Où va la démographie mondiale ? Sciences Humaines, N°241S. Octobre – Novembre 2012.

A signaler !

Dans le numéro d’octobre-novembre, vous trouverez un article de René-Eric Dagorn sur la démographique mondiale. Trois pages très claires, très simples dont  je vous conseille la lecture. Tout y est : l’évolution de la population mondiale depuis 1950, la transition démographique, le déséquilibre des sexes dans certains pays, la bombe P, la bombe V (vieillissement).

 

Catherine Didier-Fèvre ©Les Clionautes

 

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http://forum.patrimoine-de-france.com/Actualite-commentee/a-vendre-eglise-peu-utilisee-pas-serieux-s-abstenir.php

Le Monde, 1 juin 2012

Les diocèses et les communes ont de plus en plus de mal à financer l’entretien des édifices religieux et décident parfois de s’en séparer. A charge pour les acquéreurs de ne pas en faire un usage inconvenant

Curieux destin. L’église Saint-François-d’Assise à Vandoeuvre-lès-Nancy, en Meurthe-et-Moselle, risque de se transformer en fast-food, sous l’enseigne américaine KFC. Le spécialiste du poulet frit du Kentucky souhaite implanter un nouveau restaurant dans cette zone commerciale de la banlieue de Nancy. L’affaire a ému les riverains, a indigné la presse locale et a mobilisé les défenseurs du patrimoine, qui s’efforcent d’obtenir son inscription à l’inventaire des monuments historiques. Inauguré en 1961 et signé par l’architecte Henri Prouvé, frère du designer Jean Prouvé, l’édifice de béton constitue par sa forme ovoïde une oeuvre singulière, même si sa façade a déjà perdu de son lustre : la paroisse désargentée avait autorisé il y a quelques années la pose de panneaux publicitaires lumineux déroulants !

Le diocèse de Nancy-Toul, propriétaire de l’église, l’a mise en vente, en 2007, avec l’espoir que la ville se porte candidate, mais, après plusieurs mois de discussion, la municipalité a renoncé, sans doute en raison du prix et de rivalités politiques. C’est finalement un promoteur privé qui s’est porté acquéreur. Une bonne affaire pour le diocèse : la transaction s’est conclue en janvier 2011 à 1,3 million d’euros. Accusé de brader un patrimoine architectural, le diocèse explique l’avoir vendu à un marchand de biens sans connaître l’investisseur final. Le compromis de vente proscrivait seulement, conformément au droit canonique,  » tout commerce inconvenant « . Le promoteur avait d’abord envisagé de transformer l’église en centre commercial, mais le projet a échoué, contrarié notamment par la mobilisation des défenseurs de l’oeuvre d’Henri Prouvé.

 » Lorsque nous avons fait le bilan financier de cette église, la décision de vente s’est imposée, explique l’économe du diocèse de Nancy-Toul, Michel Petitdemange. Nous étions obligés de réaliser des travaux de mise aux normes, notamment pour l’accueil de public handicapé, son entretien était coûteux et surtout sa fréquentation devenait marginale, nous comptions en moyenne quatre-vingts fidèles, alors que sa capacité d’accueil est de huit cents personnes. Nous avions un espace surdimensionné. «  L’église, construite pour accompagner le boom démographique des années 1960 et la périurbanisation, se trouve désormais enserrée entre routes et centres commerciaux. Le diocèse de Nancy-Toul ne manque pas de lieux cultuels, il détient une trentaine d’églises et de chapelles.  » C’est un patrimoine très lourd d’entretien qui nous oblige à une rationalisation. Soit on abandonne certains biens et ce n’est pas très responsable, soit nous leur trouvons un nouvel avenir « , plaide Michel Petitdemange.

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Des systèmes spatiaux en prospective. Territoires 2040. Revue d’études et de prospectives N°4. Datar, La documentation française, 2011.

 

L’exercice de science fiction auquel se livre la DATAR dans la revue Territoires 2040 est en soi un sacré challenge. C’est même un exercice de haute volée puisqu’il s’agit de demander à des géographes, des économistes, des politistes d’inventer le futur urbain du pays. Martin Vanier avait marqué de sa pâte le volume 2 sur la périurbanisation, Michel Lussault prends le relais. Pour cela, pas question de donner une seule version de notre avenir mais il s’agit d’analyser des tendances qui pourraient se dégager. Michel Lussault propose ainsi différents scénarios (Horizon) et leurs variantes sur la thématique de l’urbain métropolisé : hyper métropolisation de la France au détriment d’espaces marginalisés, mise en place de méga régions à dimension européenne (organisée autour de neuf métropoles régionales), généralisation de la périurbanisation ou bien encore la mise en place d’un peuplement diffus. Le tout est illustré par une cartographie « rock and roll », œuvre de Karine Hurel qui s’inspire du street art avec des polices de caractères dignes de taggeurs. Si les normes cartographiques sont bouleversées, force est de constater que le message passe efficacement et permet de comprendre les différents enjeux des scénarios. Pour illustrer l’article sur le devenir des villes intermédiaires et leurs espaces de proximité, Karine Hurel a retenu un design années 1970. C’est nouveau dans la manière de faire de la cartographie mais rafraichissant car cela renouvelle la manière de voir notre pays et c’est surtout très efficace graphiquement.

 

Au-delà de la forme qui mérite en soi d’être retenue, le fond donne du grain à moudre. L’article consacré aux villes intermédiaires propose ainsi un scénario 1 effrayant : « Les communautés incertaines ». Les chercheurs réunis autour de l’économiste Francis Aubert pronostiquent un accroissement des inégalités entre les populations résidentes dans les centres et dans le périurbain proche (là où ont été construits les écoquartiers modèles) des villes intermédiaires (Reims, Dijon, Vannes, La Rochelle) et le périurbain éloigné. « Face à ces zones de fermeture volontaire marquées par les classes les plus aisées et les plus âgées, s’érigent des zones de forte densité de population où le bas coût du logement est le critère à peu près unique de choix, en quartier périphérique ou aussi en zone périurbaine d’accès malaisé. »

 

Ce volume de Territoires 2040 a inspiré l’exposition qui se tient au Palais de Iéna jusqu’au 31 mai sur la France 2040 (du lundi au vendredi de 9 heures à 17 heures, métro Iéna, se munir d’une pièce d’identité, gratuit). On peut même dire que l’exposition est la partie la plus aboutie de l’ensemble. Si la thématique de la prospective y est très présente, il y a des cartes et des cartogrammes formidables sur la situation de la France actuelle, qui ne sont pas présents dans le volume chroniqué. Vous retrouverez tout cela sur le site de la DATAR : http://territoires2040.datar.gouv.fr/spip.php?rubrique54&revue=  Toutes ces productions sont à même de renouveler notre manière de faire de la géographie, tant elles posent les bonnes questions sur notre espace.

 

Catherine Didier-Fèvre © Les Clionautes

 

 

 

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Alain Dubresson et Yvette Veyret (Dir.)
Dix défis pour la planète
Éditions autrement, hors collection, en librairie le 25 avril 2012,18 euros

 

Reçu ce 14 avril, cet ouvrage de 160 pages mérite assurément d’être mis dans les mains de tout professeur de géographie qui se respecte. En dix petits chapitres, les auteurs des différents articles qui composent cet ouvrage présente 10 questions fondamentales sur le devenir de la planète. Ces auteurs participent au comité national français de géographie. Ils sont pour certains, comme Gérard-François Dumont connus de la Cliothèque. C’est d’ailleurs cet auteur qui ouvre le feu, avec une présentation du vertige démographique intitulé le retour des grandes peurs. Le phénomène qui affecte la population mondiale est multiforme. La population augmente et devrait se situer au-delà des 9 milliards en 2050, elle ne cesse de se concentrer dans les villes, pour atteindre 70 % en 2050 également, la population mondiale vieillit et devrait représenter pour les plus de 65 ans 1,5 milliard d’habitants, toujours en 2050 et enfin cette population bouge, avec le processus de migration. La question qui est posée est bien celle de savoir si la planète sera en mesure de supporter au sens premier du terme une telle croissance de population. Toutefois l’auteur relativise et note que par exemple la géographie de la population apporte trois éléments de réflexion sur la question de l’urbanisation. Le phénomène d’urbanisation est polymorphe, et l’évolution urbaine dépend de variable géopolitique interne et externe, au choix de gouvernance de la ville et à leur degré d’autonomie fixée par le système institutionnel. Cet article est enrichi par des cartes commentées, ce qui est le cas des autres articles d’ailleurs, avec des sources citées ce qui permet de les retrouver très facilement.

La Question du changement climatique est évoquée bien évidemment, par Pierre Carrega et Yvette Veyret. L’article permet de faire le point sur l’état actuel des connaissances en la matière. Il existe aujourd’hui deux types de réponses pour faire face aux changements climatiques à venir, et qui sont incontestables, y compris du point de vue des climato-sceptiques. Une tente de réduire la quantité de gaz à effet de serre rejetée dans l’atmosphère afin de diminuer, à terme la hausse des températures ; c’est le processus appelé atténuation. L’autre envisage des réponses sociales, économiques, spatiales au changement ; c’est ce que l’on nomme l’adaptation. Les auteurs font un rappel sur le protocole de Kyoto qui n’a pu être complété lors de la conférence de Copenhague de 2008, avant d’envisager les solutions d’adaptation qui se heurte à deux problèmes principaux : le prix tout d’abord car les changements structurels seraient forcément coûteux et surtout les incertitudes à propos de l’avenir climatique.

Richard Laganier et Laurent Simon s’interrogent sur la nécessaire préservation de la ressource « biodiversité ». Celle-ci est considérée comme une ressource inestimable mais la prise de conscience de son importance pour les sociétés humaines est relativement récente. Les services rendus par les écosystèmes aux activités humaines ne sont pas chiffrables économiquement. Et pourtant, cette biodiversité est également l’objet de bien des convoitises. De plus les deux auteurs s’interrogent sur les conséquences sociales de cette volonté de préservation de la biodiversité, et notamment sur ce qui peut différencier le traitement des populations locales et celui de ces écotouristes fortunés, premier utilisateur de ces programmes de protection.

L’article de Thierry Ruf présente avec beaucoup de clarté la question du partage et de la gestion de l’eau. Au-delà de ce que l’on affirme de plus en plus souvent sur « les guerres de l’eau », l’hydroconflictualité, et autres scénarios catastrophes, l’auteur remet en question des notions que l’on voit de plus en plus fréquemment utilisées, comme le stress hydrique ou la responsabilité de l’agriculture irriguée dans le désordre hydraulique. En la matière, rien n’est véritablement simple. Depuis 1992, la gestion intégrée des ressources en eau s’appuie sur quatre principes : l’eau est une ressource finie à gérer dans une unité hydrographique ; l’eau doit être gérée entre planificateurs, décideurs et usagers ; les femmes doivent avoir une place reconnue dans sa gestion ; et l’eau doit être considérée comme un bien économique. L’auteur note que l’aspect géographique de sa gestion ne semble pas poser de problème particulier. Pourtant, alors que l’élément de référence pour l’étude des ressources hydrauliques est le bassin versant, la notion de territoire de l’eau, associant les usagers, leurs besoins, leurs usages, et leur participation à la gestion ne semble pas être considérée comme suffisamment pertinente.

Autre question fondamentale traitée dans ces dix défis : peut-on nourrir l’humanité ? Le monde est confronté à des besoins croissants et si la production alimentaire mondiale a augmenté plus vite que la population, il n’est pas évident que dans l’avenir un tel rythme de croissance soit soutenable. Pour répondre à la demande à consommation constante par individu, il faudrait produire plus de 300 millions de tonnes de grain supplémentaire chaque année, soit l’équivalent de la production des États-Unis. À l’échelle mondiale le bilan alimentaire actuel paraît inquiétant mais en réalité si les familles n’existent elle semble davantage liée à des problèmes politiques et les problèmes de production. La question qui est également posée est celui du prix de la production. L’augmentation de la productivité agricole a permis une baisse tendancielle des prix, mais cela s’est fait au prix d’une consommation accrue d’énergie, d’eau, d’espaces agricoles. Toutes ses ressources sont de plus en plus rares. Dans ce domaine, Jean-Louis Chaléard qui rédige cet article note que les différences entre pays riches et développés, bénéficiant d’un soutien efficace à leurs agriculteurs et les pays du sud contraints à une agriculture largement dépendante des achats des pays riches, avec les cultures d’exportation, sont toujours aussi fortes.

Les autres articles traitent de la santé, des villes, des transports ainsi que de la place de la Chine dans le nouvel ordre mondial.

Le dernier article rédigé par Frédéric Dufaux, Sophie Moreau, Philippe Gervais-Lambonny interroge la notion de justice spatiale ? L’appropriation de l’espace, les inégalités sociales que cette appropriation peut traduire sont effectivement des sujets importants qui montrent que la justice sociale se traduit dans l’espace mais que réciproquement, l’organisation sociale de l’espace et productrice d’injustice. Ces dynamiques complexes qui se déploient dans l’espace et dans le temps ne sont pas faciles à décrypter même si l’on peut en percevoir très rapidement les effets autour de soi.

Bruno Modica

 

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LEMONDE | 25.02.12

http://www.produnjour.com/blog/

Pour les enfants en milieu rural, la tranquillité de la cour de récré peut parfois tourner au casse-tête quand vient le temps du collège. « Dans deux ans, quand j’irai au lycée, j’aurai deux solutions, explique Amandine, 14 ans, qui vit dans un petit village de montagne de 250 habitants (elle a souhaité, comme beaucoup d’élèves, rester anonyme). Soit me lever à 5 heures pour prendre le car, soit être pensionnaire. Et je ne vais pas pouvoir choisir toutes les options que je désire. »

Pour Lise, qui a grandi dans le Lot, l’internat n’a pas posé problème. « J’avais besoin de m’éloigner un peu. Et puis, au lycée, j’avais pour voisins une forêt… et des vaches ! Peu dépaysant, en somme. » C’est après, dit-elle, que « ça se corse » : « Soit il faut partir en ville, continuer les études pour chercher un boulot intéressant, soit rester en zone rurale et occuper un petit boulot sympa. » La jeune femme a fait son choix : elle est vendeuse dans une petite ville des Pyrénées-Orientales.

Combien sont-ils, les jeunes, à se sentir un peu « contraints » dans leurs choix d’orientation en raison de leur lieu d’origine ? A ne viser ni trop loin ni trop haut, de peur de se couper de leurs racines ? Quelque 2 millions d’enfants et adolescents sont scolarisés en milieu rural. Si leurs profils sont aussi variés que les territoires qu’ils habitent, ils partagent tous ou presque le sentiment que leurs « galères » intéressent peu. « Beaucoup de mes anciens camarades ont été obligés d’opter pour des études en alternance ; d’autres, à la fin du lycée, ont dû partir en quête d’un emploi. Les jeunes ruraux se sentent aussi délaissés que les jeunes des banlieues, regrette Lucas, 19 ans, étudiant en droit en Rhône-Alpes et boursier, mais ils sont peut-être plus résignés. »

AUTO-CENSURE

« Les élèves ruraux et montagnards arrivés en fin de collège n’utilisent pas autant que les autres toute la palette des choix d’orientation à leur disposition« , reconnaît Pierre Champollion, président de l’Observatoire éducation et territoires (OET, ex-Observatoire de l’école rurale). Depuis plus de dix ans, l’observatoire étudie dans six départements – Ain, Alpes-de-Haute-Provence, Ardèche, Drôme, Haute-Loire, Haute-Saône – les trajectoires scolaires de 2 400 élèves. « L’école rurale fonctionne globalement bien, affirme le chercheur en sciences de l’éducation. Les élèves, en sortant du primaire, sont au moins à égalité avec leurs homologues urbains, comme l’ont montré les évaluations nationales en français et mathématiques. » Plus on se rapproche des territoires réputés isolés, moindre est le retard en fin de CM2, dit-il.

« Si dans le premier degré les fermetures de classes et les regroupements d’écoles ont contraint les élèves à plus de mobilité, l’engagement des parents, des enseignants, et le maillage associatif compensent l’éloignement des ressources pédagogiques », expliquent Céline Vivent et Yvette Grelet, du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) pour la Basse-Normandie.

Pourtant, à l’issue du collège, les parcours scolaires des jeunes ruraux et des jeunes urbains divergent. « De la 6e à la 3e, les souhaits de poursuite d’études supérieures longues diminuent de moitié sur notre panel de 2 400 élèves, un peu comme s’ils s’autocensuraient », remarque Yves Alpe, de l’OET. A résultats scolaires identiques, le taux de demande – et d’accès – des élèves ruraux en 2de générale est plus faible. La voie professionnelle rencontre davantage de succès, et les études supérieures, souvent courtes (DUT ou BTS), ne s’envisagent pas sans mobilité.

« Nombre d’élèves de 3e que j’accompagne, même si les collèges font tout ce qu’ils peuvent pour leur ouvrir des horizons, privilégient des formations qui leurs sont familières, dans des établissements qu’ils connaissent – où leurs parents, parfois leurs grands-parents ont été scolarisés », note Isabelle Riou, conseillère d’orientation-psychologue – vingt-deux ans de métier – dans plusieurs établissements de l’Eure.

Au collège de Rugles, où Mme Riou intervient un jour par semaine, les premiers choix des familles se portent souvent vers un CAP. « Quand je leur parle du bac professionnel, je vois bien que je les déstabilise un peu. ‘Un bac pro pour mon enfant ? Il faudra qu’il continue ses études. Et puis, est-ce qu’il l’aura ?’ Je cherche à leur ouvrir un maximum de possibilités, en respectant les parcours familiaux. » « Ces gamins ont de meilleurs résultats que la moyenne au brevet, mais beaucoup ne voient pas ce qu’ils peuvent faire d’autre que leurs parents », reconnaît également Jean-Paul Noret, professeur de sciences dans un petit collège (130 élèves), à Laignes (Côte-d’Or).

MARCHÉ DE L’EMPLOI PEU QUALIFIÉ

Rien d’étonnant, analyse la sociologue Marie Duru-Bellat : « Quand on n’est pas très sûr de son projet professionnel, on a tendance à privilégier une formation près de chez soi et à s’en contenter, a fortiori quand les moyens financiers sont limités. » Malgré l’arrivée des « néo-ruraux », des cadres moyens, « les critères ne sont pas toujours ceux des familles des grandes villes, poursuit-elle. Tout le monde ne rêve pas d’intégrer Henri-IV, une prépa ou une grande école ! Dans les petites villes, en milieu rural, la qualité de vie passe, souvent, avant la carrière, le salaire ».

Didier Pleux, psychologue, travaille avec les équipes éducatives des maisons familiales rurales de Basse-Normandie, des établissements de formation en alternance où l’on n’observe, dit-il, ni démotivation des élèves ni décrochage : « Il y a une approche réaliste, pragmatique de l’orientation. » Autrement dit, certains de ces jeunes anticipent les besoins du marché de l’emploi, peu qualifié en milieu rural.

Des choix assumés : les jeunes ruraux estiment à 81 % – contre 75 % en moyenne -, que leur orientation après la 3e a été conforme à leur demande, selon le Céreq.

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