© Catherine Didier – Fèvre
 
Il vous faut un grand plat à tartre huilé et fariné dans lequel vous placez des cerises aigres (type Montmorency ou griottes) dénoyautées. Le fond du plat doit être largement recouvert.
Faites préchauffer le four à 200°C, pendant que vous préparez ce qui suit.
Ensuite, dans un robot (mais si vous n’en avez pas, vous prenez un saladier et vous mélangerez avec une cuillière), vous placez 120 g de sucre en poudre, 160 g de farine, 3 oeufs, 3 dl de lait, un sachet de sucre vanillé et une pincée de sel. Vous mixez le tout (hyper rapide pour ceux qui sont équipés d’un robot !) et hop !, c’est fini !
Vous versez le mélange sur les cerises.
Vous enfournez et laissez cuire pendant 25-30 minutes (la pâte doit un peu gonflée, vous vérifiez que c’est cuit en piquant un couteau au centre du plat).
Après avoir sorti le clafoutis, vous saupoudrez de sucre (en poudre).
Vous laissez refroidir et il ne vous reste plus qu’à vous régaler !
 
Vous pouvez appliquer cette recette avec des prunes, des abricots (très bon avec des abricots), des pommes…
Madame Géo
 
Étiquettes : , , , , , ,


Voici la recette de la tapenade (selon Anne-Sophie Fourneraut):
-un bocal d’olives denoyautées noires ou vertes (cela correspond à 500g)
-un petit bocal d’anchois (il n’y a qu’une taille)
-un petit pot de capres, à égouter (bien)
-deux gousses d’ail (plus ou moins selon les gouts)
-basilic (comme vous voulez)
-une cuillère à café de moutarde
-un peu (3 ou 4 cuillères à soupe) d’huile de tournesol (il y a déjà bien assez d’olives!), suivant la texture…
-bien mouliner le tout
-rajouter éventuellement 1/2 jus de citron

NB:
-vous pouvez moduler les proportions selon les gouts
-vous pouvez remplacer les anchois par du thon, pour adoucir la recette…

Régalez-vous bien!

Sixtine

Étiquettes : , , , , ,


Cadrage de la nouvelle question de géo thématique par l’ENS

Le programme de la session 2012 porte sur une question de géographie thématique. Il demande aux candidats de réfléchir aux îles et à l’insularité en tant qu’objets géographiques et de comprendre ce qui, dans une perspective géographique, fait qu’une île est une île. Il s’agit d’étudier l’organisation spatiale et sociale des territoires insulaires en considérant les conséquences de la discontinuité, ou encore, celles de l’éloignement et de l’exiguïté qui caractérisent certaines îles, mais aussi de rendre compte des dynamiques qui animent ces territoires.

Le programme impose de mettre en avant la diversité des territoires insulaires. Il implique nécessairement une approche multiscalaire. Il couvre les domaines traditionnels de géographie des territoires : géographie des populations et du peuplement, géographie urbaine, géographie rurale, etc. Il inclut les approches de la géographie environnementale, allant de la connaissance élémentaire des géosystèmes insulaires à l’exploitation des ressources ou aux risques. La problématique de la distance, des transports et des mobilités, en particulier du tourisme, entrent aussi dans le champ du programme. Il convient en effet de ne pas réduire les îles à leur idéal-type (l’île close et autarcique), afin de prendre en compte les échanges dans lesquels elles sont insérées. Par ailleurs, les aspects géopolitiques, qui ouvrent sur les conflits d’acteurs à des échelles diverses, font partie de la question. Si la mondialisation n’est pas en soi un thème d’étude, elle peut permettre une mise en contexte pertinente pour comprendre les organisations et les dynamiques territoriales. Enfin, la géographie des représentations ne devra pas être négligée.

Les candidats sont donc appelés à explorer la diversité des approches géographiques actuelles, sans prétendre à l’exhaustivité et, nous insistons là-dessus, dans la mesure de ce qu’il est possible d’acquérir au cours d’une année de préparation.

Le jury sera très attentif à la capacité du candidat à maîtriser les savoirs qu’il exposera et à se les approprier. Il rappelle que l’esprit de l’épreuve n’est pas d’accumuler les connaissances sur tel ou tel territoire insulaire ou de juxtaposer des extraits de cours et de manuels, mais d’être capable de réfléchir à partir d’exemples concrets à ce qu’est l’insularité, à ce que cette insularité implique pour l’organisation des territoires et des sociétés qui habitent, pratiquent et aménagent ces îles.

Le jury insiste à nouveau sur l’indispensable combinaison entre une approche conceptuelle, qui suppose de maîtriser le vocabulaire de base et les notions fondamentales de la discipline, et l’étude de quelques exemples précis et localisés. Ce n’est pas la quantité des exemples mais la qualité de leur traitement qui sera valorisée. Les études de cas pourront donner lieu à des croquis montrant la capacité du candidat à manier les règles élémentaires de la sémiologie graphique.

Le jury s’interdit de donner un sujet sur une région du globe particulière, qu’il s’agisse d’un État insulaire ou d’un archipel. La seule régionalisation possible est celle d’un croisementavec la question France, étant exclu que le jury puisse donner une île seule. Conscient de la plasticité de la définition qu’on peut donner aux territoires insulaires, puisqu’en un sens, à l’échelle de la planète, tout espace émergé peut être considéré comme une île, le jury ne fixe pas de limite arbitraire à cette définition, en particulier de limite de taille. Il est en revanche entendu que le candidat devra justifier les bornes qu’il fixe et que ces bornes

devront être cohérentes avec la problématique et le raisonnement qu’il présentera. Pour préparer la question, le candidat dispose de plusieurs sources :

Il n’existe pas de manuels spécifiques à cette question, en dehors des manuels sur la France ultra-marine. Il existe en revanche de nombreux ouvrages scientifiques. Il existe de très nombreux articles récents, consultables sur internet à partir de revues en ligne, qui traitent par exemple des notions d’insularité, d’îléité, d’outre-mer et qui permettent aux candidats d’acquérir rapidement des exemples originaux, précis, diversifiés. Nous invitons les candidats à les consulter à partir des portails revue.org et cairn.org.

Précisions enfin que, sauf si le sujet l’indique, les candidats ne peuvent limiter leur copie à la France (ils seraient dans ce cas lourdement pénalisés). Toutefois, l’utilisation judicieuse des cartes IGN peut être une source riche et précieuse d’études de cas concrets.

Épreuve orale

Pour la session 2012, le jury proposera une carte au 1/25000e accompagnée d’un document annexe. Afin de réduire la charge de travail des candidats, la carte sera assortie d’une thématisation limitative, qui guidera le candidat dans son commentaire. Par exemple, nous pourrons proposer « le littoral sur la carte de X » ou « la banlieue sur la carte de Y », etc.

Nous demandons aux candidats : 1) de maîtriser le vocabulaire élémentaire du commentaire de carte. Ce vocabulaire est présenté dans les manuels de méthodologie de premier cycle universitaire. Nous insistons sur le fait qu’il ne suffit pas d’énoncer des termes mais qu’il est important de savoir identifier les formes dont on parle sur la carte.

2) de ne pas négliger le sujet qui accompagne la carte.

Le document d’accompagnement est là pour aider le candidat. Il n’a pas à être commenté en tant que tel (sauf si le candidat le juge nécessaire pour sa démonstration).

Nous insistons enfin sur l’importance de l’interrogation qui suit l’exposé. Nous ne demandons pas aux candidats une connaissance exhaustive du territoire national, qui conduirait à un bachotage inutile. L’échange avec le jury est avant tout l’occasion de montrer sa capacité à produire un raisonnement argumenté à partir d’un espace, en mobilisant les fondamentaux de la discipline. Les questions posées permettent uniquement aux candidats de compléter, d’approfondir, et, le cas échéant, de corriger leurs propos. Elles ne servent en aucun cas à éprouver leur érudition ou à les piéger.

Étiquettes : , , , , , , , ,


L’architecte a conçu le bâtiment du conseil régional, inauguré mercredi 25 mai, au coeur du quartier Confluence

 

http://www.lemoniteur.fr/

Lyon Envoyé spécial, Le Monde, 26/05/2011

L’inauguration, mercredi 26 mai, à Lyon du nouveau siège de la Région Rhône-Alpes fait entrer définitivement le nouveau quartier Confluence dans la vie de la ville. Le bâtiment, conçu par l’architecte Christian de Portzamparc, s’inscrit dans un univers fascinant et difficile, en cours d’éclosion au bout de la presqu’île formée par la Saône, fleuve tranquille, et les eaux tumultueuses du Rhône. Un quartier coupé du reste de la ville au nord par les voies ferrées et la gare de Perrache, doublé d’une belle prison panoptique et d’usines en grand nombre.

 » Derrière les voûtes… « , disaient les Lyonnais en parlant de ce quartier populaire, accessoirement mal famé, enfermé à l’est par l’autoroute A7 qui longe le fleuve avec indifférence avant de se perdre sur la rive ouest, dans le quartier de la Mulatière.

Le projet de convertir cette zone industrielle et portuaire avait été lancé par Raymond Barre dès le milieu des années 1990, repris avec énergie par son successeur Gérard Collomb (PS), sans doute heureux d’accueillir dans ce quartier encore ingrat le conseil régional, présidé par Jean-Jack Queyranne. C’est ce dernier qui a organisé le concours international et réuni le jury qui a choisi le projet de Christian de Portzamparc, préféré au Britannique Norman Foster ou aux Français Claude Vasconi et Francis Soler.

L’inauguration, mercredi 26 mai, à Lyon du nouveau siège de la Région Rhône-Alpes fait entrer définitivement le nouveau quartier Confluence dans la vie de la ville. Le bâtiment, conçu par l’architecte Christian de Portzamparc, s’inscrit dans un univers fascinant et difficile, en cours d’éclosion au bout de la presqu’île formée par la Saône, fleuve tranquille, et les eaux tumultueuses du Rhône. Un quartier coupé du reste de la ville au nord par les voies ferrées et la gare de Perrache, doublé d’une belle prison panoptique et d’usines en grand nombre.

 » Derrière les voûtes… « , disaient les Lyonnais en parlant de ce quartier populaire, accessoirement mal famé, enfermé à l’est par l’autoroute A7 qui longe le fleuve avec indifférence avant de se perdre sur la rive ouest, dans le quartier de la Mulatière.

Le projet de convertir cette zone industrielle et portuaire avait été lancé par Raymond Barre dès le milieu des années 1990, repris avec énergie par son successeur Gérard Collomb (PS), sans doute heureux d’accueillir dans ce quartier encore ingrat le conseil régional, présidé par Jean-Jack Queyranne. C’est ce dernier qui a organisé le concours international et réuni le jury qui a choisi le projet de Christian de Portzamparc, préféré au Britannique Norman Foster ou aux Français Claude Vasconi et Francis Soler.

Depuis 1976, le conseil était installé à Charbonnières-les-Bains, dans le grand ouest de la métropole. Pas facile d’accès, ce qui n’empêche pas aujourd’hui une partie des Lyonnais de râler contre le nouveau site : seul un tramway, et non le métro, dessert la presqu’île.

Malgré le projet urbain à la fois très structuré et ouvert de François Grether, l’un des meilleurs urbanistes français, imaginer un bâtiment quasiment dans le vide relevait de l’impossible. Il y a longtemps que l’on ne pose plus de villes ni d’équipement public dans les champs de betteraves ou au milieu des ruines.

lire la suite sur Le Monde.fr

Étiquettes : , , , , , , , ,


Un monde de villes. The Paris Globalist. Volume 1. Janvier-Février 2011.

Voici une revue que vous ne trouverez pas en kiosque. The Paris Globalist est une publication de Global21, un réseau de spécialistes des affaires internationales (www.global21online.org), qui regroupe sur les cinq continents dix universités dont Sciences Po Paris. Ce réseau existe depuis 2005. Il est né à l’université de Yale. Douze revues issues de ce réseau sont éditées. Tirée à 3000 exemplaires, The Paris Globalist est destinée à être distribuée aux élèves de Sciences Po mais aussi à des spécialistes des relations internationales, à des universitaires et à d’autres praticiens. Elle est disponible sur le site de la Fondation des Sciences Politiques.

Le numéro 1 de l’année 2011 du Paris Globalist est consacré à la thématique de la ville. Cette revue d’une quarantaine de pages est publiée grâce à des donations et au partenariat conclu avec l’association française pour les Nations Unies. Elle regroupe les contributions d’étudiants de master en sécurité internationale, en affaires publiques ou en sciences politiques, inscrits à l’IEP mais aussi dans les autres universités du réseau. On y trouve donc des articles en langue française ou en anglais.

Les articles sont courts mais bien documentés (notes de bas de page). Les thématiques abordées sortent des sentiers battus.

–          De la politique fiction avec l’article de Florian Dautil qui imagine que Bruxelles, suite à la sécession de la Flandre (qui a conduit à l’implosion de la Belgique), devient un district européen. Il passe à la moulinette cette hypothèse et montre que si, sur le papier, c’est possible dans les faits, c’est impossible en raison des réalités politiques et économiques de ce territoire.

–          Des sujets plus attendus sans pour autant être banalisés : comme cet article de Emmanuel Dagron qui pose la question de nourrir les citadins du Sud (un sujet qui évoque quelque chose aux candidats au capes d’HG 2011, n’est-ce pas ? ) ou bien encore celui d’Adeline Guerra sur le terrorisme dans les villes globales.

–          Des approches originales : la ville au féminin par Camille Laporte, les villes chinoises investies par des Africains (Romain Carlevan).

–          Et des interviews de personnalités plus ou moins connues : dans ce numéro, Bernard Pignerol (délégué général aux relations internationales de la ville de Paris), mais aussi Michèle Pierre-Louis, ancienne première ministre en Haïti.

The Paris Globalist est plus qu’un journal d’école (même d’une grande école). La mise en réseau des écoles est signe de richesses tant au niveau des contributions que des sujets abordés. La consultation des thématiques exploitées les années précédentes est alléchante : la religion dans les relations internationales mais aussi les diasporas, les gouvernements militaires, l’Inde et son irrésistible émergence.

Ces thématiques intéresseront les professeurs du secondaire pour l’enseignement des programmes de géographie. C’est une manière de découvrir des nouvelles approches et surtout de lire de l’anglais ! Les articles (en français comme en anglais) sont courts et accessibles. A noter, toutefois, l’absence de légende aux photographies qui illustrent les articles. Autant les références des sources sont particulièrement bien indiquées, autant les titres n’y figurent pas. Pas moyens donc d’en faire la moindre utilisation !

Catherine Didier-Fèvre © Les Clionautes

Étiquettes : , , , , , , , , ,