Un jeudi à 24 images /Atelier cinéma n°1 (4e6)

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Lors de notre première rencontre, le 6 octobre 2011, nous nous sommes présentés les uns aux autres. Je vous ai notamment dit que je n’avais pas appris à faire des films à l’école mais en manipulant les outils, et notamment une caméra super 8. C’est un peu ce que vous avez fait avec les vignettes de Garfield et les photographies de Doisneau lors de l’atelier n°2. La première chose qu’il faut retenir de tout cela, c’est que pour faire un film, il peut suffire de deux images, et de mettre de la durée en chacune d’elle. Et que ce qui importe, c’est de faire des choses.

Vous avez désormais tous bien compris que le cinéma, dans ses premières formes, c’est une longue bande de pellicule sur laquelle il y a 24 images par seconde, et une petite ligne courbe sur le côté qui permet d’enregistrer le son (et tout le son : la musique, les dialogues, les ambiances). Si je ne me trompe pas, vous êtes 24 dans la classe, tous ensemble, vous faites donc une seconde de cinéma !  Vous avez manipulé de la pellicule 8mm, 16mm et 35mm et je vous ai expliqué que, quelle que soit la taille des photogrammes, le rapport reste le même : au cinéma, une seconde, c’est 24 images.

Lors de cette première séance, nous avons également beaucoup parlé de l’importance du son qui peut donner des informations supplémentaires sur le contenu d’une image (un avion passe dans le ciel et on ne le voit pas), la transformer en la plaçant dans une ambiance étrange, ou au contraire, la soutenir en faisant entendre ce que l’image montre. Nous avons regardé un film dans lequel j’ai fait tout ce qui habituellement ne se fait pas au cinéma : un montage avec des images floues, qui tremblent, qui passent d’un environnement à l’autre (d’un voyage en train à une imprimerie, de l’imprimerie à la vie de quartier), sur un fond sonore très bizarre obtenu par une transformation de sons réels (enregistré sur un carrefour où il y avait beaucoup de circulation automobile). Et cela fait pourtant un film.

L’après-midi, vous avez manipulé sur les ordinateurs des plans d’images super 8 muets, sur lesquels vous avez posé des sons qui pouvaient soit être pertinents par rapport aux images, soit sembler très détachés des images, et les exemples que nous avons projetés à l’issue de ces travaux pratiques nous ont permis de comprendre qu’en utilisant des sons qui a priori n’ont rien à voir avec l’image sélectionnée, on peut lui faire dire quelque chose de nouveau : par la simple pratique du montage, vous avez réussi à mettre une foule de gens aux pieds de monuments en ruine.

Rodolphe Olcèse

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« Collège au cinéma »: deux classes de 5ème sur radio campus

2009/2010, 5e, 5e4 2 commentaires »

Dans le cadre de « Collège au cinéma »,les élèves de 5ème 3 et de 5ème 4 ont assisté aux projections de 4 films prévus au programme: 2 longs métrages, 1 documentaire, et plusieurs courts métrages. Chacun a pu s’initier au langage cinématographique et cette année nous avons particulièrement insisté sur le son au cinéma. ( repères historiques sur l’arrivée du son au cinéma, le bruitage, son » in »/son « off », la prise de son, la musique…)

Pour cela, nous avons travaillé en atelier de 4 heures et réalisé une carte postale sonore avec Chiara et Guillaume du dispositif  « Cinéma 93 » et nous leur adressons un très grand merci.

Notre travail a été diffusé à la radio sur « Radio Campus » 93.9 où Guillaume est animateur.Nous sommes donc heureux de vous inviter à écouter ce que nous avons réalisé: une matinée au collège Jean de Beaumont, de l’entrée dans l’établissement à l’heure du déjeuner à la cantine.

Fermez les yeux, écoutez et imaginez. Bon voyage!

Carte postale sonore

Ici pour écouter l’émission dans son intégralité

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