Un Roi sans divertissement (1947) de Jean Giono : le sens du roman

Questions de l’examinateur:

-Quel sens donne Giono au titre Un roi sans divertissement dans son roman ?

-En quoi la dernière partie donne t-elle du sens au roman ?

-En quoi le lecteur doit-il faire un travail d’interprétation pour comprendre le sens du roman ?

-Quel sens donne Giono au titre Un roi sans divertissement dans son roman ?

Jean Giono nous donne un titre énigmatique, le lecteur ne comprend pas dès le début le sens d’ Un roi sans divertissement. C’est au fur et a mesure du texte que le sens s’éclaircie, jusqu’à l’explication de l’auteur a la fin du roman. En effet, Un roi sans divertissement renvoie à la phrase qui clôt le roman : «Un roi sans divertissement est un homme plein de misères », cette phrase est tirée aux Pensées de Pascal.

-En quoi la dernière partie donne t-elle du sens au roman ?

La dernière partie est fondamentale pour comprendre le sens du texte de Giono, c’est dans l’excipit que Langlois dévoile sa fascination pour le sang et la mort. Lors de la battue au loup il execute l’animal de la même façon que le tueur MV dans la première partie : « Langlois lui tira deux coups de pistolet », ce qui s’apparente pour le lecteur a un rituel. Langlois suite a la battue demande également a Anselmie de lui égorger une oie : « coupe lui la tête » par pur plaisir de regarder son sang couler sur la neige. Ce sont c’est deux élèments qui ont en majorité donner sens au roman.

-En quoi le lecteur doit-il faire un travail d’interprétation pour comprendre le sens du roman ?

Giono a volontairement écrit un texte qui n’informe pas le lecteur dès la première lecture. Un travail d’interprétation est donc nécessaire pour comprendre le sens du roman ainsi que le suicide de Langlois a la fin de l’œuvre. « Il l’a tenue par les pattes. Eh bien il l’a regardée saigner dans la neige. » Giono dans cette phrase ne décrit pas clairement les sentiments de Langlois, c’est aux lecteurs de comprendre que Langlois a un goût pour le sang et la mort, et qu’il réalise qu’il devient comme M.V.