Certaines personnes sensibles aux fauves en sauvent et vivent avec eux. Bien sûr, il est interdit de posséder des animaux sauvages en France (hors cirques et zoos). La majorité de ces fauves ne seront jamais des animaux de compagnie. C’est toujours dans des cas exceptionnels, la plupart du temps au Kenya ou en Afrique du Sud qu’ils ont été recueillis par des familles qui font un peu office de zoo pour ces bêtes qu’elles adorent.
Les courageux « maitres » de ces animaux sauvages ne les prennent que lorsqu’ils sont bébés, car, si une personne recueille un animal sauvage quand il est adulte, il y aurait davantage de risques pour qu’il soit agressif et qu’il blesse gravement ou même tue son ‘‘sauveur’’. Si ces amateurs de fauves prennent ces animaux quand ceux-ci sont bébés, ceux-ci partagent sûrement plus d’affection envers leurs « maitres » et donc les ‘‘adoptent’’ et ils deviennent comme de la même famille.
D’accord, s’occuper d’un guépard peut apporter une présence agréable, mais seulement si l’animal est bien éduqué. Pour des adolescents comme nous, c’est un ami, mais pour certains seulement une distraction… En compagnie d’un tel animal, on ne passe pas tout notre temps sur un ordinateur ou ‘‘vautré’’ devant la télévision. On peut aller jouer avec lui sur un grand terrain de préférence, oui, un grand terrain, parce que la plupart des félins sauvages ont besoin d’espace. Par exemple, on ne ramène pas un lion dans un appartement. En plus, je n’imagine pas les dégâts que sa présence pourrait causer!
C’est un peu comme dans le film Le Renard et l’enfant ( Luc Jacquet, 2007) : Un animal sauvage qui est dans un petit espace et coupé de son environnement naturel devient fou. Il a peur et devient agressif. Attention aux griffes ! Il ne faut donc pas adopter un animal sauvage sans le mettre dans un grand espace (donc pas tout le temps dans une maison) et, bien sûr, il faut lui donner beaucoup d’affection.
Ainsi, une dame solitaire avait pris chez elle des femelles guépard quand celles-ci étaient des bébés. A présent, elle les considère comme ses chats ! Elles montent sur son lit, lui font des câlins,… Incroyable, non ?
Selon l’Agence Reuteurs, en novembre 2009, le champion Usain Bolt a adopté au Kenya un petit guépard, qu’il a baptisé «Lightning Bolt» (Bolt La Foudre) en référence à son propre surnom. C’est la première fois dans l’histoire que l’animal le plus véloce et l’homme le plus rapide se rencontrent. Bolt, recordman du monde des 100 et 200 m, avait déclaré par le passé avoir peur des guépards, craignant qu’ils ne courent plus vite que lui encore. Attendri par le petit animal de deux mois, qu’il a nourri au biberon au Parc national de Nairobi, il a admis avoir changé d’avis. Bolt a tout de même déboursé 13.700 dollars pour adopter officiellement le bébé guépard, qui grandira dans un orphelinat pour animaux de Nairobi. Cet argent sera versé au Service de la vie sauvage du Kenya qui l’utilise pour protéger les espèces en danger.
Il y a bon nombre de personnes ainsi passionnées par les animaux sauvages, qui les adoptent pour vivre avec eux, pour les laisser se reproduire et permettre ainsi que l’espèce ne s’éteigne pas. C’est ce qu’a fait cette dame aux guépards ! Grâce à ces personnes, certains animaux sauvages au départ sont devenus à demi-apprivoisés et sont toujours en vie.
Voilà ce que peut faire une passion peu ordinaire ! Ces animaux, certes, ont un corps robuste, mais à l’intérieur, ils gardent un cœur moelleux et ‘‘tendre’’ comme le chocolat.
Romane Béghin, 4ième C
Rosa Bonheur, la célèbre femme peintre de Thomery avait reçu en cadeau de Buffalo Bill un lion qui lui fut un bon compagnon, et le modèle de nombreux tableaux. On raconte tout de même qu’il s’est enfui un beau jour en forêt. rassurez vous c’était en 1900 !

