Pour consulter le programme du colloque : Partout la ville qui aura lieu la semaine prochaine (du 26 au 28 septembre 2012) à Clermont-Ferrand.

http://www.partoutlaville.com

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


Photographie de Etienne Daubié
Le site nucléaire du Tricastin se situe en Drôme provençale, entre Montélimar et Avignon et à cheval sur les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhônes-Alpes, auxquels il fournit une majeure partie des ressources électriques.
Au premier plan, on aperçoit un mur partiellement effondré, un des derniers vestiges de l’ancien village de Bollène, auparavant situé en haut du mont surplombant la vallée du Rhône qui s’étend à l’arrière plan. Au second plan, au pied de cette petite montagne, se trouve la commune de Bollène et notamment le centre commercial (le grand bâtiment blanc et gris en bas à gauche). Ensuite, coupant le panorama et légèrement en biais se trouve le canal de Donzère-Mondragon (canal de dérivation du Rhône) avec une péniche qui y navigue et, à peine discernable, la voie rapide qui lui est parallèle juste en dessous (le rond point au centre le la photo en fait partie). Après le canal, on peut voir le site nucléaire du Tricastin, avec les deux cheminées à gauche, les quatre réacteurs à droite juste au dessus du mur, et à l’arrière l’usine d’enrichissement de l’uranium. Enfin, à l’arrière plan s’étend la vallée du Rhône, avec ses cultures diversifiées et au fond les premiers contreforts des monts de l’Ardèche.
Cette photo permet d’illustrer les évolutions de l’aménagement du territoire français dans les 50 dernières années : le premier et l’arrière plan rappellent le monde rural et la primauté qu’avait l’agriculture dans cette région il y a un demi-siècle : la douceur du climat, l’ensoleillement pendant une majeure partie de l’année et les crues du Rhône sont des facteurs qui, réunis, ont permis à cette région d’être extrêmement fertile, à la fois pour des cultures céréalières, mais aussi maraîchères, fruitières et bien évidemment la culture des vignobles. Cependant cette richesse de la terre est aussi un danger, et les crues du Rhône ainsi que les risques d’invasion poussent les habitants de la région à construire en hauteur, comme le rappelle le mur d’enceinte au premier plan de la photo. C’est toujours cette imprévisibilité du Rhône qui sera à l’origine de la construction du canal de Donzère-Mondragon dans les années 50, permettant une navigation plus fluide pendant toute l’année ; puis, dans les années 60, sous l’impulsion du Général De Gaulle, est construit sur les rives de ce canal le site d’enrichissement nucléaire, initialement uniquement à des fins militaires. C’est avec l’agrandissement du site dans les années 70 et sa conversion partielle au nucléaire civil que le site va devenir une source d’emploi importante (actuellement plus de 5000 emplois). La nouvelle ville de Bollène se développe le long du canal, ainsi que les communes voisines de Saint-Paul-Trois-Châteaux et Pierrelatte, et une voie rapide est donc construite pour faciliter les transports de biens et de personnes. La maîtrise des crues du Rhône, la disparition des risques liés aux invasions, et plus conjoncturellement les offres d’emploi, la commodité des transports et l’activité économique liée au canal, à la voie rapide et au développement des villes ont poussé les habitants du village surplombant le canal à descendre dans la vallée et à abandonner l’ancien Bollène, qui aujourd’hui a donc presque entièrement disparu, à l’exception de quelques vestiges envahis par la végétation.
L’intérêt de cette photo réside dans le fait qu’elle symbolise les mutations d’une région qui, bien qu’éloignée des grands pôles dynamiques du territoire, a su s’intégrer aux processus de développement économique en alliant une technologie de pointe et une organisation efficace de son espace.
Etienne Daubié, Hypokhâgne A/L
Étiquettes : , , , , , , , , , ,


photographie de Floriane Nothhelfe

Localisation :

 

Cette photo a été prise depuis la presqu’île de Mussolo. Elle fait face à Luanda, capitale de l’Angola. Elle est rattachée à la ville par le Sud et remonte vers le Nord, séparant la baie de Mussolo de l’océan Atlantique. Cet endroit de la presqu’île est très particulier : c’est une baie à l’extrémité nord de Mussolo. Sa configuration varie au gré des courants.

 

Description :

 

Au premier plan, nous voyons une plage de sable blanc au bord d’une mer claire et plutôt calme. Au second plan se trouve une petite barque de pécheurs au mouillage et l’autre rive de la petite baie, sur laquelle se trouvent des arbres, des palmiers, des cabanons de fortune, des oiseaux, et au-delà, au dernier plan, nous voyons la ville de Luanda, avec ses immeubles, ses mussecs (bidonvilles angolais), des grues de construction et un ciel gris relativement pollué. Nous pouvons aussi distinguer un quartier de maisons récentes américaines et la villa de la mère d’Eduardo Dos Santos, président actuel de l’Angola.

 

Interprétation :

 

Luanda n’est pas réputée pour son littoral touristique. Bien qu’ayant un fort potentiel, il n’est nullement exploité, c’est pourquoi il n’y a aucune infrastructure au bord de mer et que la plage est déserte sur la presqu’île. Sur cette partie de la presqu’île, c’est-à-dire exactement entre la mer de Luanda et l’océan Atlantique, nous avons ce phénomène exceptionnel des courants qui empêchent la pollution de se déposer sur la plage. En effet, Luanda est une ville en bord de mer, mais elle est surpeuplée et aucun système de déchetterie, poubelle ou autre n’est organisé, si bien que la mer de Luanda est extrêmement polluée. De nombreux détritus flottent à la surface de l’eau et se déposent sur les bords de la ville et sur la partie de Mussulo qui lui fait face. Après les grosses pluies, toutes les ordures de la ville se retrouvent emportées dans la mer. L’autre rive, côté océan, est préservée de cette pollution. Par ailleurs, la présence de la barque et des cabanons de fortune nous rappellent les conditions de vie rudimentaires de la majorité des locaux. Ainsi, la plupart des Angolais n’a ni logements en dur ni emploi fixe. Ils vivent donc de pêche et de la vente dans les rues de toutes choses (des chemises aux tables de chevet, en passant par les pare-buffles et les télévisions). Cela explique la pauvreté du peuple, ici représentée par ces cabanes et les mussecs sur Luanda. Luanda est cependant en développement et en expansion depuis quelques années, aussi des immeubles poussent un peu partout dans la ville, et de nouveaux quartiers sont en construction. De plus en plus d’expatriés viennent y travailler, notamment dans le domaine du pétrole, ainsi des complexes ont été construits à l’extérieur de la ville pour les accueillir avec leurs familles. Sur la photo, nous avons pu distinguer la villa de la mère d’Eduardo Dos Santos. C’est une immense propriété aux très beaux jardins bien entretenus. Elle rappelle la richesse des hommes d’Etat angolais.

 

Intérêt :

 

Cette photographie illustre de nombreux aspects de Luanda et est très représentative du cadre de vie qu’on y trouve. Nous pouvons clairement repérer des éléments propres aux grandes villes des pays en développement. Nous avons ici un cliché qui fige un instant de l’expansion de la ville. En trois années, les modifications ont été notables, et assurément Luanda va encore profondément changer de visage. En septembre 2012, les premières élections présidentielles depuis que Dos Santos est au pouvoir, soit depuis l’indépendance du pays, vont avoir lieu. Bien que les Angolais n’aient pas encore accès à la vie promise par le président, il ne semble pas que le printemps arabe, qui a pourtant eu lieu dans des conditions semblables, ait des répercussions en Angola, où la population n’organise pas de mouvements de révolte.

 

Floriane Nothhelfer, hypokhâgne al

Étiquettes : , , , , , , , , ,


Mieux vaut être riche et urbain que pauvre et rural. Un constat valable dans maints domaines et particulièrement dans celui de l’énergie. Le récent gel des prix des carburants le rappelle crûment : en excluant le fioul domestique du bénéfice de la mesure mise en place pour trois mois, le gouvernement laisse de côté des populations parmi les plus fragiles au moment où, l’hiver approchant, le remplissage des cuves peut représenter une sacrée épreuve pour le budget des ménages.

À près d’un euro le litre, le fioul domestique frise actuellement son record historique de mars dernier (1,015 euro) et fait grimper la facture d’un plein à plusieurs centaines d’euros si l’on considère qu’une cuve représente en moyenne 1.000 litres, selon les professionnels, et qu’un pavillon de 120 m ² consomme entre 1.500 et 2.500 litres de fioul par an selon son âge, son état et sa situation géographique.

Le portrait du consommateur type n’est pas celui du bobo parisien, bellement logé dans un petit nid de mieux en mieux isolé, ou à tout le moins d’un représentant des classes moyennes les plus favorisées. Eux se chauffent au gaz naturel ou à l’électricité et avec des procédés de plus en plus performants. Le pigeon du fioul, c’est le « rurbain », pas assez fortuné pour s’offrir un logement en centre-ville, ou le rural tout simple qui n’ont guère le choix qu’entre la cuve de fioul ou la citerne de gaz.

lire la suite de l’article d’Yves Carroué sur le site du Berry républicain

Étiquettes : , , , , , , , , , ,


 

Photographie de Louis Ayello

Localisation :

 

Cette photographie a été prise le 17 Aout 2012 depuis le sommet du tremplin de ski de Holmenkollen à Oslo, en Norvège. Cette carte postale géographique offre une vue globale de la ville d’Oslo et de son agglomération.

Le tremplin est situé à l’ouest de la ville en légère altitude (au sommet du tremplin : 375 m au-dessus du niveau de la mer).

 

 

Description :

 

Sur ce cliché, on distingue quatre parties essentielles étendues sur trois plans différents.

 

Au premier plan, il s’agit de la banlieue d’Oslo. D’un simple regard, la verdure et la végétation apparaissent prépondérantes dans ce milieu citadin. En effet, Oslo (et la Norvège de façon générale) reste une ville (respectivement un pays) très arborée et associée à la nature.

 

Au second plan, selon mon interprétation personnel, je délimiterais deux zones, à gauche le centre ville et à droite le fjord (la baie d’Oslo et ses îles). À propos du centre ville, on se rend compte que celui-ci est très concentré (de la taille d’une ville comme Lille par exemple). Sur la photo on peut distinguer (en zoomant) le centre historique d’Oslo. En ce qui concerne le fjord, le littoral est en pleine mutation. Le quartier de Aker Brygge, par exemple, en pleine expansion et modernisation, constitue ce que l’on pourrait appeler un CBD (central business district; le quartier d’affaire). Cette sorte de reconquête des centres villes et d’aménagements des littoraux pourrait constituer une forme de gentrification. Juste à côté, il est possible d’apercevoir, également, l’opéra d’Oslo, un grand bâtiment blanc d’architecture contemporaine. Ce dernier très récent (inauguré en 2008) prouve également la mutation du littoral. Par ailleurs, on distingue sur la photo (en zoomant encore une fois) de nombreuses grues et de bâtiments en construction.

 

Au troisième plan, on devine à l’horizon quelques montagnes. Le relief d’Oslo est tel qu’une partie de la ville se situe en hauteur par rapport au centre.

 

 

Interprétation :

 

La Norvège est en pays relativement jeune économiquement parlant. Le pays doit son développement à la richesse de ses ressources naturelles, et surtout, à l’une des ressources les plus convoités dans le monde : le pétrole. En effet, la Norvège est un grand exportateur de pétrole (le troisième mondial derrière l’Arabie Saoudite et la Russie). On comprend mieux pourquoi la ville est en expansion actuellement, et de manière générale assez « neuve. » L’autre activité essentielle du pays est la pêche. Le saumon norvégien est reconnu mondialement. Sur la photo, il est possible de voir des silos ainsi que des grandes grues de déchargement, éléments constitutifs d’un port industriel. Cela sous-entend un trafic maritime développé.

Oslo compte 600 000 habitants, le double si on incorpore l’agglomération ; ce qui est peu pour une capitale européenne. De façon générale la Norvège n’est pas très peuplé, ajouté à cela une grande superficie de territoire, on arrive à un taux de densité relativement faible. De même, à une plus grande échelle (l’échelle intra-urbaine d’Oslo) on trouve une ville très étendue mais peu peuplé.

 

 

Intérêt :

 

Cette prise de vue permet de mettre en lumière deux facettes d’Oslo. En effet, malgré le fait que cette ville soit une capitale européenne importante (rappelons tout de même qu’Oslo n’appartient pas à l’union européenne) on y retrouve des éléments d’une station balnéaire banale ou voir d’un village de montagne. Signalons, de même, que la ville d’Oslo est recouverte de neige 5 mois dans l’année ; ainsi elle doit s’adapter aux conditions climatiques particulières sur le long terme.

J’ai vraiment était étonné lorsque j’ai pris le métro. Il parait inconcevable de transposer cela à Paris, pourtant, à Oslo, il suffit de faire 4 ou 5 stations de métro depuis le centre pour se retrouver dans un décor de forêts. Pour l’anecdote, des habitants m’ont raconté qu’en hiver, des routes étaient aménagées en pistes de ski. Ainsi, le week-end, les locaux prennent leurs skis, montent dans le métro en direction des collines, et une fois en haut,  dévalent la piste. De retour en bas, il remonte la piste par le métro. Il est amusant de ce dire que leur carte de métro peut servir de forfait de ski !

Pour finir, j’insiste encore une fois sur le fait qu’Oslo est une ville en pleine mutation. Presque tous les quartiers de la ville sont en train de se moderniser (si ce n’est déjà fait) à une vitesse incroyable.

Louis Ayello, HK/AL

Étiquettes : , , , , , , ,