Photographie de Louise Barthélémy

Localisation
Cette photographie représente la vue depuis la Ville Pierre, hameau de la commune de Pléneuf-Val-
André, situé dans les Côtes d’Armor (22).
Description
On note au premier plan de cette vue un champ de colza qui occupe le premier tiers de la
photographie. Les fleurs de colza ont été récoltées, il ne reste plus que les tiges de la plante, qui ont
séché au soleil. Notre oeil est attiré par les roues rouges d’un tracteur en train d’accomplir des
travaux agricoles. Des collines boisées occupent un espace important sur le côté droit de la
photographie, et d’autres arbres bordent le champ. Dans la moitié gauche de l’image, on peut voir la
Manche. Ici la marée est basse, on aperçoit donc le sable de la plage et les rochers. Une planche à
voile est visible sur l’eau. Un peu derrière, s’étendent les infrastructures du port d’Erquy. Derrière les
bâtiments du port s’élèvent par ailleurs des collines en granite rose. En outre, dans l’angle supérieur
droit de l’image, l’observateur peut noter la présence de maisons. Une autre maison est visible dans
le premier tiers de l’image, derrière le champ de colza. A l’arrière plan se trouve le ciel, dont la
couleur bleue fait écho au bleu de la mer.
Interprétation
Le premier tiers de la photographie illustre les activités agricoles de cette contrée. Le colza y est en
effet souvent cultivé, puisque cette plante sert à faire du fourrage et que son huile est utilisée dans
l’alimentation animale. Cette culture est donc utile aux élevages de vaches à lait, de cochons ou de
volailles, nombreux dans la région. Les activités agricoles visibles sur cette photographie sont de
taille moyenne, l’agriculture se situe un peu entre deux catégories. Il ne s’agit pas en effet
d’agriculture vivrière mais bien d’une agriculture destinée au commerce. Toutefois, les champs sont
souvent de taille moyenne, à cause du relief qui est une contrainte pour les exploitants. Par ailleurs,
le bocage persiste à certains endroits de cette région, et il n’est pas rare que des buissons bordent les
champs comme on peut le voir sur l’image.
La présence de collines boisées est caractéristique de cette région, puisque la côte bretonne est à cet
endroit relativement découpée, en témoignent les falaises voisines du Cap d’Erquy. Les arbres qui
contribuent à donner à l’image un caractère rural sont des feuillus qui peuvent être très anciens. On
trouve en effet à cet endroit des chênes et des châtaigniers faisant partie du paysage depuis plusieurs
siècles. Le granite rose, à l’aide de laquelle sont construites les maisons typiques de la région, est
exploité dans les carrières d’Erquy.
Le fait que les rochers et le sable de la plage soient visibles de loin à marée basse est un témoin des
forts coefficients de marées de la baie de Saint-Brieuc. Cette particularité du paysage contribue à
attirer les estivants. La présence de la planche à voile témoigne des nombreuses activités de loisirs
dont les vacanciers peuvent profiter.
Si le port d’Erquy fait partie intégrante de la station balnéaire, il concentre également toute l’année
des activités industrielles et de pêche. On peut y voir aussi bien des voiliers de plaisance que des
chalutiers. Erquy est en effet l’un des gros ports de pêche des Côtes d’Armor, comportant une criée
pour vendre les produits de la mer.
Sur cette image, on peut noter, en plus des éléments qui mettent en évidence des activités du secteur
primaire (agriculture et pêche), des témoins de la présence d’activités appartenant aux secteurs
secondaire et tertiaire, comme les bâtiments administratifs du port d’Erquy.
Les maisons situées sur les hauteurs d’Erquy ont été érigées il y a une vingtaine d’années. Elles sont
occupées par des personnes qui réalisent des migrations pendulaires pour se rendre sur leurs lieux
de travail à Lamballe ou Saint-Brieuc, ou constituent des résidences secondaires pour les touristes.
Par ailleurs, l’éolienne placée à la gauche d’une des maisons (située au bord du champ) témoigne des
efforts de ses habitants pour occuper l’espace de façon moins polluante, en tirant parti du vent pour
produire de l’électricité.

Intérêt
Cette carte postale géographique met en valeur les ressources naturelles de la côte armoricaine : la
mer, les forêts, la pierre, la qualité des sols… qui font partie d’un paysage à la fois marin et
campagnard. Cette photographie m’a paru intéressante car elle illustre le décalage entre la ville (le
port et les habitations d’Erquy) et la campagne (comportant des exploitations agricoles de taille
intermédiaire mais aussi des forêts plus sauvages). Elle mêle des éléments montrant la présence des
habitants réguliers et des estivants. On y voit les activités économiques qui participent du
développement de la région : principalement la pêche, l’agriculture et le tourisme. Elle permet
également de comprendre le contraste entre les activités humaines et le paysage naturel : les roues
rouges du tracteur ou les bâtiments blancs du port d’Erquy se détachent sur une image dont les tons
dominants sont le vert et le bleu. L’homme exerce une influence sur ce paysage en l’aménageant, en
tirant parti de ses ressources, en témoignent les constructions portuaires ou d’habitation et les
activités agricoles. Cependant cette vue montre aussi d’une certaine façon que l’homme reste
dépendant de la nature pour subvenir à ses besoins. La prise de conscience de cette dépendance se
traduit par des efforts pour préserver la beauté de ce paysage.

Louise Barthélémy, HK/BL

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Un commentaire pour “Ville Pierre, hameau de la commune de Pléneuf-Val- André, Côtes d’Armor (22).”

  1.  jordans for girl dit :

    I love the way you wrote this article. This is wonderful. I do hope you intend to write more of these types of articles. Thank you for this interesting content!

Laisser une réponse :

Vous devez être connecté pour poster un commentaire...