Pour consulter le programme du colloque : Partout la ville qui aura lieu la semaine prochaine (du 26 au 28 septembre 2012) à Clermont-Ferrand.

http://www.partoutlaville.com

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Où va la démographie mondiale ? Sciences Humaines, N°241S. Octobre – Novembre 2012.

A signaler !

Dans le numéro d’octobre-novembre, vous trouverez un article de René-Eric Dagorn sur la démographique mondiale. Trois pages très claires, très simples dont  je vous conseille la lecture. Tout y est : l’évolution de la population mondiale depuis 1950, la transition démographique, le déséquilibre des sexes dans certains pays, la bombe P, la bombe V (vieillissement).

 

Catherine Didier-Fèvre ©Les Clionautes

 

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LE MONDE | 10.09.2012

Par Michel Wieviorka, sociologue

http://www.scoop.it/t/fmsh

En matière de sciences humaines et sociales (SHS), les universités britanniques, ou du moins certaines d’entre elles, les plus orientées sur la recherche, sont en position de force dès qu’il s’agit de financement européen de la recherche.

Cela a pu être constaté, une fois de plus, à l’issue des travaux d’un panel de l’European Research Council (ERC, le Conseil européen pour la recherche) que j’ai présidé, en juin. Ce panel devait répartir quelque 40 millions d’euros entre des candidats venus du monde entier à l’issue d’un processus de sélection exigeant. Sur les 27 dossiers retenus parmi près de 300, 16, soit environ 60 %, seront traités au sein d’établissements d’enseignement et de recherche britanniques, dont une majorité à Londres. Les candidats pouvaient venir de toute l’Europe, et parfois au-delà, et ont fait le choix de ces établissements pour les accueillir.

Plus largement, de 2007 à 2011, les universités britanniques ont bénéficié de près du tiers des 460 bourses octroyées en SHS par l’ERC. Trois universités anglaises, dont deux londoniennes, accueillent à elles seules autant de boursiers ERC que l’ensemble des institutions françaises. D’autres données, sur la longue durée, pourraient nuancer ce constat, mais ne démentent pas que le Royaume-Uni se trouve en position dominante. Quelles raisons avancer ?

Le Royaume-Uni offre aux lauréats de bourses ERC de bonnes conditions de travail et d’existence. L’accueil scientifique mais aussi humain, la capacité de bénéficier d’infrastructures efficaces et réactives, l’environnement intellectuel, la qualité des étudiants que le chercheur rencontrera sont à l’évidence décisifs. Un chercheur qui pose sa bourse dans un établissement universitaire lui apporte, en contrepartie, des ressources non négligeables, 20 % des moyens qui lui sont alloués revenant à l’institution d’accueil.

Tout cela participe d’un modèle de recherche dominé par la concurrence et le marché. Le Royaume-Uni a fait depuis une bonne vingtaine d’années le choix d’ouvrir son marché du travail universitaire aux étrangers, nombreux à occuperdes postes en SHS, ou à bénéficier de bourses de thèses ou de post-doc, sansparler des étudiants, qui proviennent du monde entier. La recherche non financée est de moins en moins possible, la compétition est féroce, et les chercheurs poursurvivre doivent drainer des fonds, dont une partie significative servira à financerleur propre salaire, y compris s’ils sont en poste.

C’est à ce prix que le modèle britannique est efficace, plus capable d’attirer une certaine excellence, celle qui se fait reconnaître au niveau international, que d’élever le niveau général de la recherche nationale. International, donc, ouvert et dynamique, il est aussi dur, marchand et élitiste.

L’ERC, qui dispose de budgets considérables, a-t-il tort de promouvoir une excellence qui risque en réalité de correspondre à un modèle universitaire unique, le britannique ? Les ressources qu’il alloue ne vont presque jamais vers des universités d’Europe centrale ou du sud de l’Europe, et peu vers la France (bien que notre pays soit mieux loti que l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne).

La question linguistique mériterait ici examen : un candidat ne maîtrisant pas l’anglais ne peut pas concourir, et celui dont ce n’est pas la langue natale est traité sur le même plan que celui qui la maîtrise parfaitement, alors qu’il doit déployer des efforts particuliers pour participer à la compétition.

lire la suite sur le site du Monde.fr

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Les facettes du paysage

Nature, culture et économie

Le programme est en ligne.

http://www.fig.saint-die-des-vosges.fr/blog/posts/europe-asie-eurasie-et-la-turquie-partie-1 

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Mieux vaut être riche et urbain que pauvre et rural. Un constat valable dans maints domaines et particulièrement dans celui de l’énergie. Le récent gel des prix des carburants le rappelle crûment : en excluant le fioul domestique du bénéfice de la mesure mise en place pour trois mois, le gouvernement laisse de côté des populations parmi les plus fragiles au moment où, l’hiver approchant, le remplissage des cuves peut représenter une sacrée épreuve pour le budget des ménages.

À près d’un euro le litre, le fioul domestique frise actuellement son record historique de mars dernier (1,015 euro) et fait grimper la facture d’un plein à plusieurs centaines d’euros si l’on considère qu’une cuve représente en moyenne 1.000 litres, selon les professionnels, et qu’un pavillon de 120 m ² consomme entre 1.500 et 2.500 litres de fioul par an selon son âge, son état et sa situation géographique.

Le portrait du consommateur type n’est pas celui du bobo parisien, bellement logé dans un petit nid de mieux en mieux isolé, ou à tout le moins d’un représentant des classes moyennes les plus favorisées. Eux se chauffent au gaz naturel ou à l’électricité et avec des procédés de plus en plus performants. Le pigeon du fioul, c’est le « rurbain », pas assez fortuné pour s’offrir un logement en centre-ville, ou le rural tout simple qui n’ont guère le choix qu’entre la cuve de fioul ou la citerne de gaz.

lire la suite de l’article d’Yves Carroué sur le site du Berry républicain

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