Jeudi dernier, le 3 novembre 2011, nous nous sommes retrouvés à l’Agence du court métrage pour une séance de projection. Nous avons commencé par visionner vos travaux en chahutant un peu et les avons commentés. Nous avons aussi évoqué le fait que le cinéma est une pratique mais aussi un lieu collectif, la salle dans laquelle nous nous retrouvons et dans laquelle nous ne sommes jamais seuls. Je vous ai montré des films très différents, la plupart ont été diffusés en pellicule 35 mm par le projectionniste. Vous avez d’ailleurs pu apercevoir (trop) rapidement des projecteurs 35 en attente d’être installés dans le hall d’entrée.

J’ai choisi ces différents films parce que, comme vous avez pu le constater, ils font tous des choses très différentes, et mettent en œuvre des solutions de montage très spécifiques.

Les films que vous avez vu projetés en 35 mm étaient les suivants :

Le dimanche de la mama de Mario Caniglia
La peur, petit chasseur de Laurent Achard
Harry et Co de Sébastien Tavel
Gbanga Tita de Thierry Knauff
Au bord du Lac de Patrick Bokanowski

Ensuite, trois films ont été projetés en vidéo :

France Brésil et autres histoires de Marc Picavez
L’eau, l’air et les songes de Cécile Ravel
Après le feu de Jacques Perconte

En discutant des films, nous avons rencontré des termes un peu techniques mais simples à comprendre si l’on est attentif au sens des mots :
– le cadre
– le plan
– la séquence
– le plan séquence
– le hors champ
– le hors champ sonore
– le tourné monté
– le off / le in

D’ici notre prochaine séance, vous pourriez par exemple redéfinir chacun de ces termes en les expliquant avec vos propres mots.

Dans la discussion, vous avez également évoqué le champ / contre-champ. Nous avons vu que plusieurs films sont constitués d’un plan séquence, que d’autres sont construits autour d’une temporalité spécifique dans laquelle chaque séquence indique une progression dans la journée, etc.

Nous avons vu également que le cinéma peut transformer les images ou bien à la prise de vue, ou bien en travaillant sur les rushes filmés, que la bande sonore peut exister préalablement au tournage, que le montage peut être construit à partir d’un poème, ou encore que l’usage de la musique est très important car il montre que le montage est un travail sur le rythme.

Nous nous sommes demandés si une histoire peut être fausse, et avons vu que l’on peut raconter des choses en s’inspirant de la réalité. Et nous avons vu plein d’autres choses encore !

Il est très important de bien vous souvenir de tout cela et de continuer à réfléchir aux films que vous avez vus car il faudra utiliser tous ces éléments pour faire votre film !

Enfin, ce serait vraiment super si chacun d’entre vous choisissait un film et écrivait un petit texte dessus dans lequel serait montré ce que raconte le film, les moyens qu’il met en œuvre (est-ce que c’est un plan séquence, un diaporama, etc., ce que montre l’image  et ce que montre le son, etc.) et enfin quelle émotion cela provoque en vous (de la tendresse, de la colère, de la joie, de la peur ?) et pourquoi.

A très bientôt !

Rodolphe

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