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Monthly Archives: mai 2020

Mercredi 27 mai 19h en live : « l’école à la maison »

1er webinaire des savanturiers : https://les-savanturiers.cri-paris.org/lancement-universite-numerique-education/

« Chaque rencontre sera adossée à un dossier d’accompagnement comprenant :
– Une synthèse de la recherche,
– Un exemples d’interventions ou de dispositifs pédagogiques pertinents
– Une bibliographie commentée
– Des repères historiques et conceptuels.
– Des capsules vidéos »

Cela devrait être très riche …

La vidéo :

Témoignages …mais pas encore ceux des membres du GRENE …

Merci Caroline, d’avoir repéré cette ressource (publiée fin avril 2020) !

Réagissez : on aurait dit pareil ou pas du tout ? N’hésitez pas à commenter !

« L’école à distance n’est pas l’école » Ph. Meirieu

Propos de Philippe Meirieu, le 16 mai 2020 : acces en cliquant ici

Dans cet article, P. Meirieu nous rappelle que l’école « n’est pas seulement une institution faite pour apprendre, mais pour « apprendre ensemble » ». J’ajouterais qu’elle garantit le socle commun de compétences, connaissances, culture de notre société … pas de commun sans collectivité … l’école a bien intérêt à faire réussir tous ses élèves. Le confinement, puis les approches pédagogiques de la « reprise », obligent les enseignants à réinventer leurs pratiques. Deux constats sont présentés dans l’article :

  • l’école à distance telle qu’elle existait avant (CNED, approches pour les enfants malades) ne convient pas à tous les enfants (J’ajouterais : ni à tous les enseignants)
  • les mesures d’hygiène ne permettent pas le retour en classe de tous les élèves, même pas de tous ceux qui en auraient besoin (pour les enfants de soignants, certes, mais aussi pour les enfants de milieux défavorisés, ou d’enfants souffrant de solitude). P. Meirieu explique qu’il aurait préféré une reprise pour des petits groupe d’enfants en très grande difficulté scolaire.

Cet article fait pour moi écho à une rencontre en ligne, très riche, initiée par les cahiers pédagogiques (CRAP). 3 personnes ont témoigné, très humblement, de leur vécu du confinement : Jeanne-Claude Mori, enseignante de maternelle et volontaire pour la garderie des enfants de soignants (en zone rouge), Cécile de Joie, enseignante d’histoire-géographie et référente numérique (zone rouge) et Fabienne Requier, chef d’établissement régional d’enseignement adapté (EREA). Et justement, c’est la mise en avant du collectif qui m’a le plus marquée dans ces témoignages !

  • Collectif enseignants, dont a témoigné Mme Requier, avec l’initiation de « cafés virtuels » et la nécessité de réviser le projet d’établissement et d’accepter que tout le monde évolue ensemble (elle a parlé de lycée apprenant) ;
  • Collectif d’élèves, pour Mme de Joie, qui, théoricienne du numérique, s’est trouvée désarçonnée (au début) pour continuer la pédagogie par projet qu’elle aime employer en présentiel … et qui, plusieurs fois, a mis en avant une de ses classes, dont le collectif était fort avant le confinement et qui semble avoir mieux profité de la situation ;
  • Collectif de petits enfants pour Mme Mori, avec la mise en place d’espaces et de matériels adaptés aux gestes d’hygiène et applicables avec les plus jeunes … qui démontrent à leur tour leur capacité créative en étant capables de jouer ensemble à distance, sous l’oeil épaté des adultes.

Oui, notre école est bien d’abord le lieu pour apprendre ensemble, jeunes et adultes ! Osons être créatifs et exigeants (les mesures d’hygiène en zone rouge.

J’ai testé LearningApps.org

Voilà une petite application qui ne paye pas de mine … entièrement gratuite (mais un don en ligne est possible) … avec des possibilités sympathiques. Par défaut la langue est anglaise, mais un petit drapeau en haut à droite permet de passer en français.

Personnellement j’ai testé les schémas à trous et le jeu du memory, adaptés à des contenus d’initiation aux neurosciences. L’interface est simple et intuitive. J’ai découvert cette application grâce à la prof de latin de mon fils, qui souhaitait leur enseigner les conjugaisons des verbes … LearningApps regorge d’applications existantes sur tout sujet !

Voilà un exemple, très facile à créer en ligne puis à intégrer dans une page web, comme je vous le prouve par cet article :


N’hésitez pas à réagir en partageant vos outils pour interagir en ligne avec les élèves !

Naître Humain

Naître humain – J. Mehler et E. Dupoux – Odile Jacob

Le 11 février de cette année mourait Jacques Mehler à l’âge de 83 ans. Le 18 février, dans le journal Le Monde, Stanislas Dehaene publiait un hommage à celui qu’il considère comme le pionnier des sciences cognitives de l’enfant.
Pourquoi ne pas aller voir de plus près ce qu’il en est ?
Et c’est ainsi que j’ai plongé dans son œuvre maitresse : Naître humain, paru chez Odile Jacob.
La première version du livre date de 1996, mais ce qui est passionnant c’est de découvrir que tout ce qui constitue aujourd’hui le cœur des recherches de Stanislas Dehaene se trouve déjà en germe dans Naître humain. Certes, à cette époque, les chercheurs n’avaient pas recours aux IRMf pour valider leurs hypothèses, mais les expériences menées étaient d’une grande rigueur scientifique. Elles nous offrent des conceptions sur le fonctionnement du cerveau humain qui sont tout à fait d’actualité.

La démarche du livre « Apprendre » repose sur des études menées auprès de bébés ou de très jeunes enfants, et c’est précisément toute l’approche initiée par Jacques Mehler et Emmanuel Dupoux qui se trouve ainsi relayée, prolongée, validée. La thèse centrale de Naître humain, comme l’indique son titre, consiste à démontrer que chaque enfant n’est pas une page vierge à la naissance, mais qu’il dispose déjà d’un patrimoine génétique façonné par l’évolution de l’humanité sur des milliers d’années.

Accéder à la fiche de lecture complètePhilibert – Naître Humain

Christian Philibert

Neurosciences éducatives == sciences cognitives ?

FRESCO

L’association FRESCO présente sur un fil twitter les formations en sciences cognitives en France… et il y en a beaucoup, à Paris, Bordeaux, Grenoble, Montpellier, Lyon, Nancy … niveaux licences et masters …

Une bonne occasion de se reposer la question : les sciences cognitives et les neurosciences éducatives sont-elles la même chose ?

Perso, j’ai déjà donné quelques réponses dans mon article pour Educatio (cliquer ici) mais qu’en pensez-vous ? (commentaires possibles pour les inscrits !)

Idées concrètes pour des pratiques coopératives sans contact

Les Cahiers pédagogiques – S. Connac

.. . et vous, vous avez prévu quoi ?

Idées pour aujourd’hui et pour demain (O. Jacob)

Le blog de O. Jacob (cliquer ici) présente les idées de différentes personnalités. Le 28 avril dernier, Elena Pasquinelli a publié un article intitulé « comment transmettre à nos enfants les leçons de la crise ? ».

Twitt de Elena Pasquinelli

Sa première partie est consacrée à notre capacité humaine de prendre soin les uns des autres. E. Pasquinelli écrit : « Une espèce sociale – qui dépend des autres pour apprendre et qui s’approprie les inventions, techniques, stratégies de ses ancêtres et de ses pairs – se doit en effet de posséder un vaste arsenal d’outils (mentaux) pour tirer profit de la richesse de la connaissance et de la collaboration avec ses semblables. » Elle nous rappelle que l’enfant est biologiquement bien outillé pour se tourner vers autrui en détresse et pour évaluer les personnes et les informations qui se présentent à lui. Elle insiste aussi sur le devoir d’éduquer les enfants à la compassion, car même s’il existe un terrain naturel, il présente des défauts, des biais. La seconde partie traite donc naturellement de l’esprit critique et scientifique, ce sujet au coeur de toutes les publications de l’auteur. E. pasquinelli défend la méthodologie scientifique comme la meilleure façon d’étudier la complexité des événements (par exemple l’analyse d’un nouveau virus) et d’en tirer des éléments objectifs, partageables. Pour elle aussi il faut repenser les finalités de l’école en visant d’abord la compassions et l’esprit critique.

 

L’après-Covid : synthèse de Jocelyn

Synthèse de la conférence L’après-Covid – JReulier

Suite à la publication du CSEN …

Mardi 5 mai, le Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN) a publié un document de 15 pages afin de lister ses recommandations pédagogiques pour accompagner le déconfinement et envisager sa sortie. A cette occasion, son président, Stanislas Dehaene a publié un article dans le journal Le Monde en date de ce mercredi 6 mai. J’en conseillerais volontiers la lecture, non pour sa portée strictement politique, mais pour son regard sur l’évolution du système éducatif. Ce que j’entends par dimension politique, c’est le soutien apporté au Ministère de l’Education Nationale que je n’ai pas à commenter, à savoir la justification de la réouverture des écoles et la reprise, à la rentrée, de toutes les évaluations nationales.

Ce texte mérite toute l’attention des membres du GRENE MONDE, parce qu’il s’inscrit dans notre réflexion sur les conséquences du confinement. A savoir l’idée que la crise que nous traversons peut jouer un rôle important dans l’évolution des pratiques quotidiennes de l’école et au-delà se répercuter sur l’ensemble du système. Comme si après des années de contrôle par le truchement des inspections et après deux décennies de surcharge des programmes souvent irréalisables sur une année scolaire, l’initiative était redonnée aux établissements, aux enseignants et aux acteurs de terrain.

Stanislas Dehaene ouvre la porte sur 3 nouveaux facteurs d’évolution : des initiatives locales, des supports numériques variés, cohérents et coordonnés, un nouveau regard sur l’évaluation :

  • Les initiatives locales font référence à la création de clubs d’activités ou de projets à construire « ensemble » (élèves et enseignants). L’auteur en appelle à tout ce qui peut éveiller la curiosité des élèves et le développement de leurs compétences. Il invite aussi à de nouvelles relations avec les familles.
  • En ce qui concerne le numérique, le titre même de l’article est parlant puisqu’il reprend une phrase de cette tribune du Monde : « Nous avons besoin d’un Netflix pédagogique, centralisé et gratuit. » Encore faut-il que le terme de centralisé ne débouche pas sur une forme de « monopole de la
    pensée ».
  • Enfin Stanislas Dehaene, souhaite ce qu’il appelle une « dédramatisation de l’idée de l’évaluation » en s’orientant vers des formes d’auto-évaluation. A nous de savoir saisir cette occasion pour alléger le poids de l’évaluation sommative au profit d’une évaluation formative tournée vers les apprentissages et les progrès des élèves.

Christian Philibert

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