Le second jeudi, le 20 octobre 2011, nous avons essayé de mettre en pratique un peu tout ce qui a été dit autour du montage. Nous avons discuté un peu de la différence entre l’image de cinéma et la photographie : la première bouge et a une durée, la seconde est fixe et traduit un seul instant (mais ce n’est qu’une apparence, car en vérité, il y a aussi du mouvement et de la durée dans une photographie !). Trois petits exercices vous ont permis de comprendre que le montage, c’est un peu comme écrire avec des images : selon l’endroit où on place un point ou une virgule (une coupe), le sens peut être tout à fait différent.

Nous avons abordé la question du dérushage (le fait d’ordonner les différents plans pour préparer les montage) à partir d’une petite séquence que j’ai refaite avec vous sur mon ordinateur (celle des enfants qui jouent dans la forêt). Comme vous avez pu le comprendre, pour faire du montage il faut choisir des images, les ajuster, les placer les unes par rapport aux autres dans un certain ordre. Vous verrez en faisant votre film que vous allez mettre plus d’images à la corbeille que dans votre film.

Sinon, le même jour, vous avez également commencé à réaliser des films à partir d’images fixes. Vous avez remonté une histoire de Garfield en replaçant les vignettes dans une succession et en y joignant une voix off. Garfield peut ou bien arriver tranquillement vers Oki, ou bien s’éloigner de lui à reculons. Tout dépend de ce que l’on veut raconter !

Vous avez également écrit des histoires à partir de photographies de Robert Doisneau, en associant plusieurs photos, en leur donnant des sous titres, et en les re-filmant ensuite dans leur succession. Les petits films qui en résultent sont très différents : certains racontent un épisode qui durent le temps d’un après midi (la bataille entre les garçons et le groupe des filles), d’autres sur plusieurs jours (l’homme qui ne trouve pas son amour et qui va dans la forêt), d’autres enfin sur plusieurs années (les jeunes filles qui veulent se marier).  A votre niveau, vous avez mis en pratique une chose très importante : c’est le montage qui donne la temporalité du film !

Rodolphe Olcèse

Tags :