http://www.dechetcom.com/infos/rapport.html?fileid=389088

Le Monde, 11 mars 2011

Le panneau de couleur bleue, sur le bord de la route, annonce fièrement : « Martigues, quatrième ville des Bouches-du-Rhône avec 47 056 habitants ; premier pôle chimique européen… » Quelques kilomètres plus loin, à proximité du site pétrochimique de Lavéra, un autre panneau orné d’un feu clignotant annonce le danger : « Signal lumineux, alerte gaz, accès interdit, demi-tour vers Martigues. »

Depuis près de quarante ans et la ruée vers le pétrole qui a transformé un pan entier de la côte en terminal pétrolier et chimique, Martigues et sa voisine Fos-sur-Mer cohabitent avec des entreprises potentiellement dangereuses et polluantes. Plus de vingt sites classés Seveso sur les deux communes ! Accidents parfois graves et incidents souvent mineurs se sont multipliés. Près de dix ans après la catastrophe d’AZF qui, en septembre 2001 à Toulouse, a tué 30 personnes, le scénario de l’accident majeur continue de faire peur. L’élaboration des plans de prévention des risques technologiques (PPRT), nés en juillet 2003, qui doivent encadrer la cohabitation entre les riverains et les usines, donne lieu à des affrontements. Peut-on vivre à proximité d’un site dangereux ?

Le 6 janvier 2011, un jeune ouvrier de l’entreprise chimique Gazechim, sur le site de Lavéra, est mort dans l’explosion de la bonbonne de chlore qu’il manipulait. La déflagration a été entendue plusieurs kilomètres à la ronde et certains enseignants, inquiets, ont pris la décision de confiner leurs élèves, sans avoir reçu aucune consigne. Le maire (PC) de Martigues, Gaby Charroux, a demandé, à la suite de l’accident, que les procédures de sécurité soient remises à plat. « L’accident a eu lieu à 8 h 50, un fax de l’entreprise m’en a informé deux heures plus tard alors que j’étais déjà sur le site avec le préfet », raconte-t-il.

Dénonçant le manque d’information de la part des industriels, l’Association de défense et protection du littoral du golfe de Fos (DPLGF) recense scrupuleusement les incidents : une trentaine en 2009, idem en 2010, et déjà six incidents depuis le début de l’année. Des panaches de fumées suspects, des odeurs nauséabondes, des déclenchements de sirènes, tout est noté. L’accident de Gazechim est bien sûr consigné. La veille, une fuite de gaz avait été enregistrée chez Géogaz, sur le même site. Six jours après, c’est un incendie sur une conduite d’hydrocarbures et cinq jours plus tard, le 12 janvier, une fuite de gaz sur un site GDF Fos Tonkin, note l’association de Fos. « Sur tous les incidents, explique Daniel Moutet, président de la DPLGF, il n’y a jamais d’alerte extérieure. A chaque fois, les directions des entreprises concernées nous disent que « ce n’est rien ». »

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source : http://vidberg.blog.lemonde.fr/

Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête, dirigé par S. Brunel et J. Pitte (JC Lattès, Société de géographie).

L´auteur:

Yvette Veyret, professeur d´environnement et de développement durable à  Paris X, est spécialiste des risques naturels et de leur gestion. Elle a présidé le Comité national Français de géographie et est actuellement membre de l’AERES. Elle a notamment publié l´ Atlas des développement durable en 2008 et le Développement durable en 12 questions en 2010.

« Ecocatastrophisme » et développement durable

La société du XXIe siècle est fortement marquée par la peur et par les risques naturels. Cet état d’esprit est bien souvent entretenu par des médias, des décideurs politiques et des ONG dont les informations peuvent être discutées. Ces peurs s’expliquent pour partie par le réchauffement climatique, la baisse de la biodiversité et des ressources naturelles.

I- La « crise » écologique mondiale ?

Les peurs de hommes ont longtemps été provoquées par l’issue des récoltes agricoles. Mais depuis la fin du XVIIIe, elles concernent l’action des hommes sur la nature. La première organisation écologique est fondée aux États-Unis (le Sierra club) au XIXe et a pour but de protéger les forêts de l’Est du pays. Le mouvement écologiste est en essor tout au long du XXe siècle.

Les années 1960 et  1970 marquent une recrudescence des peurs (répercussion du modèle tayloro-fordien et prise de conscience des conséquences de la bombe atomique). Le Club de Rome est en première ligne pour dénoncer ces problèmes. Il commande le rapport Meadows, qui conclut à un avenir « noir » pour la planète et ses ressources. Le rythme de croissance est impossible à tenir et il faut agir pour endiguer le phénomène. Les années 1980 accentuent ce phénomène de peurs, avec en particulier l’accident de Tchernobyl en 1986.

Pour tous ces mouvements, l´humanité est considérée comme étant responsable de tous ces maux. Le philosophe Hans Jonas dit, par exemple, que « la nature ne pouvait prendre de plus grands risques qu’en laissant naître l’homme ». La technique est sans cesse critiquée et la nature, « anti-stress » et considérée comme saine, est élevée au rang de divinité.

Ces inquiétudes sur la planète ont entrainé l’arrivée de nouveaux acteurs : les ONG et les partis d’écologie politique.

II- Le développement durable : des réponses globales à une crise globale ?

Le développement durable permet de répondre à ces peurs, il est théorisé en 1987 dans le rapport Brundtland (répondre aux besoins du présent sans compromettre les générations futures à répondre aux leurs). Ce rapport a été utilisé pour le sommet de Rio, où des conventions sur le changement climatique, la biodiversité et la désertification ont été adoptées. Ce sommet marque un jalon dans l´histoire car une politique de développement durable est imposée à tous les pays ayant participé (sauf aux États-Unis qui l’ont refusée). Cependant, cette nouvelle forme de développement reste trop marquée par l’écologie et pas assez par ses dimensions sociale et économique (cela se fait au détriment des pays du Sud).

Le développement durable est donc d´abord synonyme d’écologie. La déforestation devient un enjeu politique mondial, mais le réchauffement climatique est la principale préoccupation pour les ONG et les acteurs de l´écologie politique. On substitue à la crise de la biodiversité une crise bien plus inquiétante pour la population mondiale. L´idée que le bien commun (air, eau, faune, flore) est menacé devient de plus en plus présente. Les nouveaux acteurs profitent de cette situation et les décisions prises lors des sommets internationaux sont, parfois, très contraignantes pour les pays du Sud et leur développement.

Cependant, peut on vraiment parler de crise globale ? La déforestation n’est pas un phénomène mondial (elle est bien présente en Amazonie mais on replante des arbres en Europe), la crise de l´eau est à relativiser (là où l´eau manque c’est, soit comme en Afrique pour des raisons politiques, soit comme à Los-Angeles du fait de la volonté de l’homme de s’implanter dans des zones désertiques). Quant au réchauffement climatique, il n’aura pas les mêmes effets partout dans le monde.

La volonté de dramatiser la situation est bien la preuve que les acteurs qui veulent placer l’écologie au centre du développement durable le font pour les fortes rentrées financières que cela peut engendrer.

III- L´ apocalypse, l´ « écocatastophisme »

Un changement de mode de vie des hommes est nécessaire pour préserver la planète, mais ce changement doit être réalisé en fonction du développement des pays envisagés. Les discours sur les crises naturelles sont exagérés et ils peuvent s’avérer être très dangereux quand ils prônent que tout est fini (car cela bloque toutes initiatives potentielles).

Les discours catastrophistes sont nombreux : explosion de la population, réchauffement climatique, baisse de la biodiversité. On parle même d´une évolution du sens de l´histoire dans la mesure où l´idée de catastrophe naturelle aurait remplacé celle de révolution (JP. Dupuy).

Ces peurs sont largement instrumentalisée, notamment pour faire oublier celles qui sont déjà présentes et pour permettre à des lobbys scientifiques et à certains partis écologistes d’augmenter leur pouvoir et pour maximiser les rentrées financières de certaines ONG.

Les leçons sur la gestion de l’environnement sont peu efficaces. Le but des sociétés doit être l’amélioration de la vie des hommes, ce qui ne peut se faire au détriment de la nature.

Avis personnel :

J’ai trouvé ce chapitre assez intéressant dans la mesure où il montre bien l´instrumentalisation faite au sujet du dérèglement climatique par des ONG et des partis politiques. Leur but est bien souvent d’accroître leurs recettes financières, voire de favoriser les carrières personnelles de certains de leurs membres.

Cependant, j´ai regretté que l’auteur ait fait quelques raccourcis (notamment au sujet de la pensée de Hans Jonas). En outre, on peut lui reprocher d´exposer de nombreux problèmes mais de ne proposer aucune solution.

Pour ma part je reprendrais la phrase de Daniel Cohn-Bendit : « L´écologie c’est comme le communisme, ça ne marche jamais quand c´est pratiqué dans un seul pays ! ». Pour que des progrès soient faits, tous les pays doivent travailler ensemble, et le spectacle de la dernière conférence de Copenhague ne peut que me pousser à être pessimiste.

Mark Moulines, HK/AL

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l_energie_eolienne_31

http://www.jeconsomme.com/image/article/l_energie_eolienne_31.jpg

in Développements durables.Tous les enjeux en 12 leçons.

De Yvette Veyret et Jacqueline Jalta,  Autrement, 2010

Pour un développement durable ?

Les hommes depuis la découverte du feu, utilisent des énergies. Ils s’en servent pour améliorer leur confort et leurs activités. Cependant ces énergies produisent des pollutions comme les gaz à effet de serre qui sont nuisibles à l’homme et à son environnement. Faut-il continuer à utiliser ces énergies jusqu’à leur épuisement total ou bien essayer de trouver des solutions en allant vers la voie du développement durable ?

L’importance des énergies dans le développement et les incertitudes sur les réserves.

Les hommes ont développé leurs sociétés grâce aux énergies. Au 19ème siècle, la première révolution industrielle a vu le jour grâce à l’exploitation du charbon. Cela a permis de faire marcher des trains, des locomotives afin de transporter des produits de tout type.

Aujourd’hui, l’énergie première qui permet le développement de nos sociétés est le pétrole. Cependant ces énergies exploitées actuellement ne sont pas renouvelables. Selon l’agence internationale de l’énergie (AIE), les réserves exploitables de pétrole aujourd’hui s’élèveraient à 1200 milliards de barils voire 780 milliards. La production de pétrole, dans un demi-siècle sera la même qu’aujourd’hui, alors que la demande augmentera.

Le prix élevé du pétrole permet une bonne exploitation des gisements qui ne sont pas toujours faciles à exploiter. Il y a de moins en moins de zones d’exploitation car trop exploitées. (Mer du Nord, Amérique). De même, que de nouvelles zones d’exploitation sont découvertes mais très difficiles d’accès. (Mer Caspienne, Sibérie, Arctique).

Ce sont les mêmes problèmes qui se posent pour le gaz naturel. Sa production serait de 65 ans et de 200 ans pour le charbon.

L’électricité provient d’énergies non renouvelables : énergies fossiles (67%), nucléaire (13%) dans le monde.

L’énergie nucléaire est une énergie non renouvelable. Elle fournit 30% de l’électricité dans l’Union Européenne. Cependant, il est difficile dans certain pays en voie de développement de construire des centrales, car les tensions subsistent.

Des réserves inégalement réparties, source de tensions géopolitiques, voire de conflits.

–       Le charbon : 27,1% aux Etats-Unis, 8,6% en Australie.

–       Le pétrole : 21,9% en Arabie Saoudite, 8,1% aux Emirats arabes unis.

–       Le gaz naturel : 26,3% en Russie, 3,3% aux Emirats arabes unis.

–       L’uranium : 26,5% en Australie, 6,4% au Brésil.

Nous constatons que le Moyen-Orient et la Russie sont avantagés. Les grands consommateurs sont en Europe, en Amérique du Nord, au Japon et dans les pays émergents. Les énergies sont donc des enjeux géopolitiques majeurs. Cependant, dans certains pays d’Afrique, il y a des ressources de pétrole qui ne sont pas exploitées car le pays n’est pas développé et n’a pas les moyens financiers pour exploiter ces ressources. Selon Emil Salim, le pétrole peut être une source d’appauvrissement et de conflits et donc de frein pour le développement durable.

Les énergies fossiles, source de catastrophes et de risques environnementaux, limites au développement durable.

Les énergies fossiles, l’énergie nucléaire, l’usage du charbon et du pétrole peuvent créer de grandes catastrophes.

L’exploitation du charbon a entraîné dans le passé des catastrophes pour les mineurs : inhalation de poussières de charbon, effondrements de galeries, incendies, explosion de grisou. Le 10 mars 1906, à Courrières, plus de 1 000 mineurs sont morts. L’apparition de fontis provoque des déformations lentes de la surface du sol qui entraînent des déséquilibres sous les constructions

Les risques du stockage des hydrocarbures sont : effets thermiques, incendies, effets mécaniques.

Les régions où sont concentrées les activités de raffinage, de stockage et de transformation sont exposées à des risques industriels.

L’usage de énergies est source de pollutions affectant le géosystème et les populations. Les pollutions des villes comme les rejets des chauffages, des transports sont des pollutions chroniques ou diffuses.

Le rejet dans l’atmosphère de souffre et d ‘oxydes d’azote dues à la combustion du pétrole ou du charbon provoquent des pluies acides. Les activités de raffinage et la pétrochimie émettent des polluants comme le dioxyde de souffre et des oxydes d’azote. A Londres, il y a une cinquantaine d’années ces polluants émettaient des brouillards photochimiques : les smogs contenant de l’acide nitrique et de l’acide sulfurique. Ces brouillards en se mélangeant aux nuages retombaient sous forme de pluies acides. En 1954, Londres a connu un smog de plusieurs jours qui a entraîné la mort de 4 000 personnes. Deux lois Clean Air Acts ont été votées en Angleterre en 1956 et en 1968.

Ces pluies acides ont été à l’origine du dépérissement des forêts d’Europe dans les années 1980.  De même que les lacs, les roches, les constructions sont polluées et abîmées par ce phénomène de pluies acides.

Des mesures ont été prises afin de diminuer les émissions acides en France et en Europe depuis la fin des années 90 comme par exemple la mise au point du pot catalytique. Les industries qui émettent du SO2 doivent être déclarées à la Préfecture.

Les activités pétrolières peuvent être à l’origine de pollutions terriennes et maritimes : fuites, marée noire. Les littoraux, la flore (flore, faune, espaces touristiques, installations industrielles) sont touchés gravement par ces pollutions.

L’usage des énergies fossiles émet du gaz à effet de serre qui n’arrange rien au changement climatique.

Le nucléaire peut-être aussi une source de pollution et de danger comme les explosions dans les centrales nucléaires, le stockage des déchets nucléaires, des fuites, le transport des produits nucléaires vers le centre de stockage.

De même que les pays riches et émergents ne peuvent se développer sur l’exploitation des énergies fossiles.

Les énergies renouvelables aujourd’hui

Il y a :

–       L’énergie éolienne ou l’énergie liée à l’action du vent ; cette énergie sert à produire de l’électricité mais elle ne pollue pas. Elle a un coût modéré à production périodique.

–       L’énergie solaire produit de l’électricité et du chauffage. Il y a l’énergie solaire photovoltaïque qui est une source d’électricité pour les pays pauvres ; c’est une production domestique qui a un coût élevé et un faible rendement.

–       L’énergie solaire thermique qui produit de l’eau chaude mais reste onéreuse. C’est une énergie a fort potentiel, à bon rendement mais à production périodique.

–       La géothermie est une énergie qui utilise les eaux chaudes du sous-sol ; c’est une énergie constante avec un faible nombre de sites exploitables. Les investissements sont importants.

–       La biomasse fournit de l’énergie par le biais du bois. Le stockage est facile, peu d’émissions de CO2 mais il y a risque de déforestation et de dégradation des écosystèmes.

–       Le biogaz provient de la fermentation sans oxygène de déchets ; c’est un mélange de gaz carbonique et de méthane.

–       Les biocarburants : le colza, le tournesol, le soja sont traités pour en extraire l’huile et produire du diester. Ils ont l’avantage de se substituer au pétrole. Ils émettent peu de CO2 mais ils entraînent des conflits avec les cultures pour l’alimentation.

On peut aussi produite de l’éthanol avec la betterave, le blé, l’orge ou la canne. On assiste également au développement des agro carburants.

–       L’hydraulique permet de produire de l’électricité grâce à l’eau sous forme de barrages. Cependant les barrages entraînent des pollutions comme le barrage d’Assouan en Egypte. L’hydraulique fournit 15% de l’énergie électrique dans le monde. C’est une énergie qui a un faible coût mais qui représente des coûts environnementaux.

Les auteurs soulignent qu’en 2007 la population mondiale consommait 10 milliards de tonnes d’équivalents pétrole mais que 2 milliards d’hommes n’avaient pas accès à l’électricité.

L’équilibre entre ressources renouvelables et non renouvelables n’est pas encore trouvé car la demande des pays émergents augmente. Il est donc conseillé de réduire le gaspillage des ressources non renouvelables.

De même que moins de déplacement en voiture, la maîtrise de la périurbanisation sont des solutions à la pollution urbaine. Il faut construire des habitats peu consommateurs en énergie, l’agriculture doit être aussi moins consommatrice. Un investissement dans les énergies renouvelables est aujourd’hui indispensable.

Les hydrocarbures en Russie et les enjeux du développement durable

La Russie est une puissance pétrolière et gazière, elle se situe au milieu de la triade Etats-Unis/Europe/Japon. Cependant, elle produit des hydrocarbures qui mettent en danger l’économie, la société et l’environnement. Quels sont les enjeux actuels de l’exploitation des hydrocarbures en Russie ?

La Russie première puissance pétrolière et gazière de la planète

La Russie détient du pétrole et du gaz en grande quantité. Ce sont de véritables potentialités pour ce pays. Les réserves russes sont estimées à 6% voire à 15%. De même, que les réserves mondiales prouvées sont de 40% en Russie. Néanmoins, l’exploitation de ces ressources est rendue difficile par les contraintes des milieux : le froid intense, la banquise, l’eau, la fonte du pergélisol. Les solutions à ce problème sont complexes et coûteuses. Par ailleurs, les réserves potentielles russes peuvent croître grâce à l’Arctique.

Une petite dizaine d’entreprises russes détiennent la production pétrolière. Gazprom détient une grande partie de la production de gaz. Cependant, les réserves exploitées sont déjà fortement entamées. L’exploitation de nombreux gisement a commencé. Néanmoins, les investissements pour ces exploitations sont importants.

Les hydrocarbures sont expédiés particulièrement en Europe et vers les grandes régions de consommation.

L’exportation de ces hydrocarbures est un enjeu important pour la Russie.

« Sécurité des approvisionnements, sécurité des marchés » : des enjeux de développements durables.

D’ici 2030, la demande globale d’énergie primaire aura augmenté de plus de 55%. Le charbon, le pétrole et le gaz couvriront 80% des besoins. La Russie étant proche de l’Europe, a construit un véritable marché avec elle.

Il existe une interdépendance entre ces deux pays. L’Union Européenne a des besoins constants en gaz et la Russie a besoin des moyens techniques, financiers européens pour moderniser ses équipements.

La production de gaz est au cœur d’accords politiques et industriels avec les pays consommateurs, les pays producteurs et les pays de transit.

L’objectif de la Russie est de réduire les vulnérabilités et à maîtriser ses ressources et les voies de transit du gaz et de réduire sa dépendance envers l’Union Européenne. Néanmoins, depuis la chute de l’URSS, elle n’a plus le contrôle de ses gazoducs et actuellement, elle rachète des réseaux de transport à des pays voisins. Par ailleurs, la Russie participe à des projets énergétiques au sein de l’Union Européenne et pèse ainsi sur ses décisions.

La Russie veut réduire sa dépendance avec le Marché Européen par une réorientation des exportations de gaz vers l’Asie et le Moyen-Orient.

La Russie développe ses propres terminaux pétroliers, elle souhaiterait bâtir un oléoduc pour capter le transit Kazakh. De même, l’Union Européenne cherche à renforcer son marché avec la Russie et les pays de transit mais elle participe à des projets concurrents qui contournent la Russie tels que l’oléoduc Bakou – ceyan ou tracesca. C’est un projet commercial avec l’Asie centrale.

Les retombées de l’exploitation des hydrocarbures sur le territoire

C’est un atout pour le redressement de la Russie après la chute de l’URSS. La production de pétrole et de gaz en Russie représente ¼ du PIB. L’économie russe est vulnérable face aux fluctuations des prix du gaz et du pétrole. De même, la baisse de la production dûe au retard de la mise en exploitation des nouveaux gisements constitue un facteur de faiblesse.

La Russie s’est constituée un fonds de stabilisation. Cependant, les coûts d’extraction et d’acheminement de ces ressources fragilisent l’économie russe. Les investissements nécessaires dépassent les capacités financières des entreprises russes. Les grandes entreprises étrangères occidentales sont sollicitées dans cette démarche.

Par ailleurs, l’état russe souhaite renégocier des contrats de partage de production conclus avec les entreprises occidentales comme Total. Il souhaiterait exclure le plus possible la participation des sociétés étrangères.

La Russie est une grande consommatrice d’hydrocarbures. Son gaspillage est tellement important que l’efficacité énergétique est faible. Ce gaspillage est en partie dû à la vétusté des équipements industriels, la vétusté des logements, le faible coût de l’énergie sur le marché russe et la mauvaise qualité d’entretien des conduites.

On constate aussi des gaspillages importants pour le pétrole. Les entreprises pétrolières qui extraits du gaz associé au pétrole préfèrent le brûler plutôt que de le vendre au prix extrêmement bas de Gazprom. Cela crée donc des pollutions importantes en Russie.

En conclusion

La Russie grâce à la production d’hydrocarbures a renforcé son poids international mais son économie est fragile due aux fluctuations géopolitiques.

Réflexion personnelle

Cette fiche de lecture m’a donné beaucoup d’informations sur les énergies renouvelables telles que le solaire, le nucléaire, la biomasse, le charbon qui sont actuellement des énergies complémentaires aux hydrocarbures. Le gaz occupe également une place majeure dans nos énergies du futur et avec le cas de la Russie, j’ai mieux compris la politique énergétique de ce pays.

Ainsi, les développements durables nécessitent que nous nous interrogions sur les enjeux sociaux, économiques et environnementaux de nos futurs projets afin de mieux préparer l’avenir. Pour tenir compte de la croissance de la population, des grandes catastrophes, de la pauvreté importante, de la crise de l’énergie et de la pollution, les états devront maîtriser et réduire l’impact de leurs activités sur les personnes et sur l’environnement.

Parmi les objectifs prioritaires à mettre en oeuvre, ce sont les réductions d’émissions dans l’air et de rejets dans l’eau de nos déchets ainsi que de nos consommations d’énergie et d’eau. La société Total par exemple contribue déjà au développement économique et social des pays avec lesquels elle entretient des liens de coopération sur les gisements de pétrole par exemple. Cette société emploie près de la moitié de la main-d’œuvre locale sur ses sites industriels et participe également à des actions d’éducation et de formation auprès de la population locale.

A l’avenir, nous devrons favoriser l’accès à une énergie abordable et durable aux populations à faibles revenus.

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yannarthus

Source de la photo : campagne du ministère français de l’énergie et du développement durable intitulée « le développement durable pourquoi? » kit d’affiche 2010 de photographies de Yann Arthus-Bertrand

Lien internet : crdp.ac-lille.fr/sceren/EDD/kit.htm

Sources du document : article « gérer les océans et leurs ressources pour un développement durable » extrait d’une revue intitulée « Développements durables tous les enjeux en 12 leçons »  rédigée par Yvette Veyret et Jacqueline Jalta et publiée aux éditions Autrement

Les auteures :

Yvette Veyret : auteure de l’homme et l’environnement , paru en 1993,et de l’Atlas des développements durables, paru en 2008, elle est  professeur agrégée de géographie à l’université Paris X Nanterre. Son travail porte sur les questions de développement durable, les risques, l’environnement…

Jacqueline Jalta : également agrégée de géographie, elle est inspectrice pédagogique régionale de l’Académie de Paris et écrit des manuels de géographie.

La récente marée noire qui a eu lieu aux Etats-Unis a permis de souligner combien l’homme est encore dépendant des océans.  Les difficultés économiques, les menaces qui pèsent sur la biodiversité mais aussi la pollution maritime sont autant de questions que cette catastrophe est venue raviver. Car, si  les océans sont des lieux abritant  bien des ressources ils sont avant tout des lieux de vie se trouvant aujourd’hui fragilisés par la surexpolitation dont ils sont victimes. D’où le sentiment d’urgence ressenti par les deux géographes, Yvette Veyret et Jacqueline Jalta de dresser un bilan des priorités auxquelles il faut faire face, des progrès effectués et de ceux qu’il reste encore à accomplir.

I  Que signifie aujourd’hui la notion d’océan ?

II Quelles sont ses fonctions et les abus dont il est victime ?

III Quelles propositions pour un avenir plus respectueux de la biodiversité qui prendrait en compte les besoins de l’homme ?

I Que signifie aujourd’hui la notion d’océan ?

A Composition

L’océan mondial rassemble les océans, les mers bordières et les mers intérieures et couvre 71% du globe. Mais l’océan n’est pas seulement une étendue de couches d’eau superposées (96,5% d’eau pure et 2,9% de chlorure de sodium), c’est aussi des gaz, une faune et une flore spécifiques (plancton,poissons, coquillages, mammifères marins algues), des gisements d’hydrocarbures, minéraux… se trouvant en moyenne jusqu’à 3000 mètres de profondeur où la température avoisine les 0 degrés.

B Localisation

4 océans au sens strict sont présents sur Terre : l’océan glacial Arctique, situé à l’intersection du Canada, du Groënland et de la Russie, l’océan Indien, situé au sud de l’Asie, l’océan Atlantique, entre l’Amérique, l’Europe et l’Afrique, l’océan Pacifique, entre l’Asie et l’Amérique.  La situation géographique d’un océan a une influence tant sur sa température que sur ses mouvements. Ainsi, les marées puisent leurs origines dans la rotation de la Terre, les vents, la Lune et le Soleil.  Cela explique les différences de température entre les régions et par conséquent la diversité de la biologie marine (il existe près de 200 000 espèces marines).

C Le lien de l’homme à l’océan

Se dessine alors le lien entre l’homme et la vie marine qui va lui-même adapter son lieu de vie en fonction des océans au détriment de ceux-ci. On constate un phénomène de littoralisation : les littoraux n’ont de cesse d’attirer de plus en plus d’habitants voulant eux aussi tirer profit de tous leurs avantages. Ainsi, le nombre de ports, de zones urbaines en bord de mer, de zones aménagées s’accroissent à tel point qu’aujourd’hui la moitié de l’humanité vit sur les littoraux.

II Quelles sont ses fonctions et les abus dont il est victime ?

A Fonctions naturelles

-participe au cycle de l’eau

-lieu de vie : abrite la biodiversité (micro-organismes, corail, algues…) Chaque espèce garantit la vie d’autres espèces.

-apporte de le nourriture à l’homme et des richesses (exploitation des forêts qui poussent sur les littoraux comme la mangrove, hydrocarbures, gaz…)

-permet le commerce, les transports

B Abus

-l’intervention de l’homme fait varier les quantités d’espèces animales ce qui destabilise toute l’échelle alimentaire de la faune et de la flore : exemple de la surexploitation du cabillaud (ou morue), grâce à la carte on s’aperçoit qu’entre 1970 et 2002 les prises de poissons ont fortement augmenté en Amérique du Sud tant et si bien que des règlementations concernant leur pêche sont en maintenant en vigueur.

– modification du paysage : trop nombreux aménagements côtiers, plages artificielles, digues.. .

-tourisme excessif : rejet de carburant dans les eaux des ports, pollutions par les déchets jetés en mer ou sur le sol qui conduisent à des phénomènes d’eutrophisation (absence d’oxygène ne rend possible que la survie des algues ).

-pollution industrielle : rejet de métaux lourds, de produits chimiques…

+problème de la pollution dans les rivières, fleuves qui viennent se jeter dans les océans amenant leurs déchets avec eux

C Quels sont ceux qui exploitent  l’océan ?

-les états et les entreprises : 10 producteurs sont responsables de plus de 60 % des captures : Chine, Pérou (surtout l’anchois), Etats-Unis, Indonésie, Japon, Chili. Cela est dû à l’amélioration des méthodes de pêche qui assurent une plus grande productivité mais aussi une meilleure connaissance de la surface des océans et de la répartition de ses différentes richesses à surpêche : prélèvements  > rythme de renouvellement de l’espèce

-les habitants et industries des PID et des PED : gaspillage de l’eau

-touristes et entreprises et mairies locales : transformation du paysage naturel

III Quelles propositions pour un avenir plus respectueux de la biodiversité qui prendrait en compte les besoins de l’homme ?

A Conséquences

-pollution à fonte des glaciers et disparition de certaines espèces.

-prise de mesures nécessaires :                                                                                                                                                  *concernant la pêche : aquaculture,  contrôle des excès de la pêche (un « code de conduite pour une pêche responsable » a été adopté par la FAO)                                                                                                                                                      * au niveau des gouvernements : les pays s’associent pour une meilleure gestion des ressources : exemples : en Europe gestion intégrée des zones côtières ; nouvel organe des Nations Unies : la Comission du droit international qui fixe les droits et obligations des états côtiers …                                                                                                           *nouvelle juriction : nouveau droit de la mer , organisation maritime internationale                                                                                                                         *obligation pour les entreprises de se soumettre à ces nouveaux principes : création d’une zone économique exclusive

B Y a-t-il une réelle efficacité des mesures envisagées ?

-l’aquaculture appauvrit la biodiversité

-la part des surfaces protégées reste faible : ne représente que 0,6% de la surface océanique alors que les experts préconisent une protection de 10%

-carte des aires marines protégées : concentration des aires protégées dans le Groënland et l’Indonésie

-ce type de mesures ne peut pas être appliqué aux PED : leur budget limité empêche la mise en œuvre de dispositifs pour avertir les populations + pb de l’analphabétisme rend difficile la circulation des informations

-faible nombre de réserves maritimes (11 , en Bretagne, en Corse, en Guadeloupe.. .)

CONCLUSION

La surpêche du cabillaud a conduit à la nécessité de préserver l’espèce en prenant des mesures qui ne ce sont toutefois pas révélées suffisantes. Aussi l’accroissement de la demande des pêcheurs n’a pu trouver de réponse que dans la production aquacole de morue en provenance de la Norvège ou d’Ecosse. Cet exemple nous montre bien que des solutions sont envisagées cependant cela ne vaut le plus souvent que sur du court terme car certes la production aquacole réduit la pression des pêcheurs et par conséquent préserve l’espèce toutefois cela ne peut pas être considéré comme une réponse satisfaisante.                                                                                                L’océan est donc un lieu qui doit être préservé si l’on souhaite qu’il continue à pouvoir nourrir l’homme raisonnablemment et non pas dans une perspective de profit économique. D’où le besoin d’une prise de conscience de leur péril actuel de la part de tous les habitants de tous les pays, ce qui n’est pas encore le cas.

Ce texte met en lumière combien la gestion des océans est aujourd’hui complexe puisque différents champs viennent s’entremêler, de la sphère économique en passant par la sphère politique, à la préservation des espèces. En faisant des océans des enjeux internationaux, l’homme en a oublié qu’il s’agissait avant-tout de lieux abritant la vie. Le rapport se doit donc aujourd’hui d’être inversé. L’homme qui est de plus en plus dépendant des richesses que l’océan renferme ne doit pas s’accaparer celles-ci au risque de mettre en péril sa propre existence car la survie du règne animal maritime est étroitement lié à la survie de l’homme. C’est pourquoi les efforts de certains qui cherchent à avertir les habitants et les autorités sont à souligner. Ainsi cet article m’a paru intéressant et utile. Cependant il me semble que seulement peu de gens lisent des revues sur le développement durable, le support choisi ne paraît donc pas être celui ayant le plus d’impact. A l’inverse, des films tels que Home ou Océans me paraissent plus adaptés pour retenir l’attention sur ce sujet.

Eugénie Bossard, HK AL

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Extrait du livre Développements durables, tous les enjeux en 12 leçons d’Yvette Veyret et Jacqueline Jalta

Les risques sont d’origines variées : naturelles ou liées aux activités humaines. Les réactions face aux risques sont différentes entre pays en développement et pays riches, les premiers voient cela comme une fatalité alors que les autres refusent le risque.

Yvette Veyret est professeur de géographie à l’Université Paris X – Nanterre. Son travail porte sur l’environnement, les risques et le développement durable. Elle fait partie du laboratoire GECKO, elle est membre du conseil scientifique du GICC du MEEDDAD et elle est la présidente du Comité National Français de Géographie.

Jacqueline Jalta est inspectrice pédagogique régionale de l’Académie de Paris. Elle a écrit plusieurs manuels scolaires pour le second cycle et l’enseignement secondaire.

Qu’entend-on exactement par risque ?

Le risque est le danger auquel l’homme et les sociétés sont soumis. La source du risque est l’aléa, qui

qui est difficilement prévisible. Le risque, la catastrophe, sont les résultats du déclenchement de l’aléa.

Certains pays sont plus vulnérables que d’autres car ils sont moins bien préparés. Si l’on compare le séisme de 1988 à Spitak, en Arménie et celui de 1989 à San Francisco, on peut voir qu’il y a eu deux fois moins de morts à San Francisco (sans même compter les blessés) qu’en Arménie alors qu’ils étaient d’une magnitude plus élevée. Le séisme de Spitak a également détruit beaucoup de bâtiments contrairement à celui de Loma Prieta.

Les pays les plus pauvres sont les plus fragiles. Les lacunes techniques, la densité de population sont eux aussi des facteur de vulnérabilité.

Quels aléas menacent les populations ?

Les aléas naturels sont d’origine géologique ou météorologique, leur répartition est liée au fonctionnement de la planète. Si l’on ajoute à cela la densité de population on voit que l’Asie du Sud-Est, l’espace méditerranéen, les pays andins, le Mexique et la Californie sont les espaces les plus à risques. Ces régions subissent régulièrement des séismes, des tsunamis, des éruptions volcaniques, des cyclones, etc.

Il existe également des risques industriels liés aux installations nucléaires.

D’autres risques concernent la santé (pandémies, malnutrition…).

Enfin certains risques et crises sont provoqués par des conflits.

Les risques sont à l’origine du développement durable

Ils ont donné naissance aux premiers mouvements écologiques dès la fin du XIXème aux Etats-Unis. Les écrits de Malthus et le rapport Meadows prônent la protection grâce à une croissance zéro. Ces analyses ont fait émerger la notion de développement durable.

En plus de protéger la biodiversité on cherche maintenant à réduire les gaz à effet de serre et à maîtriser le changement climatique.

Le risque est-il une menace pour le développement durable ?

Pour mettre en œuvre une politique de développement durable il est nécessaire d’avoir une économie saine, une équité sociospatiale et une gestion conservatoire des ressources. Or les aléas et les risques menacent tout cela.

Le poids des crises est inégal, André Dauphiné les classe entre accidents, désastres, catastrophes, catastrophes majeures et super-catastrophes. Ces crises sont un frein au développement durable car elles mobilisent de l’argent, aggravent les inégalités sociales, etc. Les impacts peuvent être des coûts directs (dommages matériels) ou indirects (interruption de la circulation des biens et des services par exemple).

Les difficultés d’associer gestion des risques et développement durable

En France la gestion du risque passe très souvent après les choix à finalité économique. En revanche en Angleterre, le développement durable est le fil conducteur de toutes les politiques d’aménagement, sauf pour les acteurs locaux qui place la croissance économique au sommet des priorités.

Il est difficile d’évaluer les effets d’une crise, d’autant plus qu’une inondation à Paris ou un séisme à Tokyo toucheraient jusqu’à l’économie mondiale.

La prévention des risques a pris une réelle ampleur dans certaines villes des pays riches même si les résultats ne sont pas toujours satisfaisants.

La capacité d’adaptation ou de résilience est l’aptitude d’un système à réagir aux catastrophes dans le but de retrouver une situation acceptable. Mais est-ce un indicateur d’une gestion durable ? Elle indique plus la bonne santé économique de la zone, la suffisance des technologies ou l’efficacité des infrastructures.

LE RISQUE CYCLONIQUE EN HAÏTI : FREIN AU DÉVELOPPEMENT DURABLE ?

Haïti est exposée à de nombreux aléas naturels, en plus de la déforestation et des difficultés socioéconomiques.

Un cyclone est une perturbation atmosphérique tourbillonnaire de grande échelle due à une chute importante de la pression atmosphérique, on utilise l’échelle de Saffir-Simpson pour les classer. L’arc des Antilles voit passer environ dix cyclones par an. Ils provoquent souvent des glissements de terrain et des inondations.

Le nombre de victimes est toujours plus élevé à Haïti que dans les autres îles des Caraïbes. Malgré l’aide internationale, sa situation économique a continué à se dégrader.

Une vulnérabilité accrue par la pauvreté

Bien sûr la déforestation a aggravé les effets de la catastrophe du 12 janvier 2010, mais il y a des causes plus profondes. Haïti est un Etat très pauvre et la population et les villes augmentent de façon incontrôlée. De plus les infrastructures sont mal entretenues ou insuffisantes. Les dégâts révèlent en fait la faillite d’Haïti.

Au contraire, les départements français ou Cuba, sont très efficaces dans la prévention des risques. Après une tempête ou autre l’économie est bien sûr perturbée mais on déplore peu de victimes.

Ainsi le risque est plus lié à la vulnérabilité qu’à l’intensité de l’aléa. Malheureusement les pays comme Haïti entrent dans un cercle vicieux qui ne fait qu’accroître leur pauvreté. Les questions du développement durable sont bien loin pour ces pays.

Les catastrophes naturelles sont ancrées dans des contraintes d’ordre démographique, socioéconomique et politique. La pauvreté est le premier facteur de vulnérabilité, c’est contre elle qu’il faut d’abord lutter pour réduire les risques.

Réflexion personnelle

Yvette Veyret et Jacqueline Jalta donnent ici une explication claire et simple des risques auxquels nos sociétés sont confrontées. Alors qu’au début leur discours peut sembler banal et conforme à tout ce que l’on peut entendre aujourd’hui autour de nous, à propos des risques et du développement durable, il continue vers une réflexion plus poussée et réaliste qui tranche avec la rengaine des médias. Les pays pauvres souffrent des aléas mais ils souffrent encore plus de leur pauvreté, aussi avant d’entamer le refrain du développement durable il faut d’abord aider ces pays à se développer. Pour l’instant ils sont prisonniers de ce cercle vicieux.

Les deux géographes mettent en garde sur le réel problème et réussissent avec succès à attirer notre attention, mais il serait maintenant intéressant de trouver des solutions.

Cet article entre pleinement dans notre cours. Il reprend des thèmes que nous avons déjà vu (aléa, risque, catastrophe, vulnérabilité) et en approfondi d’autres. Il vient conforter ce que nous avons appris : pour être durable, le développement doit agir dans le domaine environnemental, social et économique.

Marie Disle HK AL

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