Les pères de l’Histoire

HERODOTE

Historien et géographe né à Halicarnasse (Grèce d’Asie) (486 – 420 av. J-C)

Oeuvre unique : Histoires (Enquêtes)

Hérodote est le premier historien connu. Les 9 livres de ses Enquêtes sont à la fois une vaste description géographique, historique, sociale voire légendaire et mythologique du monde connu des Grecs au V° siècle. L’essentiel de cet ouvrage unique est consacré à la relation des Guerres Médiques entre Grecs et Perses ainsi qu’à ses conséquences pour la vie politique, militaire, sociale d’Athènes au V° siècle.

 

THUCYDIDE

Historien né à Athènes (465 – 395 av. J-C)

Oeuvre unique : Histoire de la Guerre du Péloponnèse

 

Thucydide est le père de l’Histoire moderne, scientifique et raisonnée. Contrairement à Hérodote, il écarte les explications mythologiques, fait preuve de neutralité et de rigueur dans son traitement des sources. Son Histoire de la Guerre du Péloponnèse relate la guerre entre Athènes et Sparte entre 431 et 404 av. J-C

C’est aussi la principale source sur l’Histoire politique d’Athènes au V° siècle.

Alcibiade

ALCIBIADE

(vers 450 – 404 av. J-C)

Stratège d’Athènes

Fils des 2 familles les plus riches et puissantes d’Athènes (les Eupatrides par son père, les Alcémonides par sa mère), il est le neveu de Périclès qui l’adopte et le lance en politique. Riche, puissant, beau, athlétique (il remporte des Jeux olympiques), vaniteux, insolent et coureur de jupons et de toges, il est le disciple (mais aussi l’amant) du philosophe Socrate qui lui a sauvé la vie au combat.

Il débute sa carrière durant la Guerre du Péloponnèse. Elu stratège en 420 av. J-C, juste après la paix de Nicias, il est partisan de la reprise de la guerre et réussit à convaincre l’Assemblée d’une expédition en Sicile. Réélu stratège en 415 av.-C, il commande l’expédition avec Nicias mais est, avant de partir, accusé dans le scandale de la parodie des Mystères d’Eleusis, un blasphème. Condamné à mort pour sacrilège après son départ, il s’exile à Sparte et  conseille les Spartiates contre Athènes. Après avoir eu une aventure avec la femme du roi de Sparte, il se sait menacé et se réfugie en Perse.

Après cette nouvelle trahison et un coup d’état oligarchique à Athènes, il souhaite revenir et réussit à se faire réélire stratège en 407. Une défaite navale lui est fatale et il se réfugie en Phrygie dans l’Empire perse où il est assassiné.

Périclès

PERICLES (495-429 av. J-C)

Orateur et homme politique athénien

Stratège d’Athènes 15 fois

 

Fils de Xanthippe (rival de Miltiade), petit-neveu de Clisthène par sa mère, il est membre de la puissante famille des Alcméonides qui favorise sa carrière.

D’abord marié à une cousine, il divorce prend pour compagne une métèque, Aspasie, originaire de Milet.

Il fréquente de nombreux artistes (comme Phidias) et philosophes.

Entré en politique dans les années 460, il est une des chefs du parti démocratique et opposé aux oligarques menés par Cimon (fils de Miltiade) qu’il parvient à faire ostraciser en 461 (celui-ci avait fait ostraciser son père 25 ans plus tôt). Il a pour mentor Ephialtès qui parvient en 461 a réduire les pouvoirs de l’Aréopage dominé par les grandes familles aristocratiques mais qui meurt assassiné. Il lui succède donc et poursuit et consolide sa politique démocratique en faveur du peuple, notamment en abaissant le seuil de revenus pour devenir archonte et surtout en créant en 454 le misthos de 2 oboles, indemnité qui permet au peuple de participer à l’Assemblée et aux magistratures.

Il est aussi connu pour sa loi controversée de 451 qui oblige à avoir deux parents athéniens pour devenir citoyen. Elu 15 fois stratège, il domine la vie politique athénienne à son apogée, fait construire le Parthénon et développe la puissance athénienne grâce notamment à la Ligue de Délos. Sa politique est parfois taxée de démagogie et son pouvoir personnel critiqué. Sa politique étrangère, impérialiste, est également critiquée et conduit à la Guerre du Péloponnèse en 431.

Après une invasion spartiate qui a ravagé l’Attique et amené une épidémie de peste, il prononce le fameux discours d’oraison funèbre rapporté par Thucydde en 430 où il vante les valeurs de la démocratie. Ses 2 fils meurent de la peste et lui-même malade, il meurt en 429.