Photographie prise par Justine Bresard

Cette photographie a été prise lors d’un voyage à Singapour en Asie du Sud-Est .
Au premier plan , nous pouvons voir le pont d’Anderson qui a été achevé en 1910 (sa construction avait débuté en 1908) et qui se situe dans le « downtown Core ». Ce pont avait été construit pour remplacer le pont Cavanagh (finalement conservé et à gauche sur la photographie) afin d’absorber le trafic routier de la ville en plein essor commercial. Anderson Bridge relie le quartier administratif à la zone commerciale, sa longueur est de 70 mètres et sa largeur de 28 . Ce pont est un symbole de l’histoire de Singapour , tout d’abord , vestige de la puissance coloniale britannique , il fut aussi un moyen de dissuader les habitants d’enfreindre les lois lors de l’occupation japonaise (1942-1945). En effet, les têtes des dissidents étaient suspendues à ce pont . Aujourd’hui, le pont sert encore de pont routier , toutefois d’autres ponts ont été construits pour assurer la circulation toujours croissante vers le quartier financier. Il garde, néanmoins, un véritable rôle culturel, et a été choisi pour être conservé par l’Autorité de Réaménagement Urbain en 2008.
Au second plan , nous apercevons Marina Bay Sands , le symbole même de l’architecture délirante de Singapour, aujourd’hui . En effet, cet immeuble est un immense complexe hôtelier comprenant 3 hôtels de 55 étages (2600 chambres) , un casino, un centre commercial, six restaurants, deux théâtres et un musée dédié à la Science . Le bâtiment est surmonté d’une terrasse d’un hectare qui abrite la plus longue piscine à débordement (146 mètres) en altitude du monde . Cet immeuble est construit en forme de paquebot qui surplombe la mer et le port de Singapour, véritable tremplin commercial. Le musée évoque la forme d’un lotus . Ce complexe serait un des plus onéreux de Singapour, sa construction aurait, en effet, coûté 5,7 milliards de dollars . Oeuvre de l’architecte Mosche Safdie, l’hôtel est ouvert au public depuis avril 2010.
La végétation luxuriante s’immisce entre ces deux emblèmes architecturaux . Cette ville est reconnue comme l’une des villes les plus vertes du monde et riche de nombreuses variétés comme notamment des orchidées,des bambous, des koroupitas, des ficus, des palmiers, des frangipaniers, des gingembres, des heliconias, des mangroves… une végétation tropicale et verdoyante.
Je trouve cette photographie intéressante par ses contrastes : un espace densément urbanisé qui s’oppose à une nature omniprésente et quelques marques du temps passé qui cohabitent avec une architecture futuriste . Cette photo met en valeur ces deux aspects .Ville touristique grâce à son patrimoine et à son climat équatorial ( très chaud et humide), c’est avant tout une ville-carrefour au coeur du continent asiatique . En outre, Marina Bay Sands , situé au second plan de la photographie, est un symbole de l’expansion commerciale de la « Ville Lion » . Cette photographie capte bien l’évolution de Singapour , ancienne colonie britannique avec le pont Anderson , aujourd’hui devenu l’un des  » Quatre dragons » , ville-Etat qui su s’imposer sur la scène internationale .
Justine Bresard, HK
Étiquettes : , , , , , , ,


photographie de Gabrielle Peyrelongue

Localisation

 

Cette photo a été prise le 5 aout 2012 sur le banc d’Arguin à la sortie du bassin d’Arcachon en Gironde (33) en France.

 

Description

 

Au premier plan on observe les petites dunes de sable du banc d’Arguin recouvertes  d’oyat, une espèce de plantes qui croit dans les terrains sablonneux et permet de fixer les dunes de sable. Le banc d’Arguin est constitué de plusieurs de ces  dunes et bandes de sables qui se déplacent continuellement.

Au deuxième plan apparait une anse de ce banc, où les bateaux peuvent accoster le banc et mettre l’ancre. C’est ici le point d’arrivée de nombreux plaisanciers qui viennent profiter de cet ilot a la sortie du bassin d’Arcachon. La marée est haute au moment où la photo a été prise, cependant on aperçoit quelques langues de sables qui se découvrent lorsque la marée descend.

Enfin, nous distinguons en arrière plan la dune du Pilat, plus haute dune d’Europe qui atteint 110 mètres d’altitude. Son sommet offre une vue sur l’ensemble du bassin d’Arcachon.

 

Interprétation

 

Le bassin d’Arcachon doit son attractivité touristique tout d’abord à son paysage original. Les bancs et ilots qui s’y sont formés sont cause de mouvement dans le bassin  et se présentent un paysage diversifié, avec d’une part le band de sable blanc (banc d’Arguin) et d’autre part l’ile aux oiseaux, une ile formée d’une végétation humide souvent inondée (sables vaseux). Ces bancs d’une grande envergure (1000 hectares pour l’ile) peuvent accueillir de nombreux vacanciers. Enfin, la dune du Pilat contribue à la notoriété de cette station balnéaire : en effet elle accueille plus de 1,5 millions de visiteurs par an.

De plus, le banc d’Arguin a une importance écologique : en effet il abrite une réserve naturelle nationale. Ce banc  est un lieu d’accueil important pour beaucoup d’espèces d’oiseaux hivernants migrateurs et il abrite une des plus grandes colonies de Sternes caugek d’Europe.

 

Intérêt

 

Cette photographie représente assez bien les particularités du bassin d’Arcachon en montrant son paysage spécifique, ses attraits touristiques combinés à une certaine responsabilité écologique.

 

Gabrielle Peyrelongue, HK

 

 

 

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,


Photographie de Etienne Daubié
Le site nucléaire du Tricastin se situe en Drôme provençale, entre Montélimar et Avignon et à cheval sur les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhônes-Alpes, auxquels il fournit une majeure partie des ressources électriques.
Au premier plan, on aperçoit un mur partiellement effondré, un des derniers vestiges de l’ancien village de Bollène, auparavant situé en haut du mont surplombant la vallée du Rhône qui s’étend à l’arrière plan. Au second plan, au pied de cette petite montagne, se trouve la commune de Bollène et notamment le centre commercial (le grand bâtiment blanc et gris en bas à gauche). Ensuite, coupant le panorama et légèrement en biais se trouve le canal de Donzère-Mondragon (canal de dérivation du Rhône) avec une péniche qui y navigue et, à peine discernable, la voie rapide qui lui est parallèle juste en dessous (le rond point au centre le la photo en fait partie). Après le canal, on peut voir le site nucléaire du Tricastin, avec les deux cheminées à gauche, les quatre réacteurs à droite juste au dessus du mur, et à l’arrière l’usine d’enrichissement de l’uranium. Enfin, à l’arrière plan s’étend la vallée du Rhône, avec ses cultures diversifiées et au fond les premiers contreforts des monts de l’Ardèche.
Cette photo permet d’illustrer les évolutions de l’aménagement du territoire français dans les 50 dernières années : le premier et l’arrière plan rappellent le monde rural et la primauté qu’avait l’agriculture dans cette région il y a un demi-siècle : la douceur du climat, l’ensoleillement pendant une majeure partie de l’année et les crues du Rhône sont des facteurs qui, réunis, ont permis à cette région d’être extrêmement fertile, à la fois pour des cultures céréalières, mais aussi maraîchères, fruitières et bien évidemment la culture des vignobles. Cependant cette richesse de la terre est aussi un danger, et les crues du Rhône ainsi que les risques d’invasion poussent les habitants de la région à construire en hauteur, comme le rappelle le mur d’enceinte au premier plan de la photo. C’est toujours cette imprévisibilité du Rhône qui sera à l’origine de la construction du canal de Donzère-Mondragon dans les années 50, permettant une navigation plus fluide pendant toute l’année ; puis, dans les années 60, sous l’impulsion du Général De Gaulle, est construit sur les rives de ce canal le site d’enrichissement nucléaire, initialement uniquement à des fins militaires. C’est avec l’agrandissement du site dans les années 70 et sa conversion partielle au nucléaire civil que le site va devenir une source d’emploi importante (actuellement plus de 5000 emplois). La nouvelle ville de Bollène se développe le long du canal, ainsi que les communes voisines de Saint-Paul-Trois-Châteaux et Pierrelatte, et une voie rapide est donc construite pour faciliter les transports de biens et de personnes. La maîtrise des crues du Rhône, la disparition des risques liés aux invasions, et plus conjoncturellement les offres d’emploi, la commodité des transports et l’activité économique liée au canal, à la voie rapide et au développement des villes ont poussé les habitants du village surplombant le canal à descendre dans la vallée et à abandonner l’ancien Bollène, qui aujourd’hui a donc presque entièrement disparu, à l’exception de quelques vestiges envahis par la végétation.
L’intérêt de cette photo réside dans le fait qu’elle symbolise les mutations d’une région qui, bien qu’éloignée des grands pôles dynamiques du territoire, a su s’intégrer aux processus de développement économique en alliant une technologie de pointe et une organisation efficace de son espace.
Etienne Daubié, Hypokhâgne A/L
Étiquettes : , , , , , , , , , ,


Photographie de Camille Bichler

Cette photographie a été prise dans un quartier très populaire appelé « la Viscachera » qui est aussi le nom d’un gros rongeur d’Amérique du Sud  qui vit en haute altitude. Ce quartier est situé dans le prolongement de Campoy, petite ville périphérique de la grande capitale du pays, Lima. Ce quartier peut être qualifié de bidonville car, s’il regroupe des péruviens de la classe moyenne, il accueille également de plus en plus de péruviens défavorisés qui n’ont d’autre choix que de loger dans des habitations précaires faites de matériaux de récupérations. Le quartier regroupe donc deux classes bien distinctes : la classe moyenne (au premier plan) et la classe la plus défavorisée (au second plan).

 

 

Au premier plan, on distingue donc des habitations dites de « classe moyenne » au Pérou, ces

Logements sont pour la plupart faits de briques rouges, caractéristiques du pays. Cependant, si la classe moyenne bénéficie de véritables murs de pierre, ils n’ont pas tous les moyens de s’offrir un toit, au sens propre du terme, puisque certains d’entre eux n’ont qu’une simple bâche en guise de toiture. On peut voir que certaines de ces maisons sont construites sur deux voire trois étages car dans la tradition péruvienne, toute la famille vit ensemble : ainsi, les grands parents habitent le rez-de-chaussée, les enfants construisent alors un premier étage dans lequel ils logent puis ils en construiront un second pour loger leurs enfants…

Devant ces maisons, on aperçoit des câbles électriques : en effet si la population n’a pas accès à l’eau courante, les plus chanceux jouissent de l’électricité, ainsi, certains foyers ont le téléphone et même la télévision. Les hauts cactus situés derrières les maisons sont révélateurs du climat désertique et sec. De plus, le quartier, situé au départ entre deux montagnes, doit faire face à des éboulements et des glissements de terrains très fréquents, ce qui crée des nuages de poussières, qui ne font que décupler la soif des habitants ainsi que leur problème de santé.

 

Au second plan, on devine une petite route au cœur du quartier, on aperçoit deux petits bus rouges : la plupart d’entre eux amènent les enfants à l’école et la population en ville. Les transports en communs (petit bus, pouce-pouce, car…) jouent un rôle très important car ils acheminent les habitants de la Viscachera à la ville et font le lien avec l’extérieur, car rares sont ceux qui possèdent leur propre véhicule. Les bus effectuent donc des allers-retours quotidiens et indispensables.

Derrière cette route, on distingue le même type d’habitations qu’au premier plan, des maisons faites de briques ou bien de pierres abritant la classe moyenne. La différence avec les habitations du premier plan est qu’elles sont construites  sur un relief montagneux, ce qui rend la construction des maisons beaucoup plus difficile. En effet, avant d’entreprendre la construction des maisons, il faut préparer une surface plane : le futur emplacement de la maison. Pour cela, il faut creuser dans la montagne, c’est un travail important, fait à la main, ce qui demande donc du temps.

 

Au troisième plan, on distingue, nichées plus haut dans la montagne, des habitations plus modestes, on peut alors parler de bidonvilles, les maisons étant faites principalement de cartons épais et de planches de bois pour les murs et des tôles en guise de toit. Les habitants se retrouvent également face au problème d’aplanissement de terrain mis à part qu’eux n’ont pas les moyens d’engager de chef de chantier, ils doivent donc creuser la montagne seuls. Ces maisons sont plutôt petites, il n’y a qu’une seule pièce commune qui regroupe la cuisine, le salon et les chambres. Il n’y a ni douche, ni toilette. En plus des problèmes d’hygiène et du grand manque de confort, les habitants des bidonvilles doivent faire face à des risques multiples, en effet, le Pérou est sujet à de nombreux tremblements de terre, des inondations et des glissements de terrains…Ces catastrophes naturelles sont d’autant plus dangereuses pour les habitants de la Viscachera car ils habitent sur la montagne, et encore plus pour les habitants des bidonvilles. De plus, le bidonville situé de plus en plus haut dans la montagne est très difficile d’accès pour ses habitants.

 

 

Cette photographie permet une prise de conscience : la pauvreté est très présente au Pérou et ne cesse d’augmenter. Elle permet également  de mieux comprendre comment et où vivent les Péruviens modestes voire pauvres. De plus, elle nous permet de déduire que la pauvreté est très présente dans ce pays et elle ne cesse d’augmenter. En effet, n’ayant plus de place sur le sol plat, les Péruviens défavorisés se retrouvent contraints de s’installer sur la montagne, ce qui est très dangereux étant donné la fréquence des catastrophes naturelles de ce pays. Il y a un an, toutes les habitations du troisième plan n’existaient, chaque année de nouvelles habitations précaires fleurissent en raison de la pauvreté qui augmente et du manque de place.

 

 

J’ai choisi cette photographie car elle permet une prise de conscience qui est double : d’abord la pauvreté est très présente dans notre monde actuel, et ce voyage au Pérou m’a permis de voir et de comprendre ce qu’était la pauvreté dans un bidonville.

De plus, elle nous permet également de réaliser la chance que nous avons d’habiter des logements sains, d’avoir accès à l’eau potable… J’ai pris cette photographie lors d’un voyage humanitaire en juillet et c’est donc l’occasion pour moi de faire part de mon expérience qui m’a réellement marqué.

 

 

 

Camille Bichler, HK A/L

Année 2012/2013

Étiquettes : , , , , , , ,


Localisation : Quelques 2300 ans après l’emménagement des premiers Parisiii  dans leurs huttes de branchages sur les hauteurs de Nanterre dans le département des Hauts de Seine, prémices de Lutèce, l’architecte Émile Aillaud bâtit sur ce même site, en 1977 très exactement, les 18 tours de béton de la cité Pablo Picasso appelé les « tours nuages » situé dans le département des Hauts de Seine a Nanterre.

Description : À l’ouest de Paris, Nanterre, préfecture des Hauts de Seine peuplée de  89 966  habitants, est séparée de Neuilly par la Seine et la commune de Courbevoie. Masquée aux regards des parisiens par le quartier d’affaires de La Défense, la cité Pablo Picasso réunit 1600 logements dans 18   immeubles de  plus de 100 mètres de haut qui présentent trois points communs leur conférant une originalité certaine : chacun est formé d’immenses cylindres verticaux accolés, percés  de petites fenêtres circulaires qui lui donnent l’aspect d’une demeure troglodyte  et revêtus de céramique multicolore.

Une tour de taille modeste, une trentaine de mètres sans doute,  habillée de céramique blanche et bleue très pâle qui lui vaut le surnom de la tour nuage occupe le premier plan de notre photo. Vus du ciel les cylindres verticaux coupés en tranche horizontale par sa terrasse

prennent l’aspect de pétales de marguerite dont Émile Aillaud s’est amusé à décorer le centre d’une petite pyramide jaune pâle .On retrouve cette pyramide sur six autres immeubles dont les deux tours de même taille et de même couleur situées à droite mais la coiffe vire cette fois au marron pour l’une d’elle.

Au second plan un mini parc circule entre les immeubles. Dominés par des immeubles de plus de vingt étages, les arbres paraissent rachitiques et incapables de donner à la cité l’oxygène et la verdure qu’ elle mériterait. En retrait sur la droite, du haut de ses 40 étages et de ses 105 mètres, le gratte-ciel surnommé la Tour Bleue domine la cité Picasso.

Au dernier plan, succédant à un groupe de tours marron la deuxième plus grande tour de la cité avec sa trentaine d’étages se distingue par la variété de ses couleurs allant du marron au violet en passant par le beige, le bleu, le blanc…

La tour sombre située au fond á droite ne fait plus partie de la cité. Nous sommes arrivés à   la Défense et le dôme blanc situé à ses pieds n’est autre que le CNIT.

 

Interprétation :

En concevant la cité Pablo Picasso, Émile Aillaud voulait développer le concept de  » désordre apparent » ou de  » l’ordre caché. Telle qu’elle est présentée sur cette photo, la cité ne reflète pas vraiment cette volonté. Une vue des espaces publiques circulant entre les tours auraient pu donner une image plus proche du dessein d’Emile Aillaud, mais quoi qu’il en soit les habitants de la cité ne ressentent pas ce désordre organisé, ce qui  est du reste normal car un désordre vécu quotidiennement devient progressivement imperceptible.

Une autre idée d’Emile Aillaud était de fusionner ses immeubles avec le ciel. On appelle d’ailleurs parfois l’ensemble immobilier  » la cité des nuages ». Par un beau ciel bleu, légèrement voilé comme sur notre photo, Aillaud réussit son pari, mais l’impression donnée par temps pluvieux est franchement triste : les couleurs des immeubles et leurs petits yeux ronds leur donnent un air maladif.  Il n’empêche, la cité Pablo Picasso reste un témoin original d’une époque où les tours étaient reines.

Intérêt : Je n’ai pas choisi  cette photo par hasard, Je l’ai retenu bien sûr parce que j’y ai passé  le mois de juillet avant de quitter cet océan de tours pour les rivages de l’Atlantique mais aussi parce que je suis née et j’ai grand a deux pas de cette cité attachante où se mêlent souvent avec bonheur, parfois avec quelques difficultés races, couleurs de peau, cultures, religions.

Saaida Ouriachi, HK
Étiquettes : , , , , ,