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Mar 15

Le tsunami au Japon et ses conséquences, explications

UNE CATASTROPHE NATURELLE

A ne pas confondre avec le raz-de-marée, causé par une tempête ou un cyclone, le tsunami (mot d’origine japonaise, « vague de port ») est déclenché le plus souvent par un séisme sous-marin ou un glissement de terrain. Deux paramètres définissent le séisme :

– la magnitude mesure l’énergie dégagée à partir de l’amplitude des vibrations enregistrées par un sismographe. Elle varie de 2 à 9 et plus sur léchelle de Richter.

– l’intensité du séisme mesure l’ampleur des dégâts sur l’échelle de Mercali variant de1 à 12.

Une vague de tsunami (video) est générée par des effets de gravité (plus le séisme est proche de la surface, plus il est dangereux), alors qu’une vague classique est crée par le vent.

Les vagues freinent en arrivant en eaux peu profondes, à l’approche des côtes, ce qui explique le soulèvement d’un véritable mur d’eau (10 m environ).

Les marégraphes mesurent en continu la hauteur de l’eau. Le centre d’alerte international est situé à Hawaï, zone la plus sensible aux risques dans le Pacifique. Un centre de recherche a été  créé pour l’océan indien qui n’en disposait pas,  au moment du dernier tsunami en Indonésie (2004).

UNE CATASTROPHE NUCLEAIRE

Une centrale nucléaire est une usine de production d’électricité. Voici le schéma de son fonctionnement :

Le panache blanc des centrales nucléaires est constitué par l »évaporation de l’eau utilisée pour refroidir la centrale. C’est en fait, de l’air humide.

Voir l‘animation proposée par le CEA.

L’accident de Tchernobyl (1986) a été causé par un invraisemblable enchaînement d’erreurs humaines, provoquant un emballement des réactions nucléaires. Les grandes quantités de chaleur libérée ont ainsi produit l’évaporation de l’eau dans les circuits de refroidissement. Sous pression, la vapeur a fini par faire exploser le bâtiment du réacteur.

Aujourd’hui, à Fukushima, c’est la violence du tsunami qui a endommagés et inondé les circuits de refroidissement et les intallations électriques de secours :une partie de l’enceinte du bâtiment du réacteur N°1 a été détruite par une explosion d’hydrogène, ( décomposition de l’eau par les gaines de combustibles à haute température, ce qui suggère une fusion partielle du cœur). Lundi 14, une explosion similaire d’hydrogène s’est produite sur le caisson externe du réacteur N°3 causant 11 blessés.

Mardi 15 mars, alors que la situation semblait s’améliorer avec les unités 1 et 3, la détérioration du réacteur N°2, reconnue par les autorités japonaises, inspire de vives inquiétudes en accroissant les risques de contamination.

SOURCES

  1. – TDC 906
  2. – SVJ 200/mai 2006
  3. – Site cea.fr/jeunes
  4. – Site éducatif brainpop.fr
  5. Société française d’énergie nucléaire
  6. – Site sur la radioactivité

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Oct 18

Haïti au quotidien

Il en est de Haïti comme pour la plupart des catastrophes qui anéantissent des contrées lointaines :  beaucoup de compassion, d’aides spontanées, d’actions humanitaires indéniables et puis l’actualité reprend le dessus, alors…. petite piqûre de rappel : le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7 faisait 300 000 morts et 1,5 millions de sans-abris. Neuf mois après, les Haïtiens en sont encore à détruire plutôt qu’à reconstruire (20 millions de tonnes de gravats).

Les abris provisoires perdurent et la saison des cyclones arrive. Malgré la présence des ONG, un constat s’impose :

– Certains quartiers (bidonvilles déjà existants) ne reçoivent aucune aide ; les gangs y sévissent et les enfants subissent une double peine ;

– Des milliers d’amputés résident au centre orthopédique de Handicap International. Il sera difficile d’assurer un suivi, sachant qu’une prothèse se change tous les deux ou trois ans ;

– La souffrance psychologique est toujours présente : des femmes, notamment, racontent le séisme comme s’il s’était passé la veille ; elles vivent dans la peur d’un nouvelle tragédie. Les Médecins du monde ont le sentiment d’être impuissants ca seule, la moitié des Haïtiens ont franchi le pas de la consultation après des psychologues.

– Les 10 milliards de dollars promis par les bailleurs de fonds internationaux (financiers) se font attendre. Le traumatisme s’installe, le transitoire va durer.

Malgré tout, l’UNICEF, toujours mobilisée, a recueilli près de 8,5 millions d’euros. La priorité  va à la protection de l’enfance, la santé et l’éducation.


Lilian THuram ancien footballeur, engagé auprès de l’UNICEF, a pu constater les difficultés et les défis qui restent à relever en matière d’aide à l reconstruction, à l’éducation : « L’école c’est la clé de ma vie » résume Christine, une fillette haïtienne.

Pour elle et tous les enfants de Haïti, voici quelques adresses qui font comprendre et mesurer la détresse des habitants, leur besoin de soutien  et la nécessité d’aider les initiatives locales.


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