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Jan 27

« Maman, je veux plus aller à l’école »

C’est le titre d’une plaidoirie que défend aujourd’hui même, au Mémorial de Caen, une lycéenne qui participe au concours annuel de plaidoiries et c’est aussi le début d’une campagne ministérielle qui vient d’être lancée pour que les victimes de harcèlement à l’école ne soient pas marquées à vie.
D’après une enquête au sein des collèges publics, les caractéristiques du harcèlement en milieu scolaire regroupent :

  • – la violence : rapport de force ou de domination,
  • – la répétition : agressions qui durent sur une longue période,
  • – l’intention de nuire : blesser, intimider, ridiculiser,
  • – l’isolement de la victime.

Le harcèlement se fonde sur la différence :

  • – l’apparence physique
  • – l ‘identité de genre (garçon effemminé, fille « masculine »)
  • – un handicap (physique ou mental),
  • – l’appartenance à un groupe social ou culturel particulier
  • – des centres d’intérêts différents.

Une relation triangulaire s’instaure entre le harceleur qui parvient à faire de ses camarades, des complices, et instaure une relation de domination sur sa victime sans défense et isolée. Le silence de la victime (peur des représailles, honte ou crainte de ne pas être crue) va développer chez elle un sentiment de perte de confiance en soi (agressions « tolérées » par l’entourage) et un sentiment d’insécurité permanent.

Taquineries enfantines direz-vous ? Quand l’enfant devient irritable, a des troubles du sommeil, est replié sur lui-même, ce sont des signes qui doivent inciter les adultes au dialogue pour éviter que l’état d’anxiété et de stress ne s’installe et s’aggrave. Il faut savoir que le harcèlement, le plus couramment, sévit en fin de primaire et au collège. Les sanctions sont les mêmes que pour un comportement blâmable, c’est-à-dire : exclusion temporaire ou définitive du harceleur, activités de solidarité ou de formation. Le fait d’enregistrer ou de diffuser des images de violences est passible également de poursuites.
Enfin, avec les nouvelles technologies, le cyberharcèlement se manifeste par des contenus échangés sur internet ou sur téléphone et dans ce cas, le harceleur engage sa responsabilité sur la base du droit civil ou du code pénal.

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