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Extraits de l’article paru dans Le Monde du 10 juillet 2011.

Ce qui suit présente certaines des recommandations d’experts ayant servi de base à la politique d’Angela Merkel, qui prévoit la mise en place d’alternatives au nucléaire d’ici à 2021. L’Allemagne pourrait montrer qu’une sortie de l’énergie nucléaire est une opportunité de créer une économie de pointe. (…)

Ce qui est en train de prendre le pouvoir, ce n’est pas cette légendaire irrationalité allemande, mais la foi dans la capacité d’apprentissage et dans la créativité de la modernité face aux risques qu’elle a elle-même engendrés.

Pour étayer leur verdict, les partisans de l’énergie nucléaire font appel à une notion du risque imperméable à l’expérience et comparent de manière irréfléchie l’ère de la première industrialisation à l’ère nucléaire. La rationalité du risque part du principe que la pire des hypothèses peut devenir réalité et que les précautions que nous devons prendre doivent être choisies dans cette perspective. Lorsque la charpente d’une maison brûle, les pompiers arrivent, l’assurance rembourse, on prodigue les soins médicaux nécessaires, etc.

Appliqué aux risques de l’énergie nucléaire, ce schéma impliquerait que, même dans le pire des cas, notre uranium n’irradierait que quelques heures, et non des milliers d’années, et qu’il ne serait pas nécessaire d’évacuer la population d’une grande ville voisine. C’est bien entendu absurde. Continuer, après Tchernobyl et Fukushima, à affirmer que les centrales nucléaires françaises, britanniques, américaines, chinoises, etc., sont sûres, c’est refuser de voir que, d’un point de vue empirique, c’est la conclusion inverse qui s’impose : s’il y a une certitude, c’est celle du prochain accident nucléaire majeur. (…)

Et la question de l’assurance ? Etrangement, dans l’empire de l’économie de marché, l’énergie nucléaire a été la première industrie socialiste d’Etat, au moins pour ce qui concerne le coût à payer pour les erreurs. Les profits vont dans des poches privées, mais les risques sont socialisés, c’est-à-dire assumés par les générations futures et les contribuables. Si les entreprises de l’énergie nucléaire étaient contraintes de contracter une assurance spécifique à l’atome, la fable de l’électricité nucléaire à bon marché ne serait plus qu’un souvenir.

Appliquée à l’énergie nucléaire au début du XXIe siècle, la notion de risque que l’on pouvait utiliser au XIXe siècle est une catégorie morte-vivante qui nous rend aveugles à la réalité dans laquelle nous vivons. Ce qui est irrationnel, ce n’est pas de sortir de l’énergie nucléaire, mais de continuer à la défendre après Fukushima : cette attitude se fonde sur une notion périmée du risque, qui refuse de tirer les leçons de l’expérience historique. (…)

La situation au début du XXIe siècle est comparable à d’autres ruptures historiques dans l’approvisionnement énergétique. Que l’on s’imagine ce qui se serait passé si les hommes, voici deux siècles et demi, au début de la première révolution industrielle, avaient envoyé au diable ceux qui leur conseillaient d’investir dans le charbon et l’acier, les machines à vapeur, les métiers à tisser et, plus tard, les chemins de fer. Ou bien, il y a cinquante ans, s’ils avaient rejeté en parlant d' » angoisse américaine  » l’idée que les Américains puissent investir dans les microprocesseurs, les ordinateurs, Internet.

Nous sommes face à un moment historique du même ordre. Celui qui exploitera ne serait-ce qu’une partie du désert pour y produire de l’énergie solaire pourrait couvrir les besoins énergétiques de toute la civilisation. Nul ne peut être propriétaire de la lumière du soleil, nul ne peut le privatiser ou le nationaliser. Chacun peut exploiter cette source d’énergie pour son propre compte et en profiter. Quelques-uns des pays les plus pauvres du monde disposent de cette  » richesse solaire « .

L’énergie solaire est démocratique. L’énergie nucléaire est par nature antidémocratique. Celui qui tire son énergie d’une centrale nucléaire se fait couper le courant s’il ne paie pas sa facture. Cela ne peut pas arriver à celui dont l’énergie provient de capteurs solaires installés sur sa maison. L’énergie solaire rend les gens indépendants. (…)

Du point de vue politique aussi, ce changement de trajectoire a un sens. Seul un gouvernement conservateur et proche des milieux économiques peut négocier un tel virage énergétique, dès lors que les plus bruyants adversaires de cette mutation sont issus de ses propres rangs. Celui qui critique la décision allemande de sortir de l’économie nucléaire pourrait être victime de l’erreur de la chenille, qui, sortant de la chrysalide, en déplore la disparition, sans se douter encore qu’elle deviendra le papillon des énergies renouvelables.

Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni

Ulrich Beck

 

Sociologue et philosophe

Né en 1944, à Stolp, aujourd’hui Slupsk en Pologne, il est l’auteur notamment de  » La Société du risque. Sur la voie d’une autre modernité  » (Aubier) et, avec Edgar Grande, de  » Pour un empire européen  » (Flammarion, 2007). Il a été nommé membre du comité spécial d’experts par la chancelière Angela Merkel, à la suite du désastre de Fukushima.

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Problèmes Politiques et Sociaux

Les Risques naturels et technologiques (n*908)

Introduction :

Différents auteurs écrivent sur les risques naturels et technologiques dans le monde, et leur prise en compte par le public des sociétés occidentales et les scientifiques et décideurs politiques.

Il est dit que la modernisation des sociétés occidentales a augmenté les risques, que les risques sont de plus en plus présents mais de moins en mois acceptés, que les modes de gestion et l’évaluation des risques sont en changement. Est également exposé la nécessité de prendre en compte les représentations sociales du risque et de relativiser le poids de la science dans les esprits du public, et la différence entre risque, catastrophe, aléa et vulnérabilité est faite. Enfin, est théorisée le seuil d’acceptabilité du risque, qui diminue à mesure que la gravité augmente et la fréquence diminue.

Contenu :

  1. I. une menace globale de la modernisation (Ulrich Beck)

A) La nature intégrée au système industriel

L’opposition entre nature et société vient du XIXè siècle. Aujourd’hui, la nature est soumise et exploitée, elle s’est transformée en système interne et est devenu du construit : elle a été transportée à l’intérieur du système industriel, devenant incontournable. Dépendre de la consommation et du marché, c’est dépendre de la nature, et cette dépendance immanente du système de marché par rapport à la nature devient avec le système de marché une des lois de l’existence au sein de la civilisation industrielle.

Nous avons appris à répondre aux menaces de la nature externe en construisant et en accumulant des connaissances. Mais nous sommes livrés quasiment sans défense aux menaces industrielles de cette seconde nature, intégrée au système industriel.

L’envers de la nature socialisée est la sociétisation des destructions naturelles qui se transforment en menaces sociales, économiques et politiques. Les menaces de la vie dans la civilisation industrielle sont sujettes aux métamorphoses sociales du danger.

B) Des sociétés de pénurie aux sociétés du risque

Les sources de la richesse sont souillées par le nombre croissant des menaces dues aux effets induits. Cette face sombre de la modernisation est amplifiée par le surdéveloppement des forces de production et de destruction. Tôt ou tard, les situations sociales d’une société distributrice de richesse commenceront à croiser ceux d’une société distributrice de risques.

Auparavant, les menaces agressaient les sens (puanteur), tandis qu’aujourd’hui les risques apportés par la civilisation se dérobent à la perception (menace atomique). Autrefois, on pouvait attribuer ces risques à un sous-approvisionnement en technologie de l’hygiène ; aujourd’hui, c’est un phénomène de sur-production industrielle qui est à l’origine. La cause en est la modernisation.

  1. II. L’omniprésence du risque (Yvette Veyret)

Le risque a acquis récemment une place majeure dans les sociétés des pays riches, pourquoi ? L’augmentation du niveau de vie induit une demande de plus de sécurité.

A) Des sociétés très vulnérables

Les sociétés modernes sont très vulnérables, elles sont par exemple plus sensibles aux fluctuations météorologique qui se traduisent par des effets sur le tourisme, sur le cout des produits agricoles, sur la circulation.

Désormais, le risque est partout, un sentiment d’insécurité prévaut qui semble alimenté par le progrès même de la sécurité, par le développement des sciences.

B) Risques et sciences

Les progrès scientifiques des siècles passés avaient laissé croire à la possibilité d’atteindre la sécurité totale, à l’effacement du risque.

Mais les avancées scientifiques ne sont plus perçues comme des progrès. Ce n’est plus seulement la naure qui engendre des risques, c’est d’abord la science et la technique. L’humanité a conçu et réalisé les moyens de sa propre destruction (bombe atomique). Le contrôle des usages et des effets de la science nous échappe, et certains risques sont plus menaçants que, mondialisés, ils dépassent parfois les compétences des Etats-nations.

III. Le risque, une notion complexe… (J. Brenot et M-H Massuelle)

Au cours de ce siècle, la nature des risques inhérents aux activités industrielles et humaines a connu de profondes modifications. Les risques des anciennes industries ont diminué mais ils se manifestent à plus vaste échelle du fait de la mondialisation des échanges et de la consommation de masse.

A) De nouveaux modes de gestion

Des risques nouveaux sont apparus qui appellent de nouveaux principes et modes de gestion.   La diversité des modes de gestion dépend étroitement de l’état des connaissances sur le risque, c’est-à-dire de son évaluation.

L’émergence de la thématique risque/évaluation/gestion doit beaucoup à l’information. La prise de conscience collective met au premier plan la protection de l’homme et de son environnement et la préservation des ressources naturelles.

Pendant longtemps, les modes de gestion basées sur le respect de procédures et de valeurs limites d’exposition conduisaient à déclarer le risque comme nul ou négligeable. Dans les années 1970, cela devint insuffisant pour certaines substances cancérogènes ; les gestionnaires se tournèrent alors vers la recherche d’un niveau de risque qui serait socialement et économiquement acceptable, c’est-à-dire un risque tel que l’on consente à y être exposé compte tenu des avantages escomptés et que l’on ait entièrement confiance dans le mode de contrôle.

B) Une évaluation différente selon les acteurs

La notion de risque est ambiguë : situation susceptible de conduire à des conséquences non désirées ou probabilité d’occurrence et conséquences associées. Chacun a une définition différente du risque et donc des modes d’évaluation différents.

L’évaluation d’une situation à risque requiert quatre étapes : d’abord l’identification des effets néfastes et de leurs sources ; puis pour chaque effet et chaque source, l’évaluation des expositions (ou doses), l’établissement d’une relation dose-effet et enfin l’estimation du risque de survenue de l’effet. Chaque étape nécessite des choix.

L’effet sur l’individu se focalise sur le décès ou incapacité physique. Pour un écosystème, il s’agira d’une pollution ou d’une destruction de la faune ou de la flore. La source pourra être une substance ou un événement. La relation dose-effet pourra être avec seuil ou sans seuil, les modèles d’estimation du risque peuvent traiter du risque relatif ou diffus.

Ainsi, l’exercice de quantification présente des limites.

IV. …produit d’un aléa et d’une vulnérabilité (A. Dauphiné)

Dans l’étude des risques et des catastrophes, il faut distinguer ce qui peut advenir et ce qui se produit réellement. Il n’y a pas forcément concordance, un risque peut ne pas se matérialiser en catastrophe. La catastrophe est un risque qui s’est réalisée.

A) Le décalage entre risque et catastrophe

Il n’y a jamais de concordance (temporelle, spatiale, intensité) entre risque et catastrophe. Le risque peut persister après la survenue d’une catastrophe, le risque est spatialisé sur une aire mais la catastrophe est plus localisée, et l’intensité d’une catastrophe peut être bien plus forte ou bien plus faible que prévue.

B) Aléa : une notion élémentaire, mais difficile à quantifier

Le risque est le produit d’un aléa et d’une vulnérabilité. L’aléa est un terme emprunté à la probabilité. Au sens restreint, il désigne la probabilité d’occurrence d’un phénomène. Il est fonction de l’intensité du phénomène, de son occurrence, de la durée considérée, et de l’espace pris en compte. L’aléa est donc une probabilité qui prend en compte 2 caractéristiques : l’occurrence et l’intensité du phénomène. La démarche indirecte consiste à calculer la probabilité de l’aléa à partir des probabilités des différentes causes pouvant conduire à l’accident (événement déclencheur, échec des dispositifs de sécurité, résistance du matériel, etc). L’aléa devient donc le résultat d’un calcul complexe, établi sur une connaissance toujours incomplète du phénomène.

C) La vulnérabilité, second volet du risque

Il existe de nombreuses définitions de la vulnérabilité, regroupées en deux parties :

–        Les enjeux sont les domaines affectés par le risque (hommes, biens, milieux), qui varient en fonction de la nature de l’aléa. Pour chaque enjeu reconnu est établie une évaluation des dommages en fonction des niveaux d’aléa. Cette approche classique de la vulnérabilité  mesure un endommagement potentiel des biens et des personnes et ses répercussions sur l’environnement économique.

–        Cette définition est considérée comme restrictive depuis une dizaine d’année. A l’approche classique de la vulnérabilité s’opposent celle qui considère la vulnérabilité des sociétés à travers leur capacité de réponses à des crises potentielles. Cette seconde vulnérabilité traduit la fragilité d’un système dans son ensemble, et sa capacité à surmonter la crise provoquée par un aléa. Plus un système est apte à se rétablir après une catastrophe, moins il est vulnérable.

Pour surmonter une crise, deux solutions existent. La résistance et la résilience, qui mesure la capacité d’un écosystème à aborder le changement, à persister au delà d’une perturbation.

La somme de la résistance et de la résilience est l’inverse de la vulnérabilité. Quand un système social possède une bonne résilience, sa vulnérabilité est faible, car il retrouve rapidement son état antérieur.

  1. V. La nécessité de tenir compte des représentations sociales du risque (A. Lorenze, F. Neresini)

Les représentations sociales sont des interprétations qui donnent sens à la réalité. Elles prennent racine dans notre vie en société, et prennent source dans les groupes, les médias, les débats publics. Comment fonctionnent-elles dans le processus d’évaluation du risque en cas de crise scientifique ?

A) Evaluation du risque et conseil scientifique

L’utilisation des représentations sociales est très importante car le savoir scientifique perd ses privilèges et sa capacité à expliquer la réalité. L’attitude du public vis-à-vis du risque a tendance à être influencée par des arguments culturels, moraux, politiques ou économiques, en plus des arguments scientifiques. Les décideurs politiques doivent être conscients que les représentations sociales prennent racine dans la société entière, car la perception publique du risque est directement corrélée au degré de confiance du public dans les institutions.

La conscience plus en plus claire que la modernité a entrainé progrès et bien-être, mais aussi nouveaux problèmes et nouveaux risques a permis de constater que l’anxiété est une caractéristique dominante des sociétés contemporaines. Les risques sont évalués au cours de débats publics, véhiculés par les médias de masse ; la communication joue donc un rôle crucial.

Les scientifiques et le public mesurent les risques différemment. Le public a tendance à ne pas utiliser d’arguments scientifiques et rationnels, alors que les scientifiques insistent sur le besoin d’utiliser la rationalité et les preuves scientifiques. Mais dans certains cas, les connaissances scientifiques sont insuffisantes ou sujettes à controverse, ce qui les rend inutilisables dans le conseil à la prise de décision politique. Par exemple, les scientifiques affirment qu’il n’existe pour l’instant aucune donnée confirmant que les OGM ne sont pas surs, tandis que le public considère que ce n’est pas une garantie suffisante. Cela place les scientifiques ans une position où ils ne sont plus jugés capables d’évaluer les risques liés aux recherches scientifiques.

De plus, le simple fait de fournir plus d’information scientifiques s’est avéré inefficace pour soulager les craintes du public. Donc plus d’information ne signifie pas efficacité de communication et que la qualité des information est un préalable nécessaire mais pas suffisant à la bonne communication.

B) rechercher la confiance

Pour leurs décisions, les politiques doivent à la fois tirer un meilleur parti d’un processus de conseil impartial et transparent, et tenir compte des rationalités autres que celle scientifique, car elles s’expriment dans le débat public. Cela suppose de reconnaître les validité des différentes façons dont le public évalue les risques qui découlent de nouvelles applications scientifiques et technologiques, même si elles ne sont pas rationnellement scientifiques et ne sont que des représentations sociales.

VI. L’acceptabilité du risque (A. Desroches, A. Leroy, F. Vallée)

Le risque acceptable est «la valeur d’un risque résultant d’une décision explicite établie de façon objective par comparaison avec des risques connus et admis, naturels ou technologiques dans certaines branches d’activité». On peut directement associer à un risque une décision d’acceptation ou de rejet.

–        le risque acceptable : le risque initial ou résiduel défini par sa probabilité, sa gravité ou son espérance mathématique est mineur. Les actions de maitrise des risques nécessiteraient des ressources non pertinentes par rapport au niveau de risque obtenu après réduction du risque.

–        risque inacceptable : le risque initial ou résiduel défini par sa probabilité, sa gravité ou son espérance mathématique ne peut être justifié dans le cadre du déroulement courant de l’activité donnée. Il pourra être néanmoins toléré ou considéré accepté dans des circonstances exceptionnelles.

Les objectifs en termes de risques acceptables et inacceptables peuvent être visualisés sous le diagramme de Farmer. Quand la gravité de la catastrophe augmente, la probabilité de la survenue du risque diminue. Le risque est acceptable quand la gravité est forte mais la probabilité faible, ou quand la gravité est faible mais la probabilité forte.

Critique :

Les différents auteurs s’expriment sur des thématiques du risque très différentes ; il est donc compliqué de faire une critique globale. Il apparaît pourtant que tous remarquent des mutations dans le rapport des hommes au risque et des changements du fait de l’évolution post-moderniste que prennent les sociétés occidentales : ainsi, la science a évolué et beaucoup de découvertes ont été faites, mais de plus en plus, on remet en cause ces découvertes : le nucléaire est-il un progrès ou une augmentation des risques ? La catastrophe survenue au Japon en février 2011 a d’ailleurs provoqué un changement dans les consciences, et la France, dont l’énergie électrique est à 80% nucléaire, remet en cause le nucléaire et cherche à diminuer la part que prend cette énergie. De plus, il apparaît que la modernisation croissante de notre mode de vie occidental a provoqué un sentiment de droit à la sureté. Les gens pensent que dans un monde modernisé, ils ont le droit de vivre en sécurité, et c’est ainsi que le seul d’acceptabilité baisse. Pourtant, plus la science progresse, plus elle crée de risques et en occulte d’autres.

Il est donc stratégique pour les politiciens de prendre en compte le rapport qu’ont les individus aux risques qui les menacent. A. Lorenze et F. Neresini ont écrit à ce sujet que les représentations sociales du risque doivent être perçues comme une autre rationalité que celle des scientifiques, qui connaissent de nos jours une crise. Pourtant, il apparaît absolument nécessaire d’informer scientifiquement les individus, dont les représentations sociales du risque sont parfois fausses. Ce n’est qu’en étant conscients du risque que l’ont peut s’en protéger.

Clothide Robert, HK/AL

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