LE TUNNEL DE SORTIE

25 11 2013

Tunnel de sortie

Tout a commencé le jour où des phénomènes étranges se sont produits . Mon père rentrait vers minuit tous les soirs. Il ne voulait pas parler de ce qu’il faisait. Je savais juste qu’il devait surveiller une expérience qui avait mal tourné . Des rumeurs se firent dans la ville comme quoi des hommes auraient un comportement étrange. Un jour, en faisant les courses, je vis un homme verdâtre qui faisait fuir la foule devant moi. L’homme était âgé d’une trentaine d’années, il était complètement perdu et avait un comportement bizarre. Une voiture noire arriva et des hommes en sortirent ; ils neutralisèrent l’homme verdâtre. C’est alors que je vis mon père sortir de la voiture. Le soir, en rentrant chez moi, mon père n’était toujours pas rentré et il était presque 1h du matin. Le lendemain, je me réveillai et vis mon père. Il était au téléphone, il avait l’air inquiet, et dit :

« –   C’ est la quatrième attaque cette semaine .

– oui, je sais, mais cette chose et incontrôlable.

– quand comptez-vous prévenir la population ?

– quand on aura trouvé un remède .

– et si on ne trouve pas de remède ?

– alors il faudra faire évacuer l’île . »

De quelle attaque parlait–il et c’ était quoi, cette chose incontrôlable ? Je descendis prendre mon petit déjeuner et lui demandai :

« – Avec qui tu parlais au téléphone ?

– C’est confidentiel. »

Le jour où je donnais le journal à mon père avec en gros titre « une épidémie en Angleterre », il m’emmena dans l’abri anti-nucléaire et me donna des consignes de rester dans l’abri jusqu’à son retour. Je lui posai plein de questions :

« – Qu’est-ce qu’il se passe dehors ?

Bon je vais te dire de ce dont je parlais au téléphone hier.

– C’est quoi?

– Une épidémie se propage en Angleterre et les hommes se transforment en monstre et contaminent tout le monde.

– Mais toi, tu vas où ?

– Je vais sur le continent pour travailler mais je ne peux pas t’emmener car le président a ordonné que personne ne sorte de l’île s’il n’est pas militaire. Ils n’ont pas envie que la maladie se propage partout.

Il partit en refermant la porte derrière lui. Ça faisait bizarre d’être enfermé dans un abri avec des gens autour qui deviendraient plus tard des monstres.

Cela faisait déjà trois jours que j’étais enfermé et aucun signe de l’extérieur, juste des  bruits effrayants.

Au bout d’une semaine, toujours aucun signe et la nourriture commençait à manquer. Alors je décidai d’aller chercher de la nourriture à l’extérieur mais avec cette chose, ça allait être difficile. Alors je cherchais une arme dans l’abri. Je trouvais une malle pleines d’armes et de munitions. Je pris toutes les précautions : des gants pour ne pas être contaminé, un couteau, une combinaison super solide, deux grenades et un fusil à pompe. Une fois dehors, tout était ravagé, il n’y avait personne. Je marchai dans la ville avec précaution par peur que quelqu’un me saute dessus. Je sursautai et chargeai le fusil. Derrière l’immeuble, une silhouette étrange courait… Un animal peut-être, une chose trouble, mystérieuse, qui ne voulait pas se montrer.  Je continuais ma route jusqu’au magasin. La porte était ouverte donc je rentrai et pris tou ce qu’il y avait de meilleur. Au fond du magasin, ils y avait du bruit. Je pris mon courage à deux mains et allait voir ce qu’il se passait. Il y avait plusieurs personnes debout qui parlaient. Elles se retournèrent :   c’était des monstres. Je criai puis je partis en courant dehors. J’étais trop loin pour retourner à l’ abri alors je courai à la mer pour essayer de m’enfuir en espérant qu’ils ne savaient pas nager. Une fois dans l’eau, ils s’arrêtèrent brusquement. Ils avaient peur de l’eau. Après une longue hésitation, ils se décidèrent à y  rentrer . Je me dis que j’étais foutu mais non ! les monstres commencèrent à se dissoudre dans l’eau, jusqu’à disparaitre entièrement. Je revins sur la terre ferme et rentrai à l’ abri avant que la nuit tombe. A peine arrivé, j’entendis mon portable sonner. C’était mon père. Il avait eu le droit de me téléphoner. Il me demanda si tout allait bien et je lui racontai ce qu’il s’était passé. Il me dit d’aller dans un immeuble connu. J’étais à l’abri au dernier étage d’un immeuble bien barricadé, quand je vis un groupe d’infectés courir devant moi. Je courus aussi pour prendre un extincteur afin de les tuer. Le froid les glaça si bien que je n’avais plus qu’à leur exploser le crâne à coups de crosse de fusil. J’entendis le bruit des canadaires qui bombardaient le pays. Je vis beaucoup d’infectés imploser après un contact prolongé avec l’eau.

Une heure plus tard, je donnais mon signalement aux militaires pour qu’ils viennent me chercher en hélicoptère et me conduire en France . A mon arrivée, ils firent une batterie de tests afin de voir si j’étais contaminé par cette «foutue»bactérie . Ils se rendirent compte que j’étais pour l’instant la seule survivante de l’Angleterre.

Cinq mois plus tard, j’allais voir mon père au travail et je le vis inanimé par terre avec la porte du tunnel qui reliait l’Angleterre à la France ouverte.

redac couv2


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