Incendies (2003) de Wajdi Mouawad : lecture analytique n° 1 : le notaire

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  1. Notaire

Jour. Été. Bureau de notaire.

HERMILE LEBEL. C’est sûr, c’est sûr, c’est sûr, je préfère regarder le vol des oiseaux. Maintenant faut pas se raconter de racontars : d’ici, à défaut d’oiseaux, on voit les voitures et le centre d’achats. Avant, quand j’étais de l’autre côté du bâtiment, mon bureau donnait sur l’autoroute. C’était pas la mer à voir, mais j’avais fini par accrocher une pancarte à ma fenêtre : Hermile Lebel, notaire. A l’heure de pointe ça me faisait une méchante publicité. Là, je suis de ce côté-ci et j’ai une vue sur le centre d’achats. Un centre d’achats ce n’est pas un oiseau. Avant, je disais un zoiseau. C’est votre mère qui m’a appris qu’il fallait dire un oiseau. Excusez-moi. Je ne veux pas vous parler de votre mère à cause du malheur qui vient de frapper, mais il va bien falloir agir. Continuer à vivre comme on dit. C’est comme ça. Entrez, entrez, entrez, ne restez pas dans le passage. C’est mon nouveau bureau. J’emménage. Les autres notaires sont partis. Je suis tout seul dans le bloc. Ici, c’est beaucoup plus agréable parce qu’il y a moins de bruit, l’autoroute est de l’autre côté. J’ai perdu la possibilité de faire de la publicité à l’heure de pointe, mais au moins je peux garder ma fenêtre ouverte, et comme je n’ai pas encore l’air conditionné, ça tombe bien.

Oui. Bon.

C’est sûr, c’est pas facile.

Entrez, entrez, entrez ! Ne restez pas dans le passage enfin, c’est un passage !

Je comprends, en même temps, je comprends qu’on ne veuille pas entrer.

Moi, je n’entrerais pas.

Oui. Bon.

C’est sûr, c’est sûr, c’est sûr, j’aurais bien mieux aimé vous rencontrer dans une autre circonstance mais l’enfer est pavé de bonnes circonstances, alors c’est plutôt difficile de prévoir. La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n’a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu’elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut. J’aimais votre mère. Je vous dis ça comme ça, de long en large : j’aimais votre mère. Elle m’a souvent parlé de vous. En fait pas souvent, mais elle m’a déjà parlé de vous. Un peu. Parfois. Comme ça. Elle disait : les jumeaux. Elle disait la jumelle, souvent aussi le jumeau. Vous savez comment elle était, elle ne disait jamais rien à personne. Je veux dire bien avant qu’elle se soit mise à plus rien dire du tout, déjà elle ne disait rien et elle ne me disait rien sur vous. Elle était comme ça. Quand elle est morte, il pleuvait. Je ne sais pas. Ça m’a fait beaucoup de peine qu’il pleuve. Dans son pays il ne pleut jamais, alors un testament, je ne vous raconte pas le mauvais temps que ça représente. C’est pas comme les oiseaux, un testament, c’est sûr, c’est autre chose. C’est étrange et bizarre mais c’est nécessaire. Je veux dire que ça reste un mal nécessaire. Excusez-moi.

Il éclate en sanglots.

SUPPORT

Wajdi Mouawad, Incendies (2003), "1. Notaire".

PRÉSENTATION ET SITUATION DU PASSAGE

Cette scène est la première scène de la première partie de la pièce Incendies.

Traditionnellement, une scène d’exposition a pour vocation de présenter le cadre spatio-temporel, les personnage et l’intrigue. Elle attise aussi la curiosité du spectateur ou du lecteur.

La scène d’exposition d’Incendies est mystérieuse, dans la mesure où elle apporte très peu d’informations, mais elle nous renseigne tout de même.

UNE INTRODUCTION ET UNE CONCLUSION REDIGEES PAR UN ELEVE

intro Incendies 2

intro Incendies 4

introduction Incendies 6

conclusion Incendies 2

conclusion Incendies 2bis

PROBLÉMATIQUES

En quoi cette scène présente-t-elle les caractéristiques d’une scène d’exposition ?

En quoi cette scène d’exposition est-elle originale ?

En quoi cette scène d’exposition est-elle tout de même traditionnelle ?

Quelles informations cette première scène apporte-t-elle ?

AI-JE BIEN LU ?

I. UNE PREMIERE SCENE QUI APPORTE DES INFORMATIONS.

  1. Le cadre.

a. Où se déroule cette scène ?

b. Quelles informations Lebel apporte-t-il en ce qui concerne le quartier ?

  1. La saison.

a. En quelle saison cette scène se déroule-t-elle ?

b. Dans la réplique d’Hermile Lebel, quelles expressions confirment cette information ?

c. Quel peut être l’intérêt de choisir cette saison ici ?

  1. Le personnage présent.

Qui est Hermile Lebel ?

  1. Monologue ou tirade ?

a. A partir de quelle phrase le lecteur sait-il qu’Hermile Lebel parle à quelqu’un ?

b. A partir de quelle phrase le lecteur sait-il qu’il parle à deux personnages ?

c. Pourquoi ses interlocuteurs ne parlent-ils pas ?

II. UNE PRESENTATION PARTIELLE DES PERSONNAGES.

  1. Les motifs de la convocation.

a. Pourquoi Hermile Lebel a-t-il convoqué les autres personnages ?

b. A quelle ligne utilise-t-il le terme précis désignant l’événement ?

c. Quel euphémisme ou quelle périphrase utilise-t-il à la ligne 6 pour désigner cet événement ?

  1. La mère.

a. Comment s’appelle la mère ?

b. De quel pays venait-elle ?

c. Hermile Lebel cite à six reprises un animal. Quel est cet animal ?

d. En quoi cet animal est-il associé à la mère ?

e. Que peut représenter cet animal ?

  1. Les relations entre la mère et les enfants.

a. Quelles expressions montrent que la mère n’était pas affectueuse avec les enfants ?

b. Lequel de ses deux enfants semblait-elle néanmoins préférer ? Quelle phrase le prouve ?

  1. Le silence de la mère.

a. Relevez les termes appartenant au champ lexical de la parole, des lignes 23 à 25 (« Elle m’a souvent parlé de vous (…) elle ne me disait rien sur vous. »).

b. Que révèle Hermine Lebel au sujet de la mère ?

  1. Les digressions.

La réplique d’Hermine Lebel contient deux digressions :

a. Des lignes 2 à 9 (« C’est sûr(…) ça tombe bien. »), de quoi parle-t-il ?

b. Des lignes 20 à 23 (« Ça m’a fait beaucoup de peine (…) un mal nécessaire. « ), de quoi parle-t-il ?

III. UN NOTAIRE ETONNANT.

  1. Le langage du notaire.

a. La réplique du notaire contient des tournures orales (des négations incorrectes). Relevez-les.

b. Relevez trois expressions qu’Hermine Lebel emploie à contre-sens. Corrigez ces trois expressions.

  1. Un notaire philosophe.

a. Quel est le temps verbal utilisé dans le passage suivant : «  l’enfer est pavé de bonnes circonstances, alors c’est plutôt difficile de prévoir. La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n’a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu’elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut » ?

b. Quelle est la figure de style utilisée dans les phrases suivantes :  » Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu’elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut » ?

  1. Les relations entre le notaire et la mère.

Les relations entre le notaire et la mère n’étaient peut-être pas que professionnelles…

a. Relevez une didascalie qui indique la grande émotion du notaire.

b. Quelle phrase répétée par le personnage révèle la nature de leur relation ?

c. Qu’a appris la mère au notaire ?

DES AXES ENVISAGEABLES.

  1. UNE PREMIERE SCENE QUI APPORTE DES INFORMATIONS.

  2. UNE PREMIERE SCENE MYSTERIEUSE. / UNE PRESENTATION PARTIELLE DES PERSONNAGES.

  3. UN NOTAIRE ETONNANT. / UN NOTAIRE COMIQUE.

LES NEUF IDÉES ESSENTIELLES

1. Cette scène d’exposition apporte des informations concernant le cadre spatio-temporel.

2. Un seul personnage est présent sur scène.

3. Nous pensons d’abord qu’il parle seul, avant de découvrir qu’il s’adresse à deux autres personnages.

4. Les motifs de la convocation sont dévoilés petit à petit.

5. Cette scène d’exposition apporte très peu d’informations concernant le personnage de la mère.

6. Les relations entre la mère et ses enfants semblent complexes.

7. le notaire nous apprend que la mère ne parlait plus.

8. Le notaire est un personnage ému, proche de la mère.

9. Le notaire est un personnage comique, qui ôte une bonne partie du caractère dramatique de la scène.

LES PROCÉDÉS

Je cite

Je nomme

J’explique

Bureau de notaire.

on voit les voitures et le centre d’achats.

l’autoroute.

j’ai une vue sur le centre d’achats.

l’autoroute est de l’autre côté.

Didascalie

Indications de lieu

La didascalie initiale précise dans quel lieu se déroule cette scène, de même que le titre : « 1. Le notaire ».

La tirade du personnage permet également d’imaginer le cadre, le hors-champ : le bureau du notaire se trouve dans un environnement peu agréable : un centre d’achats et une autoroute.

Été.

je peux garder ma fenêtre ouverte

je n’ai pas encore l’air conditionné

Didascalie

Champ lexical de la chaleur

La didascalie initiale apporte une information qui pourrait être anecdotique : elle précise la saison, l’été.

Deux passages de la tirade d’Hermile Lebel vont dans le même sens : il doit faire chaud.

Le choix de la saison s’explique sans doute par le fait que l’auteur a voulu insister sur le caractère lourd, pesant, de la situation : le notaire doit évoquer la mort de la mère des jumeaux (et sans doute la succession de celle-ci).

C’est votre mère

Je ne veux pas vous parler de votre mère

j’aurais bien mieux aimé vous rencontrer dans une autre circonstance

J’aimais votre mère. Je vous dis ça comme ça, de long en large : j’aimais votre mère. Elle m’a souvent parlé de vous. En fait pas souvent, mais elle m’a déjà parlé de vous.

Vous savez comment elle était

je ne vous raconte pas le mauvais temps que ça représente

Marques de la deuxième personne

Au début de la scène, le lecteur/spectateur peut penser que le notaire parle tout seul, qu’il s’agit d’un monologue, puisqu’il est seul sur scène et est le seul à parler.

Progressivement, des informations sont données : d’abord, nous apprenons qu’il parle à quelqu’un (« votre mère ») ; par la suite, nous devinerons qu’il parle à deux autres personnages (« Elle disait : les jumeaux ») ; enfin, qu’il s’agit d’un homme et d’une femme (« Elle disait la jumelle, souvent aussi le jumeau »).

Les impératifs nous permettent de remarquer que les deux personnages ne veulent pas ou hésitent à entrer : elles restent dans le hors-champ (hors-scène), malgré l’invitation réitérée du notaire.

Excusez-moi.

Entrez, entrez, entrez, ne restez pas dans le passage.

Entrez, entrez, entrez ! Ne restez pas dans le passage

Excusez-moi.

Impératifs

HERMILE LEBEL. C’est sûr, c’est sûr, c’est sûr, je préfère regarder le vol des oiseaux. Maintenant faut pas se raconter de racontars : d’ici, à défaut d’oiseaux, on voit les voitures et le centre d’achats. Avant, quand j’étais de l’autre côté du bâtiment, mon bureau donnait sur l’autoroute. C’était pas la mer à voir, mais j’avais fini par accrocher une pancarte à ma fenêtre : Hermile Lebel, notaire. A l’heure de pointe ça me faisait une méchante publicité. Là, je suis de ce côté-ci et j’ai une vue sur le centre d’achats. Un centre d’achats ce n’est pas un oiseau. Avant, je disais un zoiseau. C’est votre mère qui m’a appris qu’il fallait dire un oiseau. Excusez-moi. Je ne veux pas vous parler de votre mère à cause du malheur qui vient de frapper, mais il va bien falloir agir. Continuer à vivre comme on dit. C’est comme ça. Entrez, entrez, entrez, ne restez pas dans le passage. C’est mon nouveau bureau. J’emménage. Les autres notaires sont partis. Je suis tout seul dans le bloc. Ici, c’est beaucoup plus agréable parce qu’il y a moins de bruit, l’autoroute est de l’autre côté. J’ai perdu la possibilité de faire de la publicité à l’heure de pointe, mais au moins je peux garder ma fenêtre ouverte, et comme je n’ai pas encore l’air conditionné, ça tombe bien.

Ça m’a fait beaucoup de peine qu’il pleuve. Dans son pays il ne pleut jamais, alors un testament, je ne vous raconte pas le mauvais temps que ça représente. C’est pas comme les oiseaux, un testament, c’est sûr, c’est autre chose. C’est étrange et bizarre mais c’est nécessaire. Je veux dire que ça reste un mal nécessaire.

Digressions

Le notaire n’évoque pas d’emblée le sujet principal de la conversation : il commence par des considérations concernant le cadre, son bureau. A la fin de sa tirade, il se livre à une autre digression, qui cette fois concerne la pluie.

Habituellement, une scène d’exposition apporte des informations concernant le cadre, les personnages et l’intrigue.

Dans son pays

Le notaire apporte une information concernant la mère : elle est originaire d’un autre pays. Mais ce pays n’est pas nommé. Tout au plus sait-on que c’est un pays chaud, dans lequel il ne pleut pas beaucoup.

votre mère

votre mère

votre mère

La mère n’est jamais nommée. Elle n’est désignée que par cette seule expression : « votre mère ». Cette scène d’exposition est loin d’apporter toutes les informations habituelles.

je préfère regarder le vol des oiseaux. Maintenant faut pas se raconter de racontars : d’ici, à défaut d’oiseaux, on voit les voitures et le centre d’achats.

Un centre d’achats ce n’est pas un oiseau. Avant, je disais un zoiseau. C’est votre mère qui m’a appris qu’il fallait dire un oiseau.

C’est pas comme les oiseaux, un testament

Répétition

Isotopie

Parmi les digressions du notaire, on note la répétition du mot « oiseau ». A plusieurs reprises, il évoque cet animal, sans que l’on puisse, pour le moment, en comprendre l’intérêt. Nous en déduisons seulement que l’oiseau est lié à la mère : elle a appris au notaire à prononcer correctement le mot. L’oiseau est aussi opposé au cadre dans lequel le notaire travail : le centre d’achats et l’autoroute. On peut supposer que l’oiseau suggère la liberté. Sans doute doit-on s’attendre à le croiser dans la suite de la pièce.

à cause du malheur qui vient de frapper

Périphrase

Euphémisme

La scène d’exposition ne dévoile pas toutes les informations dès le début : la mort n’est évoquée qu’à la fin de la tirade. Avant d’utiliser le mot « mort », le notaire emploie des périphrases : « à cause du malheur qui vient de frapper » et «  j’aurais bien mieux aimé vous rencontrer dans une autre circonstance ». Il s’agit d’informer le lecteur/spectateur progressivement.

La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n’a pas de parole.

Répétition

Anaphore

La répétition est une figure d’insistance. Jusqu’alors, le notaire n’avait pas prononcé le mot, mais utilisé des périphrases. Au moment où il donne plus clairement l’information, il utilise une anaphore afin de souligner la gravité de la situation.

Elle m’a souvent parlé de vous. En fait pas souvent, mais elle m’a déjà parlé de vous. Un peu. Parfois. Comme ça. Elle disait : les jumeaux. Elle disait la jumelle, souvent aussi le jumeau. Vous savez comment elle était, elle ne disait jamais rien à personne. Je veux dire bien avant qu’elle se soit mise à plus rien dire du tout, déjà elle ne disait rien et elle ne me disait rien sur vous.

Les deux personnages à qui le notaire s’adresse ne sont désignés par que l’expression « les jumeaux ». Ils ne sont pas nommés. La scène d’exposition reste très mystérieuse. Surtout, elle montre que la mère était peu proche de ses enfants.

A plusieurs reprises, le notaire évoque ce que disait la mère. Il répète la même expression (« elle disait »). Mais le lecteur/spectateur découvre surtout que la mère parlait très peu.

les jumeaux.

la jumelle

le jumeau.

Désignation des deux personnages présents

Elle m’a souvent parlé de vous.

En fait pas souvent, mais elle m’a déjà parlé de vous.

Elle disait : les jumeaux. Elle disait la jumelle, souvent aussi le jumeau.

elle ne disait jamais rien à personne. Je veux dire bien avant qu’elle se soit mise à plus rien dire du tout, déjà elle ne disait rien et elle ne me disait rien sur vous.

Champ lexical de la parole

Maintenant faut pas se raconter de racontars

C’était pas la mer à voir

C’est sûr, c’est pas facile.

C’est pas comme les oiseaux

Tournures orales

Certaines négations prononcées par le notaire sont grammaticalement fautives. Il a un langage qui ne correspond pas à sa fonction, à son rang social.

Il détourne des expressions populaires, très mal utilisées : « faut pas se raconter de racontars » au lieu de « il ne faut pas se raconter d’histoires », « C’était pas la mer à voir » au lieu de « ce n’est pas la mer à boire », « l’enfer est pavé de bonnes circonstances » au lieu de « l’enfer est pavé de bonnes intentions ».

C’est un personnage comique malgré lui, qui apporte une touche de détente dans ce climat très tendu (il est question de mort, il faut chaud).

faut pas se raconter de racontars

C’était pas la mer à voir

l’enfer est pavé de bonnes circonstances

Tournures incorrectes

l’enfer est pavé de bonnes circonstances, alors c’est plutôt difficile de prévoir. La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n’a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu’elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

Présent de vérité générale

Le notaire commente la situation, en philosophant. Il ne s’en tient pas à son rôle de notaire, qui est de transmettre un testament ou de faire connaître les conditions d’une succession, après un décès.

Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu’elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

Personnification

La mort se trouve personnifiée, dans ce passage. Le notaire prononce des maximes, des commentaires assez généraux sur la question de la mort.

J’aimais votre mère

j’aimais votre mère.

Répétition

Le notaire insiste sur les sentiments qu’il éprouvait à l’égard de la mère des jumeaux. Son attitude est surprenante, dans la mesure où un notaire se doit d’avoir une attitude distante, neutre.

Il éclate en sanglots.

Didascalie

A la fin de la scène, Hermile Lebel s’écroule. Même si par certains côtés la scène revêt des aspects comiques, elle est très intense. Il est surprenant de voir que le notaire pleure. Habituellement, un notaire a une attitude distante, professionnelle. Son affliction prouve qu’il avait de réels sentiments pour la mère des jumeaux (dont il dit à deux reprises qu’il « l’aimait »).