Le mannequin maléfique

22 11 2011

Je m’appelais Evangelyne, j’avais 20 ans, j’habitais en Alaska, en 1952. Mon quartier était calme, c’était les fêtes de noël.

Quelqu’un frappa à la porte.

J’allai ouvrir, mais il n’y avait personne. Juste un gros carton. Je le fis glisser jusqu’au salon et l’ouvris. A l’intérieur, il y avait un mannequin en cire. Il était vêtu d’une chemise blanche, d’un veston et d’un pantalon noir très élégant.

Le mannequin avait des petits yeux noirs qui semblaient me suivre du regard. Je le fixais quelques instants, et le mannequin cligna des yeux. Pris par la peur, je refermai le carton et je courus jusqu’au grenier où je déposai le mannequin au sol.

La nuit passa, mais je ne pus fermer l’œil. La présence du mannequin hantait les lieux. Je ne me sentais pas en sécurité.

Le lendemain matin, j’allais comme d’habitude chercher le journal, lorsque je lus en première page le fait-divers suivant :

« La nuit dernière, une jeune femme a été assassinée à l’arme blanche. »

J’allai voir dans le grenier, je fus stoppé dans mon élan. Sous la porte du grenier, une marre de sang glissait sur le carrelage. Ma respiration était de plus en plus rapide. Des frissons me parcouraient le corps. J’entrai dans le grenier, le sol était taché de sang, l’odeur de la mort hantait la pièce, le carton était en sang. Je l’ouvris et vis le mannequin baignant à l’intérieur.

Quelque chose attira mon regard au fond du liquide. Quelque chose de brillant. Je plongeai la main et attrapai l’objet. Mais une main attrapa la mienne et la serra tellement fort que je lâchai l’objet avant de pousser un cri. La main du mannequin ne lâchait pas la mienne. Et de sa main droite, il saisit l’objet. Il brandit alors un couteau qu’il dirigea vers ma main. Je me débattais mais le mannequin posa la lame sur mon poignet. J’arrivai enfin à me dégager. Je refermai le carton et je décidai de me débarrasser du mannequin.

Je partis jeter le mannequin dans la mer car il m’avait causé assez de malheurs comme ça. Quand je parvins sur la côte, je jetai le carton avec le mannequin. Il partit très loin et tout d’un coup, il disparut. Je me dis que ce n ‘était pas grave car il ne me causerait plus de soucis. Quand j’arrivais chez moi, je vis un carton, devant la porte d’entrée. Je regardai à l’intérieur : il y avait un mannequin, identique à celui que j’avais jeté. J’étais toute angoissée, j’avais la chair de poule dans le dos.

Le mannequin avait l’air différent comme s’il était en colère contre moi. Il me regarda droit dans les yeux. Cela faisait peur. Il avait les jambes toutes rouges et humides, on aurait dit que c’était le diable.

A chaque fois que je partais en vacances, le mannequin me suivait partout et me faisait toujours aussi peur avec ses yeux menaçants. Mais un jour, j’eus l’idée de le brûler, comme cela plus personne ne pourrait mourir à cause de lui. J’ allai dans un endroit assez tranquille, une sorte de forêt. Je mis plusieurs bouts  de bois, le carton et le mannequin dans le feu. Quand le feu s’éteignit, j’étais très contente. Mais au bout d’un moment, je regardais là où le mannequin s’était consumé et je vis un cœur en or. Celui du mannequin?

Aussitôt, je me mis à courir vers ma voiture pour rentrer chez moi et j’entendis :

« Tu n’as pas réussi ! ».

Quand je fus devant ma maison il n’y avait pas de carton. Du moment que j’étais en sécurité, j’étais heureuse.

J’ai repris mes anciennes habitudes, mais je n’oublierai jamais ses yeux menaçants.

 


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