19 Mar
2010

Le Pilotis

Parmi les dispositifs architecturaux que Le Corbusier a introduit, il n’en est guère qui aient connu de plus grande renommée que le pilotis. Il en est presque devenu standard voire cliché de la construction moderne.
Le Pilotis n’est d’abord qu’une partie indifférenciée du squelette. Il devient visible quand la paroi-écran disparait. Puis il cesse d’être un simple élément linéaire, et s’affirme. Le Corbusier lui offre une réalité plastique, et presque indépendante (ex : Unité de Marseille).
Le Pilotis passe d’une forme tridimensionnelle à un élément plus fin, plus plat. Ce changement est sûrement dû à des raisons d’ordres économiques, ou sinon pour des motifs esthétiques. En effet, les « arrêtes » du pilotis prolongent celles verticales des loggias jusqu’au sol, s’intégrant donc parfaitement au volume d’ensemble.
Un ultime changement est connu pour le pilotis. Tout d’abord, il avait été conçu pour détacher la masse de l’édifice du sol. Mais au Palais de Justice et à l’Assemblée à Chandigarh, le pilotis revêt le rôle de, comme le disait Le Corbusier lui-même, « pures réalités poétiques », puisqu’il subit une transformation comparable à celle du brise-soleil : on le perce de toutes parts pour l’esthétisme et l’aspect pratique.

Unité d'Habitation à Marseille (Pilotis)

Unité d’Habitation Marseille ; Own work, Michiel 1972

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