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Jan 08

“Anne Frank au pays du manga”

L’Holocauste et Hiroshima sous forme de BD documentaire interactive, c’est ce qu’a proposé Arte TV, avec “Anne Frank au pays du manga » en décembre dernier et ce qu’un réalisateur français a réalisé sous une forme inédite.

 

Que connaissez- vous du Japon ? L’image traditionnelle des cerisiers en fleurs, des films de Miyazaki, et des extravagances vestimentaires des plus jeunes mais aussi l’île des catastrophes, celle de Fukushima l’an dernier ou  des bombes atomiques sur Nagasaki et Hiroshima pendant la seconde guerre mondiale.

C’est justement ce Japon-là qui a intéressé le réalisateur Alain Lewkowicz : la mémoire des crimes de guerre perpétrés en Asie par l’armée impériale, les bombardements précédemment cités et la notoriété que connaît là-bas, Anne Frank dont presque tous les japonais ont lu le journal. Curieusement, si Anne est devenu un mythe moderne, réinterprété en personnage de manga ou de film d’animation, la plupart  des Japonais n’ont jamais entendu parler des camps de concentration. L’enseignement de l’histoire ne les évoque pas et cette absence dans la mémoire collective nipponne a interpellé le réalisateur-metteur en scène.

Avec un dessinateur, un interprète et un preneur de son, Lewkowicz ,parcourant le Japon pendant plusieurs semaines, a choisi de rapporter ces faits historiques, en rapport direct avec l’existence de Anne Frank, et sous une forme adaptée à un public plus habitué aux nouvelles technologies qu’aux documentaires rébarbatifs.

 Cela donne une bande dessinée, interactive, parsemée de fragments sonores et audiovisuels qui séduisent par l’originalité du message et la mise en évidence de l’expérience commune du Japon et de l’Europe dans le domaine de l’Histoire.

 Vous pouvez accéder à ce voyage documentaire ici et lancer la Bd interactive ici (temps de chargement nécessaire).


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Fév 03

Pullip addict

Les figurines de Star wars, Charlotte aux fraises et Bisounours, cela vous dit quelque chose ? Elles ont été créées par une société américaine qui est à l’origine également des « poupées à grosses têtes ». Celles-ci sont devenues très populaires au Japon dans les années 80 et depuis 2003, un artiste coréen Cheonsang Cheonha a créé PULLIP.

Poupée de collection, Pullip est à l’image des héroïnes de mangas. Silhouettes fines et yeux immenses, elles sont customisables et peuvent donc être ré-habillées, re-maquillées et re-perruquées, faisant ainsi de chacune un modèle unique. Depuis presque 10 ans, un nouveau modèle sort chaque mois.

Et depuis quelques années (2007), c’est la passion Pullip sur une multitude de forums pour échanger accessoires, photos, et ce, malgré un prix d’achat un peu dissuasif (autour de 100 €). Cette poupée est surtout la cible des 13-25 ans (eh ! oui) : pour certaines, c’est un moyen d’évasion et de création ; un exutoire aux désirs cachés et encore plus au Japon où la femme a besoin d’affirmer son identité.

Cet aspect « collection » prime sur le côté « jeu » et le fait de pouvoir relooker la poupée, créer de nouvelles tenues (des patrons couture, disponibles sur le site), faire une mise en scène photographiée, écrire des histoires, s’adresse le plus souvent aux fans de la culture nipponne ; on trouve même des « addict »… de 40 ans ! Les Pullipiennes constituent une communauté encore peu connue en France mais sachez que des boutiques sur le net peuvent vous donner des idées !

Boutique en ligne et encore ici

le site officiel

  

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