Avis de parution

Le numéro 8067 de la Documentation Photographique est consacré à la question de l’aménagement des territoires. Dès le titre, on sent bien combien les problématiques ont évolué en quelques années. D’une vision du haut vers le bas, on est passé aujourd’hui à l’inverse. De plus la mondialisation, l’intégration à l’Europe changent la donne de l’aménagement. Comme à son habitude, l’ensemble est composé d’un dossier, qui fait le point sur la question, de commentaires de documents et d’une pochette avec les mêmes transparents. De quoi se constituer des fiches d’exemples à caser dans une copie de dissertation ou comment lire utile…

Ce numéro sera bientôt disponible au CDI du lycée.

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Introduction

Dans ce dossier dédié au Développement durable, Quels enjeux géographiques ? Dossier n°8053, publié à La Documentation Photographique, La Documentation Française en 2006, Gérard Granier et Yvette Veyret se penchent sur la notion de développement durable, et sa résonnance à travers une mise en perspective historique, notamment par son articulation et son élaboration autour du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 et ce que le Sommet de Johannesburg y a apporté, en analysant à différentes échelles les problématiques du développement durable ; en particulier concernant sa mise en pratique au sein des pays du Sud, et les problèmes de résolution de pauvreté qu’il soulève.

 

Les auteurs

          Yvette Veyret, géographe, professeur de géographie à l’université Paris X Nanterre, spécialiste des questions d’environnement, de risques et du développement ;

          Gérard Granier, professeur d’histoire – géographie, agrégé de géographie puis professeur en CPGE ; et depuis 1995 inspecteur pédagogique régional dans l’Académie de Rouen.

 

Résumé et articulation des idées

Par le rappel de notions essentielles à la compréhension de la problématique de développement durable, et grâce à des exemples concrets (dans les encadrés), allié au développement de la problématique, les deux auteurs font le point sur le développement durable. Ce texte s’articule autour de trois idées essentielles : l’ancrage du développement durable dans la sphère politique, le problème d’adapter les actions en fonction des échelles, et enfin le clivage qui existe entre les pays du nord et les pays du sud, indissociable de la notion de développement durable.

 

Une volonté commune, concilier les domaines écologique, économique et social, mais un lien tenu avec la sphère politique.

C’est autour du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992, que la notion de développement durable (sustainable development) se met en place, par une volonté internationale, de « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » ; par une campagne d’action commune, de sensibilisation par les médias, de limiter les effets néfastes de l’industrialisation : une sensibilisation à l’échelle planétaire, et une préoccupation commune, qui traduit des inquiétudes quant à l’avenir de la planète, mais qui s’allie cette fois  à l’homme dans son espace (à noter auparavant des ébauches de conservation de la nature, « mise sous globe », qui ne répond pas à la problématique écologique en relation avec l’activité économique de l’homme.

          Mais comme la réalisation du développement durable ne peut se faire que par une volonté commune des états, puis au sein de chaque pays par une action gouvernementale soutenue par les ONG, les conflits d’intérêt peuvent parfois s’opposer à l’aboutissement de la problématique : problème de mesure des indicateurs de développement durable, (on gardera surtout l’empreinte écologique proposée en 2002 par WWF). On citera de même les avantages de chacun dans ce projet, et les réticences. Ainsi, comment expliquer la position des Etats-Unis et de l’Australie qui se sont refusés à ratifier le protocole de Kyoto ?

 

De la globalisation à la localisation : une action qui nécessite davantage de précision

          Une politique « globale », c’est-à-dire planétaire ne suffit pas pour apporter des réponses à la problématique de développement durable, tant sa mise en œuvre nécessite le respect des échelles, particulièrement l’échelle locale, en incitant les collectivités à élaborer des actions sous la forme de l’Agenda 21 : le Sommet de la Terre de Rio supposait une prise en charge locale, régie par l’Agenda 21, qui précise les responsabilité de chacun en matière de développement durable ; et ce aux différentes échelles internationale, nationale, puis locale, et ce par des moyens multiples tels les mécanismes financiers, la promotion de l’éducation, etc. En effet chaque situation comportant ses particularités, les grandes lignes planétaires ne suffisent pas, et on assiste à l’efficacité modérée des politiques globales, qui peuvent d’ailleurs rentrer en conflit avec les objectifs économique et politiques des pays.

 

Le clivage Nord/Sud, indissociable de la notion de Développement durable

          le sommet de Johannesburg (2002) a permis de mettre en communion  pauvreté et  développement durable, en pointant du doigt la nécessité de travailler sur ces deux notions : on assiste effectivement à un « recul » des pays du sud en matière de développement durable, ce qui s’explique par la différence de priorité (les pays du Sud privilégient leur développement).

          Le délicat ancrage du développement durable dans les pays du Sud s’explique aussi par l’importance d’une stabilité sociale plus fragile dans les pays du Sud que dans ceux du Nord : en effet, il est nécessaire de s’appuyer sur des institutions solides, d’informer la population et de la sensibiliser, pour que la problématique du développement durable ne soit pas considérée comme « un problème de riches » ; ainsi qu’une certaine équité quant au partage des richesses.

          Le développement durable accroit la dépendance des états du Sud aux états du Nord : à ce titre, il souligne la ligne invisible qui divise ces deux parties du monde, comme par exemple l’action de la Banque Mondiale, qui alloue des fonds pour soutenir les projets liés au développement durable des pays du Sud, ce qui implique leur soumission aux Etats-Unis, qui finance cette institution.

 

Réflexion personnelle

Les rappels des grands principes et des mots clés liés au développement durable permettent de mieux comprendre cette problématique qui s’impose aujourd’hui à nous, au cœur des programmes politiques, des préoccupations civiques. L’article fait le point, après les conférences de Rio et de Johannesburg sur les victoires et les défaites du traitement du développement durable, et ce à travers le monde, en respectant sa diversité, et permet de bien prendre conscience que le développement durable n’est pas seulement un concept à la mode, mais un problème à la fois écologique, politique et social, qui nécessite aux pays de marcher ensemble, et qui permet de reconsidérer des problèmes telle que la pauvreté qui ne peuvent cohabiter avec une volonté commune de dynamiser le développement durable, tout en respectant les échelles, comme le montre le sommet du Millénaire de New York, en 2000. L’article insiste cependant peu sur les causes réelles et les conséquences de l’industrialisation et de la présence du l’homme sur terre, en s’attardant davantage sur la manière qu’ont les hommes de les gérer. Concluons sur la récente élection du président américain Obama, qui semble tendre à modifier la position de son prédécesseur sur ce point, pour montrer que les piliers écologique et politique sont intimement liés, constituant les ambigüités parfois conflictuelles de la problématique de développement durable.

Gaëlle Brachet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Antoine Frémont.
Les transports en France. Quelles mobilités pour quelle société ?
La Documentation Photographique, N°8066, 2008. 65 pages.

Un excellent numéro de la Documentation Photographique, disponible au CDI du lycée.

En lire un CR

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PREMIER SEMESTRE

 

 

2 septembre

 

1

9 septembre

 

2

16 septembre

 

POPULATION, RESEAUX ET MOBILITES

3

23 septembre

J. Lévy. La carte, enjeu contemporain. La Documentation Photographique, N°8036. 2003. 16 pages.

http://sciences-po.macrocosme.net/lectures/LevyCarteEnjeu.pdf

 

4

30 septembre

Populations et Sociétés, N°408, janvier 2005. 4 pages.

Populations et Sociétés, N°443, mars 2008. 4 pages.

fichier disponible en pdf sur le site de l’INED

 

5

7 octobre

Raffaele Poli. Migrations de footballeurs et mondialisation : du système-monde aux réseaux sociaux. Mappemonde, N°88. Avril 2007. 12 pages.

http://mappemonde.mgm.fr/num16/articles/art07401.html

 

6

14 octobre

Olivier Dollfus, « Le Monde en ses réseaux« , in R. Brunet (dir.), Géographie Universelle, t.1, « Mondes Nouveaux », Paris, Hachette/Reclus, 1990, p. 402-415.

 

7

21 octobre

 

 

 

28 octobre

 

 

4 novembre

 

 

11 novembre

 

8

18 novembre

 

 

9

25 novembre

Armand Frémont. Aimez-vous la géographie ? Flammarion, 2001. p 77 à 90. Ouvrage disponible au CDI du lycée

 

10

2 décembre

Olivier Dollfus, « Le monde dans ses lieux », in La mondialisation, Paris, PFNSP, 1997, p. 21-36.

 

11

9 décembre

http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/Mappe489R.html

Sylvie ADAM, Yves GUERMOND. Des hexagones dans l’Hexagone. 4 pages. Mappemonde, 1989.

Marie-Claire ROBIC. Sur les formes de l’Hexagone. 6 pages. Mappemonde, 1989.

 

12

16 décembre

 

 

23 décembre

 

 

30 décembre

 

13

6 janvier

 

 

14

13 janvier

Guy Di Méo. Les métropoles des pays développés, in Bailly, Ferras, Pumain. Encyclopédie de la géographie, 1992. P 697-712.

 

15

20 janvier

Pierre Veltz. La grande transition. La France dans le monde qui vient. Seuil, 2008. Page 12 à 22.

 

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