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25 11 2013

 

Il est 18:30 :

«-As tu bien fermé la porte  du laboratoire à clef?

-Ne t’inquiète pas, Stéphanie ,c’est fait . Je l’ai même fermé à double tour .

-Tu passes Noël avec ta famille, Pierre ?

-Je pars à Boston avec mon frère deux semaines »

Ils continuèrent à discuter pendant un long moment sans remarquer que deux petites souris blanches étaient en train de s’échapper de leur cage.

Elles poursuivirent leur chemin en passant par des égouts, des allées en terre… à travers la ville puis passèrent dans des canalisations menant au village de Montrebourg .

 

Le lendemain, dans une ruelle du village, un chat qui, à première vue, attendait une portée, bondit sur les deux souris blanches et les dévora .

Quelques semaines plus tard, elle mit bas  6 petits chatons. Des poulaillers et de fermes entières avaient été pillés et les villageois râlaient.  Plusieurs jours passèrent et un article parut dans le journal local :

« Un enfant disparaît dans de mystérieuses circonstances à proximité d’un immeuble où la concierge affirme avoir vu une bête énorme  .
Les forces de l’ordre enquêtent, le maire offre une récompense à celui qui démasquera le coupable.
Nous cherchons des scientifiques aptes àréaliser des analyses sur le corps . Merci de votre coopération . »

Ce matin-là , comme tous le matins, Pierre acheta son journal au tabac qui se trouvait sur la place du village . En sortant, il découvrit l’article sur la disparition de l’enfant et courut jusqu’au laboratoire où Stéphanie travaillait depuis plusieurs heures . Il lui dit :

«-Regarde cet article,  Stéphanie !

– Eh bien,  qu’ y a-t- il ?

– Une disparition d’enfant ! Et ils recherchent des scientifiques… Pourquoi ne pas les aider ?

– Oui, c’est une bonne idée, je les appelle tout de suite …»

Les policiers donnèrent rendez-vous à Pierre et Stéphanie dans un laboratoire non loin du leur. Le corps était exposé sur une table recouverte d’un drap blanc . Ils firent des analyses sur le corps puis en voyant les résultats,  ils décidèrent de mener leur propre enquête .

Une voiture blanche se gara sur le parking municipal de la ville de Montrebourg.

« – Il faut que nous allions interroger les villageois . »

Ils essayèrent de les questionner mais sans succès; Pourtant, en fin d’après midi, une dame d’environ une cinquantaine d’années vint à  eux.

« – Il paraît que vous cherchez votre animal ?

– Oui, c’est ça .

– J’ai vu un gros chat roux malodorant ces derniers jours .

– Ah,  ça ne correspond pas a celui que nous cherchons, mais merci quand même.

– Gardez cela pour vous… Je suis la concierge de cet immeuble et j’ai des yeux partout . Je peux vous affirmer que dans la nuit, il y a de drôles de bêtes qui rôdent autour de la résidence .

– Où peut-on les trouver ?

– Eh bien ,elles passent dans cette ruelle et se dirigent aux alentours de 3 h vers la ferme du vieux Joseph .

– Merci de votre renseignement . »

Stéphanie et Pierre se dépêchèrent de remonter dans la voiture mais arrivés à la moitié du chemin,  la route était tellement terreuse qu’ils durent descendre et continuer à pied .

Au bout d’une demi-heure, ils arrivèrent à la ferme et ils trouvèrent le fermier. Ils lui expliquèrent la situation en omettant bien le passage sur les analyses .

Vers 19 heures, les pièges étaient prêts et Pierre et Stéphanie s’étaient armés. Ils avaient insisté pour que Joseph reste à l’intérieur de sa maison pour des raisons de sécurité .

Aux alentours de trois heures du matin, les deux amis aperçurent plusieurs formes se dessiner au loin …

« – Il n’était pas censé y avoir une bête ? Demanda-t- elle.

– … »

Les silhouettes étaient de plus en plus distinctes et quand elles passèrent dans la cour à la lumière et les deux amis furent épouvantés par la laideur ces grandes bêtes aux yeux rouges dont les dents sortaient de leur gueule. Ils allèrent directement au poulailler et tout de suite après qu’ils furent entrés, un piège se referma sur un chat.  Stéphanie et Pierre sortirent de leur cachette et tirèrent sur les chats. Ils en tuèrent deux mais ils ne réussirent pas à tuer les autres , qui étaient trop robustes. Ils furent obligés de les enfermer à l’intérieur de la grange. Ils montèrent au premier étage, mais il n’y avait aucune issue. Allaient-ils être piégés ? Les chats arriveraient-ils à forcer le barrage devant la porte ? Il y eut des grattements puis un bruit assourdissant. La barricade avait cédée. Puis plus rien …

Stéphanie et Pierre avaient la gorge sèche, les muscles tétanisés. Puis, une silhouette bondit sur eux .

Pan ! Pierre avait tiré sur un chat. Il se passa plusieurs minutes sans aucun bruit et ils se dirent qu’il n’y avait que 4 chats . Ils descendirent l’escalier. Un chat tapi dans l’ombre bondit sur Stéphanie et elle perdit son arme. Elle fut propulsée à plusieurs mètres et  se cogna la tête. Le chat s’attaqua ensuite à Pierre et le mordit sauvagement à la jambe. Stéphanie prit son courage à deux mains et attrapa une fourche. Elle l’enfonça dans la tête du monstre.

Pierre murmura :

«-Merci… »

Stéphanie jeta un coup d’œil dans la grange et aperçut tous les cadavres qui gisaient sur le sol .

« Il ne faut pas que les villageois les voient, Pierre.

– Rentre au village, Stéphanie ne t’inquiète pas, je m’en occupe.  Il faut que tu fasses nos valises.  Dès que je rentre à l’hôtel, nous devrons partir pour Paris .

-D’accord, mais fais bien attention ! »

Quand Stéphanie fut partie , Pierre rassembla les corps inanimés et à l’aide d’un briquet qu’il trouva dans sa poche , il mit le feu aux animaux . Une fois que le feu eut bien pris, il se retourna et prit la direction du village . Il arriva devant l’hôtel et vit que Stéphanie l’attendait dans la Clio garée sur le parking.

« Ouvre, Stéphanie .

– Oui,oui voilà.

– On y va maintenant ?

– Les valises sont dans le coffre, donc on peut y aller.

– Emmène-nous au laboratoire, j’aimerais vérifier quelque chose . »

Stéphanie s’engagea sur la petite route qui quittait le village et quelques instants plus tard,  elle se gara devant le laboratoire.  Ils rentrèrent et Pierre saisit la pile de feuilles entassées sur le bureau et il entreprit de trouver les fiches correspondantes aux analyses faites sur les souris.

«- J’ai trouvé !!! Les souris ont reçu une dose d’ankylon et du sparafon , c’est donc normal que les chats aient muté.»

Quelques mois plus tard …

«- Monsieur le maire !

– Qu’y a-t-il ?

– J’ai aperçu une bête roder près de ma ferme !

– Joseph, nous avons le droit à ce refrain tous les mois . Allez voir un médecin et reposez-vous bien,vous travaillez trop .

– Mais je vous assure que j’ai vu quelque chose !

– Au revoir,  Joseph … »

 


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