Préparer l’épreuve du brevet

27 11 2012

Pour vendredi, vous pouvez vous préparer à l’épreuve des questions en traitant le sujet

suivant :

La compagnie Yuminoto
Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de
monsieur Saïto, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et
moi, je n’étais la supérieure de personne.
On pourrait dire les choses autrement. J’étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui
était aux ordres de monsieur Saïto, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres
pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques.
Donc, dans la compagnie Yumimoto, j’étais aux ordres de tout le monde.
Le 8 janvier 1990, l’ascenseur me cracha au dernier étage de l’immeuble Yumimoto.
La fenêtre, au bout du hall, m’aspira comme l’eût fait le hublot brisé d’un avion. Loin, très
loin, il y avait la ville- si loin que je doutais d’y avoir jamais mis les pieds.
Je ne songeai même pas qu’il eût fallu me présenter à la réception. En vérité, il n’y
avait dans ma tête aucune pensée, rien que la fascination pour le vide, par la baie vitrée.
Une voix rauque finit par prononcer mon nom derrière moi. Je me retournai. Un
homme d’une cinquantaine d’années, petit, maigre et laid, me regardait avec
mécontentement.
– Pourquoi n’aviez-vous pas averti la réceptionniste de votre arrivée ? me demandat-
il.
Je ne trouvai rien à répondre et ne répondis rien. J’inclinai la tête et les épaules,
constatant qu’en une dizaine de minutes, sans avoir prononcé un seul mot, j’avais déjà
produit une mauvaise impression, le jour de mon entrée dans la compagnie Yumimoto.
L’homme me dit qu’il s’appelait monsieur Saïto. Il me conduisit à travers
d’innombrables et immenses salles dans lesquelles il me présenta à des hordes de gens,
dont j’oubliais les noms au fur et à mesure qu’il les énonçait.
Il m’introduisit ensuite dans le bureau où siégeait son supérieur, monsieur Omochi,
qui était énorme et effrayant, ce qui!prouvait qu’il était le vice-président.
Puis il me montra une porte et m’annonça d’un air solennel que, derrière elle, il y
avait monsieur Haneda, le président. Il allait de soi qu’il ne fallait pas songer à le
rencontrer.
Enfin, il me guida jusqu’à une salle gigantesque dans laquelle travaillaient une
quarantaine de personnes. Il me désigna ma place, qui était juste en face de celle de ma
supérieure directe, mademoiselle Mori. Cette dernière était en réunion et me rejoindrait
en début d’après-midi.
Monsieur Saïto, me présenta brièvement à l’assemblée. Après quoi, il me demanda si
j’aimais les défis. Il était clair que je n’avais pas le droit de répondre par la négative.
– Oui dis-je.
Ce fut le premier mot que je prononçai dans la compagnie. Jusque-là, je m’étais
contentée d’incliner la tête.

Stupeurs et tremblements, Amélie Nothomb

Questions

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Récitation de la fable : méthodologie

26 11 2012

Voici quelques conseils afin de bien dire votre texte, le jour de la récitation.

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L’autobiographie selon Serguei

14 11 2012




Le Clézio par Yuna Landais

11 11 2012

Visionnez dès à présent le document réalisé par Yuna sur l’auteur Jean-Marie Gustave Le Clézio :

https://docs.google.com/open?id=0B9r8AKNiPRkFSFJSZU5ZbGRmcDA