LE TUNNEL DE SORTIE

25 11 2013

Tunnel de sortie

Tout a commencé le jour où des phénomènes étranges se sont produits . Mon père rentrait vers minuit tous les soirs. Il ne voulait pas parler de ce qu’il faisait. Je savais juste qu’il devait surveiller une expérience qui avait mal tourné . Des rumeurs se firent dans la ville comme quoi des hommes auraient un comportement étrange. Un jour, en faisant les courses, je vis un homme verdâtre qui faisait fuir la foule devant moi. L’homme était âgé d’une trentaine d’années, il était complètement perdu et avait un comportement bizarre. Une voiture noire arriva et des hommes en sortirent ; ils neutralisèrent l’homme verdâtre. C’est alors que je vis mon père sortir de la voiture. Le soir, en rentrant chez moi, mon père n’était toujours pas rentré et il était presque 1h du matin. Le lendemain, je me réveillai et vis mon père. Il était au téléphone, il avait l’air inquiet, et dit :

« –   C’ est la quatrième attaque cette semaine .

– oui, je sais, mais cette chose et incontrôlable.

– quand comptez-vous prévenir la population ?

– quand on aura trouvé un remède .

– et si on ne trouve pas de remède ?

– alors il faudra faire évacuer l’île . »

De quelle attaque parlait–il et c’ était quoi, cette chose incontrôlable ? Je descendis prendre mon petit déjeuner et lui demandai :

« – Avec qui tu parlais au téléphone ?

– C’est confidentiel. »

Le jour où je donnais le journal à mon père avec en gros titre « une épidémie en Angleterre », il m’emmena dans l’abri anti-nucléaire et me donna des consignes de rester dans l’abri jusqu’à son retour. Je lui posai plein de questions :

« – Qu’est-ce qu’il se passe dehors ?

Bon je vais te dire de ce dont je parlais au téléphone hier.

– C’est quoi?

– Une épidémie se propage en Angleterre et les hommes se transforment en monstre et contaminent tout le monde.

– Mais toi, tu vas où ?

– Je vais sur le continent pour travailler mais je ne peux pas t’emmener car le président a ordonné que personne ne sorte de l’île s’il n’est pas militaire. Ils n’ont pas envie que la maladie se propage partout.

Il partit en refermant la porte derrière lui. Ça faisait bizarre d’être enfermé dans un abri avec des gens autour qui deviendraient plus tard des monstres.

Cela faisait déjà trois jours que j’étais enfermé et aucun signe de l’extérieur, juste des  bruits effrayants.

Au bout d’une semaine, toujours aucun signe et la nourriture commençait à manquer. Alors je décidai d’aller chercher de la nourriture à l’extérieur mais avec cette chose, ça allait être difficile. Alors je cherchais une arme dans l’abri. Je trouvais une malle pleines d’armes et de munitions. Je pris toutes les précautions : des gants pour ne pas être contaminé, un couteau, une combinaison super solide, deux grenades et un fusil à pompe. Une fois dehors, tout était ravagé, il n’y avait personne. Je marchai dans la ville avec précaution par peur que quelqu’un me saute dessus. Je sursautai et chargeai le fusil. Derrière l’immeuble, une silhouette étrange courait… Un animal peut-être, une chose trouble, mystérieuse, qui ne voulait pas se montrer.  Je continuais ma route jusqu’au magasin. La porte était ouverte donc je rentrai et pris tou ce qu’il y avait de meilleur. Au fond du magasin, ils y avait du bruit. Je pris mon courage à deux mains et allait voir ce qu’il se passait. Il y avait plusieurs personnes debout qui parlaient. Elles se retournèrent :   c’était des monstres. Je criai puis je partis en courant dehors. J’étais trop loin pour retourner à l’ abri alors je courai à la mer pour essayer de m’enfuir en espérant qu’ils ne savaient pas nager. Une fois dans l’eau, ils s’arrêtèrent brusquement. Ils avaient peur de l’eau. Après une longue hésitation, ils se décidèrent à y  rentrer . Je me dis que j’étais foutu mais non ! les monstres commencèrent à se dissoudre dans l’eau, jusqu’à disparaitre entièrement. Je revins sur la terre ferme et rentrai à l’ abri avant que la nuit tombe. A peine arrivé, j’entendis mon portable sonner. C’était mon père. Il avait eu le droit de me téléphoner. Il me demanda si tout allait bien et je lui racontai ce qu’il s’était passé. Il me dit d’aller dans un immeuble connu. J’étais à l’abri au dernier étage d’un immeuble bien barricadé, quand je vis un groupe d’infectés courir devant moi. Je courus aussi pour prendre un extincteur afin de les tuer. Le froid les glaça si bien que je n’avais plus qu’à leur exploser le crâne à coups de crosse de fusil. J’entendis le bruit des canadaires qui bombardaient le pays. Je vis beaucoup d’infectés imploser après un contact prolongé avec l’eau.

Une heure plus tard, je donnais mon signalement aux militaires pour qu’ils viennent me chercher en hélicoptère et me conduire en France . A mon arrivée, ils firent une batterie de tests afin de voir si j’étais contaminé par cette «foutue»bactérie . Ils se rendirent compte que j’étais pour l’instant la seule survivante de l’Angleterre.

Cinq mois plus tard, j’allais voir mon père au travail et je le vis inanimé par terre avec la porte du tunnel qui reliait l’Angleterre à la France ouverte.

redac couv2




???

25 11 2013

 

Il est 18:30 :

«-As tu bien fermé la porte  du laboratoire à clef?

-Ne t’inquiète pas, Stéphanie ,c’est fait . Je l’ai même fermé à double tour .

-Tu passes Noël avec ta famille, Pierre ?

-Je pars à Boston avec mon frère deux semaines »

Ils continuèrent à discuter pendant un long moment sans remarquer que deux petites souris blanches étaient en train de s’échapper de leur cage.

Elles poursuivirent leur chemin en passant par des égouts, des allées en terre… à travers la ville puis passèrent dans des canalisations menant au village de Montrebourg .

 

Le lendemain, dans une ruelle du village, un chat qui, à première vue, attendait une portée, bondit sur les deux souris blanches et les dévora .

Quelques semaines plus tard, elle mit bas  6 petits chatons. Des poulaillers et de fermes entières avaient été pillés et les villageois râlaient.  Plusieurs jours passèrent et un article parut dans le journal local :

« Un enfant disparaît dans de mystérieuses circonstances à proximité d’un immeuble où la concierge affirme avoir vu une bête énorme  .
Les forces de l’ordre enquêtent, le maire offre une récompense à celui qui démasquera le coupable.
Nous cherchons des scientifiques aptes àréaliser des analyses sur le corps . Merci de votre coopération . »

Ce matin-là , comme tous le matins, Pierre acheta son journal au tabac qui se trouvait sur la place du village . En sortant, il découvrit l’article sur la disparition de l’enfant et courut jusqu’au laboratoire où Stéphanie travaillait depuis plusieurs heures . Il lui dit :

«-Regarde cet article,  Stéphanie !

– Eh bien,  qu’ y a-t- il ?

– Une disparition d’enfant ! Et ils recherchent des scientifiques… Pourquoi ne pas les aider ?

– Oui, c’est une bonne idée, je les appelle tout de suite …»

Les policiers donnèrent rendez-vous à Pierre et Stéphanie dans un laboratoire non loin du leur. Le corps était exposé sur une table recouverte d’un drap blanc . Ils firent des analyses sur le corps puis en voyant les résultats,  ils décidèrent de mener leur propre enquête .

Une voiture blanche se gara sur le parking municipal de la ville de Montrebourg.

« – Il faut que nous allions interroger les villageois . »

Ils essayèrent de les questionner mais sans succès; Pourtant, en fin d’après midi, une dame d’environ une cinquantaine d’années vint à  eux.

« – Il paraît que vous cherchez votre animal ?

– Oui, c’est ça .

– J’ai vu un gros chat roux malodorant ces derniers jours .

– Ah,  ça ne correspond pas a celui que nous cherchons, mais merci quand même.

– Gardez cela pour vous… Je suis la concierge de cet immeuble et j’ai des yeux partout . Je peux vous affirmer que dans la nuit, il y a de drôles de bêtes qui rôdent autour de la résidence .

– Où peut-on les trouver ?

– Eh bien ,elles passent dans cette ruelle et se dirigent aux alentours de 3 h vers la ferme du vieux Joseph .

– Merci de votre renseignement . »

Stéphanie et Pierre se dépêchèrent de remonter dans la voiture mais arrivés à la moitié du chemin,  la route était tellement terreuse qu’ils durent descendre et continuer à pied .

Au bout d’une demi-heure, ils arrivèrent à la ferme et ils trouvèrent le fermier. Ils lui expliquèrent la situation en omettant bien le passage sur les analyses .

Vers 19 heures, les pièges étaient prêts et Pierre et Stéphanie s’étaient armés. Ils avaient insisté pour que Joseph reste à l’intérieur de sa maison pour des raisons de sécurité .

Aux alentours de trois heures du matin, les deux amis aperçurent plusieurs formes se dessiner au loin …

« – Il n’était pas censé y avoir une bête ? Demanda-t- elle.

– … »

Les silhouettes étaient de plus en plus distinctes et quand elles passèrent dans la cour à la lumière et les deux amis furent épouvantés par la laideur ces grandes bêtes aux yeux rouges dont les dents sortaient de leur gueule. Ils allèrent directement au poulailler et tout de suite après qu’ils furent entrés, un piège se referma sur un chat.  Stéphanie et Pierre sortirent de leur cachette et tirèrent sur les chats. Ils en tuèrent deux mais ils ne réussirent pas à tuer les autres , qui étaient trop robustes. Ils furent obligés de les enfermer à l’intérieur de la grange. Ils montèrent au premier étage, mais il n’y avait aucune issue. Allaient-ils être piégés ? Les chats arriveraient-ils à forcer le barrage devant la porte ? Il y eut des grattements puis un bruit assourdissant. La barricade avait cédée. Puis plus rien …

Stéphanie et Pierre avaient la gorge sèche, les muscles tétanisés. Puis, une silhouette bondit sur eux .

Pan ! Pierre avait tiré sur un chat. Il se passa plusieurs minutes sans aucun bruit et ils se dirent qu’il n’y avait que 4 chats . Ils descendirent l’escalier. Un chat tapi dans l’ombre bondit sur Stéphanie et elle perdit son arme. Elle fut propulsée à plusieurs mètres et  se cogna la tête. Le chat s’attaqua ensuite à Pierre et le mordit sauvagement à la jambe. Stéphanie prit son courage à deux mains et attrapa une fourche. Elle l’enfonça dans la tête du monstre.

Pierre murmura :

«-Merci… »

Stéphanie jeta un coup d’œil dans la grange et aperçut tous les cadavres qui gisaient sur le sol .

« Il ne faut pas que les villageois les voient, Pierre.

– Rentre au village, Stéphanie ne t’inquiète pas, je m’en occupe.  Il faut que tu fasses nos valises.  Dès que je rentre à l’hôtel, nous devrons partir pour Paris .

-D’accord, mais fais bien attention ! »

Quand Stéphanie fut partie , Pierre rassembla les corps inanimés et à l’aide d’un briquet qu’il trouva dans sa poche , il mit le feu aux animaux . Une fois que le feu eut bien pris, il se retourna et prit la direction du village . Il arriva devant l’hôtel et vit que Stéphanie l’attendait dans la Clio garée sur le parking.

« Ouvre, Stéphanie .

– Oui,oui voilà.

– On y va maintenant ?

– Les valises sont dans le coffre, donc on peut y aller.

– Emmène-nous au laboratoire, j’aimerais vérifier quelque chose . »

Stéphanie s’engagea sur la petite route qui quittait le village et quelques instants plus tard,  elle se gara devant le laboratoire.  Ils rentrèrent et Pierre saisit la pile de feuilles entassées sur le bureau et il entreprit de trouver les fiches correspondantes aux analyses faites sur les souris.

«- J’ai trouvé !!! Les souris ont reçu une dose d’ankylon et du sparafon , c’est donc normal que les chats aient muté.»

Quelques mois plus tard …

«- Monsieur le maire !

– Qu’y a-t-il ?

– J’ai aperçu une bête roder près de ma ferme !

– Joseph, nous avons le droit à ce refrain tous les mois . Allez voir un médecin et reposez-vous bien,vous travaillez trop .

– Mais je vous assure que j’ai vu quelque chose !

– Au revoir,  Joseph … »

 




La fameuse panthère rose

24 11 2013

C’était une journée d’automne où le ciel avait peu de nuages. Je marchais droit devant sans direction particulière. Je connaissais bien cet endroit et je l’aimais bien. Tout autour de moi, il y avait des arbres et toutes sortes d’animaux : des singes , des lions et des girafes et pleins d’autres encore. En fait, je me trouvais dans Central Park, à New York. Eh oui, New York, l’Empire State Building, le statue de la Liberté, les musées. J’étais une femme de quarante ans et je m’appelais Carole. Je n’avais pas de mari, pas d’enfant, j’étais ce qu’on appelle une femme célibataire. Bref, je marchais tranquillement jusqu’à un enclos qui me paraissait bizarre. Je le regardais, l’examinais avant de m’apercevoir que la panthère n’était plus là …

Je me mis à courir de toutes mes forces, le plus vite possible. J’avais l’habitude de me promener dans cet endroit.  Ne pas la voir me fit quelque chose. Des scientifiques avaient prouvé que faire du sport aidait à décompresser, alors pourquoi ne pas essayer ! Mais au bout d’un moment, je n’en pouvais plus, alors je me mis à marcher pour reprendre mon souffle.

Quelques jours plus tard, le panthère avait déjà fait parler d’elle et pas qu’ en bien… Un article de journal disait :

Un policier a été attaqué dans Madison Avenue alors qu’il faisait sa ronde de nuit. Il avait l’habitude de porter un revolver ce qui a probablement effrayé la panthère. L’homme a été gravement blessé mais ses jours ne sont pas en danger. Il a déclaré :

 » Je marchais quand une panthère m’a attaqué. C’était très étrange car il m’a semblé qu’elle était rose. L’attaque s’est passée très vite.  » Les autorités encouragent vivement la population à  ne pas se promener seul dans la ville après vingt et une heures.

Je décidai alors de la retrouver . J’étais prête à parcourir tous les recoins de New York. Je regardai ma montre, il était presque dix-huit heures. Il ne fallait pas perdre de temps car la nuit allait bientôt tomber. Je commençais mes recherches par toutes les rues proches du lieu de l’attaque. Mais au bout que quelques heures : rien. Je ne me décourageais pas pour autant. J’arrivai alors dans une petite ruelle. Il n’y avait pas un chat… Quelque chose bougea derrière deux poubelles. Je commençais à avoir peur. Je regardais autour de moi, rien, personne. La panique me prit. je voulus hurler mais aucun son ne sortit de ma bouche. Puis, d’un coup, je me dis que je n’avais pas fait toutes ces recherches pour rentrer chez moi et retourner à ma petite vie tranquille.  Il me fallait du changement et c’est cela qui me motiva. Je fis un pas, puis deux, jusqu’à être à cinq mètres des poubelles. Je tremblai, j’étais morte de peur mais je continuai à avancer. Arrivée à un mètre, je comptai jusqu’à trois et je pris une grande inspiration avant de me baisser, et là je vis de magnifiques yeux parmi le noir tout autour. Je me trouvai face à la panthère !

Un mois plus tard dans la parution du journal, il y avait :

Une jeune femme se nommant Carole a disparu il y a maintenant un mois. Elle a une quarantaine d’années et mesure environ 1m65, les cheveux bruns et travaillait comme serveuse dans une pizzeria. Si vous savez une information à son sujet merci d’appeler le 560 357.




Liés à jamais

24 11 2013

page de couverture francais

Victor était un de ces petits garçons courageux qui n’avait jamais peur de rien. Il était très intelligent pour ses douze ans, assez grand avec des cheveux blond qui, à certains endroits, bouclaient.

Comme depuis deux jours, il se réveilla en sursaut. Il venait de refaire cet horrible cauchemar. Des larmes s’échappaient de ses yeux bleus. Il se leva d’un air troublé descendant d’un pas lourd les escaliers qui menaient à la cuisine. Sa petite sœur Zoé était déjà installée à boire son chocolat chaud. Victor contemplait la vaste mer des Côtes d’Armor. Sa mère Sylvie était déjà réveillée depuis l’aube, profitant d’un footing pour bien commencer la journée. Son père, lui, était parti à la pêche. Vic préférait rejoindre son grand-père dans la petite cabane qu’ils avaient construite et où ils se rendaient tous les jours. Vic prit son vélo et partit vers la plage. Il ne se lassait jamais à l’idée de retracer le même chemin sur le sable fin pour retrouver son grand-père Jean.

Sur le chemin, il sentit sa tête tourner. Il vit comme une image dans laquelle une personne  l’appelait, un flash puis il rouvrit les yeux. Il n’y avait que son grand-père se moquant un peu de lui :

« – Ben alors, petit, on ne sait plus pédaler, l’air de la mer t’a fait tomber? ».

Vic ne disait rien. Il avait maintenant la certitude que ce flash avait un rapport avec ses cauchemars. Il se rendit dans la cabane de son grand-père qui était près de la plage.

« -Nous n’avons rien à manger, n’est-ce pas, mon petit gars? » Dit le grand-père de Vic.

Sur ces mots, le grand-père partit pêcher quelques crevettes pour grignoter. Pendant ce temps, Vic se sentit un peu seul alors il alluma la radio.

« Mesdames, Messieurs,  une alerte a été lancée. Une panthère a été aperçue dans le centre ville de Lannion. Il semble cependant qu’elle ait rejoint la mer. Les autorités ont engagé des chasseurs professionnels pour  capturer l’animal, mais le félin identifié comme une race dangereuse reste introuvable. »

Après l’alerte, le jeune homme partit faire un tour à la plage, l’air déconcerté. Il voulait se retrouver seul profitant d’un moment de calme. Il marcha les pieds dans l’eau, ressentant toujours un malaise en lui. D’un coup, une vision surgit, mais elle  n’était pas précise. Il voyait la mer, la plage, un phare assez mystérieux mais surtout des flammes. Dans sa vision, les couleurs se fondaient les unes dans les autres  et tout semblait flou mais pourtant on voyait très clairement des yeux… des yeux foudroyants qu’il était certain de connaître…  Une panthère, un lien, une cicatrice. Tout était si vague, si inexplicable, si confus. Vic, à présent très pâle, croyait sombrer dans un horrible cauchemar, mais il voulait comprendre !

Vic continua son chemin, l’air plus troublé que jamais. Toutes ses pensées étaient bloquées sur une seule image ; la panthère. Il ressentit le danger s’approcher de lui, comme une menace. Dans sa vision était apparu le lien : la cicatrice. Il la sentait à présent,  traçant sur sa peau une large coupure. Vic se remémora ces moments où il avait eu subitement faim ou froid et très souvent mal. On le croyait fou, il ne l’était plus. Il courut chez lui, s’équipant de vêtements chauds et pratiques et de quelques provisions. Il prit le temps d’écrire un message à ses parents et partit en courant, plus décidé que jamais à retrouver la panthère. Il avait aperçu la mer et une île dans sa vision. Il s’y rendrait grâce à sa petite barque. Il tira sa barque de l’eau et se fit remorquer par un homme vêtu d’une combinaison kaki et de trois poignards en guise d’accessoires. Au loin, sur la côte, Jean, le grand-père de Victor,  regardait avec attention une voile rouge naviguer sur la mer.

La panthère courait déjà depuis des heures dans une forêt qui longeait la côte. Ses membres étaient tétanisés. Elle s’effondra, elle avait mal ou plutôt il avait mal. Tout ce que la panthère ressentait, Vic le ressentait également. Elle était sur une île, une grande île qui semblait abandonnée où seul dominait un grand phare de couleur rouge et blanc.

Victor avait les yeux bandés. Il tenta de crier, en vain et puis on le laissa seul dans une pièce où l’on prit soin de l’enfermer. Il sentait l’odeur de la mer, celle qu’il aimait tant. Il réussit à enlever le bandeau attaché autour de sa tête mais il était attaché par les bras et les jambes et avait mal, très mal.

La panthère lutta contre la douleur mais la voix des chasseurs résonnaient dans cette immense forêt. La panthère sentait la peur l’envahir. Il lui était maintenant difficile pour elle de se battre contre une force invisible, la douleur de Vic et contre sa propre terreur. Les chasseurs étaient pourtant là, à la regarder avec des yeux pleins de haine. Ils tiraient, et les balles s’entremêlaient dans le ciel devenu noir. La panthère se laissa emporter dans une course infernale et ne pouvant plus déplacer aucun de ses membres, elle ferma les yeux et fit exploser dans un tourbillon de flammes toute la terre et la vie qui l’entouraient. Les arbres criaient, suppliant la panthère,  les flammes volaient. La panthère sauta par-dessus les flammes, les arbres brûlés et les chasseurs effondrés..

Dans sa prison, Victor avait aussi fermé les yeux, essayant de respirer, ressentant lui aussi l’indescriptible, l’effroyable force qui lui était parvenue. Il avait peur pour la panthère et des milliers de questions défilèrent dans sa tête. 

A l’aube,  sur l’île, la panthère marchait toujours avec un seul objectif :  trouver Victor. Dans sa prison, Vic regardait par le hublot l’horizon,  le vide. Il savait à présent qu’il se trouvait dans le phare et ressentait  le manque d’eau de nourriture et une impression de vertige. Où était la panthère? Etait-elle toujours en vie ?

Le vertige, la panthère le ressentait, frôlant le vide. Elle était en haut d’une grande falaise de pierre d’où s’écoulait une grande cascade aux mille facettes de bleus. Il lui fallait sauter pour rejoindre le phare où elle voulait trouver refuge. Sans plus aucune hésitation, voulant sauver Victor, plus que tout. Elle affronta peur, douleur,  et fit intervenir en elle le courage, le plus beau des courages. Elle sauta.

Les chasseurs rentrèrent dans la pièce où était enfermé Victor.

« – C’est lui, le gamin, dit le chef à un autre chasseur.

C’est toi qui es prêt à tout pour sauver une panthère? Tu parles,  elle ne fera qu’une bouchée de toi quand elle te verra.

– Qu’est ce que vous en savez, vous? Vous lui voulez quoi ? s’énerva Victor.

– On veut sa peau, du fric, tu ne connais pas ça toi, p’tit ! reprit le chef. Sa peau vaut plus qu’une centaine de diamants. Alors tu vas nous aider à la trouver car elle a déjà tué quelques hommes à nous… On va lui tendre un piège,  mais ne refuse pas car ton grand-père est en danger.

– Grand-père, non !!!! Vous n’avez pas le droit! S’écria Victor.

– On a peur ! Lève-toi, gamin.

– Non ! cria Vic de toutes ses forces.

– Attache-le, et n’hésite pas à le tuer s’il refuse de nous aider.

– Ok, chef. »

La panthère venait de sauter. Elle ne pouvait plus bouger sa patte de devant et saignait terriblement. Elle entendit un cri, un terrible cri de détresse. Elle reconnut dans ses vieux souvenirs, la voix du petit garçon. La panthère se trouvait sur la plage et vit des traces de pas. Elle marcha en boitant et arriva enfin près du phare. Elle se cacha derrière un buisson. La panthère était toute triste de voir son ami, son frère séquestré. Elle savait pourquoi les chasseurs avaient enlevé Victor. C’était pour l’attraper. La panthère se mit alors dans une colère noire. Elle était capable de tout pour sauver Vic.

«- James, j’ai fait le tour : pas de panthère repérée.

– J’espère que l’on ne va pas tarder à voir le bout de son nez, à cette panthère ! dit James.

– Imagine, la récompense ! » reprit le chef.

La panthère énervée sauta sur l’un des chasseurs, le blessant terriblement.

« Chef, tenez bon je vais l’avoir, cette panthère !»

La panthère ne fixait plus que le petit garçon. Vic lisait dans ses yeux leurs histoires, leur passé. Le chasseur arriva près du petit garçon un couteau sous la gorge.

« – Si, tu fais encore un pas, je le tue ! »

La panthère, méfiante, regardait autour d’elle. Le chef des chasseurs ne bougeait plus à présent. Elle ne pouvait plus rien fair.

« -Je ne veux pas lui faire de mal mais si tu avances, je tire sur la gâchette. »

James transperça le corps de bête qui s’effondra . Vic cria de toutes ses forces, voulant montrer à la terre entière sa colère. Il s’agenouilla près d’elle.

« -Je ne savais pas, tout ce que tu as fait pour moi, tu m’as toujours protégé, aimé comme un frère. Je l’ai vu dans tes yeux. Merci ! »

Une larme se faufila sur la fourrure noire de la panthère. Il faisait nuit et les étoiles brillaient. Vic regardait le ciel, quand une étoile filante apparut, la plus belle de toutes, un signe de la panthère. Il s’allongea contre la panthère, troublé, ressentant toujours l’âme de la panthère en lui, sa respiration… Ils étaient liés à jamais.




Attention, mamie aux fourneaux !

24 11 2013

Sans titre 7 Lire la suite »




La souris, le saucisson et le chat

13 11 2013

Réécoutez ci-dessous la dictée faite en classe, puis corrigez-vous en regardant la fable de Pierre Gamarra.

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