http://www.metropolitiques.eu/Mapping-votes-and-social.html

by Jean Rivière & translated by Oliver Waine, le 27/06/2012

Analysing local contexts can prove particularly enlightening when it comes to understanding electoral processes, whether in terms of party-political mobilisation or in terms of the choices voters make. In the inner Paris suburbs, as we shall see, voting patterns are very much structured by the geography of social inequalities.

 

Following any kind of ballot, electoral maps are sure to proliferate across the media, and the 2012 French presidential election was no exception – especially as computerised electoral results and mapping software are now increasingly accessible. These maps are sometimes produced by enlightened amateurs (notably bloggers) or by academics who are not specialists in political issues. However, many of these maps – which their authors interpret in order to reveal “the principal lessons” (Leroy 2007) to be learnt from the election in question – are in fact of limited scientific interest. Often, they show results on the scale of départements [1] and, at best, distinguish between affluent and poor départements, or between rural and more urban départements, and ultimately highlight regional political cultures without saying anything about the social dynamics upon which these local identities are based.

And yet it is possible to produce maps at municipal level that provide much more detailed and interesting information – the sort of maps that led one demographer, following the 2002 presidential election, to say that he experienced a feeling akin to “discovering the microscope, telescope or scanner” (Le Bras 2002). From this point of view, a new advance has recently been made, as it is now possible to map and analyse results from each individual polling station. [2] Research conducted at this level is rare in France (Girault 2000), even if Paris has, for example, been the subject of some previous studies, conducted at a slightly more detailed level than the city’s 20 arrondissements (city districts), that reveal the electoral manifestation of the historic opposition that structures the capital from the middle- and upper-class west to the working-class east (Goguel 1951; Ranger 1977). The table below gives an initial overview of the electoral profile of the area studied here, compared to France as a whole. It shows the over-representation of votes for the candidates from the largest mainstream parties (Ségolène Royal, François Bayrou and Nicolas Sarkozy).

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par Claude Grasland, le 22/06/2012

 

La séparation des activités scientifique et politique soulève des difficultés à la fois théoriques et existentielles. Pour le chercheur engagé dans une lutte citoyenne contre une installation classée, le risque de schizophrénie est bien réel. Retour d’expérience d’un chercheur pourtant peu sensible aux charmes de la géographie militante…

Au commencement : une carte [1]

J’avoue avoir beaucoup ri lorsqu’il y a quelques années une collègue spécialiste de la modélisation spatiale des prix hédoniques [2], et notamment des aménités négatives [3], me fit part de son trouble face à l’engagement militant qu’elle s’apprêtait à développer contre une décharge s’installant à quelques pas de son domicile. Connue pour la rigueur de ses travaux scientifiques, n’allait-elle pas sombrer à cette occasion dans le plus banal des aléas moral, à savoir le nimby [4] ? Je me garderais bien aujourd’hui d’ironiser de la sorte, car je suis à mon tour depuis cinq mois engagé dans un combat citoyen contre une centrale d’enrobés à chaud de bitume qui a eu l’ingénieuse idée de s’installer dans le Port autonome de Bonneuil-sur-Marne, à moins de 700 mètres de mon foyer.

N’étant pas d’un naturel inquiet, je n’aurais sans doute pas prêté attention immédiatement à cette installation si des personnes proches ou des militants ne m’avaient sollicité pour la plus anodine de mes activités, l’établissement d’une carte de localisation de la centrale dans son environnement. Si un jour on vous fait à votre tour une telle demande, refusez sèchement et effacez-en tout souvenir de votre esprit. Car l’établissement de cette première carte est le point de départ de l’engrenage fatal qui va broyer votre objectivité scientifique et transformer le fier chercheur nourri de « neutralité axiologique » (Weber 1959) en abominable « animateur social » prêt à mélanger science et action citoyenne pour faire aboutir ce qui lui paraît juste (Alinsky 1976).

De l’analyse scientifique… au tract politique

Le spécialiste d’analyse spatiale que je suis ne pouvait en effet pas s’empêcher de compléter la simple carte de localisation demandée par une estimation du nombre d’habitants exposés au risque de la centrale. L’INSEE venant tout juste de livrer pour la première fois une grille de population de haute résolution ventilée par communes, je me suis livré avec le plus grand bonheur scientifique qui soit à l’établissement d’une évaluation du nombre d’habitants par commune en fonction de la distance à la centrale d’enrobés à chaud. Et j’ai découvert avec une certaine stupéfaction que plus de 50 000 habitants sont localisés à moins de 2 km de la cheminée et près de 10 000 à moins d’un kilomètre (figures 1 et 2). Ce périmètre contient en outre deux écoles primaires et une dizaine de maisons de retraite. Mais le plus intéressant est la répartition de ces habitants par commune. Car bien évidemment l’impact principal ne concerne pas la commune de Bonneuil, qui a délivré le permis de construire, mais ses voisines de Sucy-en-Brie et surtout de Saint-Maur-des-Fossés. La centrale est installée à la limite de trois communes, mais aussi de trois communautés de communes différentes, dans une zone de contrastes sociaux et politiques majeurs.

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http://www.slate.fr/story/54109/fn-stupide-gauche-guilluy

par Anne Lambert, le 16/05/2012

Les propriétaires de pavillons en lotissement périurbain votent-ils nécessairement à droite ? Au-delà de l’image du conservatisme des propriétaires, l’enquête menée par Anne Lambert dans l’Est lyonnais souligne les recompositions en cours dans ces territoires et la complexité des logiques du vote.

L’accession à la propriété des classes populaires constitue un mot d’ordre politique depuis de nombreuses années. Nicolas Sarkozy en a fait un des thèmes centraux de sa campagne en 2007, en appelant de ses vœux « une France de propriétaires », comme en 2012, en proposant d’augmenter les droits à bâtir [1]. Sa position repose sur un calcul électoraliste et des considérations idéologiques selon lesquelles les propriétaires votent davantage à droite que les locataires, en particulier ceux du parc HLM. Dans le prolongement des analyses marxistes, Haumont (1966) et Bourdieu (1990) avaient, en effet, souligné le conservatisme des pavillonnaires. Alors que de nombreux sondages politiques soulignent aujourd’hui les corrélations statistiques entre vote à droite et statut de propriétaire, ou encore vote FN et espaces périurbains [2], ces travaux n’épuisent ni le sens à donner au vote à droite, ni la diversité des orientations politiques dans ces territoires (Rivière 2008 ; Cartier et al. 2008). Comment, sinon, expliquer le maintien d’un vote à gauche dans certains lotissements des communes périurbaines populaires, au côté d’un fort vote à droite ?

Cette contribution, qui apporte un éclairage sur les comportements électoraux des nouveaux pavillonnaires issus de l’immigration, entend ainsi contribuer à l’analyse de la bipolarisation des votes observée en territoire périurbain. Deux évolutions sociologiques majeures semblent, en effet, particulièrement influer sur les positionnements politiques observés à l’échelle locale (celle des communes ou des lotissements) : la hausse de la part des ménages issus de l’immigration au sein du parc pavillonnaire et les difficultés croissantes d’accès à la propriété des ménages modestes. Une partie des acquéreurs sont, en effet, par leurs socialisations primaire et résidentielle, durablement ancrés à gauche. En outre, les difficultés et les déceptions générées par les parcours d’accession, en dépit des promesses électorales, et la racialisation des rapports de voisinage observée dans les lotissements, au contact des « petits-moyens blancs » avec lesquels ils cohabitent, semblent également consolider leurs orientations politiques.

Le périurbain, un espace de promotion pour les immigrés et leurs descendants

Le vote à gauche des pavillonnaires n’est pas une nouveauté historique : les lotissements « défectueux » construits en banlieue parisienne, à Drancy, Bobigny ou encore à Noisy-le-Sec, faisaient partie de la ceinture rouge (Fourcaut 2000). La population ouvrière « déracinée », composée de Parisiens, de provinciaux et d’étrangers, y faisait face à des conditions de vie particulièrement difficiles (absence d’aménagement, de transport, d’hygiène, etc.) qui inquiétaient les élites politiques. Près d’un siècle plus tard, malgré les nombreuses évolutions législatives qui encadrent désormais la production des lotissements, on retrouve certains de ces traits structurants. La hausse des prix immobiliers dans les grandes agglomérations a conduit à la spécialisation des espaces périurbains lointains dans l’accueil des classes populaires [3]. Bien que minoritaires, les ménages issus de l’immigration semblent également y trouver une voie d’accès à la propriété : aspirant à l’amélioration de leur cadre de vie [4], ils sont aussi moins exposés aux discriminations que dans d’autres secteurs du marché du logement, en particulier le parc social valorisé (Tissot 2006) [5].

Pour autant, le lien de ces nouveaux propriétaires employés et ouvriers avec le vote est loin d’être mécanique. Des travaux sociologiques récents invitent en effet à se méfier d’une représentation stigmatisante du vote des classes populaires en dépit des évolutions structurelles qui traversent la société française (hausse du chômage, montée du racisme, stigmatisation des quartiers d’habitat social notamment) : c’est d’abord l’abstention qui caractérise aujourd’hui le comportement électoral des classes populaires alors que le vote FN, quoique en hausse chez les ouvriers, reste dans l’ensemble plus fréquent chez les professions libérales et les petits patrons (Collovald et Schwartz 2006).

À Virieu-Solognieu, petite commune populaire en forte croissance située à 35 kilomètres à l’est de Lyon [6], où nous avons enquêté, Marine Le Pen obtient ainsi un score nettement plus élevé qu’en moyenne nationale (24,3 %), mais François Hollande reste en tête au premier tour des présidentielles avec 27 % des suffrages exprimés. S’il est battu au second tour par le candidat sortant, qui perd toutefois 6 points entre 2007 et 2012, le candidat du PS obtient ses meilleurs scores dans le bureau de vote de la Plaine, un secteur où ont été récemment construits plusieurs grands lotissements « bon marché ». Aux élections municipales, malgré des clivages partisans moins affirmés, la gauche l’emporte également sans interruption depuis 1983. Ces résultats invitent ainsi à nuancer les analyses faites en population générale pour les contextualiser, en fonction du type de scrutin, mais aussi en tenant compte de la diversification des trajectoires sociales et migratoires des pavillonnaires à l’échelle locale (la commune) et micro-locale (le lotissement).

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http://aglamiettes.canalblog.com/archives/2011/10/20/22418877.html

par Sébastien Vignon, le 09/05/2012

Comment expliquer le succès du Front national en milieu rural ? Dans un contexte marqué par la déstructuration des formes locales de sociabilité, la vigueur des votes frontistes découle en grande partie de la mobilisation de candidats autochtones s’appuyant sur la revitalisation de lieux de sociabilités à l’abri des diverses sources de fragilisation sociale.

Depuis le 21 avril 2002, le vote Front national, jusque-là présenté comme un vote essentiellement « urbain », enregistre ses scores les plus élevés loin des grandes villes, quel que soit le scrutin pris en considération. Le décollage du parti de Jean-Marie Le Pen dans les campagnes est souvent présenté depuis comme une « nouvelle » tendance de fond dans la société française. Mais, par-delà le sensationnalisme dans lequel baignent les discours sur les « extrêmes », les interprétations surplombantes fréquemment mobilisées pour rendre compte des scores « ruraux » de cette formation ont un rendement explicatif faible, entravant un peu plus sa compréhension. Cette contribution vise à montrer que c’est au contraire par un souci de contextualisation et de ré-encastrement du politique dans l’épaisseur du social que l’on peut comprendre tous les sens des votes frontistes. Centrée sur une enquête dans la Somme, département caractérisé par une sur-représentation du vote FN dans les petites communes, elle souligne le rôle central joué par la transformation des sociabilités concrètes dans l’inscription rurale des votes frontistes.

L’inconnue de l’équation FN : ruralité et vote d’extrême droite

À l’issue du premier tour de la présidentielle de 2002, le succès électoral de Jean-Marie Le Pen dans les mondes ruraux attire toutes les attentions et suscite de nombreuses interprétations. Les localiers dépêchés sur les lieux du « scandale » électoral témoignent de l’incrédulité générale et avancent quelques explications : fantasmes sécuritaires, chômage, projet contesté de construction d’un aéroport, allergie fiscale de travailleurs indépendants, tradition électorale, etc. Plus sérieusement, des spécialistes de sociologie électorale ainsi que certains géographes proposent, comme à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, des analyses statistiques qui engendrent pourtant de nombreuses insatisfactions.

En effet, l’objectivation quantitative ne permet guère de différencier des types de ruralité hétérogènes ni d’interpréter des faisceaux de causalités imbriquées et donc nécessairement complexes. On s’éloigne ainsi bien souvent d’une véritable sociologie politique de la diversité rurale. Pire, certaines analyses reposent sur un présupposé normatif fortement empreint d’ethnocentrisme : l’« autoritarisme » supposé des classes populaires [1]. Le faible degré de sophistication culturelle et politique, mesuré au travers du seul niveau de diplôme possédé, couplé à la vulnérabilité économique (notamment par la faiblesse des revenus et l’exposition au chômage et à la précarité) rendraient ainsi compte des attitudes xénophobes et « fermées » (c’est-à-dire rétives au changement et à la modernisation) des ruraux ; attitudes dont le débouché électoral logique serait le vote pour un parti lui-même xénophobe et fermé (le FN). À la limite, la distinction entre les mondes ruraux et l’univers urbain perd alors toute pertinence puisque, d’un point de vue électoral, c’est bien l’appartenance populaire qui pose problème(s). Le risque de dérapage normatif est d’autant plus important que les méthodes quantitatives désencastrent les comportements électoraux de leur substrat social (Pierru et Vignon 2007 ; 2008).

Or, au-delà du jeu des variables liées à l’appartenance sociale, la compréhension des succès électoraux du FN en zone rurale ne peut se faire sans une étude minutieuse des configurations sociales et territoriales spécifiques dans lesquelles ces votes « extrêmes » prennent sens. En effet, une fois mises de côté les facilités de l’explication par « l’autoritarisme » et les attitudes « fermées » des classes populaires rurales [2], il ne fait guère de doute que c’est dans la (dé)structuration des rapports sociaux et la crise des sociabilités populaires que réside la clef de ces résultats électoraux. Comme l’a montré Emmanuel Pierru (2005), il faut se méfier des interprétations mécanistes « globales » du vote : si le chômage et la précarité exercent des effets politiques, ceux-ci ne sont pas directs (on ne peut ainsi parler d’un « vote des chômeurs », puisque ces derniers ne constituent pas, loin s’en faut, un électorat homogène), mais indirects et contextuels : ces effets se font par exemple sentir de façon plus large par le biais de l’intériorisation de rapports insécurisés au monde social, ou par l’intermédiaire de sentiments et d’anticipations de déclassement qui touchent une population plus large que les seuls chômeurs et précaires.

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par Violaine Girard, le 30/04/2012

http://territoires2040.datar.gouv.fr/spip.php?article61&revue=1

Davantage portés à droite ou à l’extrême-droite, les votes périurbains suscitent un intérêt croissant. Leur interprétation laisse pourtant souvent insatisfait : plutôt que le déclassement ou la relégation, Violaine Girard montre que ces votes traduisent les profondes transformations qui affectent depuis plusieurs décennies les fractions stables des milieux populaires.

Alors qu’ils sont longtemps demeurés absents des représentations communes, les territoires périurbains font l’objet d’une attention croissante, notamment à l’occasion des échéances électorales nationales. À l’issue des présidentielles de 2007, les votes des pavillonnaires, dont bon nombre seraient acquis à Nicolas Sarkozy, ont ainsi été opposés à ceux enregistrés dans les banlieues, plus souvent favorables à la gauche (Cartier et al. 2008). À l’occasion des élections de 2012, la presse consacre à nouveau de nombreux articles à ces territoires, étroitement associés aux ménages « modestes » qui s’y installent en achetant un pavillon individuel [1]. Dans ces zones résidentielles, les ouvriers et employés seraient largement favorables à la droite et bien souvent convertis au vote Front national [2]. Et, pour expliquer un tel constat, c’est la thèse de la relégation des ménages périurbains qui est convoquée. Selon le géographe Christophe Guilluy, ces ménages seraient les « oubliés » de la « France périphérique », auraient « le sentiment de subir la mondialisation » et vivraient, en marge de la métropolisation, « une profonde crise identitaire et culturelle » [3]. Or, ce type d’explication, aussi évocateur soit-il, apparaît bien trop simplificateur. En rapportant ces votes aux « frustrations sociales » de catégories modestes qui seraient reléguées loin des métropoles, il tend à homogénéiser des situations en réalité très diversifiées. Surtout, en insistant sur la thèse du déclassement, il empêche de voir les profondes transformations sociales qui affectent les classes populaires depuis une trentaine d’années, en matière de rapport à l’emploi et au travail, mais aussi de trajectoires sociales et résidentielles. À partir d’une enquête dans un espace périurbain populaire d’une grande agglomération, il est possible de revenir sur ces interprétations.

Une vision simplificatrice des espaces périurbains et des classes populaires

Si cette interprétation des votes à droite des périurbains semble désormais largement répandue, elle comporte de nombreux écueils sur lesquels il convient de revenir. Tout d’abord, l’approche par « gradient d’urbanité », basée sur l’addition des votes en fonction de l’éloignement des lieux de résidence au centre des agglomérations, fait l’objet de nombreuses critiques méthodologiques : retenir comme seul critère de variation des votes la « distance à la ville » revient en effet à agréger des données disparates, sans tenir compte de la diversité des territoires considérés (Bussi et al. 2011). Ce critère apparaît fort réducteur, au regard de la complexité des configurations électorales périurbaines, mise en évidence par les travaux statistiques de Jean Rivière (2011). Uniquement construit à partir des pourcentages de suffrages exprimés, il laisse enfin de côté la question des effectifs réels des votants, qui permettrait sans doute de nuancer l’importance des votes FN dans les communes rurales du périurbain, comme le relève Guy Burgel [4]. Une telle approche semble ainsi largement spéculative, surtout lorsque l’on sait que l’étude empirique sérieuse des votes FN recèle de nombreuses difficultés, liées notamment à la forte volatilité de ces votes, qui empêche de parler d’un « électorat » régulier et acquis à ce parti (Lehingue 2003).

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http://www.metropolitiques.eu/Les-votes-a-droite-en-periurbain.html

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