Photographie de Clémence Fages

Localisation : Cette photographie a été prise à Londres, le 26 Juillet 2012, du haut de l’un des trois remparts de La Tour de Londres, afin d’avoir une vue d’ensemble sur L’Hôtel de Ville de Londres (située sur la berge sud de la Tamise) et une partie de la Tour de Londres (située sur la rive nord de la Tamise).

Description : Au premier plan, La Tour de Londres se démarque par sa simplicité, son austérité et son ancienneté. Cette forteresse historique est un symbole de la monarchie britannique, théâtre également d’exécutions capitales et d’emprisonnements  au  cours du  XIIème siècle et jusqu’au début du XIXème siècle.                                                                                                                                                         Au second plan, à droite, la mairie de Londres impressionne par sa modernité et sa présence. Située près du Tower Bridge, cet hôtel de ville, haut de 45 mètres, étonne par sa forme de bulbe, de sphère  géante. Cette  forme de bulbe a été  spécialement dessinée pour réduire sa surface et ainsi favoriser les économies d’énergie.                                                                                                                                             Par l’effet de la projection d’une image, le drapeau du Royaume-Uni  se discerne sur le coté apparent  de cette sphère gigantesque.                                                                                                                           Deux éléments se démarquent également sur  cette photographie : un clocher (dans le troisième plan, à gauche) ainsi qu’une certaine végétation qui se remarque entre le deuxième et le troisième plan, constituée d’arbustes et de feuillages.                                                                                                Enfin, trois grandes grues structurent ce troisième plan et dernier plan en marquant  le paysage.

 

Interprétation : Sur cette photographie, se distinguent deux facettes de Londres qui réunit aujourd’hui plus de  sept  millions d’habitants : une facette plutôt classique, avec le respect des traditions, de l’histoire de l’Angleterre  et une image plus moderne. En effet, la volonté de modernisation se remarque par la présence imposante de la mairie (inaugurée en juillet 2002), à l’architecture étonnante et originale, qui rompt avec le côté traditionnel de la Tour (construite en 1078 et classée aujourd’hui  au patrimoine mondial de l’UNESCO ).                                                                             Si  l’Hôtel de Ville  de Londres évoque  l’évolution et le dynamisme du pays, les grues   symbolisent la  volonté de construction, mais une construction qui se veut nouvelle et innovante, marquée par une certaine recherche de l’esthétique.   On reconnaît  ainsi une alliance entre le classique et l’excentricité, la tradition et le modernisme.

 

Intérêt : J’ai  choisi cette photo car j’appréciais le contraste entre ces deux Angleterre (moderne et classique), qui se complètent  et qui préservent  toutefois une certaine harmonie. Londres apparait comme une ville dynamique et très diverse sur le plan culturel.  Il en découle qu’il n’existe pas un unique style architectural pour décrire Londres, mais que c’est un ensemble de styles et d’influences qui  allient avec élégance  modernité et tradition au sein de cette importante destination touristique.

Clémence Fages, HK/AL

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photographie : François Yazbeck

Londres, capitale du Royaume-Uni, ville riche d’histoire, est traversée d’ouest en est par la Tamise, fleuve de 346 km de long au bord duquel a été pris cette photographie. Ce dernier relie par ailleurs la mégapole à la mer du Nord.

Le cliché peut se découper en deux plans : en premier lieu, à l’avant, un bateau de taille moyenne, qu’on pourrait apparenter à un bateau de plaisance, navigue doucement vers une destination inconnue, tandis qu’à l’arrière plan les immeubles et autres constructions et infrastructures se mêlent les uns aux autres pour former un bloc hétérogène assez représentatif de l’aménagement des territoires fortement urbanisés. D’ailleurs, les immeubles de verre ainsi que le gratte-ciel visible en haut à droite laissent supposer la présence d’un quartier d’affaire de l’autre côté de la rive. Les deux plans soulignés se distinguent l’un de l’autre par une sorte de ligne de démarcation matérialisée par le passage de la zone maritime à la zone terrestre. Cette séparation est accentuée par les bateaux accostés au centre gauche de l’image, et par la végétation à droite. D’un autre point de vue, on pourrait  remarquer dans le cliché l’existence d’un troisième plan en haut à gauche, point de fuite de la photo où deux grues et une haute habitation fragmentent le paysage.

L’agglomération londonienne, partie de la mégalopole européenne, centre d’impulsion mondial aussi bien sur le plan économique (sixième ville du monde par le PIB), politique (abrite le siège du Commonwealth), et culturel (grande destination touristique, elle joue un rôle important dans les domaines de l’art et de la mode), doit beaucoup de son expansion à la présence de la Tamise, mise en avant sur cette photo. En effet, le fleuve a eu une influence majeure sur le développement de la ville : à l’origine, cette dernière n’était fondée que sur la rive nord du fleuve mais la construction progressive de ponts lui a permis de se bâtir autour de lui. Aussi, se jetant dans la mer du Nord, il a longtemps représenté un moyen avantageux de communication ouvert sur l’Europe, en partie responsable de l’essor de la ville. Cependant, bien qu’un atout largement profitable, le fleuve représente aussi une contrainte naturelle pour Londres et ses habitants puisqu’il est sujet à la marée. La Tamise impose donc des aménagements particuliers pour parer à ces dangers.

Dans une autre mesure, les grues visibles en arrière plan rappellent le dynamisme encore actuel de cette ville : elle accueille en effet les jeux olympiques de 2012, pour la troisième fois de son histoire et pour la première fois depuis plus de 60 ans. La capitale britannique a pourtant fait face à des concurrents sérieux tels que la ville de New York, ou Paris. Cet événement sportif nécessite là aussi des aménagements, des infrastructures indispensables pour accueillir des sports variés et un nombre conséquent de spectateurs, le tout inscrit dans une politique de développement durable sans laquelle on ne peut jouer depuis quelques années.

L’intérêt géographique de cette photographie réside dans le fait que la ville symbolise à la fois la relation entre l’homme et les contraintes et atouts territoriaux auxquels il doit faire face, ainsi que la vitalité et le rayonnement d’une ville intégrée dans la mondialisation.

François Yazbeck, HK/AL

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