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Quelques extraits du compte-rendu de la réunion : (pour les optionnaires du soir)

Réunion jury de géographie-préparateurs

ENS ULM

Samedi 3 décembre 2011

 

épreuves orales : commentaire de carte avec document(s) d’appui

o quelques précisions de type pratique

atlas : Atlas du 21ème siècle (à utiliser pour la localisation de la carte à commenter ; possibilité de faire référence aux cartes thématiques de l’Atlas ; les cartes de l’atlas ne constituent pas un document supplémentaire, il ne faut en aucune façon les commenter)

? durée de la présentation : le candidat dispose de 20 minutes pour sa présentation orale ; le candidat ne peut dépasser le temps imparti mais une présentation plus courte (15 minutes dans le cas d’un candidat alliant dynamisme, esprit de synthèse et concision) est préférée à un exposé que le candidat tente artificiellement de faire durer

? l’entretien avec le Jury. Le Jury rappelle que les questions ne sont pas là pour déstabiliser le candidat mais pour l’évaluer au mieux : dans cette optique et au vu des modifications du « format » de l’épreuve de commentaire de carte, le Jury s’autorisera à l’issue d’un bon exposé à entraîner le candidat sur des espaces de la carte que l’intitulé du sujet avait d’emblée exclus ; pour des exposés plus moyens, les questions du Jury permettent au candidat de revenir sur certains points du commentaire.

? le ou les documents : à partir de la session 2012, les cartes (toutes au 1/25 000) seront assorties d’un ou deux documents qui visent principalement à pallier les carences des cartes IGN sur la question des flux ou de l’espace social et/ou à éclairer certains aspects de la carte

? nature des documents : le ou les documents seront de lecture simple (texte court, photographie, tableaux statistiques simplifiés, … et ne devrait pas nécessiter de compétences particulières, c’est-à-dire autres que celles que les candidats ont acquises au lycée (le Jury semble par exemple s’interdire l’emploi d’images satellitaires)

? place dans le commentaire : le Jury rappelle que les documents fournis doivent impérativement être intégrés au commentaire même si la carte reste le document principal ; il sanctionnera les candidats qui dérogeraient à cette consigne. (Je souligne qu’il faut le leur préciser les étudiants étant habitués à avoir des documents d’appui qu’ils peuvent ne pas utiliser dans certains concours … ; il s’agit de mettre en relation le(s) document(s) fourni(s) et la carte : un commentaire linéaire des documents est bien sûr à proscrire.

? l’intitulé : le Jury oriente la lecture des documents au moyen d’un intitulé qui permet de faciliter l’appréhension de la carte par le candidat ou de limiter l’étude de carte à une partie seulement de celle-ci

o l’esprit de l’épreuve

? le Jury valorise les candidats qui font montre d’une réflexion personnelle et de qualités d’argumentation

? le Jury rappelle que l’érudition n’est pas une fin en soi ; en revanche, la maîtrise des principaux concepts de la géographie (et la capacité à en donner une définition claire) est requise.

d’après AP Géo, 2012

 

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Carto, N°6

Au sommaire :

Dossier Océanie
Un contient marin menacé ? par Luc Vacher et Fabrice Argounes
L’actualité vue par les cartes
Europe
• Quand l’Islande fait des siennes…
• Biélorussie : l’isolement coûte que coûte
• Un mur aux confins de l’Union européenne
Afrique
• Tensions postélectorales au Nigeria
• Lutte contre Sida et paludisme : l’Afrique avance
• Réveil burkinabé ?
• Naissance du «?Sud-Soudan?»
Pôles
• Arctique?: état des lieux
Asie-Océanie
• La « diplomatie du cricket » entre l’Inde et le Pakistan
• Retraite politique pour l’«?océan de sagesse?»
• Quand les filles manquent à l’appel…
• La Chine à grande vitesse
Enjeux internationaux : Carte détachable
• Voyages, voyages… Les dernières tendances du tourisme
Amériques
• L’accord du Pacifique
• Pérou : la gauche nationaliste au pouvoir
Moyen-Orient
• Jordanie : une monarchie ébranlée
• Le Golfe passe au nucléaire
• Le chaudron syrien
L’œil du cartographe
• Visions déformées du monde… par Cécile Marin
Environnement
• Les « villes vertes », vers une urbanisation réfléchie
• Canal Istanbul : un deuxième Bosphore ?
Histoire
• Retour sur… Les premières cartes de l’Afrique, par Jean-Yves Sarazin
• Les grandes batailles : Omaha Beach, le 6 juin 1944, par Christophe Prime
Insolito carto
• Faux pas cartographiques

Paris, AREION Group, 2011. 82 pages, 23 x 30 cm, broché.
10,95 €

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Cadrage de la nouvelle question de géo thématique par l’ENS

Le programme de la session 2012 porte sur une question de géographie thématique. Il demande aux candidats de réfléchir aux îles et à l’insularité en tant qu’objets géographiques et de comprendre ce qui, dans une perspective géographique, fait qu’une île est une île. Il s’agit d’étudier l’organisation spatiale et sociale des territoires insulaires en considérant les conséquences de la discontinuité, ou encore, celles de l’éloignement et de l’exiguïté qui caractérisent certaines îles, mais aussi de rendre compte des dynamiques qui animent ces territoires.

Le programme impose de mettre en avant la diversité des territoires insulaires. Il implique nécessairement une approche multiscalaire. Il couvre les domaines traditionnels de géographie des territoires : géographie des populations et du peuplement, géographie urbaine, géographie rurale, etc. Il inclut les approches de la géographie environnementale, allant de la connaissance élémentaire des géosystèmes insulaires à l’exploitation des ressources ou aux risques. La problématique de la distance, des transports et des mobilités, en particulier du tourisme, entrent aussi dans le champ du programme. Il convient en effet de ne pas réduire les îles à leur idéal-type (l’île close et autarcique), afin de prendre en compte les échanges dans lesquels elles sont insérées. Par ailleurs, les aspects géopolitiques, qui ouvrent sur les conflits d’acteurs à des échelles diverses, font partie de la question. Si la mondialisation n’est pas en soi un thème d’étude, elle peut permettre une mise en contexte pertinente pour comprendre les organisations et les dynamiques territoriales. Enfin, la géographie des représentations ne devra pas être négligée.

Les candidats sont donc appelés à explorer la diversité des approches géographiques actuelles, sans prétendre à l’exhaustivité et, nous insistons là-dessus, dans la mesure de ce qu’il est possible d’acquérir au cours d’une année de préparation.

Le jury sera très attentif à la capacité du candidat à maîtriser les savoirs qu’il exposera et à se les approprier. Il rappelle que l’esprit de l’épreuve n’est pas d’accumuler les connaissances sur tel ou tel territoire insulaire ou de juxtaposer des extraits de cours et de manuels, mais d’être capable de réfléchir à partir d’exemples concrets à ce qu’est l’insularité, à ce que cette insularité implique pour l’organisation des territoires et des sociétés qui habitent, pratiquent et aménagent ces îles.

Le jury insiste à nouveau sur l’indispensable combinaison entre une approche conceptuelle, qui suppose de maîtriser le vocabulaire de base et les notions fondamentales de la discipline, et l’étude de quelques exemples précis et localisés. Ce n’est pas la quantité des exemples mais la qualité de leur traitement qui sera valorisée. Les études de cas pourront donner lieu à des croquis montrant la capacité du candidat à manier les règles élémentaires de la sémiologie graphique.

Le jury s’interdit de donner un sujet sur une région du globe particulière, qu’il s’agisse d’un État insulaire ou d’un archipel. La seule régionalisation possible est celle d’un croisementavec la question France, étant exclu que le jury puisse donner une île seule. Conscient de la plasticité de la définition qu’on peut donner aux territoires insulaires, puisqu’en un sens, à l’échelle de la planète, tout espace émergé peut être considéré comme une île, le jury ne fixe pas de limite arbitraire à cette définition, en particulier de limite de taille. Il est en revanche entendu que le candidat devra justifier les bornes qu’il fixe et que ces bornes

devront être cohérentes avec la problématique et le raisonnement qu’il présentera. Pour préparer la question, le candidat dispose de plusieurs sources :

Il n’existe pas de manuels spécifiques à cette question, en dehors des manuels sur la France ultra-marine. Il existe en revanche de nombreux ouvrages scientifiques. Il existe de très nombreux articles récents, consultables sur internet à partir de revues en ligne, qui traitent par exemple des notions d’insularité, d’îléité, d’outre-mer et qui permettent aux candidats d’acquérir rapidement des exemples originaux, précis, diversifiés. Nous invitons les candidats à les consulter à partir des portails revue.org et cairn.org.

Précisions enfin que, sauf si le sujet l’indique, les candidats ne peuvent limiter leur copie à la France (ils seraient dans ce cas lourdement pénalisés). Toutefois, l’utilisation judicieuse des cartes IGN peut être une source riche et précieuse d’études de cas concrets.

Épreuve orale

Pour la session 2012, le jury proposera une carte au 1/25000e accompagnée d’un document annexe. Afin de réduire la charge de travail des candidats, la carte sera assortie d’une thématisation limitative, qui guidera le candidat dans son commentaire. Par exemple, nous pourrons proposer « le littoral sur la carte de X » ou « la banlieue sur la carte de Y », etc.

Nous demandons aux candidats : 1) de maîtriser le vocabulaire élémentaire du commentaire de carte. Ce vocabulaire est présenté dans les manuels de méthodologie de premier cycle universitaire. Nous insistons sur le fait qu’il ne suffit pas d’énoncer des termes mais qu’il est important de savoir identifier les formes dont on parle sur la carte.

2) de ne pas négliger le sujet qui accompagne la carte.

Le document d’accompagnement est là pour aider le candidat. Il n’a pas à être commenté en tant que tel (sauf si le candidat le juge nécessaire pour sa démonstration).

Nous insistons enfin sur l’importance de l’interrogation qui suit l’exposé. Nous ne demandons pas aux candidats une connaissance exhaustive du territoire national, qui conduirait à un bachotage inutile. L’échange avec le jury est avant tout l’occasion de montrer sa capacité à produire un raisonnement argumenté à partir d’un espace, en mobilisant les fondamentaux de la discipline. Les questions posées permettent uniquement aux candidats de compléter, d’approfondir, et, le cas échéant, de corriger leurs propos. Elles ne servent en aucun cas à éprouver leur érudition ou à les piéger.

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A quoi servent les sciences sociales (II). Tracés. Revue de Sciences Humaines. 2010, Hors série.

Au printemps 2009, les chercheurs et les enseignants du supérieur se mobilisent contre la réforme impulsée par le gouvernement qui vise à refondre complètement le paysage de la recherche. Au-delà d’un réflexe corporatiste, cette mobilisation met à jour un aspect sinistre de l’état de la recherche en France, et plus particulièrement des sciences humaines : ce qui préoccupent les chercheurs de sciences sociales n’intéresse pas grand monde. Leur action est peu relayée par les médias et est mal comprise par la société. De ce contexte est née la volonté d’entamer une réflexion sur l’utilité des sciences sociales dans notre société. Mais cette réflexion se devait d’aller au-delà de la simple réflexion : « à quoi ça sert ? » pour proposer des clés de lecture répondant à la question : « comment on s’en sert ? ». Pour cela des journées d’étude ont été organisées afin de problématiser le dialogue entre chercheurs et non chercheurs. La question de la recherche appliquée est centrale dans une société qui demande des retours sur investissements rapides. Ainsi en est-il de la question de l’articulation entre savoir scientifique et connaissance ordinaire et des passerelles possibles entre recherche et milieu professionnel.

Le présent volume rend compte de ces débats. Deux dossiers occupent le volume : sciences sociales et monde de l’entreprise dirigé par Charles de Froment et A quoi sert la géographie ? coordonné par Yann Calbérac et Aurélie Delage. C’est ce second dossier qui a retenu notre attention, suite à sa présentation rapide lors d’une carte blanche animée par Yann Calbérac au cinquième Salon du Livre de Sciences Humaines (4 au 6 février 2011).

Cette journée d’étude consacrée à la géographie (4 février 2010) a réuni pas moins d’une douzaine d’auteurs : des enseignants chercheurs, des experts et des professionnels formés à la géographie. La question n’est plus en 2010 vraiment de savoir à quoi sert la géographie ? comme Yves Lacoste en 1976 mais de réfléchir à la demande sociale à laquelle elle doit répondre. Car il n’est plus question de prouver la légitimité de la géographie mais de montrer en quoi le renouvellement des paradigmes, ces dernières années, a contribué au renforcement de la discipline. Malgré tout, un constat demeure. La géographie est partout mais les géographes sont peu présents dans les médias. Ils sont souvent convoqués comme auxiliaires pour fournir les clés de lecture de notre espace. Patrick Poncet estime que le savoir-faire va bien au-delà que la réalisation de supports cartographiques. Il met en avant la communication spatiale, produit de la combinaison de l’intelligence spatiale et des technologies.  Les géographes ont leur place dans la société, au service des entreprises comme de celui de la cité. Il faut cesser, comme l’indique Martin Vanier, de scinder les géographes en deux groupes : ceux qui cherchent et ceux qui l’utilisent. C’est une vision erronée. On peut être à la fois universitaire et expert et c’est même recommandé si on veut que les géographes aient une mission dans notre société. C’est à Michel Lussault que revient la conclusion de cette journée. Il résume à la perfection les enjeux de la journée d’étude :  « La géographie ne sert à rien, mais il importe de se demander [qui et ce qu’elle] sert. »

Catherine Didier-Fèvre © Les Clionautes

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Le mois de décembre a vu la naissance d’un site dédié à l’association des professeurs de géographie en CPEG : l’APGEO. Voici l’adresse : http://apgeo.1fr1.net/index.htm Vous y trouverez les CR des réunions de jury d’Ulm et de ENS LSH, mais aussi des infos sur les concours de l’IEP, des écoles de commerce.

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