Lyndon B. JOHNSON

Lyndon Baines JOHNSON

Né le 27 août 1908 à Stonewall, Texas (USA)

Mort le 22 janvier 1973 à Monticello, Virginie (USA)

Vice-Président (1961-63) puis 36° Président des Etats-Unis (1963-69)

Fils de fermiers texans, il s’engage en politique dans les années 30, se faisant élire à la Chambre des représentants en 1937 sur un programme démocrate. Il sert dans la Marine dans le Pacifique sud durant la 2° guerre mondiale contre le Japon, recevant la Silver star. Après la guerre, il parvient à être élu sénateur du Texas en 1948, devient en 1953 chef de l’opposition démocrate au Sénat puis réélu en 1954, chef de la majorité. Battu par Kennedy lors de la primaire de 1960, il devient son vice-président, dirigeant notamment le Comité présidentiel pour l’égalité des chances dans le travail.

Après l’assassinat de JFK à Dallas le 22 novembre, il devient président des Etats-Unis et, réélu confortablement en 1964, met en place le programme de Kennedy en faveur des plus défavorisés. Le projet de Johnson, baptisé « Grande société » en 1965 permet notamment le développement d’une protection de sécurité sociale (avec le Medicare, le Medicaid), la construction de logements sociaux, la reconnaissance juridique des droits civiques pour les Noirs (Civil Rights Act en 1964, Voting Rights Act en 1965).

Cependant, les émeutes ethniques et les mouvements noirs se radicalisent, notamment avec les émeutes de Watts en 1965, l’assassinat de Malcolm X, le développement des Black Panthers de Bobby Seale…

Surtout, Johnson doit faire face à l’escalade au Viet-Nam où il a accéléré l’implication de l’armée américaine et l’emploi du napalm. La contestation générale des années 60 aux Etats-Unis grandit et ternit son 2° mandat, d’autant plus que des rumeurs persistantes l’associent au complot de l’assassinat de son prédécesseur.

Le 31 mars 1968, il annonce à la télévision qu’il ne se représentera pas, demande des négociations avec Ho Chi Minh et l’arrêt des bombardements au Viet-Nam. Les démocrates perdent l’élection qui voit le triomphe du républicain Richard Nixon.

Le discours sur la « Grande Société » de 1964 peut êtreconsulté en intégralité (en anglais) ici : http://coursesa.matrix.msu.edu/~hst306/documents/great.html

Des extraits de la version française sont présents dans le manuel.

Harry S. TRUMAN

Né le 8 mai 1884 à Lamar (Missouri, USA)

Mort le 26 décembre 1972 à Kansas city (Missouri, USA)

33° Président des Etats-Unis (1945-1953)

Vice-Président de Roosevelt, ce démocrate lui succède à sa mort en 1945 à la présidence des Etats-Unis puis est élu en 1948 pour un 2° mandat. Il achève la 2° guerre mondiale et décide l’emploi de l’arme nucléaire pour vaincre le Japon. Les débuts de la Guerre froide le conduisent à formuler la doctrine Truman en 1947 et la stratégie de l’endiguement (containment); et à lancer le Plan Marshall. Il s’oppose ainsi à Staline dans les premières crises de la Guerre froide, notamment à Berlin (1948-49) et en Corée (1950-53). Son 2° mandat s’achève la même année que la mort de Staline (1953).

Fils de fermiers des Grandes Plaines, il devient agriculteur avant de combattre en France pendant la 1° Guerre mondiale. De retour aux USA, il adhère au Parti démocrate et obtient son premier mandat local en 1922. En 1934, il est élu sénateur du Missouri et soutient la politique sociale du New Deal du président Roosevelt qui le choisit comme vice-président en 1944.

Mis à l’écart des affaires, il succède pourtant à Roosevelt à la mort de celui-ci le 12 avril 1945, gagne la 2° Guerre mondiale et assume la responsabilité de l’emploi de l’arme atomique sur le Japon.

Il adopte un programme social aux Etats-Unis (le Fair Deal) et améliore les droits des noirs. Dans les relations internationales, il cherche à endiguer les ambitions soviétiques. En 1947, il propose une doctrine pour le monde libre afin de s’opposer au communistes, met en place le Plan Marshall pour l’Europe et parvient à faire échec à Staline lors de la crise de Berlin en 1948-49.

Réélu en 1949, son second mandat est marqué par certaines défaites vis-à-vis du communisme (Chine, Corée) et par le maccarthysme, la traque des communistes aux Etats-Unis. Il est resté très populaire notamment pour sa simplicité et son honnêteté

Richard M. NIXON

Richard Milhous NIXON

Né le 9 janvier 1913 à Yorba Linda, Californie (USA)

Mort le 22 avril 1994 à New York (USA)
Vice-Président (1953-61) puis 37° Président des Etats-Unis (1969-73)

Fils d’épiciers quakers, il sert dans la Marine durant la 2° Guerre mondiale. En 1946, encouragé par des hommes d’affaires californiens, il se fait élire à la Chambre des représentants dans les rangs du parti républicain où il se fait remarquer pour son farouche anti-communisme,  ce qui lui permet d’être élu sénateur de Californie en 1950 puis de devenir le vice-président d’Eisenhower après la victoire électorale de 1952, à à peine 39 ans. En 1960, il se présente pour succéder à Eisenhower mais est battu de peu par le démocrate John Kennedy.

Commence alors sa « traversée du désert », notamment après sa défaite au poste de gouverneur de Californie en 1962. Il devient avocat à New York avant de se présenter aux élections de 1968 et d’être élu.

Succédant à Lyndon Johnson, il s’occupe surtout de politique étrangère avec son conseiller Henry Kissinger et poursuit la politique de Détente avec l’URSS de Brejnev et avec la Chine de Mao, reconnaissant officiellement la Chine en 1972 et s’engageant dans le désarmement avec SALT 1, ainsi qu’une politique cynique de soutien aux dictatures en Amérique du sud (opération Condor) qui aboutit notamment au renversement du président Salvador Allende au Chili (1973).

Sa présidence est aussi marqué par la fin de la Guerre du Viet-Nam où il se désengage progressivement avant de négocier les accords de Paris (1973).

Malgré sa réélection en 1972, les écoutes illégales pratiquées dans l’immeuble du Watergate (siège du parti démocrate) sont révélées par le Washington Post et les mensonges de Nixon accentuent le scandale, conduisant à la mise en route de la procédure d’impeachment (destitution) au Congrès le 9 mai 1974. Il préfère démissionner le 9 août 1974 et laisse son vice-président Gerald Ford lui succéder.

Général Dwight D. EISENHOWER

Général Dwight D. EISENHOWER surnommé « Ike »

Né le 14 octobre 1890 à Denison (Texas, USA)

Mort le 28 mars 1969 à Washington (USA)

Commandant en chef des troupes alliées en Europe, 34° Président des USA (1953-60)

Issu d’une famille d’origine lorraine (de Forbach) installée aux USA depuis le XVIII° siècle, il est formé à l’Académie militaire de West Pont avant d’accompagner MacArthur aux Philippines. Il se distingue durant la 2° guerre mondiale où il dirige l’opération Torch (le débarquement anglo-américain en Afrique du nord en 1942) puis participe aux campagnes d’Italie et de Sicile. En 1944, il devient commandant des troupes alliées en Europe et planifie l’opération Overlord (le débarquement en Normandie) puis libère l’Europe et obtient la capitulation allemande le 8 mai 1945.

 

Après la guerre, il devient chef d’état-major des armées (jusqu’en 1948) puis commandant suprême de l’OTAN en 1950. En 1952, il est élu président des Etats-Unis et succède à Truman en 1953. Il met fin à la guerre de Corée en 1953, au maccarthysme en 1954 et est largement réélu en 1956. Il incarne par ailleurs l’Amérique triomphante des 50’s et de l’American way of life ». Sa politique au Moyen-Orient (la « Eisenhower doctrine ») est de soutenir les régimes anti-communistes. Pourtant, l’heure est à la coexistence pacifique et Eisenhower se garde de toute provocation envers l’URSS, préférant les coups de main discrets de la CIA comme en 1953 en Iran contre le Premier Ministre Mossadegh. Constatant le retard amércain dans la course à l’espace, il a aussi créé la NASA en 1958.

 

Il prend sa retraite en 1961 lorsque John Kennedy lui succède.

Franklin D. ROOSEVELT

Franklin Delano ROOSEVELT

(né le 30 janvier 1882 à Hyde Park, New York –

mort le 12 avril 1945 à Warm Springs, Géorgie)

32° Président des Etats-Unis d’Amérique (1933-45)

Sans doute le plus important et l’un des plus célèbres des présidents américains du XX° siècle. Elu à 4 reprises, un record de longévité; il a incarné le parti démocrate durant l’entre-deux-guerres et la Seconde guerre mondiale.

Il est l’homme qui a lancé la politique du New Deal et revigoré l’économie américaine dans les années 30. Il a aussi dirigé les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, dont il n’a pas vu la victoire, mourrant au début de l’année 1945.

 

Fils d’une riche famille américaine dont les origines remontent aux premiers colons (les De la Noye français et les Roosevelt hollandais) qui donna notamment le général Grant, héros de la Guerre de Sécession et président des Etats-Unis, il est le cousin du président Theodore Roosevelt, qui dirigea les Etats-Unis au début du XX° siècle.

Ayant reçu une éducation aristocratique et religieuse, il étudie à Harvard et intègre le parti démocrate, influencé par son cousin.

Bien que n’ayant pas terminé ses études de droit à Columbia, devenu avocat, il intègre un cabinet d’affaires de Wall street en 1908 avant de se lancer en politique.

Elu snateur de l’Etat de New York en 1910, il devient secrétaire-adjoint à la Marine dans le gouvernement du président Wilson en 1913 jusqu’en 1920 et développe la marine américaine durant la Seconde guerre mondiale, défendant en particulier le développement des sous-marins.

Candidat à la vice-présidence en 1920 sur le ticket présidentiel conduit par James Cox, il est vaincu par le ticket républicain de Warren Harding qui inaugure 12 ans de domination républicaine. Cet échec le conduit à sa retirer de la politique pour diriger une société puis un cabinet d’affaires. C’est sa « traversée du désert » au cours de laquelle il contracte une maladie, la polyomélite, qui le laisse paralysé dans un fautueil roulant.

Il fait son retour en politique en 1928 et se fait élire gouverneur de l’Etat de New York, où il est réélu en 1930. Il y développe une politique sociale interventionniste qui préfigure celle qu’il mènera comme président.

Suite à la Crise économique de 1929 et la Grande Dépression qui s’ensuit, il est élu en 1932 face aux échecs des Républicains. En tant que président, il met en place une politique sociale et interventionniste dans l’économie connue sous le nom de « New Deal », notamment avec la politique de relance de la croissance et de la consommation avec les Grands Travaux. Elle est théorisée quelques années plus tard par John Keynes. Il met aussi en place le « Welfare State », un état-providence avec notamment le salaire minimum et une sécurité sociale minimum.

Réélu en 1936, il adopte une politique étrangère neutraliste ainsi que celle du Bon Voisinage qui ne contredit pas l’isolationnisme républicain des années 20 et vise à protéger les Etats-Unis de la guerre et de la montée en puissance des régimes totalitaires. Le Congrès et une opinion publique très isolationniste le conduisent à devoir adopter les Lois de Neutralité (1935 et 1937) malgré la montée en puissance de l’Allemagne nazie, de l’échec de la SDN et de la marche à la guerre contre laquelle il met le mais en garde par son discours de la Quarantaine (1937) et celui sur l’état de l’Union.

Son souhait d’aider les Alliés, notamment le Royaume-Uni dans la Seconde Guerre mondiale, le conduisent à assouplir la neutralité américaine par la Loi Cash & Carry de 1939 et la prêt-bail de 1941 qui lui permettent de vendre des armes et du matériel aux Alliés.

L’attaque américaine de Pearl Harbour le 7 décembre 1941 lui fournit le prétexte d’une entrée en guerre qu’il a anticipé et qu’il demande au Congrès qui la vote à l’unanimité le lendemain après le célèbre discours du « Jour de l’Infamie ».

Il assume ses fonctions de commandant en chef durant la Seconde Guerre mondiale, rencontre Staline et Churchill et planifie la lutte tant en Europe qu’en Asie. Il conduit à la victoire les armées alliées et prépare le monde de l’après-guerre notamment avec le projet de Nations Unies qu’il a initié et la Conférence de Yalta en 1945.

Il meurt peu après sa réelection au début de l’année 1945, laissant Harry Truman, son vice-président lui succéder et assumer de gagner la Guerre.

Biography (in english)

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The Day of infamy : la déclaration de guerre au Japon et à l’Allemagne au lendemain de l’attaque de Pearl Harbouy

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La version de Pearl Harbour :

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