triste. Dans ce coffre beaucoup de poupées y étaient rangées , elles étaient rayonnantes. L’une d’elles était était très intrigante , elle avait un visage triste, presque comme si elle avait pleuré toute sa vie. Avec toutes ces questions qui se bousculaient dans ma tête je suis quand même alléé me coucher .

10 mai

Aujourd’hui j’ai passé toute la journée dans ma chambre pour m’occuper de cette poupée, je l’ai coiffée et je l’ai maquillée.Tout à l’heure mon ami Marc est venu chez moi, je lui ai dit que j’étais avec ma poupée et que je n’avais pas envie de jouer avec lui.

11 mai

Aujourd’hui je me suis encore enfermée dans ma chambre je suis juste sortie pour manger le bon gâteau que m’avait confectionné ma maman. Quand je suis rentrée dans ma chambre, j’ai vu Marc qui tenait ma poupée d’une main et un couteau de l’autre. J’ai crié. Il s’est retourné et a lâché ma poupée. Je me suis précipitée.

Elle était étendue sur le sol, les yeux fermés. Son bras gauche était cassé.

12 mai

J’ai recollé le bras de ma poupée, mais on voit encore les morceaux. Elle a l’air triste en ce moment, je ne sais pas pourquoi. Des fois, la nuit, j’ai l’impression de l’entendre pleurer…

13 mai

Il s’est passé quelque chose d’étrange aujourd’hui. Quand je me suis réveillée ce matin, ma poupée n’était plus à côté de moi. Je l’ai cherchée partout, je ne l’ai pas trouvée. J’avais comme une boule au ventre. Ce matin je n’ai pas pu avaler mon petit déjeûner.

14 mai

Ce matin j’ai été réveillé par la cri de maman. Devant moi, allongée sur mon lit il y avait ma poupée, Sa main gauche était rouge, il lui manquait un doigt. J’ai couru à ma porte. Elle était fermée à clef mais j’ai réussi à l’ouvrir. Je me suis précipitée dans le couloir et j’ai entendu ma mère qui pleurait. Je l’a trouvé dans la chambre de Marc, elle serrait ses mains. Il dormait. Je n’ai pas compris pourquoi elle pleurait, jusqu’à ce que je vois cette tache rouge sombre qui s’étalait sur le coeur de mon frère. Enfoncé à l’intérieur, il y avait un morceau de porcelaine. Un doigt, je crois…

25 mai

Cet après-midi j’ai rendu visite au vendeur de poupées. Je lui ai apporté la mienne et il m’a raconté quelques petites anecdotes . J’ai appris que cette poupée n’en était pas vraiment une; elle avait une âme humaine !!! D’après les archives, ma poupée était en fait une petite fille qui a été ensorcelée.

26 mai

Cette poupée a alors retrouvé son âme et Marc l’a perdu, il est devenu un poupon lui aussi. Un poupon qui ne sera pas malheureux et qui aura peut-être lui aussi la chance de redevenir humain. Je ne suis qu’a moitié triste car je sais que je prendrais soin de lui.

Karen S. 4ème A

En mer


Extrait d’un cahier retrouvé dans un bateau :

« C’était en 1824, dans le détroit de Cabot, mon équipage et moi étions en mer. Le poisson était manquant. Depuis trois semaines, nous rentrions au port bredouille. Les primes n’étaient pas très élevées et à la maison, ma femme et mes deux enfants ne mangeaient plus que des boîtes de conserves. A chaque fin de pêches, le bar était pourtant rempli. Ma femme, Marie, qui le tenait, était déprimée de nous voir boire. Tous les deux jours, nous partions à la pêche mais nous revenions, comme les autres jours, les mains vides.

Un soir, au bar, un vieil homme qui était en fauteuil roulant, sortit de l’ombre, vint me voir et me proposa :

« J’ai entendu dire que, vous et vos marins, vous ne trouvez plus de poissons. Ça fait quinze ans que je ne pêche plus. La dernière fois que j’y suis allé, à « la baie d’Hudson », il y avait des milliers et des milliers de poissons. Mais… une malédiction persiste dans le détroit d’Hudson… mon bateau fut totalement détruit… les rochers des barres tombaient, les cailloux ressortaient de l’eau. Les vagues se déchaînaient. Tout mon équipage mourut et moi… j’ai survécu. »

Le marin se leva violemment et prononça :

« Nous irons à cette baie, nous ramènerons du poisson, et nous reviendrons sain et sauf. »

Tout le peuple se leva, cria et acclama le bonhomme.

Le lendemain, c’était le grand jour. J’étais debout depuis cinq heures du matin. L’angoisse me prenait. Il fallait que je sois prêt vers sept heures. Je n’étais pas arrivé pas à me rendormir. Vers six heures, je descendis à la cuisine. Dans les escaliers, une pensée me revint, je fermai les yeux et vis mon frère, mort en mer, c’était comme un mauvais pressentiment. Mon rêve se stoppa net, ma femme me secoua de mes pensées, elle avait peur,elle aussi. Elle me conseilla de ne pas y aller. A sept heures moins le quart, j’étais au port. Mon équipage arriva vers sept heures cinq. Tout le monde était aussi stressé que moi. En montant dans le bateau, nous saluions les familles qui étaient là.

Ça y est, nous étions à nos postes. Nous venions de quitter le port sous les adieux de nos proches. Après deux ou trois heures en mer, nous arrivâmes vers l’île de Terre-neuve. Nous étions tous angoissés par cette malédiction. Cinq heures plus tard, il ne nous restait plus que cinq kilomètres pour arriver au détroit.

Là, nous étions de plus en plus stressés. Surtout Kunst qui était très maladroit. Soudain, un rocher tomba de la falaise et atterrit devant le bateau en mouillant sa coque. La mer s’agitait, qaund tout à coup, une vague, pas plus haute que moi, frappa le bateau de côté et le fit tanguer. Kunst passa par dessus bord. Le pauvre ne savait pas nager. Sans prendre de risques, nous continuâmes à avancer. Certains disaient qu’il fallait le laisser à la mer car ils ne l’aimaient pas. Moi, je tenais la barre. Au dernier moment, je tournais brusquement pour éviter le caillou.

Au bout d’un quart d’heure, une géante vague fonçait sur nous. En regardant cette vague, je pouvais voir comme des contours, quand un marin dit :

« On dirait le visage de Kunst! »

Effectivement, c’ était lui! Nous décidâmes de faire demi-tour, mais le moteur s’arrêta brusquement. La vague avançait toujours. Soudain, je perdis connaissance.

Quand je rouvris les yeux, nous étions sur des planches de bois. Je ne sais pas comment nous avons survécu.

En ramant un peu, nous découvrîmes que nous étions pris dans un tourbillon. Tout le monde paniqua, et nous nous fîmes engloutir… »

Six mois après, au port, la femme de Kunst eut un enfant. Au bar, Marie pleurait. Le lendemain, la femme de Kunst fit un rassemblement avec les familles des marins, et dit en pleurant :

« Nos marins étaient bien, nous les aimions, et je voudrai appeler mon fils comme le capitaine de ce navire : « Mark ».

Treize jours plus tard, Marie courut au bar, où presque toutes les familles y étaient, et cria :

« Je viens de recevoir une lettre. Elle est adressée au nom de… Marco. »

Un silence se fit et tous sautèrent de joie.

Martin P 4°A

Une maladie suspecte.


Je me souviens encore de ce jour et de cette heure car il était trois heures du matin, cet été là et la chaleur ne descendait pas en-dessous de trente et un degrés. Tandis que je revinais de mon cabinet d’avocats, situé à Chambéry à côté de la fontaine des éléphants, je trouvai monsieur le Maire avec plusieurs autres hommes que je ne connaissais pas. Cela me perturbait, de voir le Maire de Chambéry à cette heure si matinale. Je m’avançai vers eux :

« Bonjour messieurs,vous faites de réunions à l’aube ? » Personne ne me répondit, je répétai deux ou trois fois la même chose, toujours personne. Je décidai, alors, de m’asperger la figure avec l’eau de la fontaine .Ils avaient l’air gêné et s’éloignèrent rapidement, puis je me résolus à partir. Arrivé devant chez moi, je m’arrêtai quelques instants sur le pallier et je vis mon visage e refléter dans la fenêtre. Mon corps était dévêtu, de couleur jaune et des antennes avaient poussé sur ma tête ! Pris de panique, je poussai un hurlement. Mon épouse ouvrit la porte. Elle était étonnée et me demanda pourquoi j’avais crié. Elle n’avait pas remarqué mon corps nu et de couleur jaune ! Comment était-ce possible ?

Cette nuit là je ne réussis pas à dormir, je pensai à la réaction de ma femme. Pourquoi n’avait-elle pas été surprise par mon apparence ? Etais-je devenu fou ? C’était peut-être à cause de la fenêtre dans laquelle je m’étais regardé. C’était impossible, il fallait que je me raisonne ! Il devait bien y avoir une explication et je devais absolument me rappeler de ce que j’avais fait la veille. Je n’avais, hélas, rien fait d’inhabituel. Je cherchais dans ma mémoire tout ce que j’avais fait d’anormal, ça me donnait un mal de crâne affreux ! Qu’avais-je pu bien faire ?

Puis les jours avancèrent et je me sentais de plus en plus étrange. Un matin, comme mon mal de crâne persistait, je décidai de sortir pour m’aérer dans Chambéry. Je marchais dans les ruelles sombres et désertes lorsque j’aperçus la fontaine. Tout à coup, je repensais à cette eau avec laquelle je m’étais aspergé. Peut-être m’avait-elle métamorphosé,peut-être m’avait-elle transformé… et ces personnes étranges à cette heure matinale… n’y avait-il pas là quelques sortilèges ?

Il faillait retourner à la fontaine pour m’asperger la figure de façon à ce que peut-être le sort s’inverse. J’arrivai lentement près de la source éléphantesque. Lorsque l’eau toucha mon visage, je m’évanouis.

Quelques instants plus tard, en me réveillant je vis mon reflet dans la fontaine. C’était impossible ! J’étais redevenu normal !

Tellement heureux, je m’empressais de rentrer chez moi pour raconter cette histoire à mon épouse, mais elle ne me crut pas, elle me répéta sans cesse d’arrêter mes blagues, que ce n’était pas drôle. J’étais désemparé, j’étais convaincu d’avoir vécu cette aventure. Est-ce que c’était moi qui étais devenu fou ? Je ne pourrai jamais le savoir mais je sais que pendant ces quelques instants j’étais devenu un autre homme.


Célia P. 4ème A

Du sang et des plumes

« Je cours, je cours depuis si longtemps, je ne sens plus mes jambes ni la caresse du vent sur mon visage. L’air me manque, il faut que je m’ arrête, que je respire et que j’affronte celui qui me poursuit.

Je me retournai alors. C’était pure folie mais une force irrésistible me poussait à le faire. Le coup vint de nulle part et traça une ligne de douleur sur mon buste nu. La douleur se répandit dans tout mon corps, paralysant mes muscles, bloquant ma respiration…

La mort n’est pas simple, ni douce, il n’y a que la Douleur et l’ Horreur absolue.

Je me redressai dans mon lit, le torse en sueur. Cela faisait deux longs mois que ce cauchemar revenait chaque nuit depuis mon accident. Je sus que le sommeil ne me reviendrait pas cette nuit là. J’allumai mon poste de télévision dont la lumière blafarde éclaira la pièce. Mon regard parcourut la chambre pour s’arrêter finalement sur le miroir mural. Ce que je vis m’effraya, mon corps était d’une maigreur cadavérique, chaque côte ressortait et une balafre boursouflée parcourait mon torse de bas en haut. Mon visage était également transfiguré, mes joues autrefois bien rondes étaient creusées. Mes pommettes saillantes contrastaient avec mes yeux enfoncés dans leurs orbites et soulignés par d’épais cernes noires. Je regardais cet étranger dans la glace lorsque la voix du présentateur attira mon attention :

« Et nous venons de l’apprendre, une information de dernière minute, un homme a été retrouvé inconscient sur la place du calvaire dans le 18ème arrondissement de Paris près de Montmartre. La victime est un homme d’une quarantaine d’années environ et c’est la sixième depuis deux mois. Il a été transféré vers l’hôpital Saint Louis. Pour l’heure, les médecins ne se prononcent pas sur son sort. Il s’agit de Carlos Costa un très bon chercheur de l’institut Pasteur. La police judiciaire a été dépêchée sur place pour essayer de trouver des traces laissées par l’assassin. La parquet de Paris a ouvert un dossier et a lancé un appel à témoins. »

J’éteignis le poste de télévision et m’emparai de la sonnette pour appeler une infirmière. Elle apparut dans l’entrebâillement de la porte. Elle s’avança jusqu’à mon lit et me demanda:

« – Que puis-je faire pour vous monsieur Sirven?

-Je voudrais avoir une permission spéciale pour rendre visite à mon ami M. Costa qui vient d’être interné hier !

– Je suis vraiment désolée mais, pour le moment, son état ne permet pas de visites.

-Ecoutez mademoiselle, avez vous regardé la télévision ces temps ci ? Avez-vous vu cette série de crimes horribles ? Il se peut M.Costa ait des informations au sujet de ces meurtres. Je vous en prie, laissez moi le rencontrer, ne serait-ce que 5 minutes.

-Attendez-moi là, je reviens dans un instant…

L’infirmière sortit de la chambre et revint peu de temps après munie d’un fauteuil roulant. Elle prononça d’une voie douce :

« Montez dedans, je vous conduis à la chambre de votre ami ! »

Nous traversâmes une série de couloirs, à gauche, à droite, puis nous nous stoppâmes devant l’ascenseur. Après voir monté deux étages, nous reprîmes notre route dans ce dédale de couloirs pour arriver enfin à l’entrée de la chambre de mon ami.

« -Je vous laisse avec lui et je reviens dans une dizaine de minutes » dit l’infirmière d’une voix tremblante et elle s’éclipsa.

Je m’approchai du lit, mes bras arrivant à peine à actionner les roues du fauteuil.

« -Qui est là ? Questionna une voix faible sous les couvertures.

– C’est Gary ! prononçai-je doucement.

– Gary Sirven ? Tu es bien la dernière personne que je m’attendais à voir ici.

– Carlos, j’ai des raisons de croire que c’est la même personne qui nous a agressés, te rappelles -tu des détail sur l’agresseur ?

-Gary, il est trois heures du matin, je me suis fait agresser, je vais sûrement mourir et toi qui ne m’as plus parlé depuis si longtemps !  Tu rentres ici sans te préoccuper de mon état et tu me tourmentes avec tes questions ! Je t’en prie, laisse moi partir en paix… »

Ces mots dans la bouche de cet homme d’habitude si jovial et optimiste m’affectèrent au plus haut point. Je repris plus posément :

« -Carl, de ton témoignage dépend la vie de dizaines de personnes, cet homme a tué cinq personnes et nous a blessés toi et moi …! Je marquai une courte pause et ajoutai :

-Je ne pense pas qu’il va s’arrêter là et si tu…

-Très bien : c’était un homme très grand, large d’épaules et… Ho ! Tu vas me prendre pour un fou…Je jurerais qu’il avait des ailes ! »

Sur ce, sa voix se brisa et il se mit à sangloter dans son oreiller. Je lui tins la main puis sortis de la chambre et fis signe à l’infirmière que j’en avais terminé.

A la suite de cet entretien, Je revins dans ma chambre où je restai encore trois jours. Je rentrai chez moi un vendredi après midi, où je me plongeai aussitôt dans mes recherches. J’épluchai méticuleusement chaque livre de médecine, recherchai chaque petite phrase ayant pour sujet la greffe humaine ou encore les dernières avancées dans le domaine de la transformation génétique. Il était théoriquement possible de greffer des ailes sur un corps humain, de modifier la musculature de celui-ci pour qu’il puisse les actionner mais ce travail demanderait, outre un budget astronomique, des connaissances incroyables que seuls de très rares chercheurs possèdent. Il faudrait près de dix ans pour réaliser une expérience de ce type. Je recherchai toujours plus loin et plus profondément des précisions sur ce type d’opération. Cela faisait plusieurs jours que je ne mangeais plus vraiment, que je ne dormais que très peu la nuit, et que je ne sortais plus. Ces recherches occupaient tout mon temps et mon esprit. Je commençais à devenir fou lorsque la sonnerie brutale du téléphone me tira de ma frénésie.

Je n’avais pas parlé depuis plusieurs jours et la voix qui sortit de ma bouche n’était pas la mienne:

« -Allô ! Allô! Qui est-ce ?

-M.Sirven ? Dit une voix grave et affolée.

-Oui ? C’est bien moi…

-Je connais l’objet de vos recherches et j’ai des informations qui vous intéresseront sûrement. Venez de suite rue des Sultans au numéro 28. »

La voix du téléphone s’évanouit et la ligne fut coupée. M’habillant en vitesse, sautant dans le premier taxi, j’arrivai quelques minutes plus tard dans la rue indiquée. Il n’y avait pas de numéro 28 mais un immeuble délabré entre le 26 et le 30. Je poussai la grille et montai, après avoir inspecté chaque étage, dans les combles où un homme reposait sur le ventre et respirait péniblement. Je m’approchai du corps et le retournant je vis avec horreur une inscription gravée dans sa chair :

Arrêtez vos recherches

J’étais fasciné par cette inscription lorsque je perçus un murmure étranglé de l’homme. Ses paroles étaient incompréhensibles mais il fît un signe de tête en direction de sa main avant que son visage ne se fige et que sa respiration ne s’arrête. Je dépliai ses doigts un à un pour libérer un morceau de papier froissé que je dépliai  et sur lequel une écriture fine et penchée avait inscrit :

« Si vous lisez ces lignes c’est que je suis mort . La créature que vous recherchez n’ est pas le fruit d’une expérience humaine . Elle parcourt cette terre depuis l’ Origine, c’est une créature très ancienne et extrêmement puissante. Des mages de l’antiquité l’avaient enfermée dans un tombeau sacré protégé par de puissants sortilèges mais elle en a été libéré…

Il faut que quelqu’un l’arrête… »

La suite des événements se déroula très vite, je rentrai chez moi profondément choqué et me mis tout de suite à mon travail. Je recherchai dans les encyclopédies et sur internet des renseignements sur des créatures mythologiques puis sur des expéditions archéologiques récentes. Je finis par découvrir  une coupure de journal datant de plusieurs mois et relatant l’expédition des scientifiques français en Afrique sub-saharienne qui, selon de récentes études, serait le berceau de l’humanité.

On y parlait d’un temple ancien, dont l’architecture parfaite ne ressemblait à aucune autre. Les scientifiques français présentaient , dans les cas les plus graves, d’étranges lésions cérébrales mais aussi des troubles du comportement. Les chercheurs n’ont jamais révélé ce qui se trouve en ce lieu mystérieux.


Après avoir recherché plus de renseignements, et avoir réservé un billet d’avion, je débarquai après plus de douze heures de vol, à l’aéroport de Dongola au Soudan d’où je pris un car jusqu’à Miski, petit village entouré de montagnes. Le jour suivant, après avoir trouvé un guide, je montai avec lui pendant de longues heures puis débouchai sur une étroite vallée qui devait nous mener jusqu’au temple.

Le guide hésita à s’engager et me dit:

« Cette vallée est maudite. Beaucoup de personnes y ont péri. Je n’irai pas plus loin… »

Sur ce, il tourna les talons et fit demi-tour. Je m’engageai dans cette vallée et arrivai au temple.

J’y pénétrai par une grande porte de bois massif sculptée de signes cabalistiques. Les murs étaient construits en pierre blanche, de magnifiques plantes grimpantes les ornaient, montant jusqu’au plafond où un puits de lumière diffusait des rayons d’or jusqu’à un magnifique autel bâti de la même pierre que les murs. Cette pièce toute entière inspirait la pureté et la grâce. En me rapprochant de cet autel, je vis que la roche sublimement polie était veinée de rouge, un rouge rubis resplendissant qui formait d’élégantes arabesques. Je me baladai pendant de longues minutes, contemplant cette harmonie de lignes, de couleurs quand, soudain,  celle-ci fut brisée en un instant par l’arrivée soudaine de la Bête.

J’avais déjà vu de nombreuses choses effrayantes dans ma vie mais celle-ci était la pire qu’il m’ait été permis de voir. La Bête mesurait environ 2 mètres 5O. Sa physionomie humaine était recouverte d’une peau grisâtre. Elle possédait d’épaisses griffes pointues et, sur  certaines parties de son corps on pouvait voir des plaques de corne d’une épaisseur hallucinante. De puissants muscles saillaient sous sa peau. Son buste était parcouru comme le reste du corps par des crevasses rouges qui formaient comme les runes d’une écriture ancestrale. Dans son dos, une paire d’ailes gigantesques tapissées par de magnifiques plumes noires de jais.

Une partie de son corps était cachée par une fumée sombre opaque qui l’entourait telle une étoffe.

Il se dégageait de cette créature une force irrésistible et surnaturelle.

La peur me saisit les entrailles, cette créature ne pouvait pas être le fruit de la nature !

C’était le Mal, le Mal dans sa forme la plus pure…

Mes yeux remontèrent jusqu’à sa face hideuse et son regard ardent rencontra le mien. La souffrance m’envahit soudain, pénétrant en moi et repandant la douleur dans mon corps recroquevillé. La torture déjà insoutenable continua d’augmenter, consumant mon âme et annihilant les dernières parcelles de vie.

Sa voix se tut et sa tête tomba sur sa poitrine. Je contemplai cet homme brisé, les bras ramenés dans son dos, maintenus par sa camisole, sa tête dodelinant d’avant en arrière et la pitié m’envahit. Voulant m’arracher à ce spectacle désolant, je finis par lâcher les quelques mots pour lesquels j’étais ici :

« Monsieur, Je ne crois pas que cette chose ait jamais pu exister, les preuves vous désignent comme étant le meurtrier de M.Lyen ce vendredi 14 au 28 rue des sultans. Je suis désolé… »

M.Sirven mourut quelques jours plus tard à la clinique où il était interné, on prévint Carlos par téléphone:

« -Il est mort, l’autopsie n’a rien donné, c’est comme si il dormait…

-Bien merci… »

J’allais raccrocher quand la voix s’éleva du combiné :

« Ah… à propos, nous avons trouvé une plume noire à coté de lui … »

Baptiste et Simon 4°E

Le Grand bois

12 octobre

Je suis arrivée dans le chalet du petit village de Curienne pour passer quelques jours à la montagne afin de pouvoir me reposer. Ah ! Ce village est si charmant et il a fait si beau! Il faut dire que cela nous a changé de Paris ! Les autoroutes, les embouteillages sur le périphérique, la pollution…

15 octobre

Je viens de vivre le cauchemar le plus atroce de ma vie… il m’en restera des traces éternellement.

Cette journée d’avant hier commençait pourtant bien, car il faisait une belle journée pour aller ramasser des châtaignes ! Je me souviens, je suis allée voir Christian qui était tranquillement installé dans son voltaire pour lui demander de venir avec moi mais il m’a répondu qu’avec les sept heures de voitures, il était bien fatigué. Je me suis donc décidée à y aller toute seule. J’aurai dû m’abstenir, Ô si j’avais su !

J’ai donc pris ma voiture en direction de Chambéry et je me suis arrêtée au bord de la route.

Je suis arrivée dans la forêt surnommée « le Grand bois ». Cette odeur de sève sentait si bon quelle m’a chatouillé les narines. J’ai pénétré dans la forêt puis, j’ai cueilli quelques champignons mais, je n’ai pas trouvé de châtaignes. Je ne me suis quand même pas trompée de saison ?! J’ai avancé de plus en plus mais aucune châtaignes en vue. Je me suis enfoncée encore mais toujours rien. La nuit a commencé à tomber et il fallait vite que je retourne à la voiture. J’ai donc fait donc demi-tour puis j’ai avancé jusqu’à ce que je trouve un carrefour.

Mais où devais-je aller ? À gauche ? À droite ? Devant ? Derrière ? Je m’ étais perdue !!

Il faisait désormais bien nuit et je m’étais donc perdue dans la forêt! J’ai affreusement peur du noir et je n’avais rien à manger ni d’endroit pour dormir! J’ai décidé de tourner à droite et j’ai vu une maisonnette au loin. Je me suis approchée pour voir si cette maison était habitée et si quelqu’un pouvait m’héberger pour la nuit.

Quand j’ai frappé à la porte, personne ne m’a répondu. J’ai commencé à m’inquiéter. J’ai essayé d’appuyer sur la poignée et la porte s’est étrangement ouverte…

Je suis rentrée et j’ai vu, devant moi, un long couloir très sombre. Je n’ai pas réussi à voir la fin tellement il était sombre. Mon cœur battait à cent à l’heure! J’ai avancé, avancé et j’ai pu enfin distinguer une autre porte d’où provenait un bruit ressemblant à un hurlement. Quand je suis arrivée devant , les hurlements ont persisté. En tremblant, je l’ai ouverte et je suis entrée dans une pièce. Cette pièce était immense ! Les murs étaient peints en noir et du béton noir recouvrait le sol. Au milieu, une table sur laquelle étaient posés une bougie et un briquet. Il n’y avait qu’une seule fenêtre cachée par un rideau à moitié déchiré. J’ai allumé la bougie et par la fenêtre, j’ai aperçu une ombre. Je suis retournée dans le hall puis, je suis montée à l’étage. C’était un vieil escalier dont toutes les marches grinçaient. Arrivée sur le palier, il y avait trois pièces dont l’une était fermée à clé. Je me suis retournée et un trousseau de clés était accroché à un bâton. J’ai pris une des clés, je l’ai enfoncé dans la serrure. Ma main tremblait comme une feuille. La porte s’est ouverte…

Je suis rentrée, j’ai éclairé avec la bougie et j’ai vu plusieurs cordes accrochées au plafond. Sur l’une d’elles, une femme était pendue. J’ai regardé par terre et j’ai vu pleins de crânes, de pieds, de mains, de bras et de jambes qui étaient étalés dans toute la pièce. Une voix m’a dit:

« Si tu restes, voilà à quoi tu ressembleras ! »

Cette phrase a été répétée plusieurs fois. J’ai couru vers la porte d’entrée mais quand j’ai appuyé sur la poignée, elle était fermée. J’ai couru en criant dans toute la maison pour essayer de sortir mais, j’étais emprisonnée dans cette demeure sombre et très ancienne. Dans le hall j’ai senti un courant d’air. J’ai entendu les marches de l’escalier qui grinçaient et une porte qui claquait puis cette voix m’a dit

« Hé hé, tu es emprisonnée!!!!! »

Je suis entrée dans une pièce pour me cacher. Cette pièce était différente des autres. Elle n’était pas noire mais très colorée avec des murs blancs qui l’agrandissaient. Le sol était jaune avec de nombreux pois orange, verts, rouges, bleus, violets… toutes les couleurs y étaient. Au milieu, un grand miroir était dressé devant moi. Je me suis regardée. Mes cheveux était ébouriffés, mon visage, couvert de sueur. J’étais blanche comme un linge! Une ombre est passée derrière moi. Elle était grande et fine et cette voix est revenue me hanter. J’ai couru en direction de la porte d’entrée heureusement celle-ci s’est ouverte.

Je suis sortie et je me suis retrouvée au bord de la route. Des policiers étaient regroupés avec des chiens. Ils m’ont expliqué que cela faisait deux jours que j’avais disparu et que Christian avait lancé un avis de recherche.

Avais-je été victime d’une hallucination ou d’une personne voulant s’effrayer? Une chose est sûre, après avoir vécu cette expérience, je me suis jurée de ne plus jamais aller dans le grand bois de Curienne!


Camille D. 4ème A

La veuve noire



Je stoppai le moteur et descendis de ma voiture accompagnée de Marcel mon cher bien aimé. Je rentrai dans l’auberge d’un pas las et fatigué. Je me retournai et vis à l’horizon le soleil qui se couchait. Le ciel était d’un bleu turquoise teinté de rose et de jaune tirant sur l’orange. Le Mistral soufflait et une brise me caressa la nuque. Je frissonnai et refermai la porte dans un grincement sonore à glacer le sang. La pièce était sombre et mal éclairée. Les volets étaient clos et il n’y avait qu’une lampe à pétrole accrochée au mur à coté d’une horloge de grand-mère qui indiquait vingt heures et treize minutes.
J’avançai vers un homme qui me semblait être l’aubergiste. Il était petit et trapu avec de petits yeux noisettes et le crane très dégarnie. Assis dans son fauteuil de cuir miteux derrière un bar, il lisait un journal régional et j’étais assez proche de lui pour en lire quelques mots
«… et c’est donc en ce jeudi 12 janvier 1913 que nous organiserons dans notre petite ville d’Istre que le premier concours de … »
Marcel appuya sur la sonnette ce qui fit sursauter l’aubergiste et je ne pus pas lire la suite de l’article.
Il releva la tête et je me mis à lui expliquer ce que nous désirions :

– Vous reste-t-il une chambre libre ?

– Mouais, ‘y m’en reste une mais je vous déconseille d’ la prend’ par ce que c’est la 13 et tout ceux qui y dorment le vendredi 13 y sont plus mort que mort au p’tit matin.

– Donnez-la nous quand même, nous n’avons point trouver de chambre ailleurs.

– Comme vous voudrez ma p’tite dame et pour ce monsieur ? Me demanda-t-il

– Il est avec moi, répondis-je à ce vieux fou.

Il prit la clé de la chambre et grimpa l’escalier qui grinçait affreusement et nous fit signe de le suivre. Je le suivis,  les craquement du bois sous mes pas m’agaçaient un peu. Marcel me souffla dans l’oreille :

– C’est sinistre et je n’aime pas trop cet aubergiste !

Nous arrivâmes devant une porte rongée par les mites.

– Les toilettes sont là-bas . Me dit-il en désignant une vieille porte.

Je pénétrai dans la chambre qui, comme je le pensais, était aussi miteuse que l’accueil du rez de chaussée. Une armoire délabrée se dressait dans un coin près d’un vieux lavabo. Je m’allongeai sur le lit sans même vouloir prendre le dîner et m’assoupis presque instantanément, fatiguée par ce long voyage. Marcel m’y rejoignit quelques minutes plus tard, épuisé lui aussi, et je me perdis dans un sommeil troublé et rempli de cauchemars.

Je fus réveillée au petit matin par un cri aigu dont je devinai vite l’auteur. J’ ouvris les yeux et vis mon fiancé qui accourait vers moi. Il me fallut un peu de temps pour m’habituer à la lumière du jour. Je me levais et il me saisit par le bras, m’entraînant vers « ce que l’aubergiste aurait appelé la salle de bain ».
Il me désigna du doigt le coin du mur où se trouvait logée dans un creux une petite araignée noire.

-Tu as toujours eu peur des araignées même depuis que je travaille au centre de recherche de sérum contre le venin des araignées dangereuses !
Mais je crois que cette fois tu as eu raison d’avoir peur, continuais-je en m’ approchant, de l’ insecte. Il s’agit, si je ne m’abuse, d’une espèce venimeuse rare nommée « Veuve noire ».Il faut que je la capture pour l’examiner au laboratoire.


Je pris alors une fiole et un bâtonnet et j’obligeai l’araignée à entrer dans la fiole. L’insecte s’était réveillé et de très mauvaise humeur. Il essaya alors de grimper la paroi de verre, mais je fus plus rapide que lui et lui versai dessus un liquide qui s’avérait être de l’alcool à 90C°, censé la conserver. Marcel ne bougeait plus, blanc comme un linge et livide de peur. Je me demandai soudain comment cette bestiole avait pu se retrouver là… Sûrement un voyageur américain qui devait l’ avoir apportée par mégarde dans sa valise.


Je pris par la main Marcel et lui proposai d’aller prendre un peu l’air car il y avait au dehors un soleil radieux et un lac étincelant à visiter ; ce qui eut pour effet de le réconforter un moment. Nous traversâmes rapidement l’hôtel. Je sursautai car un ronflement sonore emplissait la pièce. Je vis dans un fauteuil une grosse boule de graisse de la taille d’un petit grizzli. Ce qui s’avéra être l’aubergiste. Nous sortîmes alors à l’extérieur de l’auberge et, malgrè le soleil et bien qu’il n’y ait pas de vent,   il faisait un froid inexplicable .

Je me dirigeai vers la forêt qui cachait le lac de ma vue. Contrairement à ce que je pensai, elle était très étendue. Soudain , je marchai sur une chose qui semblait être une branche de couleur rouge , molle et caoutchouteuse. J’enlevai alors vite mon pied car je venais de comprendre qu’il s’agissait d’un serpent. La bête était en colère et tenta de me mordre, mais, sans succès. Nous nous éloignâmes rapidement de peur que la bête nous s’obstine. Alors seulement nous vîmes la grande étendue d’eau.


Nous nous approchâmes ; le sable crissait sous le poids de nos pieds. Nos esprits étaient encore secoués car nous craignons de faire une troisième mauvaise rencontre. Nous marchâmes sur la plage, nous nous baladâmes silencieusement sans vraiment savoir où nous allions. Nous décidâmes alors de rentrer mais cette fois en contournant la forêt. Marchant près de l’eau je vis soudain mon reflet ; un reflet sans sourire, un reflet sans âme et sans vie au fond des yeux. Une vaguelette le troubla, le vent se levait, une tempête se préparait.

Quelques minutes plus tard alors que nous rentrions à l’hôtel et j’eus à peine fermé la porte, un grand coup de tonnerre déchira le ciel.

– Sale journée, n’est-ce pas mes pt’its gens ? C’était l’aubergiste.

– Vous avez raison.

– Vous savez pourquoi ? Me demanda-t-il.

– Non, pourquoi ?

– Par ce que c’est le vendredi 13 !

– Balivernes ! Je ne suis pas superstitieuse, répondis-je.

Eh bien on verra demain si vous êtes toujours en vie ! Il fut alors pris d’un rire démoniaque qui me fit frissonner.

L’horloge indiquait treize heures et douze minutes. Nous montâmes les escaliers, et, arrivés devant la porte je crus entendre une voix ou plutôt un plainte. Je m’arrêtai et elle se tut. Marcel se heurta à moi, surpris que je me sois arrêtée. Sûrement la fatigue pensais-je.

L’après-midi passa vite, même un peu trop vite. Nous descendîmes à dix neuf heures pour le souper. Le temps ne s’était pas amélioré et nous mangeâmes, avec de temps en temps un gros BOUM au dehors. Nous allâmes nous coucher après le dessert et je me perdis dans un sommeil, Marcel à mes cotés. Je rêvai que je me noyai dans les eaux profondes, lugubres et croupies du lac, que des créatures des ténèbres me dévoraient petits bouts par petits bouts, par petits bouts… Je me réveillai à l’aube sans faire de bruit pour ne pas réveiller Marcel. L’aubergiste, quand il m’aperçut fut surpris que je sois toujours en vie. J’attendis que Marcel se lève pour prendre le petit déjeuner, mais il ne vînt pas. Je décidai alors d’aller voir ce qu’il faisait.

Il était allorngé toujours dans le lit, la valise était entrouverte. Je soulevai le drap de son corps et le retournai sur le dos :  ses yeux étaient ouverts mais éteints.  Il se tenait sur son torse l’araignée au ventre rouge. Je compris alors que mon fiancé était mort, que j’étais devenue Veuve avant d’être mariée, et que ma vie allait être remplie de noir.

Et c’est seulement à cet instant que je compris que pour moi, la vie n’avait plus aucun sens …

Aymeric B 4ème A

Les yeux

Quelle magnifique soirée d’été ! En ce samedi huit août, tout est calme sur les prés de la Galope ou nous faisons un feu de camp. Le ciel est clair. Les milliards d’étoiles qui y scintillent et la lune qui y brille de mille feux illuminent la prairie. En bas, on aperçoit les lumières de la ville de Chambéry qui éclairent la vallée. Autour des flammes flamboyantes, chacun de nous raconte des histoires, vécues ou imaginées, chacun de nous tente de faire naître la peur.

C’est alors que me vient en tête cette aventure horrible que j’ai vécue, cette histoire qui m’a hantée nuit et jour, qui m’a fait peur, une peur atroce, qui m’a glacé les veines d’une frayeur hideuse qui m’a fait frissonner au moindre bruit étrange, d’une terreur cruelle, qui m’a paralysé et m’a empêché d’ émettre le moindre son. Cet effroi, je le ressens encore et pour la première fois je vais tout dévoiler.

C’était un bel après-midi d’été, il y a trois ans de cela, je préparais mon sac à dos pour partir en balade et camper sur les prés du Nivolet. Il faisait toujours beau et chaud quand, dans la soirée, je partis.

Après une petite heure de marche, j’ arrivai au village de Lovetaz où je demandais à la première personne que je croisai où je pourrais trouver de l’eau pour remplir ma gourde vide. Cette personne m’invita à prendre provision chez elle. Quand j’entrai, l’homme me demanda :

« Où comptez-vous aller avec votre sac à dos ? »

Je lui répondis que je m’en allais camper sur les prés du Nivolet. Il me regarda en riant :

« Non franchement, où partez-vous ? »

Il n’avait pas l’air de me prendre au sérieux. Je lui répétai donc la même chose. C’est alors qu’il prit un air effrayé :

« Voulez-vous réellement camper là bas ? Ne savez-vous pas qu’il se passe des choses très étranges et effrayantes ces temps-ci ? »

Sans faire attention à ces paroles, je le remerciai et repris ma route.

Quand je fus arrivé, je décidai de faire un feu, de planter ma tente et de commencer à manger

mon repas. Pendant le dîner, le temps tout à fait beau jusque alors, se couvrit et des nuages noirs arrivèrent et bloquèrent définitivement la vue de la lune et des étoiles. Tout à coup, une branche craqua;

« Branche morte arrachée par le vent, sans doute », me dis-je soulagé.

Puis un buisson remua, je me retournai et vis un écureuil qui s’enfuyait.

Quelques minutes passèrent et le feu s’éteignit. Je fus alors plongé dans l’obscurité totale. Je commençais, angoissé, à chercher ma lampe de poche que je finis par trouver. Je relevai la tête en m’ apprêtant à l’allumer quand je vis surgir devant moi, deux yeux pointus extrêmement brillants et scintillants ne ressemblant à ceux d’aucun animal que je connaissais, des yeux qui me regardaient en s’approchant.

A ce moment là, je fus littéralement paralysé. L’oeillade inconnue s’approchait toujours. Quand les yeux aveuglants furent à ma hauteur, ils bondirent sur moi et j’eus à peine le temps de les éviter. C’est alors que, ne sachant que faire, j’éclairai rapidement ma lampe sur le regard effrayant qui disparut aussitôt.

Combien de temps suis-je resté ainsi, sans pouvoir émettre le moindre son, sans pouvoir bouger le moindre membre, sans pouvoir tourner une seule fois le regard ? Je n’en sais rien. Mais quand je me suis remis à bouger, le jour commençais à se lever. Tout en défaisant ma tente les mains encore tremblantes je songeais à cette nuit horrible. Avais-je été la proie d’une hallucination ? La peur m’avait-elle fait imaginer tout cela ? Ces yeux n’étaient-ils pas ceux d’un renard, d’un loup, … ou d’une créature inconnue ? Je n’en sais rien. Mais ce que je sais, c’est que je préférerais infiniment revivre les moments les plus cruels de ma vie plutôt qu’une seule autre seconde, en face à face, avec « LES YEUX »!!

Hugues R 4°A

Tagab et ses meurtres ( Un journaliste chez sa grand-mère )

Je m’étais rendu chez ma grand-mère, à Tagab, dans un petit village, au coeur des montagnes afghanes pour y passer les fêtes de Noël. Nous étions en hiver, il neigeait de gros flocons. Dehors, il faisait sombre et froid. Il manquait une chaise et je dus aller en chercher une au grenier.

En arrivant dans les escaliers, il faisait lugubre, l’odeur n’était pas une des meilleures et des araignées y logeaient. Je fouillais, à droite, à gauche et je tombais sur un cahier usé, poussiéreux et rouge. Intrigué, je l’ouvris précautionneusement, et voilà se qu’il racontait :

07/11/2000 «Aujourd’hui je commence ce journal pour témoigner des événements étranges qui se passent dans ce village. J’ai décidé d’y noter les différentes étapes de mon enquête.

Justement, aujourd’hui, un nouveau meurtre à eu lieu. Mais cette fois ci, dans la forêt même. Notre petite Justine, la petite gamine qui venait tous les mercredis, et bien c’est elle. Oui, elle, si gentille, si belle, c’est elle qui a été tuée. Ses parents l’ont retrouvée par terre avec une morsure au cou, du côté droit.

09/11/2000 Ce matin je me suis déjà mis au travail ett je me suis rendu dans la forêt meurtrière. J’ai interrogé, j’ai fouillé et j’ai trouvé un important indice : des provisions. Tous les habitants sont inquiets, effrayés. Moi je garde mon sang froid. Métier de détective ! Je veux vraiment résoudre cette enquête avec tous ces meurtres, et surtout, je veux trouver l’assassin.

11/11/2000 – Au lever du soleil, j’ai entendu des cris et lorsque je me suis précipité, j’ai vu au bout de la rue principale, Madame Pâtepain, notre boulangère, affalée sur son comptoir, une morsure au cou, côté gauche.

12/11/2000 Le troisième meurtre. Depuis le début de mon enquête, les traces des meurtres empirent. Celles ci sont de plus en plus saignantes. Allez chercher pourquoi ? Dans l’après-midi, les parents de ma petite Justine viennent me rendre visite pour parler des événements étranges.

13/11/2000 Nous sommes devant la boutique de Monsieur Jefa, notre cordonnier car lui aussi a été tué; Mais ce meurtre est un des plus étranges car il y avait deux morsures au cou : une au côté gauche avec quelques marques de dents et une au côté droit, en dessous de grosse traces de pattes… Cela m’a tout de suite mis la puce à l’oreille.

JE VEUX ALLER DORMIR IMPERATIVEMENT DANS LA FORET CE SOIR.

Même jour, un peu plus tard dans la soirée :

Voilà, ce qui a été dit a été fait. Je me suis installé près d’un buisson. Il fait très obscur alors qu’il n’est que 19h30. Je lis un de mes livres de poche que j’ai apporté pour me distraire. Maintenant, il est environ 22h25 et je commence à m’endormir… »


Le cahier s’arrêtait là, je ne pus savoir la suite de cette histoire mais au moment où je refermais l’étrange journal intime, je vis au dos du cahier noir, l’empreinte d’une énorme patte griffue…

Elodie M. et Axelle G. 4ème E

Le mystère d’un élève anonyme

Dans mon bureau, je classai mes dossiers, quand quelqu’un frappa à la porte.

« Entrez Tom !

-Bonjour Monsieur le Principal.

– Oui, ma rentrée s’est bien passée, mais tous les élèves de ma classe se connaissent déjà et j’ai du mal à m’intégrer parmi eux.

– Fais des efforts pour t’intégrer, car il y a longtemps, un élève solitaire a disparu. Je vais te raconter son histoire :

« C’était un élève brillant et solitaire qui était nouveau dans ce collège, personne ne le connaissait. Tous ses professeurs le couvraient d’éloges. Il était timide, renfermé sur lui-même et un peu mystérieux. Malgré les nombreuses réunions et conseils de classe, ses parents n’étaient jamais intervenus dans son travail scolaires si bien que j’en étais arrivé à douter de leur existence et j’entrepris de nombreuses recherches pour la retrouver : en vain, sa famille semblait n’avoir jamais existé.

Nous avons été rassuré de voir qu’il ne possédait aucune idée malfaisante. Au fil des mois, il sut gagner l’estime de ses professeurs et le respect de ses camarades de classe. A la rentrée des vacances de la Toussaint, un travail en groupe devait être rendu. Il avait travaillé seul. Alors que son professeur lui en faisait la remarque, il prit ses affaires et quitta la salle en courant, les larmes aux yeux.

Ce professeur, c’était moi… et j’en garde encore le souvenir précis, et la culpabilité aussi.

Le surveillant de garde ce jour-là le vit rentrer dans le grenier, mais n’intervint pas. Ainsi personne ne sut jamais ce qui lui était arrivé. Il ne vint pas en cours pendant quelques jours mais il revint tout de même le Vendredi. On était le 13 Novembre et la neige commençait à tomber. À partir de ce jour, je n’osai plus donner de devoir en groupe mais je décidai de le rattraper lui en faisant faire un contrôle auquel j’étais sûr qu’il allait avoir une excellente note.

Ma surprise fut grande quand je vis qu’il eut la plus mauvaise note de sa classe. Après quelques jours, je me rendis à l’évidence, il n’était plus l’élève modèle mais bien un élève médiocre. Quelque chose avait changé en lui et je décidai à lui en parler.

Chaque fois que je m’approchais de lui, il faisait tout pour m’éviter et le courage me manquait. Le jour où je réussis enfin à lui parler, il ne répondit pas et s’enfuit dans le grenier. Il ne revint jamais en cours, je fus la dernière personne à l’avoir vu. La police enquêta durant de longs mois mais ce fut sans succès. L’enquête ne fut jamais élucidée. »

Vincent, Axel et Maxime 4èmeE

Joyeux Anniversaire !

18 juillet 06, Chambéry :

J’ai peur. Il va revenir. Je hais ce jour. Le jour de ma naissance est un jour maudit. Qu’ai-je fait pour mériter cela ? Si seulement…si seulement je n’avais pas ri. Toute cette histoire à cause d’un rire. Je ne l’aurais pas fait, si j’avais deviné les antécédents. Je ne sais même pas si j’ai envie de raconter cette histoire. Peut-être cela me soulagera-t-il ? Peut-être, essayons. Alors…Voici l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue :

C’était en 1986, et nous fêtions mes 16 ans. Tous mes amis étaient présents : Tom, Julie, Bastien, Julien, Sophie et d’autres. Nous étions partis faire une longue balade à Chambéry. Nos esprits étaient totalement troublés par les verres d’alcool remplis et vidés en moins de cinq minutes. Nous marchions, riions, courions et criions, la joie de vivre emplissant nos têtes. Il faisait nuit et il était tard. Des cris de protestations s’élevaient lorsque nous passions près d’habitations endormies. Nous nous rapprochions du centre ville, quand notre groupe croisa le chemin d’un petit garçon.

C’était un enfant diaboliquement beau : ses cheveux noirs de jais coupés mi-longs, étaient raides comme des bâtons. Il avait les yeux d’un marron foncé envoûtant, légèrement plissés. Il devait avoir au plus huit ans. Nous nous sommes arrêtés brusquement. L’enfant nous fixait. Nous étions comme hypnotisés. Puis, d’une voix qui vous pétrifia d’un coup, froide comme de la glace, il nous dit :

« Ma maison brûle. » Son regard était empli de détresse. Nous regardâmes les alentours. Aucune lueur, aucun cri, aucune sirène. Juste les bruits de la rue quand la nuit survient.

Et là…Nous avons éclaté de rire. L’enfant s’est raidi. « Ma maison brûle. », répéta-t-il. Notre rire se calma. « Mais..tu habites où ? », demanda l’un de nous. « Ma maison brûle ! », cria-t-il. Cela nous fit sursauter. Nous regardâmes une seconde fois et quand nous voulûmes parler au petit garçon, celui-ci avait disparu. Personne ne réagi. Tout le monde se remit à rire. Cet événement resta là où il avait eu lieu. Rien ne s’était passé. Notre marche nocturne se poursuivit.

Le lendemain, chez moi, la tête me tournait. J’avais chaud. Je voulus prendre un verre d’eau. J’avançai vers la cuisine, ouvris le robinet et mis mon verre dessous. Ce qui sortit du tuyau, je m’en souviendrai toute ma vie, c’était des salamandres. Elles étaient brûlantes. Je lâchai mon verre d’un coup ; il se brisa en mille morceaux dans l’évier. Je reculai, le coeur battant, et tombai sur la première chaise à ma portée. Je regardai les salamandres tomber, haletant. Au bout d’une minutes, les batraciens arrêtèrent de « couler ». Je m’avançai prudemment, et fermai le robinet. Je le rouvris lentement. De l’eau s’en échappa. Je pris un autre verre, le remplis et bus. L’eau avait un goût normal. Je me rassurais en me disant que la fatigue due à la fête de mon anniversaire avait dû provoquer une hallucination. Tremblant, je me dirigeai vers la fenêtre la plus proche et l’ouvris. Je respirai l’air pur du dehors, en essayant de me raisonner. Je la laissai ouverte et partis me coucher, bien que nous étions en plein milieu de l’après-midi. Je m’endormis très peude temps après m’être enroulé dans les couvertures.

Dans la nuit, très tard, je me réveillai en sursaut, en nage. Une odeur nauséabonde de fumée emplissait la maison. Je courus vers la cuisine, pris le plus gros récipient que je trouvais et me précipitai vers l’endroit où l’odeur était la plus forte. L’incendie pronvenait de ma chambre que j’avais quittée deux minutes auparavant. Je jetai tout le liquide sur les flammes, mais rien n’y fit. Je partis chercher encore de l’eau, et quand je revins, le feu s’était volatilisé. Tout était intact. Des flaques d’eau s’étendaient sur le sol. Et là, je le vis. Ce petit garçon. Ce petit garçon aux cheveux noirs et aux yeux inquiétants. Je ne pus lui dire aucun mot. Impossible de me sauver non plus. J’étais figé au sol, incapable de bouger. Je mourais de chaud, littéralement. Je brûlais. L’enfant disparut en me jetant un regard qui vous aurait tué sur place. Je ne sais combien de temps je suis resté comme cela. Mais le lendemain, j’étais dans mon lit, comme si rien ne s’était passé. Plus d’odeur, ni de feu, ni de flaques ou de salamandres. Plus rien. Je m’évanouis.

Un an plus tard, dans les trois jours qui suivirent mon anniversaire, les mêmes événements se re produisirent. Il était revenu me tourmenter. Et depuis, chaque année, je suis brûlée vive.  Je me réveille.Je l’attends. J’ai peur. Il va revenir !

Juliette B. 4ème A


Le fantôme de la pyramide

Après notre long voyage de 16 heures nous arrivons enfin en Egypte dans la ville de Méhallet-el-Kobra pour des fouilles archéologique avec le professeur Kermijäru.

Dès notre arrivée nous sommes allé à Guizeh pour les fouilles sous les pyramides avec mes collègues et le professeur Kermijäru . Nous nous sommes préparés pour la descente vers la porte de la pyramide mais nous ne savions pas qu’un fantôme hantait les lieux . Arrivés à la porte sous la première pyramide nous avons eu une montée d’adrénalines, à cause du changement brutal de température qui passe de 36°C à 17°C.

Nousavons découvert des objets antiques exhumés des précédentes fouilles. Tout à coup , nous avons entendu un bruit étrange comme un bruit de sabot . Nous nous enfoncions de plus en plus dans la pyramide : faisait de plus en plus froid . Puis nous avons aperçu un spectre . On s’est dit que c’était peut-être le professeur qui avait pris de l’avance sur nous mais non… c’était bien le spectre d’ un mort qui revenait parmi les vivants.

Nous sommes alors sorti s en courant de la pyramide mais il nous poursuivait . Nous avons réussi à le semer avant la sortie de la pyramide et nous sommes rentrés à l’ hôtels.

Pendant la nuit le spectre du fantôme est réapparu dans notre chambre . Nous avons pris nos valises et et nous nous sommes vite enfuis en direction de notre avion privé où nous sommes allés visiter un autre site archéologique qui se trouvait à environ deux heures de vol de Méhallet-el-Kobra .

Là bas nous avons rencontré un autre groupe d’archéologues et ils nous ont proposé de venir avec eux dans la pyramide . Nous avons trouvé un cercueil et nous l’avons ouvert il y avait un corps récemment embaumé . Nous l’avons sorti de la pyramide et nous l’avons mis dans l’avion et nous sommes reparti vers Paris pour identifier le corps . Était-ce le spectre aperçu lors de notre visite dans la première pyramide ?

Cédric C