L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale

Introduction

En quoi le travail des historiens a-t-il joué un rôle dans l’évolution des mémoires de la Seconde Guerre mondiale?

 I. L’historien et les mémoires immédiates (1945-années 1960)

A) Deux mémoires concurrentes auraient mis en place le mythe du « résistancialisme » (terme de l’historien Henry Rousso dans Le syndrome de Vichy: 1944-198…; 1987)

B) L’apogée du mythe du « résistancialisme » après 1958

C) Les mémoires « non résistantes » occultées et/ou qui posent problème

D) Un travail des historiens difficile

  • Le Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale (1951)
  • extraits de Nuit et Brouillard (Alain Resnais, 1956) et la photo censurée
  • Robert Aron, Histoire de Vichy, Fayard,1954  : Chapitre II : « La fin de la Troisième République – Bordeaux », p. 94, au sujet de la notion d’honneur selon de Gaulle ou Pétain : « […] Le premier correspondait à l’aventure exaltante, mais d’apparence désespérée, dont Charles de Gaulle est l’annonciateur. Le second à l’épreuve lente et douloureuse dont Philippe Pétain ne prévoyait ni la durée ni la fin.
    Tous les deux étaient également nécessaires à la France. selon le mot que l’on prêtera successivement à Pétain et à de Gaulle : « Le Maréchal était le bouclier, le Général l’épée. »
    Pour l’instant, le Maréchal parut avoir raison ; pour l’avenir, le général a vu plus juste. […] »

II. À partir des années 1960, l’historien interroge les différentes mémoires

A) La remise en cause du résistancialisme et l’analyse du rôle de Vichy

B) La mémoire du génocide 

C) L’apparition d’autres mémoires et d’autres objets d’étude

III. L’historien face aux enjeux mémoriels à partir des années 1990

A) Les grands procès

B) L’évolution de la mémoire du génocide et du négationnisme

C) La vague mémorielle : le rôle de l’État

Conclusion

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