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COURS

Partie 1 : POPULATIONS, RESEAUX ET MOBILITES

  • Accroche :

– Publicité Renault : Baby Boom

– Travail individuel sur un article du Monde : « La France, championne européenne de la fécondité

  • Epistémologie de la question

TD

  • Présentation d’une carte topographique et du principe de l’exercice. Exemple de Reims 1/50 000°
  • Construction d’une coupe topographique
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Le Monde, 5/08/2010

source : http://ridelhistgeo.files.wordpress.com/2009/01/bebe.jpg

On dit le Vieux Continent en déclin démographique. Le constat est un peu simpliste. Au 1er janvier 2010, la population de l’Union européenne (UE) a dépassé la barre symbolique des 500 millions d’habitants, 501,1 millions précisément. Comparé aux 499,7 millions enregistrés en 2009, ce chiffre marque une progression de 2,7 habitants pour mille, selon les données communiquées, mardi 27 juillet, par Euro-stat, le service d’information statistique de l’UE.

L’IMMIGRATION, PRINCIPALE CONTRIBUTRICE

Ce gain démographique, certes léger, masque une réalité extrêmement contrastée dans les 27 pays de l’UE, avec des perdants et des gagnants. La population a augmenté dans 19 Etats membres (dont le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, la France, la Suède, le Danemark, la Slovénie, la Belgique…) et baissé dans huit pays, comme la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie ou l’Allemagne. (…)

PLUS DE DÉCÈS QUE DE NAISSANCES À PARTIR DE 2015

Globalement, avec un taux de fécondité de 1,6 enfant par femme en moyenne, en 2008, la population de l’UE n’a pu se maintenir que grâce à un recours à l’immigration auquel s’est ajouté l’allongement de l’espérance de vie. A l’échelle de l’Union, le nombre annuel des décès va dépasser celui des naissances à partir de 2015, selon les projections élaborées par Eurostat, en 2008. Ce solde négatif devrait rester assez limité jusqu’en 2020, pour s’accélérer à cette date, avec la disparition des enfants du baby-boom. (…)

LA CRISE RALENTIT L’ARRIVÉE DES MIGRANTS

Pour répondre à ce défi démographique et économique, les experts de l’OCDE préconisent d’augmenter le taux d’emploi des personnes en âge de travailler et, dans une moindre mesure, d’accroître les effectifs des migrants internationaux « pour autant qu’ils soient des travailleurs et non des inactifs ». Reste que ces deux dernières années, la crise a sérieusement ralenti l’arrivée des migrants en Europe. « On focalise sur l’immigration, mais, en 2010, elle a baissé de moitié par rapport à 2007, souligne Cristina Arhigo, porte-parole pour l’emploi et les affaires sociales à la Commission européenne. S’il n’y a pas de travail, les gens viennent moins. »

lire l’intégralité de l’article sur Le Monde.fr

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new europe

Voici le titre d’un article paru dans The Economist et repris par Courrier International.

Quand on ne supporte plus ses voisins, on peut toujours déménager. Les pays, eux, n’ont pas cette chance. Mais imaginez qu’ils le puissent. Réorganiser la carte de l’Europe nous rendrait à tous la vie plus facile, et ce serait tellement plus logique.

La Grande-Bretagne, qui devra faire face à la sinistre situation de ses finances publiques après les élections, devrait se rapprocher des pays du sud de l’Europe qui se trouvent dans la même situation. On pourrait la remorquer jusqu’à une nouvelle position proche des Açores – si le voyage s’avère difficile, ce serait peut être l’occasion de transformer le pays de Galles et l’Ecosse en îles distinctes. La Grande Bretagne serait remplacée par la Pologne. Coincée comme elle l’est entre l’Allemagne et la Russie, cette dernière a bien assez souffert comme ça. Elle mérite de pouvoir profiter des vents vivifiants de l’Atlantique Nord et de la sécurité qu’offre le fait d’être entourée d’eau. Les querelles linguistiques incompréhensibles entre francophones et néerlandophones en Belgique (qui viennent de faire tomber un gouvernement) ne sont pas sans rappeler l’Europe centrale dans ce qu’elle a de pire, en particulier les délires qu’invente la Slovaquie pour brimer sa minorité magyarophone. Donc, la Belgique devrait changer de place avec la République Tchèque. Les Tchèques, gens paisibles et bien organisés, s’entendraient magnifiquement  avec leurs nouveaux voisins néerlandais, et réciproquement. La Biélorussie, pour l’heure privée de tout accès à la mer et qui se tortille pour tenter d’échapper au poids de la Russie, ne pourrait que bénéficier d’une exposition à la région nordique de l’Europe, qui a vigoureusement contribué à débarrasser les Baltes de leur héritage soviétique. Par conséquent, elle devra se glisser jusqu’à la Baltique, à la place de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie. Ces trois pays devraient être transférés quelque part vers l’Irlande. Comme l’île d’Emeraude, ils ont su avaler la pilule de la dévaluation interne et renouer avec la compétitivité en réduisant les salaires et les prix, au lieu de choisir le chemin plus facile de la dépréciation de leur devise, ou en empruntant à tour de bras comme la Grèce. Les Baltes ne seraient pas fâchés non plus de se retrouver un peu plus loin de la Russie et un peu plus près de l’Amérique. Autre déplacement utile, Kaliningrad, qui devrait remonter le long de la côte vers la Russie, ce qui mettrait fin à son statut  bancal d’enclave née de la Seconde guerre mondiale, et priverait Moscou d’une raison éventuelle de semer la zizanie pour des questions de transit ferroviaire.

Lire la suite sur Courrier International, N° 1019, du 12 au 19 mai 2010.

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DrapeauxTurcEuropeenIstanbul

Source : http://www.aid97400.lautre.net/spip.php?article869

Chapitre : L’Europe du Sud-Est. Balkans ou Europe du Sud-Est ? Une énigme pour la géographie régionale. Georges Prévélakis

in L’Europe. Entre géopolitiques et géographies. Sous la direction de Michel Foucher, SEDES, 2009.

Au XVIIIe on parlait de péninsule Balkanique dont la délimitation était fondée sur le relief, les mers et les terres uniquement. Le terme de Balkans renvoie aux territoires issus de l’empire Ottoman et se limitant au Bosphore. Pourtant on parle aussi d’Europe du Sud-Est donc la Turquie peut y être intégrée. En XIXe la zone est perçue de manière négative par le reste de l’Europe en raison des guerres qui y régnèrent en lien avec la « Balkanisation » c’est-à-dire un processus de fragmentation territoriale en raison de conflits armés religieux et ethniques. Cependant, on remarque une « européanisation » du XIXe jusqu’à nos jours, celle-ci permettant alors l’émergence du terme d’Europe du Sud-Est. Peut-on donc considérer à l’heure actuelle cet espace comme pleinement intégré au reste de l’Europe ?

 

Spécialiste de la géopolitique de l’Europe, notamment concernant les Balkans et diasporas, l’auteur, Georges Prévélakis, travailla aux Etats-Unis puis en France (à Paris I et à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris) après une carrière d’universitaire et d’urbaniste en Grèce.

 

I. L’Europe du Sud-Est constitue un espace intermédiaire permettant une grande communication intercontinentale

 

Elle est un carrefour entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Cependant il s’agit d’un territoire au relief discontinu, ce qui contribue au fait que la plus grande partie soient exclue de la grande circulation (montagnes, îles…) et soit donc victime de conservatisme et de stagnation tandis que le reste peut être qualifié d’espace utile dynamique et ouvert aux nouveautés apportées de l’étranger.

 

L’historien Dimitri Kitsikis perçoit cette région comme le centre d’un « espace intermédiaire »qui permet la liaison de l’Orient et l’Occident.

Une fragmentation politique entraînant une perte d’unité territoriale lui nuit en empêchant un contrôle organisé des flux. De plus, ce territoire attire les convoitises des grandes puissances européennes telles que la Grande-Bretagne, la France, la Russie, l’Allemagne.

Ainsi, étant auparavant un espace central, il se transforme peu à peu en périphérie jusqu’à constituer ce qu’on peut appeler une zone-tampon. Notamment en raison de la Balkanisation ou fragmentation politique qui serait due à une émergence des nationalismes. Néanmoins il faut garder à l’esprit que les identités nationales étaient quasiment inexistantes lorsque la région était dominée par les ottomans : on ne peut nier la présence d’ethnies différentes mais on ne peut pas non plus les considérer à cette époque déjà comme des nations constituées.

 

II. Les transformations iconographiques et territoriales contribuent à l’union ou division des peuples

 

Jean Gottmann travaille sur le cloisonnement de l’espace géographique : sur la manière dont la désignation des frontières illustre les évolutions politiques d’un espace. Il perçoit les modifications territoriales du XXe siècle comme un « recloisonnement » pouvant à la fois désigner une division (éclatements de l’URSS et de la Yougoslavie) ou au contraire une unification (constitution de l’Union Européenne).

 

On peut alors considérer deux faisceaux de forces :

-la circulation : cause et conséquence de la mondialisation, d’une évolution, et d’un décloisonnement des espaces plus ou moins bénéfiques pour les populations parfois déstabilisées par des mutations trop rapides et inhabituelles.

-l’iconographie : processus illustrant l’auto-défense à l’encontre des modifications engendrées par le premier faisceau à travers la mise en place de frontières. Ce terme évoque l’unité d’une société que les migrations ne parviennent pas à altérer, et en se rapportant à celui d’icône il revendique une dimension symbolique. Une iconographie est donc un système de références unificatrices d’un peuple.

 

Il existe trois types d’iconographie :

– de « pays : des éléments iconographiques tels que l’environnement naturel, les moeurs, les liens économiques, rapprochent plus que les langues ne divisent.

Exemple : Les Turcophones de Crète se considèrent plus comme Crétois que Turcs.

– impériale ou ottomane : l’unité culturelle de l’empire a apporté paix et stabilité.

– religieuse : les institutions de l’empire ottoman reposaient sur les religions et les communautés s’occupaient aussi bien de l’éducation que de la justice ou de la politique.

 

L’Europe du Sud-Est à l’époque ottomane est considérée à tort comme une mosaïque : sans pour autant nier les différences il ne faut pas pour autant ignorer les échanges et partages régnant dans les domaines économiques, militaires, culturels.

 

Le processus d’européanisation s’est parfois effectué trop rapidement et on peut parler de palimpseste concernant l’Europe du Sud-Est. L’excès de circulation a conduit à l’émergence des iconographies nationales et donc à la Balkanisation.

Exemple de la Grèce : constitution identitaire parfois superficielle inspirée de la culture de l’Antiquité et des empires Byzantin et Ottoman, frontières arbitraires, nouvelles institutions militaires et politiques, expulsion des non hellénophones, émergence de la puissance Athénienne.

Ces modifications sont parfois dangereuses car elles peuvent entraîner des déplacements forcés de populations ne voulant pas se conformer au nouveau modèle et des épurations ethniques allant même jusqu’au génocide.

 

III. Des résidualités et l’hétérogénéité entravent une intégration totale de la région au reste de l’Europe et une évolution commune à tous les territoires

 

On remarque encore des résidualités importantes freinant le développement de certains pays.

Exemples : Chypre est un carrefour divisé convoité par les Britanniques, Turcs et Grecs, la Moldavie est partagée (Russes au Nord/Roumains au Sud), la Bulgarie n’a pas pu s’étendre autant qu’elle ne le désirait, la Serbie n’a jamais pu constituer un véritable Etat-nation…

Etant donné que les nouvelles iconographies influencent les luttes identitaires, la solution serait peut-être alors de se reporter sur le fond commun ottoman pour créer une nouvelle unité.

 

Les pays sont plus ou moins intégrés au reste de l’Europe :

– stabilité territoriale pour la Grèce, la Turquie, la Roumanie, l’Albanie et la Bulgarie depuis la fin du second conflit mondial.

– situation incertaine des pays de l’ex-Yougoslavie depuis 1990 comme la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

 

L’appartenance à L’U-E est issue de celle à l’OTAN sauf pour la Turquie restant exclue.

Plusieurs années suivant la guerre froide l’hétérogénéité économique se poursuit : les pays communistes connaissent de graves difficultés tandis que les alliés de l’Occident ont été aidés par les puissances appartenant à ce dernier.

 

Conclusion et solutions envisageables :

 

L’intégration régionale pourrait être une solution efficace pour limiter les problèmes liés à la fragmentation des territoires. De plus, cet espace est utile à l’U-E en raison de sa position de carrefour et de la  favorisation des contacts qu’elle permet avec de nouvelles puissances telles que la Chine. La contagion des problèmes de l’Europe du Sud-Est n’aurait lieu que si elle ne s’intégrait pas totalement à l’U-E.

Il ne faut pas oublier non plus qu’il s’agit d’une zone tampon toujours aussi convoitée : par les Etats-Unis qui s’en détachent peu à peu sans pour autant être prêts à abandonner leur influence, mais aussi par la Russie qui tente d’y étendre la sienne.

L’intégration complète des pays du Sud-Est Européen à l’U-E ne peut pas seulement s’effectuer à l’aide de subventions mais plutôt par la reconnaissance de leur particularité afin de trouver des moyens adaptés aux problèmes rencontrés.

 

Critique personnelle :

 

Le cas de l’Europe du Sud-Est permet de mesurer l’importance des réseaux intercontinentaux et notamment des carrefours au cœur de ces derniers. Espace convoité pour cette raison, sa fragmentation nuit à une circulation efficace des flux qui pourrait contribuer à un développement plus rapide et à une meilleure intégration au reste de l’Europe.

Nous constatons alors que l’unité, qu’elle soit au niveau culturel ou simplement des échanges, constitue une condition sine qua non à l’évolution et à la prospérité économique d’une région et qu’une position géographique bien qu’avantageuse n’est pas suffisante si les hommes qui la peuplent ne parviennent pas à s’entendre.

 

Charlotte Ortiz, HK AL

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roma

source : http://www.rome-en-images.com/2009/09/rome-au-top-de-leurope.html

L’Europe. Entre géopolitiques et géographies.

Sous la direction de Michel Foucher

Chapitre « Les villes européennes face à la mondialisation. Changement d’échelle et recomposition de l’urbanité » de Géraldine Djament et Magali Reghezza-Zitt.

IntroductionLes villes européennes, souvent produit d’une longue histoire, doivent aujourd’hui s’adapter et se restructurer face aux conséquences de la mondialisation.  Géraldine Djament, qui travaille sur les temporalités urbaines à partir de terrains européens et Magali Reghezza, dont un des thèmes de recherche est l’aménagement urbain durable, tentent de voir comment évoluent les villes européennes dans un contexte de mondialisation.

 

I-                    L’Europe, grand foyer urbain et métropolitain à l’échelle mondiale

A l’origine, l’Europe est « l’archétype de l’association historique entre urbanisation et développement économique ». 

A)     Les villes et les agglomérations métropolitaines, lieu de vie de la majorité des Européens

¾ des européens vivent dans les villes, ceci étant dû à l’histoire urbaine de l’Europe. Mais elle reste un continent de villes moyennes.  Londres, Paris, Moscou, villes anciennes, sont les seules à dépasser les 5 millions d’habitants, les deux premières étant des villes globales.

B)      La diversité des réseaux urbains qui structurent les territoires européens

On a en Europe un polycentrisme. Ex : Paris (transports), Francfort (finances avec la BCE).

Il y a trois types de réseaux nationaux :

– Monocentrique (tout est centralisé sur une ville. Ex : Budapest en Hongrie).

– Multipolaire (ex : Pays-Bas : villes moyennes, aux fonctions réparties entre elles).

– Bicéphalie (2 villes principales principales. Ex : Italie avec Rome et Milan).

De plus, il existe une fragmentation régionale : réseaux urbains régionaux hiérarchisent l’espace.

 

II-                  Les villes européennes dans la mondialisation : de nouvelles hiérarchies sous l’effet de la métropolisation

La métropolisation c’est la « traduction urbaine de la mondialisation », un processus planétaire qui modifie localement l’organisation.

A)     De villes en métropoles : vers un système métropolitain européen

Les « espaces métropolitains européens de croissance » sont un pentagone délimité par Paris, Milan, Munich, Hambourg et Londres mais aussi certaines villes comme Barcelone. Une métropole  concentre la population, comporte une économie compétitive, possède les connaissances, est accessible, contient des centres de décision et d’administration publique. Les villes réincorporent leur passé traditionnel dans le présent pour se construire, souvent encouragé par une politique qui veut une intégration européenne.  (Ex : A Lille, le TGV a longtemps été négocié).

Les métropoles sont interdépendantes et concurrentes par un système horizontal : elles échangent avec  des villes de même niveau à l’échelle supranationale.

B)      Villes globales, aires métropolitaines, city-region : structures urbaines en transition

La recomposition spatiales s’appuie sur des aires urbaines, les « city-region. »On passe à une organisation polycentrique, réticulaire. Ex : La Défense qui se distingue du centre parisien.

C)      Métropoles incomplètes, métropolisation à plusieurs vitesses

Il existe une sélectivité entre les grandes villes européennes pour l’accueil de fonctions internationales (Ex : places financières). Paris et Londres sont en tête et les autres, se spécialisent : ce sont des « métropoles incomplètes. » Il y a donc une complémentarité des villes de même rang.

 

III-                Peut-on (encore) parler d’un modèle de ville européenne ?

A)     La relative résistance du modèle de la ville européenne à l’heure du « règne de l’urbain »

Une ville européenne se caractérise par :

•un héritage important avec les strates antique, médiévale et moderne.

un  patrimoine : des quartiers conservent une identité. Ex : Le Quartier Latin étudiant à Paris. Le moderne vertical (La Défense) dédouble sans faire disparaître l’ancien.

plusieurs périphéries avec une sectorisation des catégories sociales.

une auréole périurbaine. Mais elle a été contrôlée : on guide l’expansion.

La ville européenne intègre donc l’ancien au « règne de l’urbain » (à la différence de la ghettoïsation typique des centres-villes américains). La ségrégation y est  plus socio-économique que territoriale.

B)      L’Europe face à la « nouvelle question urbaine »

On observe un phénomène de gentrification des centres urbains. La ségrégation devient dissociée et est cause de crises sociales. La ville à « trois-vitesses » (centre riche, périurbain moyen, cités populaires) remet en cause l’idéal de mixité sociale.

C)      La diversité des villes européennes résultat de trajectoires urbaines multiples

Il n’y a pas de modèle unique de ville européenne :

-Sud : urbanisme ancien, pas d’industrie. Les périphéries sont populaires (Ex : Rome)

-Nord : urbanisme plus récent, de transition industrielle. Les périphéries sont aisées. (Ex : Stockholm)

-Oriental : marqué par le non-urbanisme en tant qu’ancien bloc soviétique. Il est en développement mais on a parfois un déclin urbain (Ex : en Roumanie).

Il ya un mélange d’influences. (Ex : Istanbul).

 

IV-               Les villes européennes au défi du développement durable

Il existe des inégalités environnementales. Il faut concilier économie, société et écologie. Dans un contexte de changement environnemental mondial, la ville est le lieu du « penser global, agir local. »

A)     La permanence des risques urbains, l’émergence de nouveaux risques

Les villes sont plus vulnérables avec l’urbanisation horizontale (crues), et verticale (attentats).

A cause de la métropolisation il y a plus de relations entre villes et donc une plus rapide diffusion des perturbations. Ce sont des « risques à grande échelle », dont les coûts sont démultipliés par « l’effet domino. » Les risques urbains « classiques » sont aggravés par la croissance urbaine et causent des dégâts matériels. Les nouveaux risques liés à la métropolisation ont des coûts indirects et causent des dégâts matériels et fonctionnels.

B)      Les villes européennes, territoires de développement durable

Ainsi, il y a une volonté de développement durable. Ex : Copenhague (nature dans la ville).

Pour cela, on invente en fonction de chaque lieu. Mais n’est-ce pas réservé à une classe au minimum moyenne même si la volonté est la mixité ?

 

V-                 Les villes européennes, laboratoires d’innovations politiques

Il faut réorganiser les villes face à la fragmentation des activités et aux gouvernements jugés impuissants devant la métropolisation.

A)     De nouvelles institutions pour gérer les villes : du gouvernement à la gouvernance ?

On assiste à un remodelage hésitant des structures depuis les années 1970. Il y a différentes configurations institutionnelles :

-La régulation politique est encore largement le fait de l’Etat. (Ex : Paris).

-Instauration de réformes territoriales pour de nouvelles institutions adaptées à l’échelle métropolitaine. (Ex : Rotterdam).

-Présence de niveaux de gouvernements intermédiaires. (Ex : Madrid avec la région Communauté Autonome de Madrid et l’Etat).

-Des régulations par des réseaux multi-niveaux. Il n’y a pas d’institution politique spécifique de coordination. Il y a donc une grande flexibilité mais aussi une fragilité. (Ex : Munich). 

On n’assiste pas à une gestion entrepreneuriale des villes comme aux Etats-Unis.

B)      De la gouvernance urbaine à la démocratie et la participation locales

On cherche à plus impliquer la population dans les politiques locales. Mais cela génère des problèmes comme les conflits entre professionnels et usagers. De même, on souhaite impliquer le citoyen par une démocratie participative. Le gouvernement n’est alors que le « facilitateur au service des citoyens. » Mais les processus politiques restent très fermés.

 

Conclusion

On assiste à un double changement d’échelle des villes européennes :

– Avec la fin de la transition urbaine, l’urbanisation est généralisée.

-La métropolisation valorise le sommet de la hiérarchie et sélectionne les espaces intra-urbains.

Il faut ainsi mobiliser les héritages pour former des villes durables. Faut-il s’attendre à un futur à plusieurs vitesses (deux villes globales, des métropoles et le reste) et donc à une sélectivité sociale et spatiale ou à une adaptation ?

 

REFLEXION PERSONNELLE :

 

La mondialisation, on l’a vu, par son processus de métropolisation, conduit les villes à se réorganiser au niveau institutionnel, entraîne de nouvelles hiérarchies. Mais il est bien précisé que le développement durable est également un des nouveaux enjeux urbains.

La mondialisation qui a suivie la Seconde guerre mondiale est à l’origine d’un réchauffement climatique ayant des conséquences parfois dramatiques sur les hommes qui l’ont causé. Ainsi, lorsque la question est de savoir si le futur nous réserve une Europe à plusieurs vitesses ou bien une Europe adaptée, équilibrée, il n’est pas impossible d’imaginer que l’Europe forte de demain sera l’Europe qui aura su avant tout s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. On imagine sans peine une Europe à plusieurs vitesses, les villes principales étant celles qui auront réussi à concilier économie, société et surtout écologie et développement durable.

Tout l’enjeu des métropoles actuelles est donc de conserver les facteurs qui les placent à un niveau international  tout en créant de nouvelles logiques de développement, plus respectueuses de l’environnement et prenant en compte les nouvelles données climatiques, pour se maintenir en haut de la hiérarchie urbaine. Finalement, histoire et villes européennes restent liées, le réchauffement climatique étant cause des Hommes.

 

 

Alizée Méheut, HK AL

 

 

 

 

 

 

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