Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : la structure du roman

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Un roi sans divertissement re?sume?

QUESTIONS DE L’EXAMINATEUR

Comment le roman est-elle construit ?

Qui sont les narrateurs ?

L’histoire est-elle racontée de façon chronologique ?

A quel genre littéraire appartient ce roman ? Roman policier ?

LE DECOUPAGE DU ROMAN

Le roman n’est pas découpé en parties ou en chapitres.

Néanmoins, on peut distinguer trois parties :

I. M. V.

Hiver 1843. Beaucoup de neige. Aux environs du 16 décembre, Marie Chazottes disparaît. Bergues part en vain sa recherche.

Le dimanche suivant, un des cochons de Ravanel est retrouvé couvert de sang, entaillé avec une lame tranchante. Bergues suit les traces de l’homme mais revient bredouille. Il est fasciné par le sang sur la neige (allusion à Perceval). La peur s’installe dans le village.

Pendant l’été, au cours d’un violent orage, Bergues voit un homme qui s’est réfugié sous le hêtre. Il l’appelle, l’homme le rejoint sous un hangar. L’homme dit qu’il est de Chichiliane.

Hiver 1844. Bergues disparait, manifestement attiré dehors pendant son repas. On prévient les gendarmes. Arrive au village une petite compagnie de six gendarmes cheval, avec un capitaine nommé Langlois. Langlois s’installe au Café de la route. On recherche Bergues, en vain. Tout le monde se barricade. Malgré cela, Callas Delphin-Jules, le mari d’Anselmie, qui était allé se poser sur le fumier disparaît à son tour.

Aux premiers jour de mai, Langlois s’en va.

Hiver 1845. Langlois revient, seul. il s’installe au Café de la route. Ce Café de la route est tenu par Saucisse, une vieille lorette de Grenoble.

Langlois s’intéresse beaucoup aux préparatifs de la messe de minuit, et aux ornements sacerdotaux. Il protège les villageois, mais a la certitude qu’il ne se passera rien, car le meurtrier a trouvé un « divertissement suffisant ».

Février. Frédéric II, un matin, décide de bricoler. Il a besoin de bois et va la scierie. Arrivé près du hêtre, il voit un homme qui en descend. Il y monte à son tour, et découvre dans une sorte de nid formé le cadavre de Dorothée, dont il venait de voir la fenêtre éclairée. Il se lance à la poursuite de l’homme, à travers les vastes espaces enneigés, jusqu’à un village. L’homme entre dans une maison. Frédéric apprend le nom de ce village Chichiliane, et le nom de l’homme, M. V. Revenu au village, il avertit Langlois de ce qu’il a découvert. On retrouve dans le hêtre, outre le cadavre de Dorothée, les ossements de Marie Chazottes, de Bergues et de Delphin-Jules. Langlois part à Chichiliane avec Frédéric et deux gendarmes. L’homme sort. Langlois le suit, avec Frédéric et les deux gendarmes. Langlois tire sur l’homme, et déclare que c’est un accident (tout cet épisode est raconté par Frédéric).

II. LE LOUP.

Printemps 1846 (un an après). Langlois revient. Il était changé Il est nommé commandant de louveterie. Il s’installe de nouveau chez Saucisse mais projette de faire construire un bongalove. Il se montre à la fois austère et cassant. Comme on est très impressionné par ce nouveau Langlois, on s’adresse lui par l’intermédiaire de son cheval. Langlois s’intéresse de nouveau aux ornements sacerdotaux, sans que l’on comprenne pourquoi.

Vers la fin de l’été, Langlois recoit la visite d’un procureur royal. Tous deux décident de nommer capitaine de louveterie Urbain Timothée, de Saint-Baudille, le chatelain, dont la femme, Mme Tim, est une belle créole, qui mord dans la vie pleines dents.

L’hiver, et avec lui la neige, le froid, et la peur. On signale des loups, parmi lesquels un vieux routier qui égorge un cheval et une vache, éventre treize brebis pour le plaisir et emporte la quatorzième. Langlois organise des duos de cors de chasse et une battue qui est une véritable cérémonie : onze cors, le procureur royal, les quatre-vingts hommes du village, chacun à son poste, et Saucisse et Mme Tim en grande toilette. Le loup, appelé par le narrateur Monsieur, est acculé dans le fond de Chalamont. Langlois le tue, exactement comme il avait tué M. V.

III. LANGLOIS

Vingt ans après. En 1867-1868, Saucisse n’est plus au Café de la route. Elle habite au bongalove avec Delphine. Saucisse a près de quatre-vingts ans, Delphine quarante. Delphine, tout en regardant le parapluie rouge du colporteur, discute avec Saucisse dans un véritable affrontement, à propos de Langlois. Langlois reste un mystère que le narrateur (qui fait partie ici du groupe qui entoure Saucisse) cherche à élucider. Saucisse se met alors à parler de Langlois.

1847. Cinq mois après la battue au loup, Langlois demande à Mme Tim et Saucisse de lui donner l’occasion d’entrer chez une femme qui élève seule son petit garcon, en lui commandant de l’ouvrage. Cette femme (qui est évidemment Mme V., mais cela n’est jamais précisé) habite un village du versant du Diois qui n’est pas Chichiliane et qui ne sera pas nommé. L’affaire se passe comme prévu, et la commande est acceptée : même si la femme a quelques inquiétudes, elle ne se doute de rien.

Pendant l’été, Mme Tim invite Langlois et Saucisse à une fête à Saint-Baudille, le 6 août. On découvre à cette occasion les trois filles de Mme Tim : Cadiche, Arnaude et Mathilda. Une chambre est préparée pour Langlois.

Deux mois après, l’automne. Langlois fait construire le bongalove, avec un labyrinthe de buis, comme à Saint-Baudille.

L’hiver, la neige. Langlois annonce qu’il va se marier. Il demande à Saucisse de lui trouver quelqu’un, n’importe quel genre. A condition que ce ne soit pas une brodeuse. Saucisse prépare un repas pour Langlois et Mme Tim, pour organiser le mariage. Le procureur aussi est mis au courant.

Au printemps 1848, Langlois et Saucisse partent pour Grenoble. Langlois invite Saucisse diner en ville, dans un restaurant de luxe. Il fume un cigare. Saucisse se met en chasse. Elle trouve Delphine. Langlois la renvoie pour qu’elle s’occupe des derniers préparatifs du bongalove.

Il arrive avec Delphine le 8 ; le 9, il va la carrière du col. Delphine range les boites de cigares de part et d’autre de la glace de la cheminée.

Automne. Dès la première chute de neige (le 20 octobre), Langlois va chez Anselmie, lui demande de couper la tête à une oie et la regarde saigner dans la neige. C’est Anselmie qui raconte cet épisode. La fin n’est pas entièrement connue : Langlois a dû, rentré chez lui, ouvrir la boite de cigares et sortir pour fumer. Mais il fumait une cartouche de dynamite et « il y eut, au fond du jardin, l’énorme éclaboussement d’or qui éclaira la nuit pendant une seconde ».

Le roman se termine avec une citation empruntée aux Pensées de Pascal : « Un Roi sans divertissement est un homme plein de misères. »

LES NARRATEURS, LES POINTS DE VUE

Plusieurs voix narratives se succèdent dans le roman (http://www.site-magister.com/roi.htm#axzz4OeIArK86) :

pronoms époque de la narration époque de la fiction commentaires
Je = le narrateur. 1946 1843 Jusqu’ici cette alternance nous fait partager les angoisses d’une famille du village et le point de vue supérieur d’un narrateur qui prépare ses thèmes.
On, Nous = collectivité villageoise. 1843 1843
pas de narrateur apparent.
p. 80 :  Je = Frédéric.
1845 1845 Au cours de la poursuite de M.V., les parenthèses nous font pénétrer dans la pensée de Frédéric.
Nous, On = des vieillards
Je = l’un d’eux.
1916 1846 Entre le Narrateur et l’histoire, s’installent des relais : ainsi ces vieillards qui, « à une certaine époque », « il y a plus de trente ans », lui ont parlé de Langlois.
Je = Saucisse. 1868 1847 Saucisse parle plus de vingt ans après les faits : elle s’adresse à ceux de son village, qui ont conservé une vive curiosité à l’égard des événements passés.
Je = Anselmie. 1868 1847 Rapporté par Saucisse, le récit d’Anselmie nous fait voir par, par son regard borné, l’épisode pourtant essentiel de la décapitation de l’oie.
Je = le narrateur. 1946 1848 Pour le récit rapide du suicide de Langlois, on retrouve le narrateur, capable d’en interpréter le sens symbolique.

LA CHRONOLOGIE DU ROMAN

http://web2.crdp.ac-versailles.fr/pedagogi/Lettres/Giono/roi_chronologie.htm

Chronologie définie par rapport au narrateur principal

temps déclaré de l’écriture : 1946 (1er septembre – 10 octobre).
présent de la voix du narrateur principal : on peut postuler qu’il coïncide avec le temps de l’écriture.
Fernand Pierre est mort il y a trois ans (p. 50) = 1943.
« à une certaine époque il y a plus de trente ans » (p. 86) : témoignage des vieillards (lieu : le banc de pierre sous les tilleuls) = avant 1916 .
(Giono dans ses carnets situe ce temps tantôt vers 1920, tantôt en 1902).
Le problème pour Giono est de rendre vraisemblable le souvenir direct des conversations avec Saucisse vers 1868, près de 50 ans auparavant.
L’action du roman : 1843-1848 et vingt ans après

décembre 1843

p. 13 « 43 (1800 évidemment). Décembre ». voir modalisation pour « évidemment »
p. 16 : jour de l’enlèvement de Marie Chazottes : « vers les trois heures de l’après-midi »
p. 19 : c’était dimanche » « messe dix heures du matin » : coup de fusil : enlèvement raté de Ravanel Georges qui va vérifier sur ordre de son père le bruit des gorets
p. 24 : nuit de dimanche à lundi : terreur, « démarrage » de Bergues
p. 26-27 : nuits (sur le mode itératif)
1844

p. 32 : « ce printemps de 44 » : curage du canal : boue puante contre le hêtre (concession à la vraisemblance : pour empêcher le hêtre de se révéler par l’odeur).
p. 33 : « au cours de l’été il y eut de nombreux orages » : Frédéric II voit « l’homme dénaturé » adossé au tronc du hêtre.
p. 35 : « on eut ensuite de très belles journées. »
p. 39 : {description des arbres en automne] « ce qui n’empêcha pas l’hiver 1844 d’arriver. »
p. 40 : disparition de Bergues
p. 40 : « on s’inquiéta au bout de quatre ou cinq jours. »
p. 44 : « au bout de quinze jours, Langlois rentra au Café de la route. »
p. 45 : l’après-midi où Callas Delphin fut rayé de la surface du globe. »
p. 45 : après huit jours de jurons et de courses dans les bois. »
p. 49 : « Langlois décampa les premiers jours de mai. »
« Beaucoup de gens qui ne dormaient plus depuis trois mois.. ».
p. 50 : juin 44 : Richaud Marie passe un acte devant notaire pour assurer une rente au père de Sazerat (né en 1834, avait quitté l’école en 1839).
p. 50 : juillet 44 : legs de Coursier à la famille de René Martin.
p. 51 : « pendant le printemps et l’été 44 » « tentative de vivre en dehors du système ordinaire ».
p. 51 « dès le début de l’hiver, Langlois revint ».
p. 53 : « novembre et décembre ».
p. 53 : « vers les alentours de Noël, le temps se releva ; il y eut même quatre à cinq jours de vrai soleil (…) On carillonna la fête. »
p.53-54 : discussion de Langlois et du curé. La messe de minuit.
1845

p. 59 « on avait donc passé novembre et décembre sans drame. Paisiblement, janvier s’aligna jour après jour très lentement »
« On commença février. Ce n’était pas fini mais, on pouvait compter qu’en mars déjà… »
p. 59 : [fin février] « un matin » : Frédéric II voit M.V. descendre du hêtre. découverte du cadavre de Dorothée.
p. 65 : huit heures du matin.
p. 74 : Chichiliane : « midi sonnait. »
« Le clocher a très vite sonné une heure. »
p. 75 : « depuis ce matin il n’a que son café dans le ventre. »
p. 76 « Frédéric II arriva au village à six heures. »
p. 82 : « le jour se lève ». > expédition de nuit.
p. 86 : Langlois exécute M.V.
p. 50 12 naissances « en mars avril 45 » = les vieillards.
1846

p. 86 : « un an après en 46 » « vers la fin du printemps au crépuscule du soir » : retour de Langlois.
p. 90 : opposition de 1846 à 1845 : « du temps de la chose » vs maintenant.
p. 97 mardi, mercredi, jeudi, samedi, lundi: approche de Martoune par Langlois.
p. 99 Le soir même, visite chez le curé.
p. 101 : vers la fin de l’été : visite du procureur.
p. 110 : un beau jour à deux heures de l’après-midi… On était fin octobre : visite de Langlois à Saint-Baudille pour porter à M. et Mme Tim leurs lettres patentes de capitaines de louveterie.
p. 119 : dès six heures : début de la battue aux loups.
p. 123 : « le jour se levait..dans l’aube fumeuse de sept heures du matin.. » « dans un dimanche insolite. » (p. 124)
p. 131 : midi.
p. 132 : « la lumière de l’après-midi vire vite au sombre ».
Langlois tue le loup dans le val de Chalamont p. 144 à la lueur des torches.
1847

p. 185 : arrivée du procureur.
« passent huit jours. Vous faisiez les foins. » : arrivée de Mme Tim.
« passent huit jours ; je vois arriver le procureur. C’était huit heures du matin. »
p. 186: juillet (époque des « rates »): « passent huit jours. c’est Mme Tim. »
« trois heures de l’après-midi : le procureur.
p. 187 : « passent huit jours…Ni Mme Tim et le procureur, mais moi, cette fois ». Il est quatre heures de l’après-midi ». Langlois est sorti en laissant ses pantalons soigneusement pliés.
p. 188 : « passent huit jours. C’est Mme Tim (…). Elle l’invite.(…) Elle m’invite.
cf p. 189 : « c’est le 3 août »    p. 188 : « Et là, Langlois se remet à sourire. »
p. 191 : « le matin du 6 » : départ de Langlois et de Saucisse sur le cheval.
p.146 : à Saint-Baudille, Langlois passe « trois jours de promenades heureuses. »
retour p. 206.
« deux mois après, à l’automne » p. 206: construction du Bongalove et du labyrinthe en buis.
« L’hiver, la neige. On abandonna le chantier » p. 207.
p. 211 : Langlois décide de se marier. Il a 56 ans.
« un autre jour par grand gel » : Langlois va « prendre l’air » et demande une perdrix aux choux
Dîner à trois avec Saucisse et Mme Tim.
p. 224 : « la semaine d’après ».

(la frontière entre l’année 1847 et l’année 1848 est difficile à déterminer)

1848

p. 225 : « Mme Tim revint quatre ou cinq fois. Le procureur quatre ou cinq fois. Langlois alla à Saint-Baudille une fois ou deux ».
p. 225 « au printemps » : Langlois et Saucisse prennent la patache pour Grenoble.
p. 228 « il y avait plus de quinze ans » que Saucisse n’y est pas venue (contradiction apparente avec la p. 121 : « il y avait au moins dix ans qu’elle était parmi nous » ou Saucisse n’est pas venue directement de Grenoble au village : en 1832 départ de Grenoble, en 1836 arrivée au village). La date approximative de 1836 est plus conforme à la p. 52 : « ces femmes-là, sur la fin de leur gloire, consolèrent tout le contingent des vieux officiers subalternes retour d’Algérie et du paradis d’Allah. »
On dira que l »empilement des subjectivités narratives (Saucisse racontant à ceux qui deviendront les vieillards du banc sous les tilleuls qui racontent au narrateur témoin) vraisemblabilise les flottements du système de réferences temporelles…
p. 232-33 : 1 jour de recherche.
p. 234 : « Le lendemain matin, Langlois tape à la porte » [1er du mois, avril, mai ou juin]
p. 235 : « Occupe-toi du Bongalove. Ce qui reste à faire peut-être fini en cinq jours. Nous arriverons d’aujourd’hui en huit. »
p. 236 : « Ils sont arrivés ici le 8 ». « Le 9 au matin », Langlois est au col avec les Piémontais.
jour du suicide de Langlois
p. 240 « une toute petite neige d’automne (..) tomba le 20 octobre« 
Langlois demande à Anselmie de trancher le cou à une oie et part en lui laissant l’oie.
p. 243 « il tint le coup jusqu’après la soupe. »
p. 240 : « Le lendemain, nous étions près de cinquante chez Anselmie. »
> Le roman se termine le 21 octobre.
1868 (« au moins vingt ans après »)

p. 144 : Saucisse et Delphine au Bongalove.
Saucisse a environ 80 ans, Delphine 40 ans.
p. 145 « en 67-68, qui est à peu près l’époque où j’arrive. »
Saucisse : plusieurs étapes (p. 151) :
– du silence à la parole : D’abord elle s’est méfiée (…) Puis elle a dû se dire (…) en nous parlant elle s’apaisait. »
– la parole se déplace : « Au début elle nous répondit sans bouger de sa place, puis elle vint jusqu’à la barrière. Enfin, elle franchit la haie. »

 

  • Comment le roman est construit ?
  • Qui sont les narrateurs ?
  • L’histoire est-elle racontée de façon chronologique ?
  • A quel genre littéraire appartient ce roman ? Roman Policier ?

 

  1. Le roman est construit en trois parties :

I / MV : « il l’appelle » « il voit un homme »

II / Le loup : « monsieur » « Langlois le tue »

III / Langlois : « il demande à Saucisse » « Langlois va chez Anselmie »

  1. Il y a plusieurs narrateurs :

1° le narrateur = je

2° les villageois = nous/on

3° les vieillards = nous/on

4° Saucisse = je

5° Anselmie = je

6° Le narrateur = je

 

  1. Oui : – décembre 1943 : meurtre et enlèvement
  • 1844 : disparition inquiétante
  • 1845 : Frédéric II voit M.V. descendre du hêtre et exécution de MV par Langlois
  • 1846 : Langlois tue le loup
  • 1847 : année longue et sans importance
  • 1848 : Le suicide de Langlois

 

  1. Il appartient au genre fictif, ce n’est pas un roman policier car l’intrigue est pas élucidée

 

 

 

Comment le roman est-il construit ?

Qui sont les narrateurs ?

L’histoire est-elle racontée de façon chronologique 

A quel genre littéraire appartient ce roman ? Roman policier ?

Construction du roman :

Le roman est construit en trois parties, (que nous distinguons nous même mais que Giono n’a pas mentionné), qui toutes se terminent par une mise à mort effectuée par Langlois : M.V, le loup et lui-même. Il s’agit d’une juxtaposition de récits prit en charge par plusieurs narrateurs, relatant les trois parties citées précédement.

 

Structure narrative :

Dans ce récit les narrateurs sont nombreux :

N1 : le narrateur

N2 : les villageois (retour de N1 de temps à autre)

N3 : une voix narrative non- caractérisée

N4 : Frédéric

N5 : les villageois devenus vieux (intérrogés par N1)

N6 : l’un des villageois utilise le ‘’je’’

N7 : Saucisse raconte ses souvenirs sur Langlois

Polyphonie énonciative permet de démultiplier les points de vue sur Langlois, tout le monde donne son point de vue personnel sur Langlois, mais à aucun moment on ne connaît les pensées de Langlois lui-même.

Chronologie du récit :

L’hisoire n’est pas racontée dans l’ordre chronologique :

1946 : époque à laquelle le narrateur/auteur rédige le récit.

1916 : époque à laquelle le narrateur/auteur a recueilli les souvenirs des villageois devenus vieux.

1867/68 : époque à laquelle les villageois ont eux-mêmes recueilli les souvenirs de Saucisse (20ans après la mort de Langlois).

1843-48 : époque de l’hisoire de M.V et Langlois.

Giono a écrit ce récit car il en avait assez des récits écrits selon la continuité du temps.

 

Genre du récit :

Dans la première partie, le roman présente tous les aspects d’un roman policier : disparitions à répétition, arrivée d’un policier…

Dans la deuxième partie, le roman pourrait être qualifié de simple chronique à propos d’un village.

Dans la troisième partie, le roman peut être qualifié de roman philosophique et pousse à la réflexion.

  • Quelle est la particularité de la structure du roman d’un roi sans divertissement?
  • Un roi sans divertissement est-il un roman d’un nouveau genre ?
  • Peut- on qualifier Un roi sans divertissement de roman policier ?

 

  1. Le roman donne une certaine confusion apparente mais constitue bien trois parties différentes du récit.

 

  1. S’ouvre sur les évènements de 1843 à 1844.
  2. Langlois s’installe au café de la route , il va mettre en place une battue au loup.
  3. D’écrit le tragique ennuie de Langlois malgré les efforts désespérer de Saucisse le procureur et Mme.Tim pour le divertir

Le texte est encadré par un prologue et un bref épilogue situe en 1946

  1. Un roi sans divertissement est qualifié de roman contemporain mais pas seulement c’est aussi une chronique.

Chronique   Récit dans lequel les faits sont enregistrés dans l’ordre chronologique

Son incipit  souligne le cadre temporel avec une insistance frappante. Le deuxième paragraphe commence par le phrase  “En 1843-1844-1845, M.V. se servit beaucoup de ce hêtre”

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Dans le premier récit de la page 13 a 86 nous pouvons remarquer les caractéristiques d’un roman policier : -Les victimes semble être choisi selon leur caractéristiques communes : se déplacer seule ce qui les rendent vulnérables. L’arrivée d’un inspecteur  qui se prénomme Langlois.
  • Enquête / énigme (des disparitions inexplicables, des taches de sang) /
  • un détective ( Langlois)
  • Du « suspense » : le criminel se laisse apercevoir (pp. 21, 32-33), laisse des signes mystérieux (les cochons entaillés « de partout », p. 22),