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La proposition, une autre unité qui comprend ses superclasses et sous-classes

Lundi 25 février 2008

Présentons d’abord les deux mondes qui séparent les classes de propositions. Il y a :

  • i. le monde des propositions indépendantes ;
  • ii. le monde des propositions principales et des propositions subordonnées.

Deux mondes

… on donne le nom de propositions aux phrases élémentaires dont la réunion par coordination ou par subordination constitue la phrase effectivement réalisée… (Dictionnaire de linguistique -Larousse-, p. 397)

*** Un problème des grammaires nouvelles : éliminer la grammaire de la proposition en la réduisant parfois aux seules classes de subordonnants (conjonctions de subordination) et de coordonnants (conjonctions de coordination). Ou même, soit en localisant la phrase dans la phrase, soit en faisant la promotion de ce qui serait des sous-phrases.

À lire :

Tiré de http://htl.linguist.jussieu.fr/leon/Jleon2003.pdf

Version de travailParu dans2003, Léon Jacqueline, “ Proposition, Phrase, Enoncé : parcours historique ”

L’information grammaticale 98 :5-16.

«… si on essaie de retracer l’histoire de ces notions, il apparaît très vite que phrase et énoncé n’ont accédé au statut de catégories que récemment dans l’histoire des sciences du langage. C’est une autre notion, celle de proposition, qui occupe massivement les travaux sur le langage de l’Antiquité à la fin du XVIIIe siècle. Et on constate que, même si, dans les théories linguistiques, la proposition a cédé le pas à la phrase ou à l’énoncé, cette primauté de la proposition est encore manifeste dans les grammaires scolaires actuelles, et que l’étude de la phrase ne peut en faire l’économie…»«Au 17ème siècle en tous cas, le terme phrase ne désigne pas une unité grammaticale. Quant à la notion de phrase, elle se met en place tardivement. On verra que ce n’est que vers la fin du XVIIIe siècle, au prix de définitions contradictoires et d’imbrication et de confusion de termes, que phrase parvient à désigner une proposition simple ou une réunion de propositions formant une unité d’expression. Jusqu’au XIXe, voire au XXe siècle, l’importance du terme phrase est très réduite dans la terminologie linguistique.» …«C’est, parmi les termes que nous avons retenu, celui qui est le plus ancien et le plus stable. En outre propositio puis proposition désignent des catégories centrales dans les théories de la prédication qui prévalentde l’Antiquité au 17ème siècle. Ce qui n’exclut pas qu’elle entre en concurrence avec d’autres termes, oratio dans l’Antiquité quand elle prendra le sens plus général d’assertion, ou construction et phrase au 18ème siècle lorsqu’elle deviendra une catégorie grammaticale.»«… nous pouvons amorcer quelques pistes de travail sur les termes grammaticaux. Nous avons vu que certains termes ont la vie dure, comme proposition, qui jusqu’aux grammaires scolaires actuelles comporte toujours des traces de son ancrage dans la tradition logique. Il est probable que des termes comme celui-là, aussi centraux dans la tradition, pierres de touche d’un ensemble de théories, aient des difficultés à migrer d’un domaine à l’autre. Ainsi les Messieurs de Port- Royal n’ont pas réussi complètement à dégager la proposition de son contexte logique, ce que les Encyclopédistes ont réussi à faire mais avec beaucoup de difficulté. »


La grammaire du français, ses unités, ses classes et ses éléments

Samedi 15 décembre 2007

Par Gilles Lemire 

Avant tout ! Nous invitons ceux qui prennent position, avec l’intention de suggérer des chemins favorisant l’apprentissage du français écrit, à tenir compte d’une distinction essentielle : il y a la grammaire descriptive, il y a la grammaire normative.

  

 La grammaire descriptive est définie de plusieurs façons. Nous retenons une des définitions qu’en donne le Dictionnaire de linguistique (Larousse). «La grammaire est la description complète de la langue, c’est-à-dire des principes d’organisation de la langue.»

 p. 238

 Et sont ajoutées les dimensions à considérer : i. la phonologie, ii. la syntaxe, iii. la lexicologie, et iv. la sémantique. Pour pouvoir assurer un enseignement éclairé de la langue française, il est nécessaire de posséder les rudiments de ces disciplines linguistiques. Et cela, avant de s’engager dans la prise en charge d’activités d’enseignement reliées aux apprentissages de la grammaire normative.

La grammaire normative est définie comme suit dans le Dictionnaire de linguistique.

«Une véritable grammaire normative serait celle qui donnerait à l’enfant la maîtrise de la langue, de ses règles fondamentales qu’on ne peut pas transgresser, et non de détails destinés à compliquer ce qui est simple.» p. 342

Des explications portant sur la norme suivent cette dernière définition : «On appelle norme un système d’instructions définissant ce qui doit être choisi parmi les usages de la langue donnée si l’on veut se conformer à un certain idéal esthétique ou socio-culturel. La norme, qui implique certains usages prohibés, fournit son objet à la grammaire normative

 Puis, il y a l’emploi de l’expression grammaire scolaire, elle est surtout normative ; elle comporte en plus des croyances pédagogiques, …  Elle est habituellement fondée sur des assises linguistiques plus ou moins définies, selon les cas.

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Pour connaître la grammaire d’une langue, il importe de posséder la capacité de reconnaître : i. les éléments qui la composent, ii. les classes qui regroupent ces éléments et iii. les systèmes qui servent à l’aménagement de ces classes d’éléments. Diverses unités -phrase, proposition, groupe de mots et mot- forment une échelle de rangs allant de la plus grande unité -la phrase- à la plus petite -le mot.

Échelle de rangs des unités
Ces dimensions de la grammaire d’une langue sont proposées dans le cadre de théories qui sont présentées en grammaire descriptive.

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Thing ou Objet : la superclasse qui domine …

Samedi 15 décembre 2007

Dans l’élaboration d’une taxonomie et d’une ontologie de domaine, le niveau hiérarchique le plus élevé de la structure de classes est appelé Thing ou Objet. C’est ainsi qu’est nommée la superclasse dominant  une hiérarchie de classes ; elle est le point de départ de toute ontologie de domaine. Elle figure à la place du nom de domaine ; ici, pour nous, il s’agit du monde de la langue qui est décrit en tenant compte du composant structure et du composant système.

Thing  Objet (La plateforme servant à construire cette taxonomie vient                                        de Stanford U., d’où la présence de mots anglais.)

Il s’agit de décrire la structure textuelle en tenant compte : i. du système global qu’est une unité comme la phrase et ii. des systèmes plus fins qui servent à la définir, comme le sont ii.i le système de la proposition, ii.ii celui du groupe de mots et ii.iii celui du mot.

Thing


Systèmes

Vendredi 14 décembre 2007

Comme le soulignait justement le linguiste Gustave Guillaume, la langue est constituée d’un système de petits systèmes. Ainsi, le texte, qui peut comprendre des paragraphes, est constitué de phrases ; il s’agit d’un premier système qui comprend des classes de phrase comme la classe phrase simple et la classe phrase complexe.

Le système phrase (1) comprend donc des classes de phrase. Et la phrase, elle, se décompose en unités plus petites appartenant au système proposition (2), et celui-ci se décompose en unités appartenant au système groupe de mots (3) ; et ce dernier se décompose en unités appartenant au système mot (4).
Exemples :
1. Phrase : «Renard espère que Ticelin va oublier son fromage.
»
2. Proposition : … que Ticelin va oublier son fromage.
3. Groupe de mots … son fromage.
4. Mot … fromage

Systèmes

Ma première grammaire

1 Tiré de Le renard et le corbeau. Série Petites histoires. Montréal, Éditions Guérin (par G. Lemire et J. Darbelnet )


La phrase, ses superclasses et sous-classes

Vendredi 14 décembre 2007

Les classes de phrases sont nombreuses. On convient de mettre en relief : i. les espèces de phrases (3), ii. les formes de phrases (4), et iii. les types de phrases (4).
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3+4+4= 11 sous-classes

Entrent dans la classe ESPÈCES de PHRASES :

Entrent dans la classe FORMES de PHRASES :

  • 1. la phrase affirmative, encore appelée phrase positive ;
  • 2. la phrase négative.
    (S’ajoutent deux autres catégories)
  • 3. la phrase active ;
  • 4. la phrase passive.
    (Dans certaines théories grammaticales, ces sous-classes sont attribuées à la proposition.)

Puis suivent les TYPES de PHRASES :

  • 1. la phrase déclarative, encore appelée énonciative ;
  • 2. la phrase interrogative ;
  • 3. la phrase exclamative ;
  • 4. la phrase impérative, encore appelée injonctive.

Systèmes1_phrase.html

Des exemples 


Phrase mot

Vendredi 14 décembre 2007

Phrase mot


Une grammaire pour écrire correctement !

Dimanche 2 décembre 2007

Grammaire française


Bienvenue sur
LeWebPédagogique 
et sur le blog de la Grammaire du français d’aujourd’hui !

L’écriture devient un risque de tous les instants quand le scripteur ne possède pas un minimum de connaissances grammaticales. Il est évident que le message peut passer correctement, mais la satisfaction de celui qui écrit est plus grande quand il a conscience que le texte produit ne comporte pas de coquilles ou d’incorrections qui l’entâchent.