Olivier Dollfus, « Le Monde en ses réseaux« , in R. Brunet (dir.), Géographie Universelle, t.1, « Mondes Nouveaux », Paris, Hachette/Reclus, 1990, p. 402-415.

Introduction :

La dynamique des réseaux mondiaux est le chapitre douze tiré de la revue Mondes nouveaux un manuel de la collection Géographie universelle datant de 1990, réalisé sous la direction du géographe Roger Brunet. Auteur de nombreux ouvrages sur la théorie de la géographie, l’aménagement du territoire et les dynamiques spatiales, il a été professeur aux universités de Toulouse (1957-1966) et de Reims (1966-1976), puis directeur de recherche au CNRS à Paris, ainsi que directeur du Centre de documentation des sciences humaines et du Laboratoire Intergéo (1976-1981). Il créé en 1984 le Groupement d’intérêt public RECLUS (Réseau d’étude des changements dans les localisations et les unités spatiales).

Résumé et articulation des idées :

Le chapitre étudié aborde les différents réseaux et leurs dynamiques montrant ainsi leurs variétés, leurs impacts sur le monde sous différentes échelles.

Tout d’abord le constat avancé est l’intensification des échanges liés aux progrès techniques  des moyens de communications. Ainsi les réseaux de plus en plus sophistiqués favorisent une circulation de flux de plus en plus rapide, permettant à certains pays d’avoir une économie extravertie. Ils importent selon leurs besoins nationaux et exportent les produits répondant à la demande internationale, il s’agit d’un partage des tâches, une division internationale du travail. Ainsi l’économie est mondialisée, globalisée entraînant une interdépendance entre les pays. Tout cela est permis grâce aux réseaux.

Selon l’expression de J. de Rosny on est dans « l’ère des réseaux ». Réseaux imbriqués les uns aux autres, réseaux multiples qui peuvent être : les infrastructures de transports (réseau routier, ferroviaire, aérien, maritime, fluvial…) ou les réseaux de télécommunications (téléphone, Internet…). Ce sont les supports matériels d’échanges des flux  visibles (produits bruts, produits manufacturés, produits illicites, personnes) et invisibles (informations, transactions boursières…). Ces réseaux permettent ainsi une interconnections des espaces réduisant l’espace temps.

En effet le texte met en avant un gain de temps considérable possible grâce aux réseaux performants comme le NTIC (nouvelles technologies d’informations et de communications), téléports, les transports rapides (Concordes, TGV) ayant une grande capacité de charge (pondéreux, vraquiers) et peu coûteux à cause de la concurrence internationale instaurée par les déréglementations (compagnie « low cost » ). De même de nouvelles techniques de combinaison de transports font leurs apparitions, à l’exemple du ferroutage qui est le passage des conteneurs d’un navire au train. Si les progrès modifient le rapport à l’espace temps, ils ont également un impact sur l’environnement.

De ce fait prenant l’exemple de navires de plus en plus grands qui entraînent alors la constructions de ports plus grands pour pouvoir les accueillir. Dès lors, il y a un étalement de ces derniers et pour certains pays exigus (comme le Japon) il devient indispensable de construire des terres pleins pour gagner de l’espace, d’autre part il y a une saturation des réseaux urbains, difficiles à réaménager. Les Réseaux réorganisent ainsi l’espace.

Pour finir le texte soulève le paradoxe des réseaux qui, certes, intègrent des espaces à différentes échelles à l’économie monde mais ils en excluent également. Il y a une inégalité des répartitions des réseaux, principalement entre les mains de la Triade, devenant  alors instrument de domination que ce soit au niveau économique, politique ou culturel (occidentalisation du monde).

Avis personnel :

Ce dossier de par sa date de publication (1990) nécessite une réactualisation, souvent les exemples utilisés ne sont plus pertinents aujourd’hui, à l’exemple du premier port international qui n’est plus aujourd’hui Rotterdam mais Singapour montrant ainsi la montée des ports asiatiques. D’autre part il ne met pas assez en exergue  les limites et impacts négatifs de la dynamique des réseaux. En effet les réseaux sont une faiblesse pour les pays non bénéficiaires (continent Africain), une force pour ceux qui en bénéficient c’est à dire la plus part des pays riches qui peuvent alors exercer une suprématie à l’exemple des Etats-Unis tenant du groupe d’information AOL-Time  Warner exerçant le « soft power » sur le monde. Monde de plus en plus uniformisé où toutefois certains pays clament leurs exceptions culturelles. Ainsi les réseaux sont des facteurs d’intégration et d’exclusion. Pour finir il manque l’impact sur l’environnement car les réseaux sont aussi facteurs de pollution, de dégradation de l’environnement et d’une réorganisation de l’espace pas toujours maîtrisée par l’homme.

 

Isilda De Brito

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PREMIER SEMESTRE

 

 

2 septembre

 

1

9 septembre

 

2

16 septembre

 

POPULATION, RESEAUX ET MOBILITES

3

23 septembre

J. Lévy. La carte, enjeu contemporain. La Documentation Photographique, N°8036. 2003. 16 pages.

http://sciences-po.macrocosme.net/lectures/LevyCarteEnjeu.pdf

 

4

30 septembre

Populations et Sociétés, N°408, janvier 2005. 4 pages.

Populations et Sociétés, N°443, mars 2008. 4 pages.

fichier disponible en pdf sur le site de l’INED

 

5

7 octobre

Raffaele Poli. Migrations de footballeurs et mondialisation : du système-monde aux réseaux sociaux. Mappemonde, N°88. Avril 2007. 12 pages.

http://mappemonde.mgm.fr/num16/articles/art07401.html

 

6

14 octobre

Olivier Dollfus, « Le Monde en ses réseaux« , in R. Brunet (dir.), Géographie Universelle, t.1, « Mondes Nouveaux », Paris, Hachette/Reclus, 1990, p. 402-415.

 

7

21 octobre

 

 

 

28 octobre

 

 

4 novembre

 

 

11 novembre

 

8

18 novembre

 

 

9

25 novembre

Armand Frémont. Aimez-vous la géographie ? Flammarion, 2001. p 77 à 90. Ouvrage disponible au CDI du lycée

 

10

2 décembre

Olivier Dollfus, « Le monde dans ses lieux », in La mondialisation, Paris, PFNSP, 1997, p. 21-36.

 

11

9 décembre

http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/Mappe489R.html

Sylvie ADAM, Yves GUERMOND. Des hexagones dans l’Hexagone. 4 pages. Mappemonde, 1989.

Marie-Claire ROBIC. Sur les formes de l’Hexagone. 6 pages. Mappemonde, 1989.

 

12

16 décembre

 

 

23 décembre

 

 

30 décembre

 

13

6 janvier

 

 

14

13 janvier

Guy Di Méo. Les métropoles des pays développés, in Bailly, Ferras, Pumain. Encyclopédie de la géographie, 1992. P 697-712.

 

15

20 janvier

Pierre Veltz. La grande transition. La France dans le monde qui vient. Seuil, 2008. Page 12 à 22.

 

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