photographie de Gabrielle de Buyer

Emplacement : Mont-Sion, au sud du quartier juif, à Jérusalem, Israël.

 

Description : Nous avons devant nous l’étal d’un marchand de rue. L’image est principalement constituée d’articles destinés aux touristes. De bas en haut, on voit de nombreux chapelets de couleurs différentes, certainement en bois d’olivier ou en imitation. À l’étage supérieure, des kippas, couvre-chef des juifs pratiquants, et autres bonnets, camouflent des chapelets encore emballés, qui doivent constituer la réserve du commerçant. Sur le dernier étage, on voit d’abord d’autres kippas, et en dernier plan, on voit des reproductions d’un paysage de Jérusalem. Sur ces images (cartes postales ? couverture de livres ?) on voit au premier plan la Mosquée du Rocher. Enfin, on voit dépasser, à gauche, entre les kippas et les paysages de Jérusalem, la couleur vert du dollar américain.

 

Interprétation : Ce qui surprend dans cette image, c’est le contraste entre les différents symboles des trois grandes religions monothéistes : la chrétienté avec le chapelet, le judaïsme avec les kippas, l’islam avec la Mosquée Dorée. Cet étal est à l’image de Jérusalem.

On peut tout d’abord interpréter cette image sur le plan touristique. Les marchandises que voici sont destinés aux touristes principalement. Et d’ailleurs, on ne peut pas affirmer que les catholiques n’achéteront que le chapelet, les juifs les kippas… Au contraire, les kippas, qui semblent de piètre qualité, en faux velours brodé, peuvent constituer un souvenir pittoresque. Un paradoxe plus grand encore est celui de la Mosquée du Rocher. Ce monument à la gigantesque coupole dorée est pour beaucoup de touristes un symbole majeur de la ville. Les touristes et pèlerins, majoritairement chrétiens et juifs, la prennent souvent pour un édifice biblique. Cet étal semble donc être une parodie de Jérusalem, une réduction de sa cosmopolicité, un camouflage des conflits interreligieux pour des touristes aux poches pleines de billets verts.

 

Mais cette image a le mérite de nous montrer la diversité des religions de Jérusalem. Ancienne capitale du royaume d’Israël, lieu de la Passion et de la Résurrection de Jésus, elle est aussi une ville sainte de l’islam. Tout Jérusalem est marquée de la superposition historique et géographique de ces religions. Pourtant cette richesse culturelle est source de conflits graves entre les religions, puisque chaque religion souhaite en quelque sorte conserver son territoire.

 

Interet : J’ai pris cette photo très rapidement, comme on peut le voir à la qualité de l’image. J’ai été surprise et amusée par l’empilement de ces objets religieux.

Gabrielle de Buyer, HK/BL

 

 

 

 

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Photographie de Quitterie Loizillon

Localisation :

Cette photographie, prise de la falaise qui surplombe le port,  présente une vue de Cancale, bourg breton qui ferme à l’ouest  la baie du Mont Saint-Michel, en Ille-et-Vilaine (35), sur la Côte d’Emeraude.

 

Description :

Cette photographie est composée de 3 parties horizontales : la verdure, la mer et le ciel. Au premier plan nous voyons la végétation de la falaise d’où a été prise cette photo. Nous surplombons la mer et le port de Cancale : la Houle. Ses maisons ont toutes la même architecture,  à un ou deux étages, les murs en pierres grises et un toit d’ardoises. Si nous regardons plus haut, nous pouvons apercevoir l’église Saint-Méen, de style néogothique, construite entre 1876 et 1886. Cette église peut se voir de très loin, du fait de sa situation en hauteur. Elle est entourée du bourg, où fourmillent commerçants en tous genres et habitations. Un peu à droite nous pouvons distinguer une statue qui se dresse sur une falaise, c’est la pointe des Crolles et son monument aux morts. Deux jetées attirent notre attention au centre de l’image, l’ancienne, en pierre (la plus proche), et la nouvelle, en bois, plus longue, terminée par un phare. Plus loin derrière, trois rochers se dressent fièrement hors de l’eau : le Rocher de Cancale (à droite) et le Châtellier, et derrière eux l’île des Rimains (que l’on distingue mal), sur laquelle un fort maritime a été construit à la fin du XVIIIe siècle sur des plans de Vauban, pour défendre la passe de Cancale et assurer la sécurité de la baie du Mont Saint-Michel. Sur ces rochers, nous pouvons apercevoir un liseré noir qui indique la hauteur qu’atteint la mer à marée haute. Elle est ici pratiquement haute, comme nous pouvons le voir devant l’ancienne jetée où ne se distingue qu’une petite parcelle de plage. La mer est l’élément le plus présent de ce tableau et en effet très importante dans la vie de ce bourg, célèbre pour ses huîtres. A cet instant, elle est calme et recèle de nombreuses nuances de bleu : d’un vert émeraude au premier plan, d’où le nom de la côte, elle devient turquoise plus loin et enfin bleu profond. Les embarcations que nous apercevons çà et là sont pour la plupart de petits bateaux de pêche ou de plaisance. A l’horizon nous distinguons la côte normande. Enfin le ciel, d’un bleu encore différent est parsemé de quelques nuages.

 

Interprétation :

Sur cette photo, nous avons les deux aspects majeurs de la ville de Cancale : l’exploitation de la mer et le tourisme. Nous pouvons observer les deux niveaux qui structurent cette ville : le port et le bourg. C’est une station balnéaire de moyenne importance, mais dont la population est multipliée par cinq durant la haute saison : de 5 000 habitants elle passe à 25 000 l’été. Les estivants s’y plaisent pour la voile, les plages, les nombreuses balades qu’offre la baie du Mont Saint-Michel et la gastronomie. En effet, l’activité ostréicole est une des principales ressources de Cancale. Les maisons sur le port sont maintenant des hôtels, des restaurants ou des boutiques, alors qu’auparavant, c’était les habitations des nombreux pêcheurs qui  partaient pour de longs mois à Terre-Neuve pêcher la morue. La présence de nombreuses voitures témoigne d’une intense activité touristique.

 

Intérêt :

Cette carte postale géographique me plaît car elle reflète la vie d’une petite ville de Bretagne, et permet de comprendre son passé et son évolution depuis les 50 dernières années. C’est une ville  à laquelle je suis attachée, puisque j’y passe régulièrement des vacances. J’aime aussi la beauté esthétique de cette photo, les nuances des couleurs de la mer particulières à cette région et le contraste entre la terre et la mer.

 

Quitterie Loizillon, HK B/L

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Photographie prise par Justine Bresard

Cette photographie a été prise lors d’un voyage à Singapour en Asie du Sud-Est .
Au premier plan , nous pouvons voir le pont d’Anderson qui a été achevé en 1910 (sa construction avait débuté en 1908) et qui se situe dans le « downtown Core ». Ce pont avait été construit pour remplacer le pont Cavanagh (finalement conservé et à gauche sur la photographie) afin d’absorber le trafic routier de la ville en plein essor commercial. Anderson Bridge relie le quartier administratif à la zone commerciale, sa longueur est de 70 mètres et sa largeur de 28 . Ce pont est un symbole de l’histoire de Singapour , tout d’abord , vestige de la puissance coloniale britannique , il fut aussi un moyen de dissuader les habitants d’enfreindre les lois lors de l’occupation japonaise (1942-1945). En effet, les têtes des dissidents étaient suspendues à ce pont . Aujourd’hui, le pont sert encore de pont routier , toutefois d’autres ponts ont été construits pour assurer la circulation toujours croissante vers le quartier financier. Il garde, néanmoins, un véritable rôle culturel, et a été choisi pour être conservé par l’Autorité de Réaménagement Urbain en 2008.
Au second plan , nous apercevons Marina Bay Sands , le symbole même de l’architecture délirante de Singapour, aujourd’hui . En effet, cet immeuble est un immense complexe hôtelier comprenant 3 hôtels de 55 étages (2600 chambres) , un casino, un centre commercial, six restaurants, deux théâtres et un musée dédié à la Science . Le bâtiment est surmonté d’une terrasse d’un hectare qui abrite la plus longue piscine à débordement (146 mètres) en altitude du monde . Cet immeuble est construit en forme de paquebot qui surplombe la mer et le port de Singapour, véritable tremplin commercial. Le musée évoque la forme d’un lotus . Ce complexe serait un des plus onéreux de Singapour, sa construction aurait, en effet, coûté 5,7 milliards de dollars . Oeuvre de l’architecte Mosche Safdie, l’hôtel est ouvert au public depuis avril 2010.
La végétation luxuriante s’immisce entre ces deux emblèmes architecturaux . Cette ville est reconnue comme l’une des villes les plus vertes du monde et riche de nombreuses variétés comme notamment des orchidées,des bambous, des koroupitas, des ficus, des palmiers, des frangipaniers, des gingembres, des heliconias, des mangroves… une végétation tropicale et verdoyante.
Je trouve cette photographie intéressante par ses contrastes : un espace densément urbanisé qui s’oppose à une nature omniprésente et quelques marques du temps passé qui cohabitent avec une architecture futuriste . Cette photo met en valeur ces deux aspects .Ville touristique grâce à son patrimoine et à son climat équatorial ( très chaud et humide), c’est avant tout une ville-carrefour au coeur du continent asiatique . En outre, Marina Bay Sands , situé au second plan de la photographie, est un symbole de l’expansion commerciale de la « Ville Lion » . Cette photographie capte bien l’évolution de Singapour , ancienne colonie britannique avec le pont Anderson , aujourd’hui devenu l’un des  » Quatre dragons » , ville-Etat qui su s’imposer sur la scène internationale .
Justine Bresard, HK
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photographie de Gabrielle Peyrelongue

Localisation

 

Cette photo a été prise le 5 aout 2012 sur le banc d’Arguin à la sortie du bassin d’Arcachon en Gironde (33) en France.

 

Description

 

Au premier plan on observe les petites dunes de sable du banc d’Arguin recouvertes  d’oyat, une espèce de plantes qui croit dans les terrains sablonneux et permet de fixer les dunes de sable. Le banc d’Arguin est constitué de plusieurs de ces  dunes et bandes de sables qui se déplacent continuellement.

Au deuxième plan apparait une anse de ce banc, où les bateaux peuvent accoster le banc et mettre l’ancre. C’est ici le point d’arrivée de nombreux plaisanciers qui viennent profiter de cet ilot a la sortie du bassin d’Arcachon. La marée est haute au moment où la photo a été prise, cependant on aperçoit quelques langues de sables qui se découvrent lorsque la marée descend.

Enfin, nous distinguons en arrière plan la dune du Pilat, plus haute dune d’Europe qui atteint 110 mètres d’altitude. Son sommet offre une vue sur l’ensemble du bassin d’Arcachon.

 

Interprétation

 

Le bassin d’Arcachon doit son attractivité touristique tout d’abord à son paysage original. Les bancs et ilots qui s’y sont formés sont cause de mouvement dans le bassin  et se présentent un paysage diversifié, avec d’une part le band de sable blanc (banc d’Arguin) et d’autre part l’ile aux oiseaux, une ile formée d’une végétation humide souvent inondée (sables vaseux). Ces bancs d’une grande envergure (1000 hectares pour l’ile) peuvent accueillir de nombreux vacanciers. Enfin, la dune du Pilat contribue à la notoriété de cette station balnéaire : en effet elle accueille plus de 1,5 millions de visiteurs par an.

De plus, le banc d’Arguin a une importance écologique : en effet il abrite une réserve naturelle nationale. Ce banc  est un lieu d’accueil important pour beaucoup d’espèces d’oiseaux hivernants migrateurs et il abrite une des plus grandes colonies de Sternes caugek d’Europe.

 

Intérêt

 

Cette photographie représente assez bien les particularités du bassin d’Arcachon en montrant son paysage spécifique, ses attraits touristiques combinés à une certaine responsabilité écologique.

 

Gabrielle Peyrelongue, HK

 

 

 

 

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Photographie d’Harold Ramonatxo

 La photo a été prise à notre arrivée en péniche sur la berge du lac Tonlé Sap, communément traduit par « grand lac ». Avant de débarquer pour suivre le chemin de Siem Reap, capitale de la province du même nom située au Nord du pays et à quelques centaines de kilomètres de Phnom Penh, nous avons suivi le cours de l’un des affluents du Tonlé Sap, et cette croisière miniature nous a présenté nombre de ces demeures précaires qui, par leurs structures toutes en matériaux de récupérations, ne sont pas sans nous rappeler les bidonvilles des grandes cités sud. Car si les villes telles que Siem Reap ont bénéficié de l’influence coloniale française lorsque intégrées au territoire indochinois (qui s’est vu indépendant à la fin de la guerre d’Indochine en 1953), les campagnes, qui brassent la majorité de la population, ne survivent que d’activités  locales et primaires et ne peuvent faire plus que subvenir à leurs besoins. Là-bas en architecture, les tôles viennent parachever la construction.

On reconnaît, en regardant la photo, ces pays où le climat influe davantage sur le mode de vie qu’il ne le fait dans nos pays occidentaux. Pour prévenir à la mousson, qui déclenche des orages et crues dévastateurs dans ces contrées Sud-Est asiatiques les populations bâtissent généralement sur pilotis à proximité des eaux, bien qu’on puisse également trouver des maisons flottantes sur le Tonlé Sap. Si parler de style architectural dans ces maisons de fortune peut facilement paraître déplacé, certaines se démarquent des autres par une empreinte extérieure, notamment chinoise.

En considérant la photo, qui plus est si le ressenti découle d’une expérience similaire, on ne peut s’empêcher de voir dans les pas du tourisme une ombre de voyeurisme. Nous apportons dans ces pays nos concepts, nos habitudes, et la réalité que l’on y trouve s’y oppose radicalement. Certes un large pan de l’argent entrant provient du tourisme – et ce n’est pas pour rien que j’ai choisi cette photo car le site d’Angkor, centre névralgique des flux touristiques, se trouve non loin de ces habitations -, mais le fait est que les plus démunis ne voient de cet argent que notre présence et le flash de nos appareils, et non sa matérialisation en effet.

Harold Ramonatxo, HK

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