Les Echos, 7/09/2011.

Depuis une dizaine d’années, les villes où l’emploi s’est le plus fortement développé se situent au sud et à l’ouest du pays.
A l’inverse, celles où cet accroissement a été le plus faible sont concentrées dans les régions désindustrialisées, au nord et à l’est.

La France métropolitaine compte exactement 111 villes de plus de 25.000 habitants, selon les plus récents recensements, réalisés entre 2005 et 2009. Dans l’Hexagone,cette armature urbaine concentre l’essentiel de l’emploi (61 %). Avec bien entendu une place démesurée pour l’ensemble parisien, qui représente à lui seul 20 % des emplois nationaux (lire ci-dessous). Depuis 1999, cette concentration de l’emploi dans les villes s’est très nettement accentuée. Tendance qui ne correspond d’ailleurs pas à celle du peuplement, puisque la croissance de la population est plus dynamique dans les espaces rurauxet les petites villes que dans les zones urbaines, selon les plus récentes statistiques.
En passant au crible les évolutions parallèles de l’emploi et de la population dans ces 111 villes, les démographes Laurent Chalard et Gérard-François Dumont (1) ont ainsi constaté qu’au poids démographique des villes ne correspond pas nécessairement un poids équivalent en termes d’emplois. Ainsi, Nice, la 5e entité urbaine la plus peuplée, n’est que la 7e en termes d’emplois. A l’inverse, Toulouse ou Bordeaux sont mieux placés pour l’emploi que pour leur population.

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