SALADIN

Saladin (Salah al-Dîn Yusuf Al-Ayyoubi)

Sultan d’Egypte (1169-1250), Emir de Damas (1174-93) et d’Alep (1183-93) en Syrie.

De son nom arabe, Al-Malik an-Nâsir Salâh ad-Dîn Yûsuf. (Al-Malik signifie « Le Roi », An-Nasir signifie « le victorieux » et Salah ad-Din signifie « Rectitude de la Foi », Yusuf est son prénom).

Fils d’un officier kurde, Ayyub, il est né à Tikrit (en Irak). Sa famille travaille pour le compte de Zanki, puis de Nur-al-Din, les deux principaux dirigeants turcs du Moyen-Orient. En 1167 puis en 1169, il accompagne son oncle Shirkuh dans une expédition lancée par Nur-al-Din contre l’Egypte. Il s’y impose comme vizir, dirigeant pour le compte du calife fatimide chiite, et fait exécuter tous les principaux dignitaires égyptiens qui s’opposent à son ascension. Il se crée ainsi une véritable empire en Egypte, qu’il partage avec sa famille.

Sur ordre de son maître, Nur-al-Din, il abolit le califat fatimide mais ne compte pas être un simple gouverneur et désobéit ouvertement à Nur-al-Din qui prépare une expédition en 1174. Cette même année, Nur-al-Din meurt et il parvient à écarter son fils. Saladin s’impose alors, malgré de nombreux ennemis, comme le chef incontesté du monde musulman et rassemble sous son autorité tout le Proche-Orient et l’Egypte. Il lutte aussi contre la menace des états latins d’Orient, justifiant ainsi son pouvoir par le Djihad contre les chrétiens. Après les expéditions de Renaud de Chatillon, il déclenche une nouvelle guerre et écrase en 1187 à Hattin l’armée des latins. Il reconquiert ainsi Jérusalem, 88 ans après sa chute. Après avoir négocié la reddition de la ville avec Balian d’Ibelin, il accorde aux habitants la vie sauve contre versement d’argent.

Cependant, l’arrivée de la 3° croisade ne lui permet pas de conserver Acre et d’achever sa reconquête. Il meurt en 1193 et son empire est partagé entre ses héritiers qui régneront sur l’Egypte et la Syrie. L’unité et la puissance de l’empire créé par Saladin ne lui survit pas.

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Constantin Ier, le premier empereur romain chrétien

Saint CONSTANTIN Ier

(Flavius Valerius Aurelius Constantinus)

(272-337 ap. J-C)

Originaire de Dacie, il est né à Naissus (Nis, en actuelle Serbie), fils de militaire. Il devient soldat et s’élève dans la hiérarchie militaire à une époque troublée par la réorganisation de l’Empire par Dioclétien (la Tétrarchie) où règnent 2 Augustes et 2 Césars (des co-empereurs) et les migrations barbares de plus en plus pressantes.

Son père, Constance Chlore devient César puis Auguste en 305 et réside en Bretagne où il meurt l’année suivante. Constantin, qui l’y avait suivi, est acclamé Empereur par les légions de son père en 306 mais d’autres empereurs sont proclamés. Ils sont en tout 7. Constantin défait son rival Maxence en 312 à la bataille du Pont Milvius, s’empare de l’Italie et règne sur l’Occident tandis que Licinius prend le contrôle de l’Orient.

Lors de la bataille, ses troupes auraient aperçu un signe divin dans le ciel et Constantin se convertit progressivement au christianisme qu’il protège, notamment par l’édit de Milan en 313 qui autorise la liberté de culte.

Il élimine son rival d’Orient, Licinius en 324 et règne dès lors seul sur l’Empire et fait construire une nouvelle capitale en Orient, Constantinople, sur l’antique site grec de Byzance (actuelle Istanbul).

Il favorise la christianisation de l’Empire en faisant construire des églises (dont la Basilique Sainte-Sophie de Constantinople), organise le gouvernement de l’église en s’appuyant sur les évêques et en réunissant le premier concile œcuménique à Nicée en 325 qui fixe le dogme chrétien. Son pouvoir devient théocratique.

Menant des campagnes militaires contre les Germains et les Sarmates, il meurt en 337 à Nicomèdie, à la veille d’une campagne contre les Parthes. Ayant fait assassiner son fils aîné et héritier Crispus, sa mort provoque une querelle de succession entre ses 3 fils qui se proclament tous empereurs (Constantin II, Constant Ier, Constance II qui finit par s’imposer à la mort de ses frères).

Il est baptisé sur son lit de mort et devient considéré comme un saint par l’église.

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La conversion de Constantin :

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Auguste (Octave), le premier empereur romain

AUGUSTE (Octave)

Caïus Octavius

(63 av. J-C – 14 ap.)

 

Issu d’une riche famille équestre, il est adopté par son grand-oncle maternel Jules César dont il devient héritier à sa mort en 44 av. J-C. Agé de 19 ans, il termine sa formation avant de se lancer en politique pour venger l’assassinat de son grand-oncle. Il organise avec Marc Antoine, lieutenant de César et le riche Lépide un partage du pouvoir à 3, le second triumvirat après leur victoire contre les républicains et obtient la plupart des provinces occidentales de la République.

Le triumvirat est dissous en 32 av. J-C après que Marc-Antoine ait répudié la sœur d’Octave qu’il avait épousé conformément à l’accord. Il s’oppose à la politique orientaliste de Marc-Antoine qui s’installe en Egypte auprès de Cléopâtre VII. Il défait la flotte de Marc-Antoine et Cléopâtre à la bataille navale d’Actium en 31 av. J-C et s’empare d’Alexandrie après le suicide des deux amants. Seul maître incontesté de la République romaine, il inaugure un nouveau régime politique, le principat, un pouvoir impérial qui cumule les magistratures et les fonctions tout en maintenant l’illusion de la République : C’est la fondation de l’Empire romain, datée de 27 av. J-C. Imperator, il prend le titre d’Auguste et de fils de César divinisé. Il étend l’empire, notamment par des campagnes contre les Illyriens et les Germains. Marié trois fois, il n’a qu’une fille (Julie) et le problème de la succession se pose. Il meurt à 75 ans, ayant adopté le fils de sa troisième épouse Livie, Tibère, qui lui succède comme second empereur.

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Les pères de l’Histoire

HERODOTE

Historien et géographe né à Halicarnasse (Grèce d’Asie) (486 – 420 av. J-C)

Oeuvre unique : Histoires (Enquêtes)

Hérodote est le premier historien connu. Les 9 livres de ses Enquêtes sont à la fois une vaste description géographique, historique, sociale voire légendaire et mythologique du monde connu des Grecs au V° siècle. L’essentiel de cet ouvrage unique est consacré à la relation des Guerres Médiques entre Grecs et Perses ainsi qu’à ses conséquences pour la vie politique, militaire, sociale d’Athènes au V° siècle.

 

THUCYDIDE

Historien né à Athènes (465 – 395 av. J-C)

Oeuvre unique : Histoire de la Guerre du Péloponnèse

 

Thucydide est le père de l’Histoire moderne, scientifique et raisonnée. Contrairement à Hérodote, il écarte les explications mythologiques, fait preuve de neutralité et de rigueur dans son traitement des sources. Son Histoire de la Guerre du Péloponnèse relate la guerre entre Athènes et Sparte entre 431 et 404 av. J-C

C’est aussi la principale source sur l’Histoire politique d’Athènes au V° siècle.