Alain Dubresson et Yvette Veyret (Dir.)
Dix défis pour la planète
Éditions autrement, hors collection, en librairie le 25 avril 2012,18 euros

 

Reçu ce 14 avril, cet ouvrage de 160 pages mérite assurément d’être mis dans les mains de tout professeur de géographie qui se respecte. En dix petits chapitres, les auteurs des différents articles qui composent cet ouvrage présente 10 questions fondamentales sur le devenir de la planète. Ces auteurs participent au comité national français de géographie. Ils sont pour certains, comme Gérard-François Dumont connus de la Cliothèque. C’est d’ailleurs cet auteur qui ouvre le feu, avec une présentation du vertige démographique intitulé le retour des grandes peurs. Le phénomène qui affecte la population mondiale est multiforme. La population augmente et devrait se situer au-delà des 9 milliards en 2050, elle ne cesse de se concentrer dans les villes, pour atteindre 70 % en 2050 également, la population mondiale vieillit et devrait représenter pour les plus de 65 ans 1,5 milliard d’habitants, toujours en 2050 et enfin cette population bouge, avec le processus de migration. La question qui est posée est bien celle de savoir si la planète sera en mesure de supporter au sens premier du terme une telle croissance de population. Toutefois l’auteur relativise et note que par exemple la géographie de la population apporte trois éléments de réflexion sur la question de l’urbanisation. Le phénomène d’urbanisation est polymorphe, et l’évolution urbaine dépend de variable géopolitique interne et externe, au choix de gouvernance de la ville et à leur degré d’autonomie fixée par le système institutionnel. Cet article est enrichi par des cartes commentées, ce qui est le cas des autres articles d’ailleurs, avec des sources citées ce qui permet de les retrouver très facilement.

La Question du changement climatique est évoquée bien évidemment, par Pierre Carrega et Yvette Veyret. L’article permet de faire le point sur l’état actuel des connaissances en la matière. Il existe aujourd’hui deux types de réponses pour faire face aux changements climatiques à venir, et qui sont incontestables, y compris du point de vue des climato-sceptiques. Une tente de réduire la quantité de gaz à effet de serre rejetée dans l’atmosphère afin de diminuer, à terme la hausse des températures ; c’est le processus appelé atténuation. L’autre envisage des réponses sociales, économiques, spatiales au changement ; c’est ce que l’on nomme l’adaptation. Les auteurs font un rappel sur le protocole de Kyoto qui n’a pu être complété lors de la conférence de Copenhague de 2008, avant d’envisager les solutions d’adaptation qui se heurte à deux problèmes principaux : le prix tout d’abord car les changements structurels seraient forcément coûteux et surtout les incertitudes à propos de l’avenir climatique.

Richard Laganier et Laurent Simon s’interrogent sur la nécessaire préservation de la ressource « biodiversité ». Celle-ci est considérée comme une ressource inestimable mais la prise de conscience de son importance pour les sociétés humaines est relativement récente. Les services rendus par les écosystèmes aux activités humaines ne sont pas chiffrables économiquement. Et pourtant, cette biodiversité est également l’objet de bien des convoitises. De plus les deux auteurs s’interrogent sur les conséquences sociales de cette volonté de préservation de la biodiversité, et notamment sur ce qui peut différencier le traitement des populations locales et celui de ces écotouristes fortunés, premier utilisateur de ces programmes de protection.

L’article de Thierry Ruf présente avec beaucoup de clarté la question du partage et de la gestion de l’eau. Au-delà de ce que l’on affirme de plus en plus souvent sur « les guerres de l’eau », l’hydroconflictualité, et autres scénarios catastrophes, l’auteur remet en question des notions que l’on voit de plus en plus fréquemment utilisées, comme le stress hydrique ou la responsabilité de l’agriculture irriguée dans le désordre hydraulique. En la matière, rien n’est véritablement simple. Depuis 1992, la gestion intégrée des ressources en eau s’appuie sur quatre principes : l’eau est une ressource finie à gérer dans une unité hydrographique ; l’eau doit être gérée entre planificateurs, décideurs et usagers ; les femmes doivent avoir une place reconnue dans sa gestion ; et l’eau doit être considérée comme un bien économique. L’auteur note que l’aspect géographique de sa gestion ne semble pas poser de problème particulier. Pourtant, alors que l’élément de référence pour l’étude des ressources hydrauliques est le bassin versant, la notion de territoire de l’eau, associant les usagers, leurs besoins, leurs usages, et leur participation à la gestion ne semble pas être considérée comme suffisamment pertinente.

Autre question fondamentale traitée dans ces dix défis : peut-on nourrir l’humanité ? Le monde est confronté à des besoins croissants et si la production alimentaire mondiale a augmenté plus vite que la population, il n’est pas évident que dans l’avenir un tel rythme de croissance soit soutenable. Pour répondre à la demande à consommation constante par individu, il faudrait produire plus de 300 millions de tonnes de grain supplémentaire chaque année, soit l’équivalent de la production des États-Unis. À l’échelle mondiale le bilan alimentaire actuel paraît inquiétant mais en réalité si les familles n’existent elle semble davantage liée à des problèmes politiques et les problèmes de production. La question qui est également posée est celui du prix de la production. L’augmentation de la productivité agricole a permis une baisse tendancielle des prix, mais cela s’est fait au prix d’une consommation accrue d’énergie, d’eau, d’espaces agricoles. Toutes ses ressources sont de plus en plus rares. Dans ce domaine, Jean-Louis Chaléard qui rédige cet article note que les différences entre pays riches et développés, bénéficiant d’un soutien efficace à leurs agriculteurs et les pays du sud contraints à une agriculture largement dépendante des achats des pays riches, avec les cultures d’exportation, sont toujours aussi fortes.

Les autres articles traitent de la santé, des villes, des transports ainsi que de la place de la Chine dans le nouvel ordre mondial.

Le dernier article rédigé par Frédéric Dufaux, Sophie Moreau, Philippe Gervais-Lambonny interroge la notion de justice spatiale ? L’appropriation de l’espace, les inégalités sociales que cette appropriation peut traduire sont effectivement des sujets importants qui montrent que la justice sociale se traduit dans l’espace mais que réciproquement, l’organisation sociale de l’espace et productrice d’injustice. Ces dynamiques complexes qui se déploient dans l’espace et dans le temps ne sont pas faciles à décrypter même si l’on peut en percevoir très rapidement les effets autour de soi.

Bruno Modica

 

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11 mars 2011, plus de 20 000 japonais ont péri emportés par le tsunami et parfois morts de froid dans la nuit qui a suivi. Un an après le séisme de magnitude 9 qui a frappé la côte nord est du japon et la double trajédie qui s’en est suivie des céromonies d’hommage aux victimes et des manifestations anti nucléaires devraient avoir lieu dimanche dans tout l’archipel.

Dans les villes cotières, ce sont encore les tractopelles qui détruisent des batiments irrécupérables des milliers de carcasses de voitures attendent d’être recyclés; les projets de digues restent à financer; mais le chantier le plus spectaculaire.

C’est toujours celui de la centrale de fukushima avec ses trois réacteurs qui sont entrés en fusion avant d’être stabilisés à l’automne dernier à quelques kilomètres de la centrale, on décontamine également des villes entières ciomme celle d’Okuma, dont tous les habitants ont été évacués en grande partie à 90 kms à aizu wakamatsu où s’est rendu Emmanuel Leclere.

écoutez la chronique sur

http://www.franceculture.fr/emission-le-choix-de-la-redaction-tsunami-au-japon-il-y-a-1-an-vivre-a-okama-dans-la-banlieue-de-fuk

Planète Terre

– L?Homme, la nature, les sciences et les catastrophes au Japon
Philippe Pelletier et Yoann Moreau dans Planète Terre

L’an I de l’aire Fukushima : une catastrophe à plusieurs échelles

Le Japon a connu lors des 11 et 12 mars 2011, le troisième évènement le plus meurtrier après la seconde guerre mondiale (2,6 millions de morts) et le séisme de 1923 (140 000 morts). Le séisme, le tsunami et la perte de contrôle de la centrale atomique de Fukushima ont entraîné 20 000 morts. Un an après, Globe vous propose un bilan de la catastrophe à plusieurs échelles

écouter l’émission sur

http://www.franceculture.fr/blog-globe-2012-03-08-l-an-i-de-l-aire-fukushima-une-catastrophe-a-plusieurs-echelles

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La course au gigantisme des navires crée des ports XXL et aggrave les conséquences d’un accident

Après avoir navigué dix ans dans la marine marchande, Stéphane Pousset est aujourd’hui pilote à la station de la Loire. Chaque jour, en France, 385 pilotes montent à bord des géants des mers à quelques milles des entrées de port pour les guider lors de leurs manoeuvres d’approche. Ce marin expérimenté témoigne de l’évolution du transport maritime, passagers comme marchandises, vers le gigantisme.

Les pilotes de la Loire ont aidé, la semaine dernière, à sortir des chantiers navals de STX France, à Saint-Nazaire, un paquebot de croisière de 333 mètres de long. La gamme précédente mesurait 40 mètres de moins. Sommes-nous dans le  » toujours plus  » ?

Depuis les années 1970, l’obsession des armateurs est de diminuer le coût du maritime, qu’il s’agisse du transport de passagers ou de celui de marchandises. La taille leur permet de réaliser d’importantes économies d’échelle. Aujourd’hui huit porte-conteneurs de 14 000  » boîtes  » avec 200 hommes à bord transportent autant, sur un axe Europe-Asie, que 140 cargos des années 1960 avec 6 500 marins…

Après avoir navigué dix ans dans la marine marchande, Stéphane Pousset est aujourd’hui pilote à la station de la Loire. Chaque jour, en France, 385 pilotes montent à bord des géants des mers à quelques milles des entrées de port pour les guider lors de leurs manoeuvres d’approche. Ce marin expérimenté témoigne de l’évolution du transport maritime, passagers comme marchandises, vers le gigantisme.

Les pilotes de la Loire ont aidé, la semaine dernière, à sortir des chantiers navals de STX France, à Saint-Nazaire, un paquebot de croisière de 333 mètres de long. La gamme précédente mesurait 40 mètres de moins. Sommes-nous dans le  » toujours plus  » ?

Depuis les années 1970, l’obsession des armateurs est de diminuer le coût du maritime, qu’il s’agisse du transport de passagers ou de celui de marchandises. La taille leur permet de réaliser d’importantes économies d’échelle. Aujourd’hui huit porte-conteneurs de 14 000  » boîtes  » avec 200 hommes à bord transportent autant, sur un axe Europe-Asie, que 140 cargos des années 1960 avec 6 500 marins…

Techniquement, il sera toujours possible de faire  » plus grand « . Dans les années 1960, un porte-conteneurs transportait jusqu’à 2 000 boîtes. La génération qui sera livrée en 2013 ira jusqu’à 18 000 ! Du coup, les ports, eux aussi, deviennent XXL, comme en Chine. Les autres, les plus anciens, Anvers par exemple, s’adaptent afin de pouvoir accueillir ces mastodontes.

Je pense que les seules capables de stopper cette course au gigantisme sont les compagnies d’assurance. L’échouage du Costa-Concordia va, par exemple, leur coûter plusieurs centaines de millions d’euros. Et comment vont-elles pouvoir garantir la valeur d’une cargaison qui peut, sur un seul navire, dépasser le milliard de dollars ?

Les risques décuplent-ils eux aussi ?

De tout temps, l’approche des côtes et des ports a été un facteur de risques important, mais le gigantisme augmente considérablement les conséquences d’un accident. Les manoeuvres sont plus délicates, les commandants doivent beaucoup anticiper. Un bateau de croisière de 333 mètres de long présente une surface exposée au vent de 13 880 m2, ce qui correspond à un immeuble de quatorze étages. Par vent fort, ce tirant d’air devient un véritable handicap.

Tout doit être surdimensionné : les capacités de remorquage, les chenaux, les zones de mouillage, les amarrages… Vous pouvez facilement imaginer la tension qui s’exerce sur les aussières qui maintiennent à quai ces géants.

La mondialisation du commerce maritime est aussi celle des équipages…

La qualité des équipages est tirée vers le bas, là encore pour des questions de recherche du moindre coût. Nous sommes souvent amenés à le constater dès le début d’une manoeuvre : quand un marin tarde à passer les aussières ou ne sait pas – ou plus – faire un noeud de chaise en urgence.

Mais je pense que le problème le plus important auquel nous sommes confrontés est la perte de lien entre le commandant et l’armateur. De plus en plus de compagnies louent des équipages à des manning agencies, des sociétés d’intérim. Beaucoup d’entre elles sont installées dans des pays de l’Est et proposent des équipages mixtes : russes, ukrainiens, chinois, etc.

Que vaut, dans ces conditions, l’autorité d’un commandant  » intérimaire  » qui prend ses ordres auprès d’un intermédiaire représentant l’armateur dans un bureau à terre ? Un jour, j’ai indiqué à un commandant que les conditions météorologiques n’étaient pas propices à un départ en mer. Il m’a expliqué qu’il  » ne pouvait pas ne pas partir « . A sa demande, j’ai appelé le bureau de son armateur à Hambourg, où mon interlocuteur m’a répondu que la météo était bonne en Allemagne et qu’il ne comprenait pas pourquoi il était impossible de quitter Saint-Nazaire…

Nous sommes aujourd’hui confrontés à ce type de situation même si, évidemment, nous avons aussi affaire à des capitaines et à des équipages de très bonne qualité et à de vrais armateurs.

Propos recueillis par Marie-Béatrice Baudet

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Paris coule-t-il ? Magali Reghezza-Zitt. Fayard, 2012. 319 pages, 19€50

Le début de l’année 2012 (année de la soi-disante fin du monde) est bien le moment où jamais pour sortir un ouvrage intitulé « Paris coule-t-il ? » et imaginer les pires scenarii qui puissent toucher la capitale. Dans ce contexte, il est d’autant plus appréciable de lire un ouvrage de qualité sur un sujet sensible : l’inondation centennale qui pourrait toucher Paris aujourd’hui. Les éditions Fayard publient, sous la direction de Sylvain Kahn, le livre de Magali Reghezza-Zitt inspiré de sa thèse soutenue en 2006 sous la direction d’Yvette Veyret. Cette agrégée et docteure en géographie est maîtresse de conférences à l’ENS Ulm. D’une plume alerte, elle expose, dans un style simple et direct, les risques auxquels est exposée la capitale. Un véritable effort a été fait dans l’écriture pour ne pas s’en tenir à un condensé de thèse qui aurait pu être rébarbatif à lire. L’auteure use de moyens très didactiques pour faire passer son message.

Elle convoque pour cela l’histoire des crues (une soixantaine) et plus particulièrement celle de 1910. Elle explique les probabilités de survenue d’une catastrophe par des moyens imagés (cf. la survenue d’une crue centennale correspond à la probabilité de tirer une boule noire parmi 99 boules blanches et non pas le fait d’une régularité de survenue d’une crue tous les 100 ans). Car si la crue centennale de 1910 se produisait aujourd’hui, les dégâts seraient majeurs. Estimés à 40 milliards d’euros (soit 10 fois plus que la tempête de 1999), l’inondation paralyserait la capitale pendant des semaines (entre trois et cinq semaines), comme elle l’avait fait en 1910. A une différence majeure : les réseaux d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux d’hier et l’endommagement serait proportionnel aux équipements mais aussi aux populations concernées. Au-delà de la description de l’inondation, Magali Reghezza-Zitt décortique les éléments à l’origine de cette crue en mobilisant des connaissances hydrographiques (la Seine et ses affluents), en replaçant l’évènement dans la géographie des risques et des réseaux.  « L’inondation représente en effet l’irruption d’une nature indomptée dans une ville occidentale qui est justement l’incarnation matérielle de l’arrachement au naturel par le processus de civilisation. »

L’auteure détaille tous les dispositifs mis en place pour prévenir la catastrophe. Elle montre que malgré les retours sur expériences tirées de crises plus ou moins récentes (tempête de neige à Montréal en 1998, cyclone Katrina en 2005, tempête Xynthia en 2011) et l’arsenal administratif (PPRI, PAPI – programmes d’action de prévention des inondations) existant, la catastrophe sera là. Elle démontre que la gestion d’une catastrophe de cette ampleur doit se faire à l’échelle du bassin versant mais cela reviendrait à inonder certains endroits moins denses pour atténuer le « risque métropolitain ». Mais, « Comment envisager une gestion à l’échelle métropolitaine quand il n’existe pas d’échelon politique métropolitain ? On touche là à la gouvernance de la métropole parisienne. »

Catherine Didier-Fèvre © Les Clionautes

 

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http://www.heg-gastronomie.com/formation/gilles-fumey.aspx

Le billet de Gilles Fumey sur le Café pédagogique

Noisy-le-Grand [Ile-de-France], lycée des Antilles, lundi 22 janvier 2018…

Les élèves sont dans l’amphi du lycée. Pour une séance qu’on appelait autrefois « de géographie ». Une discipline qui a été fondue dans un nouvel ensemble comprenant ce qu’on étiquetait comme les sciences de la terre, qui dialoguent aujourd’hui avec de l’économie, de la philosophie et ce qu’on désigne dans les universités comme l’histoire des sciences, l’aménagement. Le mot « environnement », trop usé par la loghorrée du développement durable, a lui-même cédé la place à une nouvelle coquille « Sciences du monde » qui fait jongler tous ces savoirs recomposés autour de l’informatique avancée, des nanotechnologies, des biotechnologies, des sciences de la terre, de l’écologie, de la théorie des systèmes. Les lycées et les universités sont en réseau depuis plusieurs années, les cours se font sous la forme de visioconférences avec des professeurs de lycée et des universités. Chaque professeur doit assurer dix heures de cours magistral par mois, validées par un comité de pairs, enregistrées en studio et qui sont diffusées dans mille établissements en même temps, l’autre partie du temps de travail étant consacré à la pédagogie, le travail en groupe, les évaluations voire les déplacements dans les médiathèques thématiques (type quai Branly à Paris) ou généralistes (type Beaubourg).

Ce matin, on parle des séismes. Retour sur l’année 2011 et le grand tremblement de terre de Fukushima. L’entrée en matière se fait par neuf minutes cartographiques des séismes de 2011 sur Youtube. Neuf minutes d’angoisse et d’attente sur ce qui va advenir le long de ces zones de subduction et rifts : http://www.youtube.com/watch?v=cwWn_W6ZbT4
Les élèves de lycée et les étudiants de Sciences Po, présents en visioconférence ce matin, qui travaillent sur les interactions entre les mouvements de la nature et la perception du politique, sont aussi devant leurs écrans à l’IEP qui parraine un groupe de terminale. Tous passent aux explications par la tectonique des plaques http://www.youtube.com/watch?v=ovlP0qQ9F4c (on a le choix, des dizaines de simulations, toutes plus ou moins riches). Le spécialiste des sciences de la terre, invité par canal numérique, a prévu revenir sur certains points comme la prévision du risque, d’autres chercheurs issus des SHS (sciences humaines et sociales) évaluent la perception du risque, les prises de décision devant les explosions d’une centrale nucléaire en commentant cette vidéo http://www.melty.fr/japon-fukushima-radioactiv[…]

Ceux qu’on appelait autrefois les anthropologues présentent les réactions devant l’accident : au Japon bien sûr, mais surtout en Europe, aux Etats-Unis, en Chine où on relaie aussi bien ce qui perçu chez les Japonais, ici comme du courage, là comme de la résignation, ou encore de l’angoisse voire un ras-le-bol http://www.youtube.com/watch?v=54quNUPHCD4 en agrémentant leur argumentation d’interviews que les professeurs de langue auront préalablement traduits.

Les étudiants de Sciences-Po qui ont travaillé sur les conséquences politiques des séismes montrent comment les Japonais ont pris la décision d’arrêter les réacteurs, pourquoi la population s’est résignée à limiter sa consommation, comment elle l’a fait http://www.youtube.com/watch?v=iB7SRhsRXHc. Et ils expliquent aussi comment les opinions publiques ont réagi en Europe occidentale où l’Allemagne s’est engagée rapidement sur un programme d’arrêt du nucléaire, programme qui s’est enclenché beaucoup plus tard en France sur la pression de l’opinion publique.

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