Clavardage avec Jérôme NOIREZ

12 03 2015

jnoirezCet après-midi, il a fallu courir jusqu’en B16 pour honorer le rendez-vous fixé entre la 4è 1 et Jérôme NOIREZ, auteur du Prix des Collégiens.

Encore essoufflés, les élèves sont rentrés rapidement en action et le dialogue a pu commencé…

Voici ce qu’ils se sont raconté…

ATTENTION! Le script se lit de bas en haut!

Clavardage entre Jérôme Noirez et les élèves du Collège Cousteau à Séné (Aude Aubry)

Le 12 mars 2015

 

  • admpdc : Merci à tous, passionnant.x
  • Jérôme Noirez : Merci à vous. Bon courage pour le concours.x
  • Mme AUBRY : Merci pour ces conseils! Nous vous tiendrons informés de la suite des événements! Je crois que l’entretien se termine. La classe de 4è1 vous un bon après-midi!x
  • Jérôme Noirez : Et je disais : pour moi, l’écrit tient plus du visuel (photo, cinéma) que du théâtral. Enfin, relisez-vous à voix haute. L’oral met en lumière les faiblesses de l’écrit.x
  • Jérôme Noirez : Zut, j’ai dû dépasser le nombre de caractères permis.x
  • Jérôme Noirez : C’est toujours difficile de donner des conseils « génériques ». Le plus important : n’imitez pas. Trouvez votre propre musique. L’écriture littéraire a peu à voir avec l’écriture « scolaire ». Vous êtes libres de vous exprimer comme vous l’entendez, tant que c’est audible pour un lecteur. Méfiez-vous des métaphores, trop de métaphores et c’est l’indigestion. Si vous avez des dialogues, faites des pauses dans vos dialogues, revenez aux attitudes de vos personnages. Pour moi, l’écrit tientx
  • Mme AUBRY : Nous sommes inscrits à un concours de nouvelles fantastiques et également plongés dans l’écriture… Avez-vous des conseils d’écriture à nous donner? x
  • Jérôme Noirez : Enfant, je voulais être entomologiste (personne qui étudie les insectes). J’aime le monde animal, énormément, de plus en plus. Donc, si je devais me reconvertir, j’irais vers les animaux. x
  • Mme AUBRY : Manon/Amaury : quel était votre métier rêvé, enfant? Pour la reconversion, avez-vous une idée de ce que vous pourriez faire après le métier d’écrivain? x
  • Jérôme Noirez : Vous êtes déjà stressés par la retraite ? La vache ! Non, le métier d’écrivain n’est pas rémunérateur. Il l’est pour une infime minorité d’auteurs à laquelle je n’appartiens pas. En théorie, nous avons une retraite. Et je trouve l’idée de prendre sa retraite un jour ou l’autre agréable. Rien n’est pire que les « vieux » qui s’accrochent à l’écriture surtout quand ils n’ont plus rien à dire. x
  • Mme AUBRY : Question très terre à terre de plusieurs élèves : le métier d’écrivain est-il rémunérateur? L’écrivain peut-il espérer avoir une retraite (question posée par des ados stressés!)? x
  • Jérôme Noirez : J’aimerais bien voyager pour les besoins d’un livre. Le voyage pour le voyage ne m’intéresse guère. Faute de temps et d’argent, je voyage depuis mon bureau… Une vie sociale, oui ! Heureusement. Et une vie « corporelle » aussi. Je suis du genre agité. J’ai toujours eu du mal à reste assis. Alors, je marche beaucoup quand je ne travaille pas. x
  • Mme AUBRY : Interrogation : l’écrivain reste-t-il cloitré chez lui ou bien voyage-t-il (pour les besoins du livre?). A-t-il une vie sociale??? x
  • Jérôme Noirez : L’envie d’avoir comme théâtre la grande crise de 29. C’est un moment incroyable, aussi épouvantable qu’une guerre et en même temps qui porte avec lui un vent de liberté. C’était parfait pour cette histoire. x
  • Mme AUBRY : Amaury : retour à l’intrigue : pourquoi Desolation Road au début du 20ème? x
  • Jérôme Noirez : Merci Manon. I’m so sorry about that… x
  • Mme AUBRY : Manon est choquée mais ne vous en veut pas! x
  • Jérôme Noirez : Jolie faute d’orthographe dans mon dernier message… x
  • Jérôme Noirez : Ah, pardon, je n’avais pas bien compris la question. Il y a en vérité beaucoup de livres qui comptent pour moi, et il me saurait terriblement difficile d’un choisir un. A l’âge de quinze ans, MON livre, mon livre de chevet, c’était Voyage au bout de la nuit de Céline. A vingt ans, c’était Ulysse de Joyce. Et puis il y a eu Ada de Nabokov. Et puis… un tas d’autres. x
  • Mme AUBRY : Julien repose la question : quel est le livre que vous avez préféré Lire, en dehors de ce que vous avez écrit? x
  • Jérôme Noirez : Question à laquelle j’ai toujours le plus grand mal à répondre. Disons que je suis particulièrement satisfait de Desolation road. Il contient tout ce que je voulais y voir. x
  • Mme AUBRY : Quel est VOTRE livre préféré? x
  • Jérôme Noirez : Un roman intitulé Fleurs de dragon. Mais Desolation road arrive en second sur le podium. x
  • Mme AUBRY : Pauline : lequel a eu le plus de succès? (suggestion de lecture!!) x
  • Jérôme Noirez : Il n’y a pas un livre en particulier. J’aime l’instant de l’écriture. Je ressens du plaisir à écrire. Quand le roman sort en librairie, je suis déjà plongé dans une nouvelle histoire, et c’est elle qui m’intéresse. x
  • Mme AUBRY : Manon : Quel livre avez-vous préféré écrire? x
  • Jérôme Noirez : Ce qui m’a poussé à écrire des histoires, c’est la simple envie de donner corps à ces histoires, de m’y enfoncer, de les accompagner, de les enrichir. J’aurais pu dessiner, faire l’acteur, réaliser, mais je ne sais pas faire tout ça. Je sais écrire. x
  • Mme AUBRY : Manon T. : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire des livres? x
  • Jérôme Noirez : Est-ce moi qui l’ai décidé ? Je crains que ce ne soit l’histoire, son réalisme, qui en ait décidé. Parfois, les choses s’imposent d’elles-mêmes. x
  • Mme AUBRY : Corentin : pourquoi avoir décidé de faire pendre June? x
  • Jérôme Noirez : Il pourrait s’agir du titre d’une chanson, mais ça ne se réfère à aucune chanson en particulier… x
  • Mme AUBRY : C’est le titre de la chanson? x
  • Jérôme Noirez : Parce que je souhaitais qu’il sonne comme le titre d’une chanson de blues. Je n’ai aucun problème à donner des titres anglais à mes romans quand le sujet s’y prête. x
  • Mme AUBRY : Johanne : pourquoi le titre est-il en anglais? x
  • Jérôme Noirez : Pourquoi ce nom ? Je n’en ai aucune idée. Je l’ai choisi parce qu’il sonnait bien à mes oreilles. Je ne cherche pas à donner de signification particulière aux noms des personnages. x
  • Mme AUBRY : Amaury : pourquoi le nom de Gayle pour incarner le journaliste? x
  • Jérôme Noirez : Non. En tout cas, pas directement. Par contre, il y a certainement des faits-divers qui sont proches de l’histoire du roman. Un couple amoureux qui n’a pas d’autre choix que de basculer dans la criminalité… On doit voir ça de temps en temps dans les journaux. x
  • Mme AUBRY : Maël : est-ce que cette histoire est inspirée de faits réels? x
  • Jérôme Noirez : D’abord, il faut une intention initiale. Ca peut être l’envie d’explorer un paysage, de donner vie à tel ou tel personnage, ou d’exprimer une émotion particulière. Autour de cette intention initiale viennent s’agréger d’autres idées, et peu à peu l’histoire se construit. x
  • Mme AUBRY : Amaury : comment se passe l’invention d’une histoire? x
  • Jérôme Noirez : Assez rapidement. En trois mois, recherches documentaires comprises. Sur d’autres livres, il m’arrive de passer une année, voire plus. x
  • Mme AUBRY : Nathan : en combien de temps avez-vous écrit Desolation Road? x
  • Jérôme Noirez : J’ai commencé à écrire des histoires quand j’étais au collège, donc vers l’âge de douze ans. x
  • Mme AUBRY : Manon: à quel âge avez-vous commencé à écrire? x
  • Mme AUBRY : Ca y est, ils arrivent! x
  • Mme AUBRY : Les élèves vont vous poser des questions via mon ordinateur projetées au tableau : je vous indiquerai en début de phrase qui pose la question. Je vais les chercher. x
  • Jérôme Noirez : Très bien. Je patiente. x
  • Mme AUBRY : Bonjour, les élèves vont arriver d’une minute à l’autre, le cours ne commence qu’à 14h10! x
  • Jérôme Noirez : Je suis en ligne. Bonjour. x
  • Mme AUBRY : Bonjour, x
  • admpdc : Bonjour à tous ! x

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