Photographie de Quitterie Loizillon

Localisation :

Cette photographie, prise de la falaise qui surplombe le port,  présente une vue de Cancale, bourg breton qui ferme à l’ouest  la baie du Mont Saint-Michel, en Ille-et-Vilaine (35), sur la Côte d’Emeraude.

 

Description :

Cette photographie est composée de 3 parties horizontales : la verdure, la mer et le ciel. Au premier plan nous voyons la végétation de la falaise d’où a été prise cette photo. Nous surplombons la mer et le port de Cancale : la Houle. Ses maisons ont toutes la même architecture,  à un ou deux étages, les murs en pierres grises et un toit d’ardoises. Si nous regardons plus haut, nous pouvons apercevoir l’église Saint-Méen, de style néogothique, construite entre 1876 et 1886. Cette église peut se voir de très loin, du fait de sa situation en hauteur. Elle est entourée du bourg, où fourmillent commerçants en tous genres et habitations. Un peu à droite nous pouvons distinguer une statue qui se dresse sur une falaise, c’est la pointe des Crolles et son monument aux morts. Deux jetées attirent notre attention au centre de l’image, l’ancienne, en pierre (la plus proche), et la nouvelle, en bois, plus longue, terminée par un phare. Plus loin derrière, trois rochers se dressent fièrement hors de l’eau : le Rocher de Cancale (à droite) et le Châtellier, et derrière eux l’île des Rimains (que l’on distingue mal), sur laquelle un fort maritime a été construit à la fin du XVIIIe siècle sur des plans de Vauban, pour défendre la passe de Cancale et assurer la sécurité de la baie du Mont Saint-Michel. Sur ces rochers, nous pouvons apercevoir un liseré noir qui indique la hauteur qu’atteint la mer à marée haute. Elle est ici pratiquement haute, comme nous pouvons le voir devant l’ancienne jetée où ne se distingue qu’une petite parcelle de plage. La mer est l’élément le plus présent de ce tableau et en effet très importante dans la vie de ce bourg, célèbre pour ses huîtres. A cet instant, elle est calme et recèle de nombreuses nuances de bleu : d’un vert émeraude au premier plan, d’où le nom de la côte, elle devient turquoise plus loin et enfin bleu profond. Les embarcations que nous apercevons çà et là sont pour la plupart de petits bateaux de pêche ou de plaisance. A l’horizon nous distinguons la côte normande. Enfin le ciel, d’un bleu encore différent est parsemé de quelques nuages.

 

Interprétation :

Sur cette photo, nous avons les deux aspects majeurs de la ville de Cancale : l’exploitation de la mer et le tourisme. Nous pouvons observer les deux niveaux qui structurent cette ville : le port et le bourg. C’est une station balnéaire de moyenne importance, mais dont la population est multipliée par cinq durant la haute saison : de 5 000 habitants elle passe à 25 000 l’été. Les estivants s’y plaisent pour la voile, les plages, les nombreuses balades qu’offre la baie du Mont Saint-Michel et la gastronomie. En effet, l’activité ostréicole est une des principales ressources de Cancale. Les maisons sur le port sont maintenant des hôtels, des restaurants ou des boutiques, alors qu’auparavant, c’était les habitations des nombreux pêcheurs qui  partaient pour de longs mois à Terre-Neuve pêcher la morue. La présence de nombreuses voitures témoigne d’une intense activité touristique.

 

Intérêt :

Cette carte postale géographique me plaît car elle reflète la vie d’une petite ville de Bretagne, et permet de comprendre son passé et son évolution depuis les 50 dernières années. C’est une ville  à laquelle je suis attachée, puisque j’y passe régulièrement des vacances. J’aime aussi la beauté esthétique de cette photo, les nuances des couleurs de la mer particulières à cette région et le contraste entre la terre et la mer.

 

Quitterie Loizillon, HK B/L

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Photographie de Louise Barthélémy

Localisation
Cette photographie représente la vue depuis la Ville Pierre, hameau de la commune de Pléneuf-Val-
André, situé dans les Côtes d’Armor (22).
Description
On note au premier plan de cette vue un champ de colza qui occupe le premier tiers de la
photographie. Les fleurs de colza ont été récoltées, il ne reste plus que les tiges de la plante, qui ont
séché au soleil. Notre oeil est attiré par les roues rouges d’un tracteur en train d’accomplir des
travaux agricoles. Des collines boisées occupent un espace important sur le côté droit de la
photographie, et d’autres arbres bordent le champ. Dans la moitié gauche de l’image, on peut voir la
Manche. Ici la marée est basse, on aperçoit donc le sable de la plage et les rochers. Une planche à
voile est visible sur l’eau. Un peu derrière, s’étendent les infrastructures du port d’Erquy. Derrière les
bâtiments du port s’élèvent par ailleurs des collines en granite rose. En outre, dans l’angle supérieur
droit de l’image, l’observateur peut noter la présence de maisons. Une autre maison est visible dans
le premier tiers de l’image, derrière le champ de colza. A l’arrière plan se trouve le ciel, dont la
couleur bleue fait écho au bleu de la mer.
Interprétation
Le premier tiers de la photographie illustre les activités agricoles de cette contrée. Le colza y est en
effet souvent cultivé, puisque cette plante sert à faire du fourrage et que son huile est utilisée dans
l’alimentation animale. Cette culture est donc utile aux élevages de vaches à lait, de cochons ou de
volailles, nombreux dans la région. Les activités agricoles visibles sur cette photographie sont de
taille moyenne, l’agriculture se situe un peu entre deux catégories. Il ne s’agit pas en effet
d’agriculture vivrière mais bien d’une agriculture destinée au commerce. Toutefois, les champs sont
souvent de taille moyenne, à cause du relief qui est une contrainte pour les exploitants. Par ailleurs,
le bocage persiste à certains endroits de cette région, et il n’est pas rare que des buissons bordent les
champs comme on peut le voir sur l’image.
La présence de collines boisées est caractéristique de cette région, puisque la côte bretonne est à cet
endroit relativement découpée, en témoignent les falaises voisines du Cap d’Erquy. Les arbres qui
contribuent à donner à l’image un caractère rural sont des feuillus qui peuvent être très anciens. On
trouve en effet à cet endroit des chênes et des châtaigniers faisant partie du paysage depuis plusieurs
siècles. Le granite rose, à l’aide de laquelle sont construites les maisons typiques de la région, est
exploité dans les carrières d’Erquy.
Le fait que les rochers et le sable de la plage soient visibles de loin à marée basse est un témoin des
forts coefficients de marées de la baie de Saint-Brieuc. Cette particularité du paysage contribue à
attirer les estivants. La présence de la planche à voile témoigne des nombreuses activités de loisirs
dont les vacanciers peuvent profiter.
Si le port d’Erquy fait partie intégrante de la station balnéaire, il concentre également toute l’année
des activités industrielles et de pêche. On peut y voir aussi bien des voiliers de plaisance que des
chalutiers. Erquy est en effet l’un des gros ports de pêche des Côtes d’Armor, comportant une criée
pour vendre les produits de la mer.
Sur cette image, on peut noter, en plus des éléments qui mettent en évidence des activités du secteur
primaire (agriculture et pêche), des témoins de la présence d’activités appartenant aux secteurs
secondaire et tertiaire, comme les bâtiments administratifs du port d’Erquy.
Les maisons situées sur les hauteurs d’Erquy ont été érigées il y a une vingtaine d’années. Elles sont
occupées par des personnes qui réalisent des migrations pendulaires pour se rendre sur leurs lieux
de travail à Lamballe ou Saint-Brieuc, ou constituent des résidences secondaires pour les touristes.
Par ailleurs, l’éolienne placée à la gauche d’une des maisons (située au bord du champ) témoigne des
efforts de ses habitants pour occuper l’espace de façon moins polluante, en tirant parti du vent pour
produire de l’électricité.

Intérêt
Cette carte postale géographique met en valeur les ressources naturelles de la côte armoricaine : la
mer, les forêts, la pierre, la qualité des sols… qui font partie d’un paysage à la fois marin et
campagnard. Cette photographie m’a paru intéressante car elle illustre le décalage entre la ville (le
port et les habitations d’Erquy) et la campagne (comportant des exploitations agricoles de taille
intermédiaire mais aussi des forêts plus sauvages). Elle mêle des éléments montrant la présence des
habitants réguliers et des estivants. On y voit les activités économiques qui participent du
développement de la région : principalement la pêche, l’agriculture et le tourisme. Elle permet
également de comprendre le contraste entre les activités humaines et le paysage naturel : les roues
rouges du tracteur ou les bâtiments blancs du port d’Erquy se détachent sur une image dont les tons
dominants sont le vert et le bleu. L’homme exerce une influence sur ce paysage en l’aménageant, en
tirant parti de ses ressources, en témoignent les constructions portuaires ou d’habitation et les
activités agricoles. Cependant cette vue montre aussi d’une certaine façon que l’homme reste
dépendant de la nature pour subvenir à ses besoins. La prise de conscience de cette dépendance se
traduit par des efforts pour préserver la beauté de ce paysage.

Louise Barthélémy, HK/BL

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Photographie : Maud Coudel

Localisation : la photographie prise dans le Golfe du Morbihan (56) se découpe en trois plans successifs : au premier plan une portion de plage sur l’ile de Berder, au deuxième plan le célèbre courant de la Jument et en arrière plan l’ile de la Jument (avec au fond à gauche d’autres iles du Golfe).

Description : Ainsi avons-nous en premier plan l’une des petites plages de l’ile de Berder, en majeure partie recouverte d’algues de plusieurs couleurs et de roches avec des brennigs (ce que les touristes nomment communément des chapeaux chinois), le buisson dans l’angle gauche de la photographie témoigne de la végétation de type méditerranéen présente sur l’ile.

En deuxième plan nous avons affaire au courant de la Jument, dont l’intensité la plus forte se situe dans ce passage étroit entre l’ile de Berder et l’ile de la Jument (en arrière plan). C’est le deuxième courant le plus fort d’Europe (après celui du Gulf stream) qui, sur la photographie, circule de la gauche vers la droite. On pourrait encore découper la surface d’eau en trois zones, la première et la troisième étant aux berges des iles, le courant y est relativement faible tandis qu’au centre il est véritablement fort et violent. C’est d’ailleurs pour cette raison que le catamaran au spinnaker rouge remonte difficilement vers le fond du Golfe (vers la gauche sur la photographie) car il est a contre-courant.

Enfin l’arrière plan est constitué par l’ile de la jument qui donne ainsi son nom au courant. On aperçoit sur l’ile une habitation rose derrière de nombreux pins et chênes verts. Sur le fond gauche de la photographie se situent d’autres iles du Golfe avec vraisemblablement des ports puisqu’on remarque des bateaux abrités au mouillage.

Interprétation : Cette photographie, aux allures de carte postale pour des touristes amateurs de beaux paysages, n’a peut être pas uniquement une visée esthétique pour visiteurs estivaux. En observant tout d’abord la plage, on remarque la faible proportion de sable comparée à celle des algues qui occupe la plupart de l’espace (c’est surement marée basse), ce bout de plage peut donc apparaitre comme peu attrayant pour se baigner, d’autant plus que ces algues couvrent probablement une zone quelques peu vaseuse comme il y en a beaucoup dans le Golfe, anciennement un grand marais. Qui plus est le courant (qui peut même atteindre 9,4 noeuds par endroits), avec la mer qui moutonne même au deuxième plan ne semble pas vraiment inciter a la baignade. Quant au voilier, apparemment en délicate manoeuvre, il est bloque dans un arrêt sur image et suscite ainsi la curiosité de l’observateur qui espére connaitre l’issue de ce difficile passage du courant. Si par ailleurs on regarde vers le ciel, celui-ci ne semble pas très en faveur d’un temps clément, les iles au fond dans la brume conduisent même à penser que la pluie est peut-être de retour, le temps étant variable et incertain du fait du vent et des marées.

La photographie dans son intégralité montre alors aussi bien le caractère sauvage du Golfe encore aujourd’hui que le phénomène spectaculaire et puissant du deuxième plus fort courant d’Europe : le courant de la Jument associé aux mouvements des marées qui offre aux spectateurs de la photographie un torrent impressionnant dans le lequel s’essaye un catamaran.

Intérêt : Mais si cette photographie attire notre regard par l’exercice intrigant auquel se livre le voilier, il n’en reste pas moins qu’elle comporte dans le fond, deux intérêts majeurs. D’une part, elle souligne le coté sauvage du Golfe du Morbihan qui ne semble pas encore trop pollué par un tourisme excessif (les habitations ne sont pas abondantes) et laisse ainsi aux spectateurs l’envie de préserver aussi ce littoral des mieux gardés (du en partie aux vasières qui découragent bon nombre de visiteurs!!). D’autre part, le simple fait de placer le courant de la Jument au centre de la photographie et de telle sorte que l’étendue d’eau occupe un bon tiers de l’image le rend encore plus puissant, comme pour effrayer ou dissuader celui qui regarde la photographie de trop s’en approcher : la couleur rose de la maison que l’on aperçoit sur l’ile de la Jument a l’arrière plan est en réalité un repère pour les bateaux, afin qu’ils soient avertis du fort courant dans la zone dans laquelle ils s’engagent. Cette photographie a donc en fait un rôle de quasi prévention par rapport au danger potentiel que peut représenter ce courant et à la nécessité d’en tenir compte pour pouvoir naviguer sereinement dans le Golfe.

Le courant de la Jument photographié ainsi effraie autant qu’il fascine et permet à celui qui observe l’image d’enrichir ses connaissances en géographie pour profiter ensuite pleinement du cadre dans lequel celui se déploie.

Maud Coudel HK/BL

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LEMONDE
| 14.07.11

source : Le Monde

L’appui du monde agricole vaut-il une ou deux marées vertes ? Jeudi 7 juillet, Nicolas Sarkozy, s’exprimant sur le sujet des algues vertes
lors d’une visite à Crozon (Finistère), refusait « de désigner des coupables, de montrer du doigt les agriculteurs », et dénonçait les « intégristes »
de l’écologie.

(…)

Une double erreur, selon Alain Menesguen, directeur de recherche à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer
(Ifremer). Ce spécialiste de la modélisation des écosystèmes marins côtiers a été l’un des premiers à démontrer la responsabilité des épandages agricoles dans la prolifération des algues vertes.

Avez-vous été surpris par les déclarations du chef de l’Etat ?

Alain Menesguen : C’est un discours un peu étonnant, parce qu’on pensait avoir enfin franchi un tournant en août 2009, lors de la visite du premier ministre, François Fillon, à Saint-Michel-en-Grève, après la mort d’un cheval. Pour la première fois, les services de l’Etat avaient alors reconnu officiellement que les nitrates agricoles étaient à l’origine des marées vertes.

Cette reconnaissance suit-elle les premières morts suspectes ?
Bien avant 2009, il y avait de nombreux cas de chiens trouvés morts sur des plages. Officiellement, ce n’était jamais dû aux algues vertes.

La responsabilité de l’agriculture est-elle une certitude ? On a longtemps accusé les eaux urbaines, les stations d’épuration, les rejets de phosphate, ce qui a conduit l’administration à apporter de mauvaises réponses au problème pendant des années. Pourtant, nos travaux ont démontré, depuis 1988, qu’il faut trois conditions pour obtenir une marée verte : de la lumière, donc des eaux peu profondes; des courants faibles; enfin, beaucoup d’azote, dont se nourrissent ces algues.

Depuis cinquante ans, l’apport en azote des rivières bretonnes a fortement augmenté. Les recherches ont prouvé que de 90 % à 99 % des
apports azotés venaient du lessivage des terres agricoles. Un tiers de cet azote agricole provient des engrais chimiques, un tiers des bovins, un tiers des élevages porcins et de la volaille.

Cette réalité est-elle désormais acceptée par le milieu agricole ?

Une fraction du monde agricole reste dans le déni. Ils ont recours à des explications surréalistes, assurant par exemple que ce sont les
marées noires, comme celle de l’Amoco Cadiz, en 1978, qui ont créé les marées vertes en détruisant les bigorneaux mangeurs d’algues…

Le ramassage des algues est-il une solution durable ?

C’est ce qu’on fait depuis trente ans, aux frais du contribuable.
Depuis deux ans, ce ramassage s’est intensifié. On traite le problème sanitaire en multipliant les engins sur les plages, mais c’est une fuite en avant qui ne s’attaque pas à l’origine du mal. Il n’y a aucune raison scientifique de penser que le phénomène va s’arrêter simplement en enlevant les algues.

La méthanisation du lisier peut-elle réduire les rejets d’azote ?

Non, absolument pas. Le méthane se compose d’un atome de carbone et de quatre atomes d’hydrogène, il ne contient pas d’azote ! La méthanisation extrait le carbone du lisier pour produire du biogaz, mais l’intégralité de l’azote se retrouve dans le résidu liquide répandu dans les champs.

La méthanisation peut même accroître la quantité finale d’azote, car on ajoute des végétaux pour améliorer le processus… La seule vraie solution, c’est d’émettre moins d’azote à la source.

Quelle réduction dans les taux de nitrate est nécessaire à
l’éradication des marées vertes ?

Les scientifiques estiment à 2 ou 3 mg/l la quantité « naturelle » de nitrate dans les rivières bretonnes. En 1971, date des premières mesures, on était déjà à 4,4 mg/l. Aujourd’hui on atteint 30 mg/l en moyenne. Chaque année, c’est l’équivalent d’un Amoco Cadiz de nitrates qui se déverse sur  les côtes bretonnes ! C’est désagréable à entendre, mais redescendre à 20 mg/l n’aura aucun effet sur les marées vertes. Il faudra passer sous la barre des 10 mg/l pour commencer à rendre la quantité d’algues vertes acceptable. Cela demande un effort considérable.


Propos recueillis par Grégoire Allix

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LEMONDE | 24.06.11

Les marées d’algues vertes ont repris de plus belle en Bretagne, après un été 2010 clément, ravivant les critiques des organisations écologistes contre le plan national de lutte décidé par le gouvernement en février 2010. Des critiques d’autant plus virulentes qu’un projet de décret du ministère de l’écologie risque, selon les associations, d’accroître encore les épandages de lisiers, premiers responsables de cette pollution.

Les ramassages d’algues sur les plages bretonnes ont déjà dépassé 20 000 m3, contre 12 000 m3 à la même période en 2010, selon le dernier bilan de la préfecture de Bretagne. Si les volumes ont peu évolué dans les Côtes-d’Armor (12 500 m3), département traditionnellement le plus affecté, ils ont été multipliés par sept dans le Finistère pour atteindre 7 500 m3.

Les algues vertes ont bénéficié de conditions rêvées : un hiver très pluvieux a lessivé les sols gorgés de nitrates agricoles, dont l’azote, principal nutriment de l’envahisseur, a suivi le cours des rivières jusqu’à la mer. Puis un printemps exceptionnellement beau a fourni aux algues la chaleur, la lumière et la mer d’huile qu’il leur fallait.

Pour le littoral, cela pourrait tourner au cauchemar. D’autant plus que le phénomène s’étend. « Même à La Baule, il y a des filets d’algues vertes, c’est du jamais-vu », s’inquiète André Ollivro, du collectif « Marées vertes ». Au mois de mai, le Conseil économique et social de Bretagne (Ceser) notait que « des marées vertes sont désormais observées jusqu’à l’île d’Oléron ainsi qu’en Normandie ».

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