Tagged: écriture

Juin 15

Conte merveilleux

Dans le cadre de l’étude du merveilleux, au programme en 6e, Madame Chenu, professeur de français, a proposé des contes des frères Grimm à ses élèves pour les revisiter à leur manière. Un des contes s’intitule Les sept corbeaux, voici l’original :

Les Frères Grimm

et voici ce qu’en a fait Baptiste :

Les sept Corps-Beaux

Les parents de la famille « Corps-Beaux » avaient sept filles et un jeune garçon qui, lui, ne se considérait pas comme le centre du monde contrairement à ses soeurs qui avaient un grand orgueil. Un jour, il fallut aller chercher de l’eau à la fontaine alors que le fils était malade, et là, ses sept soeurs n’hésitèrent pas et foncèrent tête baissée, car regarder de l’eau est un bon moyen de voir son reflet, et en voyant le leur, elles y restèrent à s’admirer.

Le père qui n’aimait pas attendre s’énerva et dit :

« Si seulement ces filles étaient horribles, elles fuiraient bien vite cette fontaine, et rentreraient plus vite. »

Et à ce moment, à la fontaine, les filles tombèrent en larmes en fixant l’eau et fuirent vers un endroit où personne ne pourrait les voir. Le garçon qui avait remarqué l’absence de ses soeurs voulut les trouver, non pas qu’elles lui manquaient mais il ne voulait pas faire tout le travail à la maison. Il partit à l’aventure mais il ne changea pas ses habitudes, et fainéant comme il était, il prit un sofa pour se reposer. En plus de cela, comme il était gourmand et plutôt soiffard, il emporta un buffet et un tonneau, tout en sachant que cela n’allait pas lui suffire.

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Mar 26

Concours de scenario : une place honorable pour les 5e

  Les coordonnateurs de l’action « Collège au cinéma » avaient lancé, à l’automne un concours de scénario comme  prolongement à l’expérience cinématographique. Les cinquièmes se sont pris au jeu et sur les trois pistes imposées, ils se sont improvisés scénaristes avec des règles propres à l’écriture scénaristique :

  • – l’emploi du présent,
  • – les indications de lieu et de temps,
  • – les précisions de gestuelles, d’accessoires…

A plusieurs, ou individuellement, ils ont travaillé leurs dialogues dans des situations imaginaires, en ayant à l’esprit, non pas le souci d’un récit détaillé mais celui d’images évocatrices.

16 classes de 6 collèges mayennais ont participé à cette expérience. Le comité de lecture n’avait pas pour démarche d’établir un classement des meilleurs scenarii mais il a salué unanimement la qualité des textes rédigés et l’engagement des élèves dans ce travail.
Il a relevé le caractère social particulièrement développé dans ces écrits et notamment les questions :

  • – des personnes âgées dépendantes (maladie d’Alzheimer),
  • – des licenciements abusifs dans le cadre de plans sociaux douteux,
  • – des injustices sociales et pénales,
  • – du racisme,
  • – du mal-être de la jeunesse (révolte, désir de liberté…).

Voici, pour exemple, le scenario qu’a écrit Faustine, élève de 5e sur le thème « Comment ai-je pu finir dans un fourgon de police ? »

ERREUR DE VIEILLESSE

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Jan 17

Pleins feux sur le cinéma : L’écriture d’un scénario

L’écriture d’un scenario est un concours proposé à tous les professeurs de français de la Mayenne qui participent à « Collège au cinéma ».

Les modalités

Mme Girault, professeur de lettres,  y  a donc inscrit  ses élèves de 5e. Le but de ce concours est d’écrire une courte production (scénario). Pour rendre l’exercice plus stimulant, quelques contraintes sont imposées aux collégiens :

  • – La longueur : le scénario ne doit pas excéder 7 pages (soit 7 minutes de tournage).
  • – Trois sujets différents sont proposés aux élèves  :
  • 1- Sur une piste de danse. Alors que vous vous apprêtez à faire un devoir,vous constatez que vous n’avez plus de cartouche pour votre stylo-plume.Vous ne pouviez pas savoir que cet oubli allait vous conduire sur un piste de danse.
    2 – Comment ai-je pu finir dans un fourgon de police ?  Seul parmi une foule de passants, vous voulez aider une personne âgée à traverser le trottoir, mais rien ne se passe comme prévu.
  • 3- Quand tout va mal tout va mal ! Ce matin-là, le dentifrice refusait obstinément de sortir de son tube…

La récompense ? La réalisation par un professionnel, du scénario le plus apprécié par le jury, dans un court-métrage de 7 minutes maximum, lors du festival « Les reflets du cinéma » à Laval en mars prochain.

Les règles à connaître

L’écriture d’un scénario  répond à des exigences que nous, élèves ne connaissions pas. Avec notre  professeur et et la documentaliste, nous apprenons, au CDI, à utiliser le logiciel Celtx. Il existe des conventions pour écrire un scénario : par exemple, nous n’avons pas le choix de la police de caractère, la disposition des dialogues est centrée dans la page, et des indications entre parenthèses peuvent aider les acteurs à adapter leur jeu à la situation, comme ceci :

                          
Mais surtout, un scénariste doit écrire des situations et au cinéma, seul le temps présent existe. Les informations contenues dans le scénario doivent être filmables et ne pas comporter de notions de sentiments ou de concepts abstraits.
Exemple : on n’écrit pas : « Philippe est médecin » mais « Philippe porte un stéthoscope »  ou « Billy est un boxeur raté », la notion de « raté » ne se filme pas, à nous de le faire comprendre par des images…
Autrement dit, le scénario est un texte fait de mots qui doivent évoquer des images ; ces images sont suggérées par un langage non technique, d’où la difficulté !!
Allez courage les 5e… le chef-d’oeuvre est à transmettre avant le 10 février 2012 au coordinateur pédagogique de Collège au Cinéma !
FAUSTIN, 5e

 

 

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Juil 07

15 ans en 2008

Nouvelle rubrique pour découvrir des travaux d’élèves. Aujourd’hui ce sont deux nouvelles écrites par des élèves de 3ème.

Ils ont 15 ans… Ils vont avoir 15 ans… Ils ont à peine plus de 15 ans…

Et ils écrivent, pour vous, sur des personnages qu’ils créent, des personnages qui ont

1 5   a n s      e n     2 0 0 8

 

Je m’appelle Leila.

J’ai 15ans et je suis une fille , tout ce qu’il y a de normale.
Mais pour certaines personnes , je ne le suis pas, pourquoi ? Vous vous le demandez… car je suis noire. Rien que de prononcer cette phrase m’énerve. Pourquoi devrait-il y avoir deux catégories pour deux couleurs différentes ?
Je suis née en France de deux parents eux-mêmes nés ici ; la seule différence, c’est que mon teint est plus foncé que le vôtre.
Plus je grandis , moins je comprends.
 Depuis que je suis petite, je sens quelques regards différents sur moi ; mais savez- vous, à 5 ans, on ne peut pas comprendre que quelqu’un vous différencie de votre voisin pour votre couleur de peau. Bien sûr , tout le monde n’est pas pareil vis à vis de moi, heureusement d’ailleurs. Les trois quarts des gens ne s’arrêtent plus à une couleur de peau , mais il en reste quand même trop à ne pas comprendre.
Certains disent qu’il faut que je retourne dans mon pays, mais c’est ici, mon pays… Je suis née ici , mes parents sont nés ici , nous vivons ici depuis toujours et ils voudraient qu’on parte ?! Et où ?
J’aimerais tant que les gens puissent comprendre que nous sommes tous pareils. Que les esprits et les avis changent.
Parfois j’essaie de m’imaginer la vie qu’ont vécue mes ancêtres…
Mon grand- père m’a toujours dit de ne jamais écouter les autres, de ne pas écouter leurs critiques, qu’ils disaient juste ça pour se rassurer et se faire croire à eux-mêmes qu’ils étaient plus forts, mais qu’au contraire ils étaient loin de l’être.
Il m’est impossible de comprendre pourquoi certaines personnes ressentent tant de haine envers moi ou ma famille, sans me connaître, juste avec un regard.
Moi je suis fière de ce que je suis, de mes ancêtres, et de ma couleur de peau , et ce n’est pas ma couleur de peau qui est différente des autres, mais la leur de la mienne.                                                                                                       Lucie Lavina

 
 
 

 

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Juil 03

Les 6e, de merveilleux fabulistes

Dans le cadre d’une séquence sur les fables, les élèves se sont inspirés de La Fontaine pour écrire leur propre recueil dans un registre souvent plus parodique : ils ont imaginé d’autres épisodes, inversé des situations ou modernisé certaines histoires. Ils ont aussi, à l’instar de Queneau, utilisé le dictionnaire pour remplacer chaque nom par le nom qui suivait dans l’ordre alphabétique et ont procédé de la même manière pour les verbes et les adjectifs.

Dernière étape : la salle multimédia, la mise en page et les illustrations. Un exemple parmi tant d’autres, réalisé par Emilie Leserf. Cliquez sur « full screen » et tournez les pages !

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