Où va la démographie mondiale ? Sciences Humaines, N°241S. Octobre – Novembre 2012.

A signaler !

Dans le numéro d’octobre-novembre, vous trouverez un article de René-Eric Dagorn sur la démographique mondiale. Trois pages très claires, très simples dont  je vous conseille la lecture. Tout y est : l’évolution de la population mondiale depuis 1950, la transition démographique, le déséquilibre des sexes dans certains pays, la bombe P, la bombe V (vieillissement).

 

Catherine Didier-Fèvre ©Les Clionautes

 

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Alain Dubresson et Yvette Veyret (Dir.)
Dix défis pour la planète
Éditions autrement, hors collection, en librairie le 25 avril 2012,18 euros

 

Reçu ce 14 avril, cet ouvrage de 160 pages mérite assurément d’être mis dans les mains de tout professeur de géographie qui se respecte. En dix petits chapitres, les auteurs des différents articles qui composent cet ouvrage présente 10 questions fondamentales sur le devenir de la planète. Ces auteurs participent au comité national français de géographie. Ils sont pour certains, comme Gérard-François Dumont connus de la Cliothèque. C’est d’ailleurs cet auteur qui ouvre le feu, avec une présentation du vertige démographique intitulé le retour des grandes peurs. Le phénomène qui affecte la population mondiale est multiforme. La population augmente et devrait se situer au-delà des 9 milliards en 2050, elle ne cesse de se concentrer dans les villes, pour atteindre 70 % en 2050 également, la population mondiale vieillit et devrait représenter pour les plus de 65 ans 1,5 milliard d’habitants, toujours en 2050 et enfin cette population bouge, avec le processus de migration. La question qui est posée est bien celle de savoir si la planète sera en mesure de supporter au sens premier du terme une telle croissance de population. Toutefois l’auteur relativise et note que par exemple la géographie de la population apporte trois éléments de réflexion sur la question de l’urbanisation. Le phénomène d’urbanisation est polymorphe, et l’évolution urbaine dépend de variable géopolitique interne et externe, au choix de gouvernance de la ville et à leur degré d’autonomie fixée par le système institutionnel. Cet article est enrichi par des cartes commentées, ce qui est le cas des autres articles d’ailleurs, avec des sources citées ce qui permet de les retrouver très facilement.

La Question du changement climatique est évoquée bien évidemment, par Pierre Carrega et Yvette Veyret. L’article permet de faire le point sur l’état actuel des connaissances en la matière. Il existe aujourd’hui deux types de réponses pour faire face aux changements climatiques à venir, et qui sont incontestables, y compris du point de vue des climato-sceptiques. Une tente de réduire la quantité de gaz à effet de serre rejetée dans l’atmosphère afin de diminuer, à terme la hausse des températures ; c’est le processus appelé atténuation. L’autre envisage des réponses sociales, économiques, spatiales au changement ; c’est ce que l’on nomme l’adaptation. Les auteurs font un rappel sur le protocole de Kyoto qui n’a pu être complété lors de la conférence de Copenhague de 2008, avant d’envisager les solutions d’adaptation qui se heurte à deux problèmes principaux : le prix tout d’abord car les changements structurels seraient forcément coûteux et surtout les incertitudes à propos de l’avenir climatique.

Richard Laganier et Laurent Simon s’interrogent sur la nécessaire préservation de la ressource « biodiversité ». Celle-ci est considérée comme une ressource inestimable mais la prise de conscience de son importance pour les sociétés humaines est relativement récente. Les services rendus par les écosystèmes aux activités humaines ne sont pas chiffrables économiquement. Et pourtant, cette biodiversité est également l’objet de bien des convoitises. De plus les deux auteurs s’interrogent sur les conséquences sociales de cette volonté de préservation de la biodiversité, et notamment sur ce qui peut différencier le traitement des populations locales et celui de ces écotouristes fortunés, premier utilisateur de ces programmes de protection.

L’article de Thierry Ruf présente avec beaucoup de clarté la question du partage et de la gestion de l’eau. Au-delà de ce que l’on affirme de plus en plus souvent sur « les guerres de l’eau », l’hydroconflictualité, et autres scénarios catastrophes, l’auteur remet en question des notions que l’on voit de plus en plus fréquemment utilisées, comme le stress hydrique ou la responsabilité de l’agriculture irriguée dans le désordre hydraulique. En la matière, rien n’est véritablement simple. Depuis 1992, la gestion intégrée des ressources en eau s’appuie sur quatre principes : l’eau est une ressource finie à gérer dans une unité hydrographique ; l’eau doit être gérée entre planificateurs, décideurs et usagers ; les femmes doivent avoir une place reconnue dans sa gestion ; et l’eau doit être considérée comme un bien économique. L’auteur note que l’aspect géographique de sa gestion ne semble pas poser de problème particulier. Pourtant, alors que l’élément de référence pour l’étude des ressources hydrauliques est le bassin versant, la notion de territoire de l’eau, associant les usagers, leurs besoins, leurs usages, et leur participation à la gestion ne semble pas être considérée comme suffisamment pertinente.

Autre question fondamentale traitée dans ces dix défis : peut-on nourrir l’humanité ? Le monde est confronté à des besoins croissants et si la production alimentaire mondiale a augmenté plus vite que la population, il n’est pas évident que dans l’avenir un tel rythme de croissance soit soutenable. Pour répondre à la demande à consommation constante par individu, il faudrait produire plus de 300 millions de tonnes de grain supplémentaire chaque année, soit l’équivalent de la production des États-Unis. À l’échelle mondiale le bilan alimentaire actuel paraît inquiétant mais en réalité si les familles n’existent elle semble davantage liée à des problèmes politiques et les problèmes de production. La question qui est également posée est celui du prix de la production. L’augmentation de la productivité agricole a permis une baisse tendancielle des prix, mais cela s’est fait au prix d’une consommation accrue d’énergie, d’eau, d’espaces agricoles. Toutes ses ressources sont de plus en plus rares. Dans ce domaine, Jean-Louis Chaléard qui rédige cet article note que les différences entre pays riches et développés, bénéficiant d’un soutien efficace à leurs agriculteurs et les pays du sud contraints à une agriculture largement dépendante des achats des pays riches, avec les cultures d’exportation, sont toujours aussi fortes.

Les autres articles traitent de la santé, des villes, des transports ainsi que de la place de la Chine dans le nouvel ordre mondial.

Le dernier article rédigé par Frédéric Dufaux, Sophie Moreau, Philippe Gervais-Lambonny interroge la notion de justice spatiale ? L’appropriation de l’espace, les inégalités sociales que cette appropriation peut traduire sont effectivement des sujets importants qui montrent que la justice sociale se traduit dans l’espace mais que réciproquement, l’organisation sociale de l’espace et productrice d’injustice. Ces dynamiques complexes qui se déploient dans l’espace et dans le temps ne sont pas faciles à décrypter même si l’on peut en percevoir très rapidement les effets autour de soi.

Bruno Modica

 

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Atlas de l’agriculture. Comment nourrir le monde en 2050 ? Jean-Paul Charvet. Atlas Autrement, nouvelle édition augmentée,  2012, 96 pages. 19€.

Le salon de l’agriculture 2012 vient de fermer ses portes. L’affluence des candidats à la présidentielle à cet évènement ne vient pas démentir la citation de Mirabeau : « Toute politique part d’un grain de blé. » (Déclaration du comte de Mirabeau, datée de 1789). Aujourd’hui encore, la question de « Nourrir les Hommes » demeure centrale au niveau politique alors que les agriculteurs français représentent moins de 3% de la population active.

A l’échelle mondiale, le phénomène agricole est d’une autre ampleur. 43%  des actifs dans le monde travaillent dans l’agriculture, 60% si on prend en compte l’amont et l’aval de la chaîne agro-alimentaire. La question des ressources agricoles est centrale quand on sait qu’un milliard d’êtres humains souffre de sous-alimentation chronique et deux milliards de malnutrition. Pour traiter de cette question fondamentale, les éditions Autrement ont fait appel à un géographe expert en la matière. Jean-Paul Charvet, professeur émérite de géographie rurale et agricole (Paris Ouest Nanterre La Défense), est aujourd’hui correspondant national de l’académie d’agriculture de France.

Ainsi, les tenants et les aboutissants du sujet sont analysés « à la lumière de la raison ». « L’agriculture est le premier, le plus étendu et peut être le plus essentiel de tous les arts » (Extrait de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers). Il n’est pas question ici de remettre au goût du jour les thèses malthusiennes. Jean-Paul Charvet convoque les thèses cornucopiennes (du latin, corne d’abondance) pour répondre à la question : Comment nourrir le monde en 2050 ? Il analyse les stratégies de développement qui peuvent être mises en place aux échelles locales et mondiales. L’humanité doit trouver un compromis entre la hausse des rendements et le respect de l’environnement.

Au-delà des cartes habituellement présentes dans les manuels du secondaire, cet atlas offre des documents qui sortent de l’ordinaire . Les cartes portant sur la prise de contrôle de terres agricoles dans les pays étrangers permettent de voir que c’est un phénomène disséminé à travers le monde, y compris dans les pays développés (Australie). La Chine, l’Inde et les pays du Moyen Orient en sont les acteurs principaux. « Un jeu de Monopoly se développe aujourd’hui à l’échelle planétaire : celui de la délocalisation off-shore de productions agricoles. » La double page consacrée au commerce équitable est de très bonne qualité, aussi. Elle décrypte les circuits commerciaux du café équitable et du café non équitable (à recommander aux professeurs de terminale STG). La question de la quantité n’est pas la seule retenue pour faire face aux besoins croissants liés à la transition alimentaire, à l’urbanisation et à la croissance démographique. La qualité alimentaire a toute sa place dans cet atlas par le biais du vin et des AOC.

Dans cette nouvelle formule des atlas Autrement qu’il nous est donné de chroniquer (couverture cartonnée renforcée), le texte prend le pas sur les cartes et est plus présent. Des verbatim résument en une phrase ce qu’il y a retenir d’une double page. Chaque sous-partie s’achève par une conclusion qui reprend de manière synthétique le contenu du chapitre. En revanche, les citations qui étayaient le texte tout au long des doubles pages ont disparu : n’en restent plus que deux (celles qui ont été reprises plus haut) en introduction et en conclusion. La charte graphique de l’atlas, nouvelle formule, est toujours la même et rend difficile l’exploitation des cartes en classe, y compris par le biais d’un vidéo-projecteur. Des cartes sans échelle se sont glissées dans l’ensemble et des localisations fantaisistes ont pu être relevées. Union européenne en lieu et place de l’Algérie et de la Tunisie sur la carte des produits agricoles : les principaux pays d’exportation et d’importation (page 49).

L’auteur dénonce les méfaits de l’agriculture productiviste au fil du texte. Il reconnait que « l’agriculture biologique présente beaucoup de vertus mais pas celle de pouvoir nourrir le monde. » Il vante les capacités de l’agriculture raisonnée même s’il ne cache pas la technicité de sa mise en œuvre. Il appelle les consommateurs des pays riches à lutter contre le gaspillage. « Un tiers de la nourriture produite dans le monde pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé. » Alors que le quotidien gratuit Direct Matin (6/03/2012) consacre un article aux cantines scolaires qui avance que « 180 grammes de nourriture sont gaspillés en moyenne dans l’assiette d’un collégien à chaque repas. », la marge de manœuvre de réduction du gâchis semble importante. Le chapitre « Nourrir les Hommes » en seconde ou cinquième peut être l’occasion de sensibiliser le public scolaire à cet enjeu, sans pour autant aller jusqu’à ne faire servir qu’un bol de riz à la cantine !

Catherine Didier-Fèvre © Les Clionautes

 

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Fiche de lecture, l’île de Pâques

Géographie amoureuse du monde, Sylvie Brunel

Dans son livre Géographie amoureuse du monde, Sylvie Brunel, professeur agrégée de géographie ayant également travaillé dans l’humanitaire à l’étranger,  offre à ses lecteurs une nouvelle façon de voir le monde en leur faisant découvrir ses merveilles mais aussi ses secrets, comme ceux de l’île de Pâques par exemple. C’est justement dans cet article que la géographe aborde les mystères qui ont si longtemps entouré l’île et les questions qui en découlent : quand et pourquoi la civilisation Pascuane a-t-elle disparu ?

La géographe commence par décrire ce dont on est sûr : les habitants honoraient leurs ancêtres autour de leurs tombes, les ahus, et c’est pour cela qu’ils construisaient des statues, les moais, afin qu’elles veillent sur les vivants. La deuxième certitude est que l’île était recouverte de végétation, et qu’il ne reste presque plus rien de ces forêts aujourd’hui. Partant de cela, plusieurs hypothèses sont possibles quant à la disparition des Pascuans : autodestruction par des guerres entre clans, utilisation trop importante des ressources naturelles, etc… Mais Sylvie Brunel s’engage sur un chemin qui diffère de ceux empruntés auparavant.

En effet, celle-ci présente plusieurs facteurs explicatifs à ce phénomène : premièrement, une grave crise climatique au XVIIème siècle aurait été responsable d’une forte diminution de la végétation et donc d’un affaiblissement de la population, ayant provoqué un assèchement de l’île. Puis plusieurs événements auraient conduit la population Pascuane à être décimée, dont tout d’abord les rapts esclavagistes du XVIIIème siècle, ainsi que la tragédie de 1862 pendant laquelle la moitié des habitants fut enlevée, seuls six d’entre eux revinrent portant des maladies, et l’île était sous dictature. Enfin, un élevage trop important d’ovins fut à l’origine d’un déséquilibre écologique conséquent puisqu’il rendit les conditions de vie de l’île insupportables.

Dans cet article, la démarche de la géographe est intéressante, car elle mène son lecteur à la démonstration d’une thèse en réalité nouvelle, et c’est cela qui fait son originalité. En effet, Sylvie Brunel nous propose en premier lieu les idées de Jared Diamond, biologiste et professeur de géographie aux Etats-Unis, selon lequel les Pascuans se seraient autodétruits, à cause de problèmes internes dus à leur isolement. C’est justement en réfutant cette possibilité qu’un nouveau chemin s’offre à la géographe pour justifier la disparition des habitants. De cette manière, il devient captivant de se plonger dans une histoire qui semble alors progressivement se dévoiler au fil des certitudes, et ce pour le lecteur.

En fait, Sylvie Brunel nous offre la clé de compréhension de la disparition des habitants de l’île de Pâques, en nous montrant que les hommes n’ont pas poussé leur culte au point de détruire leur propre existence, mais que c’est en s’introduisant dans un cadre de vie qui n’était pas le leur que d’autres, appuyés par les lois de la nature parfois très rigoureuses, ont fragilisé l’équilibre insulaire de cet écosystème. Aujourd’hui, l’île, de nouveau peuplée, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, et une nouvelle fois menacée écologiquement à cause des trop nombreux passages de touristes. La Terre a bien des atouts, et c’est à l’homme d’apprendre à en tirer profit sans les éliminer.

Jeanne Chevrier, HK/AL

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http://villemandeurdemain.over-blog.com/article-29478163.html

(Par Gérard-François Dumont)

 in Historiens et Géographes, enseigner le développement durable.

Résumé :

 Ce que craint Malthus est un dynamisme démographique non équilibré, créateur de misère. Jean-Baptiste Say (1767-1832) pense qu’il faut pratiquer une restriction des naissances qui se ferait par la peur des conséquences négatives de la procréation sur l’économie : privilégier l’épargne à la procréation. La fin des « 30 glorieuses » pose la question des limites physiques de la croissance économique. Cette croissance proviendrait de la croissance démographique et aurait des effets dévastateurs sur la planète. Ces inquiétudes renvoient à des ignorances : le monde à cette période se trouve en pleine transition démographique depuis la fin du XVIIIe siècle, il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter car la population va tendre à se stabiliser. De plus, le malthusianisme a toujours sous estimé les ressources, le progrès technique, la capacité d’adaptation des modes de consommation, la lutte contre la pollution, etc … Selon le malthusianisme écologique, la population est responsable de la rupture des «grands équilibres» écologiques. Cependant, ce courant semble oublier les progrès de l’humanité dans le mieux vivre. De plus, l’homme peut-il toujours porter atteinte aux espaces naturels puisque la question se pose de savoir s’il reste encore ou non des espaces « naturels » ?

Ces accusations de la croissance démographique d’entraver le développement durable sont elles fondées ?

Il est vrai que la population de la planète a augmenté de façon inédite et importante ces deux derniers siècles. Elle n’est nullement due à une hausse de la natalité mais plutôt à une baisse importante de la mortalité. Cela pourrait s’expliquer par la transition démographique, opérée dans certains pays en ce moment, qui transforme structurellement les attitudes démographiques de certaines régions. Il y a donc en plus de croissance démographique, développement démographique. L’étude de l’espérance de vie nous montre que le développement démographique est profitable aux générations présentes, mais aussi, augmente l’espérance de vie des générations futures. Le développement démographique est donc durable. Enfin, certains s’inquiètent de la poursuite de la croissance démographique au XXIe siècle en se fondant sur l’idée de l’homme pollueur. Or, on ne constate pas de corrélation entre densité et émissions de dioxyde de carbone. La démographie n’intervient donc pas dans le processus de pollution. La croissance démographique ne peut donc pas être accusée des insuffisances de développement durable. Elles sont les conséquences de comportements humains seulement.

L’auteur :

Gérard-François Dumont est un géographe et démographe français. Ses liens avec son ami, l’économiste Alfred Sauvy, le pousse dans la carrière universitaire. Professeur dans la section géographie et aménagement de l’université Paris IV, il se spécialise dans la géographie humaine en utilisant beaucoup la géodémographie. C’est l’étude des populations et de la façon dont elles se succèdent sur le territoire. Géographe reconnu, il est l’inventeur de néologismes régulièrement repris comme les principes de « gérontocroissance », « gérontodécroissance », de « juvénocroissance »,  « juvénodécroissance »,  d’ « Europe ridée », ou encore d’ « hiver démographique ».

Critique :

Il est vrai que le rapprochement entre démographie et développement durable est très tentant d’un point du vue écologique, ce que traite très bien ce texte. Cependant, il ne faut pas restreindre les problèmes de développement durable aux problèmes écologiques. Quantités d’autres domaines peuvent ne pas se développer durablement. On peut prendre l’exemple de l’économie.

En effet, cette discipline traite de la production, de la circulation et de la consommation des richesses. Cela peut poser des problèmes en se développant pour les générations futures. Un exemple d’actualité brulante est le problème de la dette. On pourrait, là aussi, faire un rapprochement avec la démographie. Ce n’est pas la croissance démographique dont il est ici question, mais de l’évolution du type de la population, observée de manière générale dans les pays riches : le vieillissement pose problème dans la mesure où il pèse sur les finances publiques de diverses manières. Ce poids de la population pour la génération présente ne doit pas entraver leur développement. C’est pourquoi, elles empruntent et s’endettent (même si le vieillissement de la population n’est pas le seul facteur d’endettement). Cette dette sera transmissible aux générations futures. Deux choix s’offriront à elles : soit elles décident de rembourser cette dette et ainsi, se priver d’un certain développement ; soit elles décident de ne pas rembourser la dette et ainsi exposent les générations futures à de graves troubles. Bien sûr, l’exemple de la situation actuelle de la Grèce illustre parfaitement cette idée.

Voici donc un domaine où la démographie entrave un certain développement durable et que le texte a peu développé.

Paul de Penfentenyo, HK BL

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